Ville de Québec et région de la Capitale - Projets immobiliers

Résumé

La Ville donne son feu vert à un projet de 17 étages à l’îlot Dorchester

L’architecture du plus haut bâtiment, situé à l’angle des rues Dorchester et Saint-Vallier Est, a été modifiée.

Photo : Gracieuseté : Trudel Corporation

  • [Louis Gagné (Consulter le profil)

Publié à 13 h 52 HNEMis à jour à 17 h 46 HNE

La Ville de Québec et le groupe Trudel ont annoncé mardi avoir trouvé un compromis qui permettra au promoteur d’aller de l’avant avec son projet de développement immobilier à l’îlot Dorchester. Les deux parties se sont entendues pour faire passer la hauteur du plus haut bâtiment du complexe de 20 à 17 étages.

La réalisation du projet nécessitera une modification au plan particulier d’urbanisme (PPU) du secteur étant donné que la hauteur maximale autorisée pour un bâtiment est de 10 étages.

17 étages à l’îlot Dorchester : William Trudel satisfait

De nombreux citoyens de Saint-Roch et des quartiers avoisinants avaient d’ailleurs exprimé leur opposition à tout dépassement de la hauteur maximale prévue au PPU.

Trudel présente la maquette de son projet de 17 étages. L’hôtel ne sera plus dans les étages supérieurs.

Photo : Gracieuseté : Trudel Corporation

Afin de maintenir la rentabilité du complexe commercial et d’habitation, le groupe Trudel y a apporté plusieurs modifications.

3 étages de moins

À titre d’exemple, l’hôtel qui devait être aménagé au sommet de la tour appelée à voir le jour à l’angle des rues Saint-Vallier Est et Dorchester, va plutôt se retrouver dans les étages inférieurs.

Nous nous sommes entendus au cours des derniers jours avec la grande bannière [hôtelière partenaire qui a] accepté ce compromis Ça nous permet de baisser l’immeuble à 17 étages, ce qui n’était pas possible avant, a indiqué en entrevue à l’émission C’est encore mieux l’après-midi William Trudel, président et chef de la direction du groupe Trudel.

William Trudel est le président et chef de la direction du groupe Trudel.

Photo : Radio-Canada

La nouvelle mouture du projet prévoit toujours la construction d’une épicerie de grande surface et de 400 unités d’habitation, dont 40 logements abordables et 20 logements sociaux, ainsi que des espaces verts et des espaces commerciaux.

Pôle logistique intérieur

Pour répondre aux inquiétudes exprimées par des citoyens par rapport à la circulation de camions dans le secteur, l’aménagement du complexe a été revu de manière à ce que les manœuvres des véhicules lourds se fassent intra-muros.

On va mettre à l’intérieur tout le pôle logistique […] Il n’y aura plus de camions de livraison, d’ordures ou de recyclage sur la rue. Il n’y aura plus de bruit de camions qui reculent, qui circulent sur la rue Sainte-Hélène, proche de la piste cyclable, et qui font des manœuvres de livraisons sur rue. Tout ça va se faire à l’intérieur de l’immeuble, se félicite William Trudel.

Le 16 janvier, près d’une centaine de personnes ont participé à une discussion sur le projet du groupe Trudel organisée par le conseil de quartier de Saint-Roch. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a salué les efforts du promoteur pour mieux arrimer son projet avec les besoins et les préoccupations du quartier.

Il faut aller de l’avant

S’il est conscient que l’autorisation accordée au groupe Trudel de construire au-delà de la limite de 10 étages fera des mécontents, M. Marchand estime que la Ville n’avait pas les moyens de se priver d’un tel projet immobilier dans le contexte actuel de la pénurie de logements.

Un compromis, c’est ça. Le promoteur n’a pas tout ce qu’il voulait, les citoyens n’ont pas tout ce qu’ils voulaient. On trouve le compromis en fonction des enjeux urgents de la Ville, puis les deux principaux, c’est Saint-Roch, puis c’est les logements. Il faut aller de l’avant, a insisté le maire.

Il a précisé que la Ville tiendra des consultations publiques en vue de l’adoption d’un nouveau PPU afin d’autoriser la construction d’un bâtiment de plus de 10 étages à l’îlot Dorchester.

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Résumé

La Capitale

Un moratoire lourd de conséquences à Lévis

Par Simon Carmichael, Le Soleil

19 février 2025 à 04h00

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Depuis le 29 novembre, la Ville de Lévis ne délivre plus de permis de construction sur la majorité de son territoire. (Yan Doublet/Archives Le Soleil)

Les conséquences du moratoire sur la construction à Lévis pèsent lourd sur les acteurs de l’immobilier. Grands et petits joueurs déplorent le flou et l’instabilité qui règne.


Depuis le 29 novembre, la Ville de Lévis ne délivre plus de permis de construction sur la majorité de son territoire.

Après des années à battre les prévisions statistiques, l’administration Lehouillier a dû actionner le frein d’urgence dans le développement dans les secteurs Est et Ouest de la ville, faute d’espace pour traiter les eaux usées.



Dans l’urgence, le conseil municipal a adopté un règlement provisoire interdisant du jour au lendemain l’émission de nouveaux permis, et ce, pour au moins deux ans.

Lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal qui a eu lieu le 29 novembre 2024, les élus de Lévis ont adopté un moratoire sur l’émission de permis de construction sur une grande partie de la ville prenant effet immédiatement. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Le moratoire, qui est déjà en vigueur, devrait être officialisé sous peu. Lévis tient des séances d’information mercredi et jeudi, comme le prescrit la loi. > Bien qu’il ne soit pas encore formellement adopté, le moratoire fait la vie dure aux acteurs de l’immobilier.

Le Soleil s’est entretenu avec plusieurs d’entre eux, des grandes firmes de construction aux particuliers aux projets modestes, afin d’illustrer les impacts du coup de frein imposé par Lévis.

Instabilité et prévisibilité

Lors de l’annonce du moratoire, un vendredi après-midi, plusieurs promoteurs étaient présents pour signifier leur mécontentement aux élus. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Les grands joueurs de l’immobilier, qui ont été au cœur de la stratégie de développement de Lévis des dernières décennies, ont été les premiers touchés par le moratoire.

Dès l’annonce de celui-ci, ils ont contesté la décision de l’administration lévisienne, déplorant son impact sur leurs affaires.

Quelques mois plus tard, le portrait des conséquences d’un gel dans l’émission de permis de construction est plus clair.



L’entreprise lévisienne Logisco, qui a développé des milliers d’unités sur la Rive-Sud dans les dernières années, a notamment dû revoir ses plans.

Au moins quatre projets d’envergure que l’entreprise avait promis à Lévis sont mis sur pause indéfiniment, révèle son président en entrevue au Soleil.

