On vient de voter en conseil d’arrondissement un moratoire pour la conversion des locaux commerciaux situés au RDC en résidentiel.
J’ai trouvé cette carte dans le PDF : Anciens territoires administratifs de l’île de Montréal (archives) - Site web des données ouvertes de la Ville de Montréal
Cette fiche propose les limites de divers anciens territoires administratifs de l’île de Montréal. Dans certains cas, ces territoires correspondaient à d’anciennes municipalités.
La carte est datée du 1er janvier 2012
Oui, ça explique pourquoi la partie Est de Villeray ne ressemble pas vraiment au Villeray traditionnel car ce n’était pas Villeray. Ça explique aussi pourquoi la section autour du parc Nicolas-Tillemont a un look différent car c’était une ancienne extension de Rosemont. Enfin, on comprend mieux pourquoi les intersections de la rue Bélair sont si bizarres, car c’est là que se rejoignaient la grille de rue de l’ancienne Cité de Saint-Michel et Rosemont mais ça ne balançait pas.
Entendu entre les branches que les fusions de logements seront à nouveau de plein droit dans l’arrondissement VSP. Il y aura quand même certaines modalitées, du genre impossible de faire une fusion qui fini en unifamiliale (vu que c’est proscrit au zonage).
C’est une bonne nouvelle je pense bien, ça permet de créer des logements familiaux par la bande et l’impact est somme toute négligeable sur le parc locatif, comme c’était max 40 fusions par année par le passé.
À mon avis ce n’est du tout une bonne idée. Dans certains quartiers, on parlait de la disparition de plus de 15% du parc locatif uniquement à cause des fusions ( je suis en train de remettre la main sur les statistiques).
L’obésité spatiale est un réel problème. Les ménages se réduisent, mais l’on a besoin de toujours plus d’espaces pour toujours moins d’habitants. La ville de Montréal habitaient de nombreuses familles dans des triplex 5-1/2 qui sont aujourd’hui convertis en unifamiliale.
Sur le plateau,on parle de la disparition de près de 140 logements entre 2017 et 2024. Ce n’est pas anecdotique comme phénomène. Même le chiffre de 40 par an, sur une décennie c’est plus de 400 logements disparus du marché.
C’est un tabou dont on est pas prêt à parler au Québec. C’est ancré culturellement.
Il n’y a qu’a voir les réactions quand les projets le long du prolongement de la ligne bleue prévoient des studio à 300 p2 (ce qui est déjà assez grand pour un studio sans chambre séparée)… les gens voient ça comme des boites à chaussures.
Je suis bien sensible à ce genre d’argument, mais dans un Québec où la population stagne, voire diminue, et ce pour plusieurs décennies encore, c’est moins problématique qu’il n’y paraît. Et sans compter qu’il se construit plusieurs centaines de logements de plus par année dans l’arrondissement pour compenser.
Si on peut conserver, voire attirer des familles en ville, moi je suis pour. En ville, l’enflure c’est pas toujours pour plus de surface, mais pour obtenir la fameuse 3e chambre, ce qui n’est vraiment pas un luxe.
Si on veut vraiment ajouter du logement locatif, moi j’irais financer l’OMHM et je ferais un vrai effort pour retirer les locations court terme style AirBnB. On aurait un plus grand gain que d’empêcher les familles de quitter l’île par manque d’espace.
Je dirais que cette fameuse « obésité » spatiale est plus problématique en banlieue qu’en ville. On voit quand même beaucoup de projets de densification et d’extensions sur des plex existants.
Dans l’unifamiliale neuf on dirait qu’il y a ce désir d’avoir le plus de mètres carrés humainement possible. C’est surtout apparent aux États-Uni, mais la tendance suit aussi au Québec. Pourtant, la taille des familles est en baisse.
Mon hypothèse pour ce phénomène c’est que les marges de profits augmentent pour les promoteurs avec la taille de la maison. La majorités des coûts de construction vont dans les fondations et le toit. Si on augmente le volume du « sandwich » en ajoutant, par exemple un étage, on augmente de beaucoup le profit. Hélas on finit avec des grosses maisons cheap et de mauvais goût..
