Quatre ans après son dévoilement en grande pompe, le projet Humaniti, qui devait transformer le secteur de la tête des ponts à Québec, est officiellement abandonné. Le terrain, toujours propriété de Groupe Dallaire, sera bientôt remis en vente.
« Il n’y a pas de frustration de mon côté », philosophe Michel Dallaire en entrevue à Radio-Canada.
Le chef de la direction de Groupe Dallaire demeure convaincu du potentiel du « plus beau terrain à Québec », situé à l’angle de l’avenue de Lavigerie et du boulevard Laurier.
Or, les nombreux retards du projet de tramway jumelé à l’explosion des taux d’intérêt ces dernières années ont considérablement refroidi les ardeurs du groupe Cogir, qui dévoilait dès 2020 son ambition d’ériger un véritable « quartier vertical » sur le site afin d’accueillir plus de 2000 résidents.
Le moins que l’on puisse dire c’est que cette partie de la ville de Québec demeure isolée en matière de desserte en transport en commun. Le tramway devait corriger cette situation en reliant rapidement ce secteur avec le reste du coeur de la ville.
À noter qu’il y a des lignes de métrobus qui circulent avec régularité et rejoignent l’ensemble du territoire. Cependant l’autobus n’a pas vraiment la cote dans la vieille capitale et demeure marginale dans les déplacements d’une majorité de la population, qui préfère de loin l’automobile.
Or Québec est déjà saturée en matière de transport individuel (auto) et la congestion augmente un peu plus à chaque année, condamnant l’extrémité ouest de l’agglomération (secteur des ponts) à une certaine stagnation en matière de développement immobilier.
Par ailleurs ce n’est pas un éventuel troisième lien (secteur est) qui viendra améliorer les choses, puisqu’on diluera encore davantage le développement sur une plus grande surface tout en encourageant de façon irresponsable l’étalement urbain, donc l’incontournable usage de l’automobile pour couvrir un plus grand territoire urbain.
Donc sans transport structurant (le tramway) Québec fait du surplace et rate en partie son développement économique et son avenir, faute de mobilité rapide, efficace et confortable à l’exemple des autres villes équivalentes dans le monde.
Résumé
Ottawa libère trois immeubles du Vieux-Port pour des logements
Par Simon Carmichael, Le Soleil
16 octobre 2024 à 12h02|
Mis à jour le16 octobre 2024 à 12h12
Ottawa libère trois bâtiments au coin des rues Dalhousie et du quai Saint-André. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)
Le gouvernement fédéral va libérer trois bâtiments du Vieux-Port de Québec pour les transformer en logements. Ottawa estime qu‘il sera possible d’y aménager une centaine d’unités accessibles à toutes les bourses.
— Le ministre fédéral et député de Québec Jean-Yves Duclos a confirmé jeudi la nouvelle dévoilée par le Journal de Québec il y a dix jours.
Ottawa remet au marché trois bâtiments fédéraux de la rue Dalhousie, dans le Vieux-Port de Québec, pour y développer des projets immobiliers.
Le 94, 104 et 112 rue Dalhousie sont donc officiellement inscrits à la Banque de terrain publique du Canada, où les édifices «excédentaires» sont affichés.
Cela permettra aux promoteurs immobiliers et aux organismes de proposer des projets d’habitation pour les bâtiments, précédemment occupés par des fonctionnaires.
— Le ministre Duclos estime que les premières unités pourraient être habitables dès 2027, bien qu’aucun projet ne soit encore sur la table.
Pas du luxe
Puisqu’Ottawa louera «à très bas prix» ses bâtiments sous forme de «baux emphytéotiques», soit «à très très long terme», M. Duclos promet que les bâtiments libérés ne seront pas transformés en logements de luxe, comme on retrouve abondamment dans le quartier.
Le député fédéral de Louis-Hébert Joël Lightbound et le ministre fédéral et député de Québec Jean-Yves Duclos lors de l’annoncer, mercredi. (Simon Carmichael)
Sans pouvoir préciser de critères, le ministre fédéral a assuré que les projets approuvés devront avoir une part de logements «abordables».