Les phases C et D du District GC, un édifice qui s’élève en plein cœur du secteur Desjardins, situé à l’est, ont par exemple été repoussées.

Les projets promis aux terrains du restaurant Ryna de Saint-Nicolas et du parc de maisons mobiles du boulevard Guillaume-Couture resteront en phase de conception, alors qu’un lot de terrains près du Cégep de Lévis ne se développera pas de sitôt.

Les phases C et D de son projet «District GC», aux bords du boulevard Guillaume-Couture, ne sortiront pas de terre de sitôt. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

Michel Parent, qui dirige Logisco depuis 32 ans, affirme que le moratoire de Lévis a été «extrêmement déstabilisant» et qu’il aura «un grand impact» sur l’organisation.

Ce sera particulièrement le cas pour ses troupes et ses contractants, pour qui la prévisibilité est «primordiale» afin de préserver les emplois.

«Des projets comme les nôtres, ça ne se planifie pas en un mois, sur un coin de table.»

— Michel Parent, président de Logisco

L’homme d’affaires souligne que les calendriers sont réservés des années à l’avance et que les annulations créent des «trous». «C’est comme une manufacture.»

Son de cloche similaire pour Marie-Pierre Breton, directrice générale et copropriétaire de SMB Dallaire, qui planifiait faire sortir de terre 30 maisons unifamiliales à Charny, en 2025.

D’un jour à l’autre, le constructeur SMB Dallaire a vu près de la moitié de ses prévisions pour l’année s’évaporer.

«Ça nous a beaucoup affectés, surtout pour nos clients», affirme-t-elle, soulignant que certains d’entre eux avaient déjà versé des acomptes pour leur maison. «Mais on ne pourra pas la construire.»

Aller voir ailleurs

SMB Dallaire prévoyait construire une deuxième phase dans son développement de Charny, en 2025, mais ne pourra pas le faire avant la levée du moratoire. (Yan Doublet/Archives Le Soleil)

Une fois le choc passé, les deux gestionnaires se sont mis en mode solution pour trouver un plan B. «Ou même C, D ou E», précise le directeur de Logisco.

Les entreprises ont eu le même réflexe: regarder ailleurs.

Logisco, attachée à ses racines lévisiennes, s’est tournée vers les quelques quartiers de la ville où la construction est toujours possible.

Le promoteur a aussi décidé d’investir davantage à Québec, où Michel Parent affirme déjà observer «un certain engorgement» de joueurs qui faisaient précédemment des affaires à Lévis.


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Immobilier: Saint-Lambert profite du moratoire à Lévis

SMB Dallaire, qui vend surtout le mode de vie périurbain, a pour sa part redirigé certains clients vers Saint-Lambert-de-Lauzon. «Mais ce n’est pas pour tout le monde. On s’éloigne beaucoup des berges», convient Marie-Pierre Caron.

La femme d’affaires a pour sa part décidé de ne pas se tourner vers d’autres quartiers de Lévis. «Il y a trop d’incertitude. […] Je ne veux pas prendre le risque d’acheter des terrains et que le moratoire soit étendu.»

Argent «gelé»

Le moratoire de Lévis a eu des conséquences encore plus concrètes pour les petits promoteurs. Le règlement bloque toute demande qui ajoute à la pression du réseau d’égouts, non pas seulement les grands projets qui l’augmentent massivement.

Plusieurs petits joueurs aux reins moins solides s’inquiètent des pertes financières liées à la mesure, leurs projets et leurs investissements ayant été «gelés» du jour au lendemain Lévis.

Parmi eux, Joffrey Caron et sa conjointe. Le couple a investi «toute son épargne» pour un projet de six logements sur la rue Saint-Georges, à quelques dizaines de mètres du chantier Davie.


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Les promoteurs en colère contre le moratoire à Lévis

Une fois au conseil d’arrondissement, dernière étape avant l’émission du permis de construction, son projet se bute au refus des élus. «Ils m’ont renvoyé à la table à dessin à cause de deux bandes de briques», raconte M. Caron.

Deux jours plus tard, le moratoire est annoncé, avec effet immédiat. «Presque tout mon argent personnel est gelé pour je ne sais pas combien de temps», s’indigne le promoteur.

«Je stresse, je fais de l’insomnie et je vis sur la marge de crédit pour quelque chose qui ne dépend pas de moi et pour lequel je n’ai aucun contrôle», témoigne-t-il, blâmant la mauvaise gestion de la Ville de Lévis pour sa situation.

Le projet de Philippe Thivierge, qui planifiait depuis des mois la construction de sept condominiums de luxe sur les ruines de l’hôtel historique Victoria, rue Saint-Laurent, est aussi sur la glace indéfiniment.

Le projet de M. Thivierge, qui comporte sept condos de luxe, est sur la glace jusqu’à la levée du moratoire. (Blanc Urbain Architecture)

«On était prêt à partir quand le moratoire a été annoncé, se désole-t-il. On était rendu à choisir la couleur des comptoirs et à recevoir le permis par la poste, note l’homme d’affaires. Il ne manquait que de dire “go“.»

Mais celui-ci ne viendra pas pour au moins deux ans. Pendant ce temps, les frais courent. «Taxes municipales, taxes scolaires, frais d’assurance», énumère M. Thivierge, bien au fait que son plan d’affaires ne tient plus la route.

Le promoteur du projet de la rue Saint-Laurent, Philippe Thivierge, estime que les retards causés par le moratoire pourraient lui coûter des dizaines de milliers de dollars. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Il blâme lui aussi le manque de planification de Lévis pour les impacts financiers auquel il fait aujourd’hui face. «On est pénalisés à cause du laxisme de la Ville.»

«Moi, j’ai fait tous mes devoirs. Mais la Ville de Lévis, non. Et c’est moi qui paie quand même.»

— Philippe Thivierge, promoteur du projet Les Condos Victoria

Transparence

Si leurs projets et leurs montages financiers diffèrent, les entrepreneurs avec qui a discuté Le Soleil s’entendent pour déplorer le «flou» de l’administration Lehouillier et de la Ville dans le dossier du moratoire.

Bien qu’ils jure comprendre les raisons derrière le moratoire, les gens d’affaire auraient souhaité que Lévis prenne des précautions pour mieux anticiper le manque de capacité de ses infrastructures.

Ils auraient également voulu que la Ville prévienne les promoteurs du coup de barre en préparation, plutôt que de l’annoncer sans crier gare.

Tous doutent aussi que le moratoire ne dure que deux ans, devant l’ampleur de la mise à niveau nécessaire.

«La Ville va investir massivement dans ses infrastructures. C’est très bien, souligne le président de Logisco, M. Parent. Mais ce n’est pas un baume sur nos plaies pour autant.»