Si quelqu’un a le temps de faire le même graphique de superficie de plancher pour les appartements (et maisons mobiles, c’est un choix de mettre cela ensemble
), ça pourrait être intéressant. Faut diviser deux valeurs pour les époques voulues, vu que c’est en total.
J’ai bien hâte de voir les données pour 2021-2025. Mon impression professionnelle est que la taille des maisons neuves a diminué ces dernières années avec la hausse des coûts de construction, notamment dans les grands centres.
Je pense qu’il faut faire attention à ne pas trop faire le lien entre familles et propriétaires. De nombreuses familles n’ont pas les moyens de continuer à être locataire et son poussés en dehors de Montréal par l’explosion des prix des loyers ce qui est en partie dû à la transformation de duplex/triplex en unifamiliales.
La gentrification qui était discutée ciel, c’est aussi l’exclusion d’une part de la population moins aisée de certains quartiers. Le Plateau mont royal est socialement très loin de ce qu’il a été par le passé par exemple.
J’ai dû refaire mes calculs, j’avais mal reformaté les données ![]()
On peut aller jouer dans les données encore plus, mais si on fait un calcul bête et méchant en divisant le total de surface de plancher par total de logement à l’échelle du pays, ça donne ça:
| 2000 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Parc total d’appartements | 1430700,00 | 1810700,00 | 1843000,00 | 1881400,00 | 1925800,00 | 1960200,00 | 1990300,00 | |
| Surface de plancher totale des appartements | 122600000,00 | 178700000,00 | 183500000,00 | 188800000,00 | 195000000,00 | 199800000,00 | 204000000,00 | |
| Surface de plancher moyenne des appartements (m2) | 85,69 | 98,69 | 99,57 | 100,35 | 101,26 | 101,93 | 102,50 |
Quelques points d’analyse:
- Entre 2000 et 2023 la surface du logement moyen à augmenté de 17m2 (182 pied carré);
- Les logements construits dans la période 2021-2025 font en moyenne 131m2;
- Les logements construits avant 1946 (on va imaginer les plexs de Villeray ici
) avaient une surface moyenne de 92m2 en 2000 et en 2023 ceux-ci font en moyenne 103m2; - Les logements construits entre 1946 et 1960 avaient une surface moyenne de 85m2 en 2000 et en 2023 ceux-ci font en moyenne 95m2;
- Les logements construits entre 1961 et 1977 avaient une surface moyenne de 75m2 en 2000 et en 2023 ceux-ci font en moyenne 78m2;
- Les logements construits après 1977 varient peu en moyenne de surface pour la période donné, ce qui est normal vu qu’ils sont plus récents/pas encore rénovés.
Donc en somme, on voit que les logements réduisent de surface jusqu’à la période 1961-1977, pour croître en surface par la suite, avec un sommet pour les logements les plus récents. Malgré que presque toutes les autres catégories ont vu les surface moyennes croître depuis 2000, aucune catégorie n’atteint la plus récente.
Un enfant blessé par des feux d’artifice à Montréal
« Un enfant de 4 ans a été blessé durant des célébrations sportives, ces derniers jours à Montréal, en raison de l’utilisation de produits pyrotechniques. »
(…)
« L’évènement s’est déroulé le 16 mai dernier, à l’angle de la rue Jean-Talon et de la 6e Avenue, dans le quartier Saint-Michel. Après un match de soccer, des produits pyrotechniques auraient été utilisés pour fêter, comme on le voit régulièrement autour du Centre Bell après une victoire du Tricolore. »
(…)
« Quelques jours plus tôt, l’usage de feux d’artifice a aussi provoqué un début d’incendie au coin de la rue Everett et de la 18e Avenue, dans un secteur résidentiel. Le feu a été rapidement maîtrisé et les dommages matériels ont été limités. »