Un appel de propositions officiel sera éventuellement lancé pour désigner les projets qui prendront la place des bureaux de fonctionnaires.
Ottawa vise à construire quelque 250 000 logements d‘ici 2031 en libérant des édifices fédéraux inoccupés. Quelque 70 bâtiments ont déjà été identifiés à travers le pays pour accueillir des projets d’habitation.
Résumé
Moins de chambres d’hôtel, plus de logements à l’îlot Dorchester
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
23 octobre 2024 à 04h00
Trudel présente une version 2.0 de son projet de transformation de l’îlot Dorchester, dans Saint-Roch. (Groupe Trudel)
Trudel ne fera pas de concession sur la hauteur de ses immeubles à construire sur l’îlot Dorchester. Mais dans la version «bonifiée» de son projet de redéveloppement, le promoteur diminue la place de l’hôtellerie pour ajouter plus de logements. Un «compromis» parmi d’autres, dans l’espoir de rallier les citoyens de Saint-Roch.
«La perfection est l’ennemie du bien. Pour nous, un projet imparfait est mieux que pas de projet pantoute», tranche en entrevue au Soleil David Chabot, directeur du bureau du président chez Trudel.
Le promoteur s’apprête à présenter une version révisée de son projet immobilier et commercial qui doit prendre place à l’îlot Dorchester. La population est conviée ce mercredi par la Ville de Québec à une séance de participation citoyenne pour se faire entendre sur la requalification de l’actuel stationnement au coeur de Saint-Roch.
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Projet de Trudel: pas de passe-droit sur la consultation citoyenne

Cette démarche précède une modification à la réglementation municipale souhaité par Trudel et nécessaire pour faire lever de terre les cinq bâtiments qu’il projette construire.
«Ça prend un changement de zonage ou on fait un stationnement pendant 45 ans», avise M. Chabot.
Nouvelle version pour l’«acceptabilité sociale»
Après avoir mené sa propre consultation publique au printemps et recueilli les avis d’environ 250 citoyens, commerçants et d’une vingtaine de groupes, Trudel conclut qu’«en général, les gens appuient le projet».
e promoteur s’apprête à présenter une version révisée de son projet immobilier et commercial qui doit prendre place à l’îlot Dorchester. (Groupe Trudel)
À la lumière des commentaires reçus, le développeur revient à la charge avec une série de «bonifications», qu’il espère, saura recueillir suffisamment d’«acceptabilité sociale» pour aller de l’avant.
Entre la présence d’espaces verts, la hauteur des bâtiments, la mixité des logements proposés, l’offre commerciale et la circulation automobile, les demandes d’améliorations étaient nombreuses.
«C’est un jeu d’équilibriste. À part sur le verdissement, pour lequel c’est pas mal unanime, tout le monde veut son morceau», observe David Chabot, au nom des deux frères hommes d’affaires.
Mais il sera impossible de répondre à tous, prévient-il. «On veut faire un compromis qui considère les préoccupations du plus grand nombre, mais on ne peut pas tout faire dans un projet et régler tous les problèmes du secteur d’un seul coup.»
Pas de sacrifice en hauteur
Même si le nombre d’étages du projet proposé donne le vertige à certains voisins, Trudel ne compte pas en sacrifier un seul. Économiquement, il serait «impossible» d’atteindre la rentabilité pour un développement moins imposant, défend le directeur du bureau du président.
Même si le nombre d’étages du projet proposé donne le vertige à certains voisins, Trudel ne compte pas en sacrifier un seul. (Groupe Trudel)
Sa proposition prévoit des immeubles d’une hauteur de six étages et plus, dans une montée graduelle, d’ouest en est, dont le plus haut s’élèvera jusqu’à 20 étages.