«Deux ans, j’ai du mal à y croire», ajoute Marie-Pierre Breton, de SMB Dallaire.

À l’instar de bien d’autres observateurs de la situation, elle est convaincue que le moratoire sera renouvelé en 2026, quand sa première mouture expirera.


LÉVIS RESTE MUETTE

Alors que les promoteurs vivent au quotidien les conséquences du moratoire, la Ville de Lévis, elle, se montre plus que discrète sur l’impact de sa décision.

Depuis le mois de décembre, Le Soleil a multiplié les demandes auprès de la Ville de Lévis pour connaître le nombre d’unités d’habitation potentielles mises sur la glace depuis l’imposition du moratoire.

Le service des communications de Lévis a refusé à plusieurs reprises de préciser le nombre d’unités sur pause, se gardant même de dire si la Ville possède ce chiffre.

Le responsable des relations médias de Lévis, Michel Thisdel, a préféré souligner le nombre de logements liés aux permis octroyés avant l’imposition du moratoire, qui s’élève à 3856.



Invité à préciser la raison du refus de Lévis de dévoiler le nombre d’unités dont l’émission de permis de construction est bloquée pour au moins deux ans, la Ville a affirmé qu’il «serait prématuré à ce stade-ci de se prononcer sur un nombre d’unités précis», puisque les élus pourraient modifier certains aspects du moratoire dans les prochains jours.

Lorsque Le Soleil a insisté pour obtenir les données et statistiques administratives, on l’a référé au cabinet du maire Gilles Lehouillier, jugeant qu’il s’agissait d’un dossier politique.

Les assemblées publiques de consultation sur le moratoire auront lieu les 19 et 20 février à 19 h, au Complexe 2 Glaces Honco du secteur Saint-Romuald.

Le complexe immobilier de l’îlot Dorchester porté par le Groupe Trudel culminera finalement à 17 étages, soit trois de moins que dans sa version originale. Aux yeux du maire de Québec, Bruno Marchand, il s’agit du « compromis idéal » pour calmer la grogne suscitée par ce projet, devenu au fil des mois l’un des plus controversés de la capitale.

Le plan particulier d’urbanisme prévu pour ce secteur du quartier Saint-Roch limitait la hauteur à 10 étages : le promoteur en demandait deux fois plus pour y ériger un hôtel de 150 chambres au pied de la falaise qui sépare la basse ville et la haute ville de Québec.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a publiquement tranché mardi : « Je donne mon go pour un 17 étages », a-t-il lancé en point de presse.

La hauteur d’abord envisagée pour l’établissement hôtelier suscitait l’inquiétude d’une frange de la population qui craint de perdre la perspective offerte par le relief de la ville. L’ampleur du complexe, qui comprendra aussi 400 logements, dont 40 abordables et 20 sociaux, ainsi qu’une épicerie, entre autres, sur la trame de la basse ville, soulevait aussi des préoccupations à propos de la congestion à venir dans le quartier.

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Je crois que Marchand a pris la bonne décision, de toute façon les pouvoirs de la Ville lui permettent de trancher face aux restrictions du plan d’urbanisme. Ici il était important de négocier avec le promoteur pour ne pas risquer une fois de plus de reporter indéfiniment un projet de construction essentiel à l’économie du quartier St-Roch et ainsi grandement aider à contrecarrer sa dévitalisation.

Ce projet inclut un certain nombre de logements abordables et sociaux, qui s’ajouteront à ceux qui sont déjà en phase de construction dans le quadrilatère voisin rue Ste-Hélène et Caron.

On peut certainement contester le design actuel de l’édifice principal, qui pourtant me rappelle un peu l’apparence du Four Seasons rue de la Montagne à Montréal.

Quoi qu’il sen soit il y avait urgence d’agir afin d’arrêter le déclin du quartier des affaires de Québec et lui insuffler un nouveau dynamisme qui profitera à St-Roch dans son ensemble. En plus ces nouveaux logements viendront répondre à la demande face à la crise qui sévit aussi à Québec, en densifiant démographiquement le coeur du centre-ville.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec-Université Laval annonce que c’est une filiale de Groupe Trudel qui sera responsable de la mise en place du centre externe d’hémodialyse (CEH) desservant la population de l’est de Québec. Il sera installé sur le site de Fleur de Lys, une propriété de Trudel.

Le CHU avait lancé en mars dernier un appel d’offres pour trouver un partenaire responsable d’aménager un espace clés en main pour accueillir ce centre d’hémodialyse. Le service ne sera plus principalement offert en hôpital avec l’arrivée du nouveau complexe hospitalier (NCH) de l’Enfant-Jésus, mais le Centre hospitalier continuera de fournir pour sa part le personnel qui y travaillera.

La filiale Trudel Innovation inc a répondu à l’appel. Son entente avec le CHU est estimée à 109 millions de dollars sur 12 ans. Comme prévu, elle doit permettre d’augmenter l’offre de traitement.

Quand même bizzare de mettre des milliards sur un nouveau centre hospitalier mais ne pas y offrir l’hémodialyse ?

Un projet multirésidentiel dans les anciens locaux de Lauberivière

L’immeuble est inhabité depuis le déménagement de Lauberivère en mars 2021.

Photo : Radio-Canada / Victor Paré

Publié à 4 h 00 HNE

Les placards colorés barricadant les fenêtres des anciens locaux de Lauberivière laisseront finalement place à un projet résidentiel. Les propriétaires du 401, rue Saint-Paul sont enfin prêts à présenter leur plan, près de quatre ans après le déménagement du refuge pour personne en situation d’itinérance.

C’est la compagnie de gestion C76 Investissements qui est derrière le projet. L’annonce aura lieu lundi matin à Québec, en compagnie du maire Bruno Marchand.

Le promoteur immobilier Lacodev inc. est toujours propriétaire de l’édifice. Son président, qui est aussi celui de C76 Investissements, Jérôme Côté, prendra la parole lors de la conférence de presse, pour présenter son projet : Le 401.

Il s’agit du même développeur qui projetait d’installer un hôtel sur ce site il y a quelques années. Depuis, tout indique que le projet retenu n’est devenu que résidentiel.

Radio-Canada n’a pas été en mesure de s’entretenir avec le propriétaire avant l’annonce. Selon la convocation, le projet est multirésidentiel, ce qui signifie qu’il pourrait y avoir un usage mixte entre des unités locatives et en condominium.

L’organisme Lauberivière a occupé les lieux de 1981 à 2021 avant de déménager sur la rue du Pont.

Photo : Radio-Canada / Olivier Bouchard

D’autres constructions à Québec

Il existe peu d’informations au sujet de Lacodev et C76 Investissements. Par contre, les trois propriétaires de deux sociétés sont liés à la firme d’architecture Régis à Montréal, une entreprise familiale. Cette dernière a conçu divers projets d’architecture dans la région de Québec comme l’école primaire de l’Étoile du Nord dans Saint-Émile et les rénovations de Laurier-Québec.

