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Texte intégral :Un professeur de l’Université Laval critique le projet de TGV
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Un professeur de l’Université Laval critique le projet de TGV
Par Rémi Léonard, Le Soleil
21 janvier 2026 à 17h27
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Mis à jour le
22 janvier 2026 à 09h29
4 minutes
Les TGV sont encore rarissimes en Amérique du Nord, et n’atteignent pas nécessairement les mêmes vitesses qu’en Europe, comme le train Acela, reliant les villes de Boston et de Washington.
Les TGV sont encore rarissimes en Amérique du Nord, et n’atteignent pas nécessairement les mêmes vitesses qu’en Europe, comme le train Acela, reliant les villes de Boston et de Washington. (Archives Le Soleil)
Le projet de TGV Alto entre Québec et Toronto est trop cher, trop complexe, trop risqué, et tout ça pour trop peu de gain en temps, conclut Jean Mercier, professeur associé au département de science politique de l’Université Laval.
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De son propre aveu, le politologue qui s’est notamment intéressé dans sa carrière au transport urbain durable a choisi de «sortir de la retraite» pour examiner le projet de train à grande vitesse (TGV) proposé par le consortium international Cadence et retenu par le gouvernement fédéral en février 2025, dans les derniers jours de l’administration Trudeau.
À l’aube des consultations sur le projet, et alors que Mark Carney a reconfirmé la volonté politique du fédéral en inscrivant ce TGV dans les grands projets d’intérêt national qui doivent être accélérés, Jean Mercier soutient qu’il n’est pas trop tard pour une remise en question rigoureuse du projet.
«Il est encore temps. Pas si vite. Reculez de quelques pas», a-t-il conseillé aux autorités concernées à l’occasion d’une conférence donnée mercredi à l’Université Laval.
Quelqu’un a fait la comparaison?
D’autant plus qu’à ses yeux, l’analyse est implacable: plutôt que ce projet coûteux, il serait possible de lancer un projet de train à grande fréquence (TGF) en utilisant le tracé actuel de VIA Rail, pour un budget trois fois moindre, une trentaine de milliards, contre une centaine.
Le plus modeste projet de TGF viendrait en effet largement réduire les besoins d’expropriation en utilisant les emprises actuelles, selon l’expert en administration publique et en politiques publiques.
Passer par la rive sud pour se rendre jusqu’à Montréal permet aussi d’éviter le pépin de taille que consiste la présence du Mont-Royal. Le tracé actuel du TGV relierait en effet Québec à Trois-Rivières, puis Laval, avant de devoir traverser la rivière des Prairies et la montagne pour atteindre la gare Centrale.
Un pépin estimé à lui seul à 15 milliards de dollars. Par le sud, on pourrait plutôt utiliser le pont Victoria, qui a le distinctif avantage d’exister déjà.
Jean Mercier est professeur associé retraité au département de science politique de l’Université Laval.
Jean Mercier est professeur associé retraité au département de science politique de l’Université Laval. (Archives Le Soleil)
La clé de son analyse demeure de comparer les vitesses ferroviaires, mais surtout le temps de voyagement sur les différents tronçons. Bilan des courses : un TGV permettrait de gagner une petite demi-heure sur un trajet Québec-Montréal comparativement au TGF, qui offre lui-même un avantage notable de 1 h 20 environ par rapport au service actuel, sans compter les retards qui peuvent s’accumuler. Jean Mercier convient d’ailleurs de la déficience du service actuel et du besoin d’amélioration. Sauf que le TGV est une «solution extrême», plaide-t-il en somme.
«Ça coûte cher à la minute aller à des vitesses records, à l’européenne», estime le professeur associé. En ramenant la trentaine de minutes gagnée à l’ensemble des coûts du projet, il calcule en effet 810 millions de dollars par minute. «Tout ça pour ça?» demande Jean Mercier, favorisant clairement l’option intermédiaire d’un TGF.
En fait, c’était même la version initiale souhaitée par le fédéral, rappelle-t-il. L’appel d’offres était centré sur le concept de TGF, mais ne fermait pas la porte à une version plus poussée du concept, ce que le soumissionnaire Cadence a tenté, et a été retenu.
Corridor à l’étude pour le TGV Québec-Toronto.
Corridor à l’étude pour le TGV Québec-Toronto. (Alto)
L’autre différence entre le TGF et le TGV est le nombre d’arrêts et donc de centres de population desservis, identifie Jean Mercier. Le tracé qu’il juge plus intéressant, par la rive sud, continuerait, par exemple, de desservir Saint-Hyacinthe et Drummondville. TGF ou pas, rien ne garantit cependant que le tracé sud sera sélectionné, a-t-il reconnu, alors que le tracé nord est bel et bien délimité dans le tracé exploratoire proposé pour le moment.
Le professeur associé à l’ULaval est également intervenu dans le débat public dans les dernières années pour des dossiers qui lui tenaient à cœur, comme le tramway de Québec et l’aide médicale à mourir, qu’il appuyait dans les deux cas.
Les consultations sur le projet Alto se poursuivent en ligne jusqu’au 29 mars, et des portes ouvertes se tiennent les 11 et 12 février à Québec, le 18 février à Trois-Rivières, le 25 février à Cap-Santé et le 11 mars à Gatineau, notamment.
Pour moi il a raison.
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payer seulement $30 milliards au lieu de $100 milliards
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se rendre à Ottawa en 2h au lieu de 1h
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ne pas batir un grand mur digne de Trump pour enclaver nos paysages rurales et naturels
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brancher les petites municipalités comme Sherbrooke
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utiliser les $70 milliards d’épargnes pour venir à la rescousse des cegeps et hopitaux et leurs trous dans les toitures
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combler les milliards de déficit pour les infrastructures du réseau métro
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ET SURTOUT ,préparer pour la désastre économique qui s’en vient si on perd les 80% des exports qu’on fait aux États-Unies.
Ne vous trompez pas, ce sont les resources naturelles, les agriculteurs, et les manufacturiers qui génèrent la richesse qui nous permet de faire des projets, bien que le “PIB” les traite les même que les Walmart, etc…
C’est urgent qu’on dépense pour moderniser et rendre concurrentielle nos industries!