La firme Régis a aussi conçu l’architecture d’un immeuble résidentiel de Québec, le Jac, à deux pas de l’hôpital Saint-François d’Assise. Une propriété du groupe immobilier Acero.

Intérêt patrimonial supérieur

L’ancienne maison de Lauberivière abritait auparavant un hôtel, l’Hôtel Château Champlain, construit à la fin des années 1920. Selon la fiche de la Ville de Québec, l’intérêt patrimonial du bâtiment est classé supérieur.

Au printemps 2024, le promoteur immobilier avait confirmé à Radio-Canada que des démarches étaient en cours auprès du ministère de la Culture et de la Ville pour élaborer un projet qui réponde aux critères du secteur; dans l’arrondissement Vieux-Québec-Cap-Blanc.

Le projet est entre les mains de la Ville au moins depuis le mois de mai dernier, mais Radio-Canada n’a pu confirmer si la mouture présentée à la Ville à ce moment sera la même que celle qui sera rendue publique lundi.

Avec la collaboration de Félix Morrissette-Beaulieu

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Résumé

Le vieux Colisée sera démoli

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

24 février 2025 à 04h00

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Le verdict de l’administration Marchand est tombé: le Colisée sera démoli. (Frédéric Matte/Le Soleil)

EXCLUSIF / Après une décennie de réflexion, la Ville de Québec a finalement tranché le sort du Colisée. L’ancien amphithéâtre sera démoli et le site «hautement stratégique» du centre-ville fera place à un projet «structurant» mixte, incluant des logements, dans ce secteur événementiel et commercial, a appris Le Soleil.


«Ça fait 10 ans, il faut arrêter de changer d’idée. On est allés au bout de la démarche. Il faut trancher et c’est ce qu’on fait», annonce au Soleil Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère municipale responsable du patrimoine au comité exécutif de la Ville de Québec.

Dès le début de l’entrevue destinée à partager les conclusions de l’analyse de la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ) sur la valeur patrimoniale du Colisée, l’élue expose ses couleurs.




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Le sort du Colisée encore repoussé

Même si, à défaut de mieux, la Commission recommande de garder le bâtiment debout, l’administration du maire Bruno Marchand a fait son nid : le Colisée sera démoli.

Depuis sa fermeture, en septembre 2015, l’ancien amphithéâtre trône à ExpoCité sans vocation précise.

Mais plus pour longtemps.

Les «besoins» avant la nostalgie

Voilà que l’administration Marchand s’engage pour concrétiser sa volonté de «tirer le maximum de potentiel de ce site». Et sa vision de redéveloppement du secteur nord-est d’ExpoCité n’implique pas de garder le Colisée debout.

«C’est un site pour lequel le statu quo à long terme n’est pas possible considérant les besoins et sa grande valeur stratégique.»

— Mélissa Coulombe-Leduc, membre du comité exécutif responsable du patrimoine

Celle qui est aussi présidente de la Commission d’ExpoCité fait ainsi savoir qu’un «projet de remplacement concret et structurant» sera élaboré au cours des prochains mois afin de répondre aux «exigences» notamment de la pénurie de logements, mais aussi des besoins exprimés par la population.

Mélissa Coulombe-Leduc se dit «convaincue» que le projet à venir présente une valeur supérieure à celle de la conservation du Colisée. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Après avoir soumis plusieurs scénarios lors d’une récente consultation publique, la Ville de Québec considérait désormais deux options: celle de renforcer le pôle événementiel existant ou encore de le transformer en un secteur combinant événementiel, commercial et habitation.



«Nous tranchons pour un projet de mixité et ce projet va supposer la démolition du Colisée, fait savoir Mme Coulombe-Leduc. C’est un site qui a été nettement sous-utilisé et pour lequel ExpoCité, les citoyens et la Ville ne tirent pas le bénéfice qu’ils pourraient tirer en ce moment.»

Le secteur, ceinturé par la rue Soumande, l’avenue du Colisée et le boulevard Wilfrid-Hamel, est appelé à changer de visage.

Sans s’avancer sur un nombre de logements précis, l’équipe du maire veut voir naître un nouveau quartier résidentiel le long de l’avenue du Colisée.

Espaces publics et verdissement font aussi partie des ambitions. Un «hommage» pourrait aussi être rendu au Colisée, pour consoler les plus nostalgiques.

Ce nouveau développement impliquera forcément la disparition de stationnements. Mais pas trop puisqu’une entente entre la Ville et le gestionnaire du Centre Vidéotron (QMI Spectacles) oblige au maintien de 3400 cases «tant et aussi longtemps» qu’un transport structurant ne passera pas autour du site.



On compte environ 700 cases de stationnement au pourtour du Colisée. (Frédéric Matte/Le Soleil)

À l’heure actuelle, près de 4000 espaces de stationnement sont disponibles sur les terrains d’ExpoCité, dont environ 700 au pourtour du Colisée.

Version de 1949 «impossible»

L’administration Marchand se targue d’être collée sur sa promesse électorale. En 2021, elle proposait une vision similaire à celle qu’elle retient aujourd’hui, laquelle comprenait toutefois quelque 800 nouvelles unités d’habitation.

Un croquis du projet du site du Colisée, proposé en 2021 par l’équipe du maire Bruno Marchand (Québec forte et fière). (fournie par Québec forte et fière/fournie par Québec forte et fière)

«Ça va être moins, mais au final, c’était assez réaliste sur le fond», compare Mélissa Coulombe-Leduc.

Elle dit s’être alimentée des recommandations de la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec pour en arriver à cette conclusion.

Même si la possibilité de faire tomber le Colisée avait maintes fois été évoquée par le passé par l’ancien maire Régis Labeaume, la Ville s’est adressée pour la première fois en novembre dernier à cette instance pour obtenir son avis sur une potentielle démolition.

Dans son rapport, que Le Soleil a pu consulter, la CUCQ conclut en somme qu’une démolition partielle de l’ancien temple du hockey de Québec n’est pas envisageable. Un retour à la version originale du bâtiment, dont la valeur patrimoniale est supérieure à l’actuelle, serait «impossible».

«C’est tout pogné en pain», illustre Mme Coulombe-Leduc, parlant notamment des structures des gradins en béton. «Enlever des éléments de la structure de 1980 pour en revenir à la version de 1949 nécessiterait des interventions telles qu’on dénaturerait le bâtiment» le plus ancien.

Le Colisée a servi d’entreposage depuis sa fermeture, en septembre 2015. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Toute idée de convertir le Colisée à d’autres fins est ainsi écartée définitivement. «Avec les connaissances qu’on est allés chercher sur le plan de la structure, on comprend qu’on est assez limités dans notre capacité à réutiliser le bâtiment», note la conseillère municipale.



Ainsi, dans l’attente d’un projet détaillé, la CUCQ préfère le maintien du vieil amphithéâtre à sa démolition complète.

«Mais elle n’a pas pu juger de la supériorité d’un projet de remplacement par rapport au bâtiment actuel», nuance Mme Coulombe-Leduc, qui se dit «convaincue» que le projet final est «supérieur» en termes de valeur.

Quand et à quel coût?

Les grandes questions du quand et du combien ça coûte demeurent cependant entières.

La Ville de Québec travaille encore avec la vieille facture estimée de 2020, qui chiffrait la démolition entre 17 et 20 millions. Une «mise à jour» de cette donnée financière est prévue.

«Plus on attend, plus on ne fait rien avec un site qui est hyperstratégique. Et plus on attend, plus les coûts, peu importe le scénario, augmentent.»

— Mélissa Coulombe-Leduc, membre du comité exécutif responsable du patrimoine

Au-delà des coûts, la démolition du Colisée est un choix de «raisonnabilité», estime l’élue de Cap-aux-Diamants.


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De vieux chiffres pour le coût de démolition du Colisée

«Ce n’est plus tant une décision économique, mais plus qu’on est très limités dans notre capacité de réutiliser le Colisée. C’est plus compliqué de convertir le Colisée que l’église Saint-Jean-Baptiste.»

Fort des investissements en pérennité réalisés ces dernières années, le vieil aréna ne représente pas un «danger» à l’heure actuelle.

Le Colisée ne disparaîtra donc pas du paysage de sitôt. Québec envisage que la «déconstruction» pourrait s’étirer sur deux ans.

La présence d’amiante, de plomb et d’autres contaminants, autant sur le site que dans le bâtiment, forceront aussi une décontamination complète.

«On parle de coûts qui n’ont fait qu’augmenter depuis la fermeture du Colisée, parce qu’on a tergiversé, mais le coût environnemental aussi va aller en augmentant», anticipe Mme Coulombe-Leduc.

Survivre aux élections

La métamorphose du secteur nord-est d’ExpoCité s’étirera forcément sur plusieurs années.



«Chose certaine, le Colisée ne sera pas démoli avant la prochaine campagne électorale», affirme avec réalisme la conseillère municipale.

La déconstruction du Colisée pourrait s’étirer sur deux années (Frédéric Matte/Le Soleil)

D’ici là, l’administration Marchand veut amener son projet «le plus loin possible». En s’adressant subtilement à ses collègues des oppositions, Mélissa Coulombe-Leduc avise qu’il y a «beaucoup d’argent mis dans cette saga-là».

«Ils pourront proposer un projet réaliste à la lumière des informations qu’on a, invite-t-elle, mais ce serait irresponsable de changer à 180 degrés, notamment d’un point de vue de finances publiques. On a fait le tour de rue le plus complet pour appuyer le scénario qu’on retient aujourd’hui.»

«Je pense qu’on a assez tergiversé. On a fait nos devoirs et on va de l’avant.»

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Il y a un an, l’administration de Bruno Marchand annonçait son plan pour éviter que le Vieux-Québec devienne un « Walt Disney de carton ». Quatorze mois plus tard, la stratégie, faite d’interventionnisme et d’incitatifs, fait jaillir ses premières étincelles avec l’espoir d’attiser la flamme vacillante du quartier conquis par le tourisme, mais de plus en plus abandonné par la population.

Pendant que la capitale québécoise attire de plus en plus de personnes, son cœur historique, lui, se vide — une réalité partagée par une grande majorité des villes inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. En bordure de la rue Saint-Jean et de la côte de la Fabrique, en haut des commerces de souvenirs et de bonbons qui pullulent sur l’artère, les façades qui donnent au quartier son caractère européen cachent souvent des étages laissés en proie au délabrement.

En décembre 2023, la Ville annonçait que les propriétaires riverains de la rue Saint-Jean et de la côte de la Fabrique pourraient désormais bénéficier d’une aide substantielle pour convertir leurs espaces vétustes en logements. L’initiative, inspirée par Bruxelles, donne ses premiers fruits : 17 chantiers sont en cours ou sur le point de démarrer pour redonner du lustre à ces locaux vétustes. Une fois restaurés, ceux-ci ne pourront pas accueillir des locations à court terme.

La Ville estimait que la mesure avait le potentiel de créer entre 30 et 40 logements. « Ça va rondement, estime la conseillère de Cap-aux-Diamants. D’autres propriétaires ont aussi manifesté leur intérêt. »

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C’est fou, même pas 6 000 personnes ! Effectivement, ils doivent ramener un peu de vie. Les quartiers centraux de Québec (Vieux-Québec, Saint-Roch, SJP) ont tellement peur de l’embourgeoisement que ça limite énormément les projets, notamment à cause des coûts de rénovation, de reconversion ou de nouvelle construction liés aux contraintes patrimoniales.

J’ai été surpris de lire que la ville achète elle-même (avec l’argent public) des édifices justement pour éviter cet embourgeoisement ! À force de vouloir tout contrôler, on en arrive à un statu quo… Dommage !

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Comme ce projet est tout près de l’ancien marché public du Vieux-Port, j’aimerais bien qu’on le reconstruise afin justement de revitaliser tout le secteur. Surtout que c’est avec des services de proximités de cette nature qu’on attirera plus de résidents permanents dans les environs.

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le401 (rendu coin Vallière et des Prairies)

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Une autre bonne nouvelle pour St-Roch!


Résumé

Un hôtel poussera finalement sur le terrain du Boxotel

Par Chloé Pouliot, Le Soleil

25 février 2025 à 04h00

Le projet d’hôtel urbain piloté par Marie-Jeanne Rivard avait été mis sur la glace en mai 2023, faute de fonds. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

L’hôtel urbain de 11 étages ne portera peut-être plus le nom de Boxotel. Mais le promoteur GParadis, qui a hérité du terrain au fil des démarches judiciaires, compte bien relancer le chantier tel quel dès le printemps.


Nicolas Paradis, PDG de GParadis, prévoit poursuivre le projet initial comme l’avait imaginé Boxotel en 2020.

Le nouveau propriétaire est toujours persuadé qu’il s’agit du bon concept pour ce terrain longeant le boulevard Charest Est dans le quartier Saint-Roch. L’hôtel projeté comprend 40 chambres à l’image de petits appartements munis d’une cuisine et d’un duo laveuse-sécheuse.

On confirme à la Ville que le permis autorisant la construction d’un tel hôtel est valide à ce jour.

«Le plan a bien été pensé. Il n’y a pas grand-chose à argumenter sur l’exploitation qui avait été choisie. Les professionnels qui y avaient travaillé ont une bonne réputation», détaille M. Paradis, en entrevue avec Le Soleil.

Ce dernier ne s’inquiète pas outre mesure lorsqu’il pense aux difficultés financières qu’a vécues la précédente promotrice de l’établissement, Marie-Jeanne Rivard.

Quelques mois après avoir lancé les travaux d’excavation et de coffrage, le chantier du Boxotel avait été partiellement démantelé et déserté.

Flambée du prix des matériaux, bailleurs de fonds prudents et endettement ont eu raison des ambitions de l’entrepreneure.

À l’automne 2024, Mme Rivard avait d’ailleurs confié avoir «perdu toutes chances de faire le projet par [elle-même]».

Dans la foulée, sa compagnie, Boxotel Qc inc., a remis volontairement le terrain à GParadis agissant à titre de créancier. L’acte de délaissement volontaire, permettant de rayer de son dossier une dette de plus de 451 837 $, a été signé le 21 novembre dernier, d’après les documents consultés au registre foncier.

Le nouveau propriétaire du 707, boulevard Charest Est souhaite relancer les travaux au printemps. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

M. Paradis n’est pas en terrain inconnu. Celui qui est familier avec de telles procédures doit attacher les dernières ficelles avant de lancer les travaux. «J’ai étudié le dossier. Je suis en train de régler les dernières choses pour continuer le projet», lâche-t-il.

L’entrepreneur général prévoit rouvrir le chantier au plus tard au printemps. Dix mois devraient suffire pour faire sortir de terre l’édifice, estime-t-il.

Un autre projet pour Saint-Roch

Ce projet hôtelier s’ajoute aux autres investissements annoncés pour le quartier Saint-Roch.

Si le complexe de 17 étages qui poussera sur l’îlot Dorchester a fait couler beaucoup d’encre dans les derniers mois, il est prévu que d’autres maquettes prennent éventuellement vie dans le secteur.

Ne serait-ce que l’ajout de six étages résidentiels au stationnement étagé de la rue Sainte-Marguerite par le promoteur Indigo Infra Odéon Inc., les 80 condos du Cobalt de Synchro Immobilier ou encore, la transformation de l’ancienne Maison Lauberivière sur la rue Saint-Paul à la limite du quartier.

Pour Nicolas Paradis, ce secteur de la basse-ville de Québec est prêt à accueillir un autre hôtel. Sa proximité avec le Vieux-Québec en fait une option à privilégier.

«C’est vrai qu’il y a beaucoup d’hôtels. Mais plus on s’approche du quartier [inscrit au patrimoine mondial de] l’UNESCO, mieux c’est», tranche-t-il.

Quelques promoteurs immobiliers mettent de l’argent sur la table pour le quartier Saint-Roch. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)

Le désir de rentabiliser le projet a aussi été un argument en faveur de l’hébergement touristique. «On veut aller chercher le meilleur pour la rentabilité du terrain. Pour ce projet-là, ça demeure de l’hôtellerie malheureusement», souffle-t-il.

Avec une surface limitée à quelques pieds carrés pour élever le bâtiment, il aurait été risqué de se tourner vers un projet à vocation résidentielle.

«Quand on prend un complexe qui a 20 000 pieds carrés, on est capable de louer des appartements. Le coût de construction est plus dilué», résume-t-il.

«Plus c’est petit, plus c’est haut et plus ça coûte cher.»

— Nicolas Paradis, PDG de GParadis

Le promoteur compte d’ailleurs faire appel à ceux qui ont participé aux premières étapes du chantier du Boxotel.

«Tout le monde qui a travaillé dans le projet depuis le début, je les favorise pour ne pas qu’ils perdent de l’argent», s’engage l’entrepreneur.

À savoir si la poursuite de ce chantier est assurée, l’homme d’affaires répond qu’il n’en est pas à son premier immeuble.

«Est-ce que c’est une bonne affaire? C’est un peu trop tôt. […] Mais je vais pousser le dossier jusqu’au fond pour faire en sorte que ce soit une bonne affaire», conclut celui qui a plus de 35 ans derrière la cravate.

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Le promoteur d’un projet immobilier de 150 logements qui pourrait voir le jour au 955 Grande-Allée Ouest dépose une nouvelle mouture plus restreinte de son projet. Celle-ci a été présentée mardi soir devant le conseil de quartier de Montcalm.

Il s’agit déjà d’une troisième mouture du projet d’Immeubles Simard, dans les cartons depuis l’acquisition du terrain, en 2019.

Le promoteur, propriétaire de l’ancien siège social de Loto-Québec, souhaite ériger un immeuble de 150 logements destinés à la location dans l’espace vacant derrière le bâtiment à intérêt patrimonial situé entre la rue De Laune, l’avenue de Mérici et la Grande-Allée.

Le projet vise la construction d’un projet immobilier derrière l’édifice de l’ancien siège social de Loto-Québec, qui lui sera conservé.

Photo : Radio-Canada / Philippe Kirouac

Immeubles Simard réservera 15 % des logements en faire des logements abordables.

Il y a quelques jours, la Ville a proposé de modifier la réglementation dans le secteur, notamment pour y autoriser l’usage résidentiel sur une plus grande partie du terrain, d’augmenter la hauteur permise de 10 à 13 m et d’autoriser l’aménagement du stationnement souterrain.

Nouvelle mouture

Parmi les grands changements dans le projet présenté mardi, on note une augmentation de la marge de dégagement le long de l’avenue de Mérici Sud et de Mérici Est, ce qui a pour effet d’éloigner davantage le bâtiment de la rue.

La vue à partir de la rue De Laune. La distance entre la rue et le bâtiment sera un couvert végétal, assure Immeubles Simard.

Photo : Crédit : Immeubles Simard

Puisque le bâtiment doit être déplacé pour y parvenir, la marge de dégagement le long de la rue De Laune devra être réduite de 39 à 30 m pour une portion du bâtiment.

Le nombre d’étages a également été diminué de quatre à trois le long de l’avenue de Mérici Sud. Il s’agissait d’une demande des citoyens du secteur lors des échanges passés sur le projet.

Une vue de l’avenue de Mérici sud.

Photo : Crédit : Immeubles Simard

Le promoteur souhaite conserver la haie située le long de l’Avenue de Mérici Sud, de même qu’entre 71 et 80 arbres sur le terrain. Six arbres matures devront toutefois être abattus et remplacés par de nouveaux spécimens. Les espaces verts sont également agrandis, selon Immeubles Simard, et des matériaux nobles seront utilisés.

Selon la vice-présidente, Karine Simard, cette version est le fruit de plusieurs compromis qui permettra à la Grande-Allée de conserver sa beauté.

Une vue de la Grande-Allée, à l’angle de l’avenue de Mérici.

Photo : Crédit : Immeubles Simard

Des versions rejetées

Une première mouture du projet présenté en 2021 visait la construction de 178 logements avec une hauteur maximale de sept étages le long de l’avenue de Mérici Est.

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Cette version avait été rejetée par la Ville largement contestée par des citoyens, qui craignaient les effets sur la circulation et l’aspect visuel du quartier. En consultation publique, les citoyens demandaient que le projet respecte le plan particulier d’urbanisme (PPU) adopté en 2017 pour le secteur.

Une deuxième version, présentée en 2024 lors d’un atelier citoyen, présentait une plus petite volumétrie du projet, amputant le bâtiment le long de la rue De Laune et l’avenue de Mérici Est.

En jaune, les parties du projet qui ont été retirées, selon le promoteur.

Photo : Crédit : Immeubles Simard

Le bâtiment était uniformisé à quatre étages avec une hauteur de six étages le long de l’avenue de Mérici Est. Encore là, les citoyens réclamaient une hauteur de trois étages et un recul du bâtiment le long de l’avenue de Mérici Sud, notamment pour assurer la sécurité des piétons et cyclistes.

Selon les promoteurs, cette demande a été adressée dans le projet présenté mardi.

Si elle veut aller de l’avant, la Ville doit maintenant entériner sa proposition de règlement pour modifier officiellement le PPU du secteur Belvédère.

Immeubles Simard souhaitent amorcer les travaux à l’automne 2025 pour une livraison à l’automne 2027.

Si elle veut aller de l’avant, la Ville doit maintenant entériner sa proposition de règlement pour modifier officiellement le PPU du secteur Belvédère.

Immeubles Simard souhaitent amorcer les travaux à l’automne 2025 pour une livraison à l’automne 2027.

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Résumé

Des projets de logements sociaux et communautaires de 77 millions

Par Félix Lajoie, Le Soleil

3 mars 2025 à 04h00|

Mis à jour le3 mars 2025 à 07h49

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Un imposant immeuble de logements de neuf à dix étages, avec un total de 187 unités, devrait être construit d’ici 2028 sur le boulevard Montmorency. (Lafond Côté Architectes)

Afin de sortir des citoyens de leur situation d’itinérance, mais aussi pour éviter que d’autres se retrouvent dans les mêmes conditions, deux projets de logements sociaux et communautaires seront bientôt mis sur les rails dans le secteur de Loretteville et de Maizerets.


Pour l’instant, l’intersection entre l’avenue d’Estimauville et le boulevard Montmorency représente un immense îlot de chaleur, avec ses larges stationnements. Le portrait du secteur pourrait toutefois changer dans un avenir rapproché.

Un toit en réserve, organisme sans but lucratif qui possède près de 1100 unités à Québec, travaille présentement sur un important projet de logements sociaux et communautaires à l’ancien emplacement des garages Goodyear Select et Carstar, aujourd’hui démolis.



Le terrain vague est situé devant un espace commercial qui abrite notamment des bureaux de Service Canada. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Un imposant immeuble de logements de neuf à dix étages, avec un total de 187 unités, devrait être construit d’ici 2028, confirme Eve Fournier, agente de communication et de développement chez Action Habitation, un groupe de ressources techniques (GRT) qui accompagne l’organisme.

«On se réjouit de ce projet, qui est vraiment très bien. En plus ça répond à la volonté de la ville de densifier ce secteur», mentionne Mme Fournier.

Les architectes avec qui on travaille ont réussi un petit tour de force, puisque le terrain va disposer de 48 % d’aire verte une fois le projet terminé», souligne l’agente de communication.

Afin de ne pas créer davantage de zones asphaltées, tous les stationnements du projet seront souterrains.

Le projet risque de considérablement changer le portrait de l’intersection entre le boulevard Montmorency et l’avenue d’Estimauville. (Lafond Côté Architectes)

Le développement immobilier, qui est estimé à 70 millions, comportera environ 50 % de logements sociaux communautaires éligibles au Programme de supplément au loyer (PSL).

Les locataires qui bénéficient de ce programme paient un loyer correspondant à 25 % de leur revenu, le reste du loyer étant assumé par la Société d’habitation du Québec.



L’autre partie du développement sera composée de logements abordables destinés aux personnes à faibles revenus et aux personnes à mobilité réduite.

«Si tout va comme prévu, le chantier devrait débuter à l’hiver 2026 et serait terminé fin 2027, début 2028», note Mme Fournier.

Un nouveau pavillon pour Le Piolet

Le Piolet, organisme sans but lucratif qui accompagne «des jeunes de 16 à 35 ans vivant des situations d’exclusion sociale et de marginalisation» a également un important projet sur la table, évalué «au minimum» à 6,6 millions, indique David Boivin, directeur général de l’organisme.

«Ce qu’on veut faire c’est construire une vingtaine de studios supplémentaires aux 22 logements qu’on a déjà sur la rue Racine, et on veut aussi y installer nos bureaux administratifs, parce qu’on manque vraiment de place», explique M. Boivin.



Un projet d’au moins 6,6 millions de dollars devrait voir le jour sur le terrain vague situé directement à côté du siège social et resto-école du Piolet. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Le nouvel immeuble de quatre étages serait construit sur le terrain adjacent du siège social et du resto-école de l’organisme, qui sont situés sur la rue Racine à Loretteville.

Auparavant, le terrain était occupé par la maison Racine-Trudel, un immeuble a valeur patrimoniale «supérieure» selon la Ville de Québec, qui a été démolie à l’automne 2024. La Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ) a accepté la démolition considérant «l’état de dégradation importante» de la maison.

«Au sous-sol, on va également transférer notre maison de jeunes adultes, la mettre au goût du jour et ajouter un bloc sanitaire avec des douches, des laveuses et sécheuses», ajoute le directeur général du Piolet.

L’esquisse du projet du piolet est préliminaire et doit d’abord être évaluée lors de consultations publiques. (Le Piolet)

Les 20 unités en location seront dédiées à «l’hébergement transitoire», une offre qui est accompagnée d’un «service d’intervention et d’accompagnement en appartement» de l’organisme.

La première pelletée de terre du projet devrait être donnée vers mars 2026, tandis que l’ouverture des locaux devrait être effectuée au début 2027.

La Ville comme «levier»

Afin de permettre aux deux organismes d’acquérir les terrains, la Ville de Québec déploie de sa réserve foncière un total 4,56 millions en prêts, soit 260 000 $ au Piolet et 4,3 millions à Un toit en réserve.

«Les organismes sans but lucratif ne peuvent pas prendre tous les risques, donc on agit comme un levier qui leur permet de prendre de l’élan pour lancer le projet. Ça envoie aussi le message aux paliers de gouvernements supérieurs que c’est un projet qu’on veut à Québec», explique Marie-Pierre Boucher, conseillère du district de Louis-XIV et membre du comité exécutif responsable de l’itinérance ainsi que du développement social et communautaire.

Le Piolet possède également un immeuble pour l’hébergement transitoire sur le boulevard Wilfrid-Hamel, qui a été achevé en 2022. (Le Piolet)

Selon le programme de financement gouvernemental qui sera choisi par les organismes, par exemple le Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ), la Ville pourrait investir davantage de fonds.



«La Ville pourrait effectivement augmenter sa contribution, si c’est le programme PHAQ, ça serait à la hauteur de 20 %», confirme la conseillère.

«C’est important d’aider ces organismes-là, parce qu’il ne faut pas seulement sortir les gens de la rue, mais il faut aussi empêcher que les gens tombent en situation d’itinérance», ajoute-t-elle.

Selon Mme Boucher, la Ville a dépassé son objectif annuel de créer 500 logements sociaux en 2024, et elle compte bien atteindre cet objectif également en 2025.


40 ANS POUR LE PIOLET

Un événement sera organisé le 15 avril dans les locaux du Piolet afin de célébrer son 40e anniversaire. L’organisme a fait beaucoup de chemin depuis ses débuts en 1985 et l’acquisition de la petite maison sur la rue de l’Ormière en 1987.

Le Piolet a notamment débuté ses activités avec un petit café sur le boulevard de l’Ormière. (Le Piolet)

«Avec le nouveau projet sur la rue Racine, et notre nouveau bâtiment de Vanier achevé en 2022, on compte environ 70 chambres d’hébergement transitoire pour les jeunes», souligne M. Boivin.

Selon le directeur général, l’organisme accompagne «au moins 400 jeunes» par année via tous ses volets d’activités.

Le resto-école du Piolet offre un service au comptoir de cuisine bistro avec salle à manger, ouvert tous les midis en semaine. (Le Piolet)

Depuis plus de trente ans, Le Piolet offre un service de resto-école qui forme les jeunes en situation d’exclusion et leur permet éventuellement d’accéder au marché du travail. Depuis la pandémie de COVID-19, l’organisme a aussi développé une offre gratuite de comptoir alimentaire pour combattre l’insécurité chez les plus défavorisés.

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Le maire de Lévis soutient qu’il n’a appris qu’en 2023 que les infrastructures d’épuration des eaux arrivaient à saturation, une situation qui, à l’automne 2024, a forcé son administration à décréter un moratoire sur les nouveaux développements sur les deux tiers de son territoire.

Une enquête cosignée par la station FM93 et le quotidien Le Soleil avance pourtant que l’alerte a été sonnée dès 2020.

Les deux médias, appuyés sur les témoignages de cinq anciens cadres et hauts fonctionnaires et des documents internes, indiquent que l’administration Lehouillier avait été prévenue que le rythme de développement serait insoutenable à moyen terme.

L’article du Soleil sur le sujet

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Résumé

Moratoire à Lévis: les promoteurs se tournent vers Québec

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

12 mars 2025 à 16h39

L’«appétit» pour la construction à Québec est plus grand depuis que Lévis a imposé un moratoire sur la majorité de son territoire. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Même si Québec ne veut pas faire «concurrence» à Lévis, reste que des promoteurs freinés par l’interdiction de construire sur la Rive-Sud font désormais de l’œil à l’autre côté du fleuve pour développer.


«On sent un appétit de promoteurs qui se revirent vers Québec [pour] développer ici. On a beaucoup de beaux projets qui nous sont présentés», a partagé le maire Bruno Marchand, mercredi.


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Plusieurs drapeaux rouges bien avant le moratoire de Lévis

La veille, une enquête du Soleil et du FM93 en révélait davantage sur la pause dans la construction imposée par Lévis, dévoilant que l’administration Lehouillier savait depuis au moins quatre ans que son développement était trop rapide pour la capacité de ses infrastructures, notamment en matière de gestion d’eau.



Faute de capacité de traitement dans ses eaux usées, la Ville de Lévis a décrété un moratoire en stoppant net l’émission de permis de construction sur les deux tiers de son territoire en novembre dernier

«Vitalité» renforcée

Et il semble que Québec, comme d’autres municipalités voisines, en profite.

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À défaut de pouvoir faire lever de terre des projets à Lévis pour au moins deux ans, des développeurs sont plus nombreux à investir leurs billes dans la capitale, aux dires du maire de Québec.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, sent un plus fort engouement pour le développement dans sa ville depuis le moratoire imposé à Lévis. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Sans pouvoir chiffrer cet engouement, Bruno Marchand affirme que les effets se ressentent bel et bien et projette qu’ils continueront de se faire sentir «sur plusieurs mois».

«C’est bon pour Québec, mais on ne veut pas de mal à Lévis. On a besoin que Lévis aille bien, on n’est pas des ennemis, on est des partenaires.»

— Bruno Marchand, maire de Québec

Plutôt que de miser sur les projets qui auraient pu se faire de l’autre côté du fleuve, le maire de Québec juge que sa ville gagnerait surtout à profiter de fonds venus d’ailleurs, attirés par la «vitalité» et le futur réseau de transport structurant.

«C’est là-dessus qu’on travaille, bien plus que de faire concurrence à Lévis», mentionne-t-il, citant l’exemple d’un fonds torontois prêt à investir «plusieurs centaines de millions» pour du développement résidentiel et commercial dans le secteur de Sainte-Foy.



«Pas de point de vigilance»

Cet engouement encore plus grand de promoteurs immobiliers ne fait pas craindre à Québec de devoir ralentir la cadence dans la construction sur son territoire, puisque les infrastructures suivent toujours le rythme, assure Bruno Marchand.


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Pas de pause de construction en vue à Québec

«Est-ce que c’est un élément important dans notre évaluation? Oui. On ne peut pas faire abstraction que si on ne fournit pas ces services-là, on a un grave problème de développement de notre ville, mais présentement, on est dans une situation complètement différente de Lévis.»

La Ville de Québec procède à une évaluation de ses infrastructures chaque trois ans. La prochaine est prévue à la fin de 2025. Jusqu’ici, aucun «point de vigilance» n’a été relevé.

«Si tu ne planifies pas, tu peux te retrouver le nez sur le mur et ce n’est pas ce qu’on veut, déclare le maire. On est dans une bonne position et on va s’assurer de le rester».

Ces dernières années, l’agglomération de Québec s’est développée à raison de 2500 à 3000 nouvelles mises en chantier, bon an mal an.

Face à une pénurie de logements, l’administration Marchand vise toutefois une accélération de cadence, avec 5000 unités à ajouter annuellement pour les 15 prochaines années. L’administration Marchand projette la construction de 80 000 logements d’ici 2040.