«On est ouverts aux modifications, mais certains éléments ne peuvent pas changer, si on veut pouvoir faire le projet. On ne peut pas le couper, parce que ça nous permet d’avoir un modèle financier qui fonctionne», justifie M. Chabot.
«La hauteur, ça frappe l’esprit, mais c’est le minimum.»
— David Chabot, directeur du bureau du président chez Trudel
Or, le promoteur immobilier rogne dans le volet hôtelier de son projet. Plutôt que huit, le futur hôtel n’occupera que six étages et comptera quelque 25 chambres de moins. En compensation, deux étages résidentiels, pour un total de 14, et une vingtaine d’unités seront ajoutées au bâtiment le plus imposant.
Les 100 000 pieds carrés de l’îlot Dorchester, quadrillé par les rues Dorchester, Caron, Sainte-Hélène et Saint-Vallier Est, accueilleront donc entre 400 et 410 logements et quelque 150 chambres d’hôtel. L’épicerie «à volume», les commerces de proximité, parcs et la place publique promis, eux, demeurent aussi.
«Les nouvelles unités résidentielles nous permettent suffisamment de rentabilité pour pouvoir convertir 20 unités sur 60 de logements abordables en logements sociaux», se targue Trudel, au nom de la «mixité» réclamée dans le quartier.
Plus de vert
Parmi les autres modifications à son projet, le groupe privé ajoute des fosses de plantation d’arbres sur la rue Saint-Vallier, permises par un recul de la façade sur cet axe. De même, toutes les toitures, à l’exception du plus haut bâtiment, seront verdies, tout comme certaines façades.
«Toutes les opportunités de verdir, on va les saisir», s’engage David Chabot.
Certains des matériaux de construction choisis seront aussi différents des plans initiaux, le verre étant désormais retenu pour «alléger» le paysage.
Les 100 000 pieds carrés de l’îlot Dorchester, quadrillé par les rues Dorchester, Caron, Sainte-Hélène et Saint-Vallier Est, accueilleront donc entre 400 et 410 logements et quelque 150 chambres d’hôtel. (Groupe Trudel)
Un ascenseur à usage public évalué à 100 000$ permettra le lien entre les paliers et un local «à vocation artistique» s’intégrera aussi au projet. Le stationnement souterrain de 600 cases imaginé comptera finalement 550 espaces, un ratio qui pourrait encore diminuer.
Ces changements «ne se font pas à coût nul» et contribuent à «augmenter le coût du projet» déjà évalué entre 200 et 300 millions de dollars, selon Trudel.
Oui ou non
Le projet de l’îlot Dorchester devrait être livré au printemps 2027, au terme de deux années et demie de chantier. (Groupe Trudel)
La Ville de Québec doit encore se «faire une tête» sur l’acceptabilité sociale avant de donner — ou non — son aval au début du chantier.
«Nous, on demande aux gens de juger s’il y a plus d’effets positifs que négatifs. C’est un projet substantiel, on le reconnaît, mais si ça n’est pas suffisant, on ne sait pas ce que ça va prendre», partage le directeur du bureau du président.
En attendant le verdict de l’administration municipale, Trudel calcule avoir déjà investi «au-delà d’un million de dollars» pour la transformation du site.
La dernière étape de fouilles archéologiques a d’ailleurs débuté au début octobre, mais jusqu’ici, aucune trouvaille digne de mention n’a été faite, outre des fondations et des artéfacts d’anciennes usines à chaussures. Les travaux devraient prendre fin avant l’hiver et dans l’intervalle, «au moins une moitié du stationnement sera en opération», informe le promoteur.
Le projet de l’îlot Dorchester devrait être livré au printemps 2027, au terme de deux années et demie de chantier.
«Bienvenue» à un nouvel hôtel dans Saint-Roch
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
27 octobre 2024 à 04h00
Le stationnement Dorchester fera place à un projet immobilier et commercial, qui comprendra notamment un hôtel de 150 chambres. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)
La constructio n d’un nouvel hôtel à l’îlot Dorchester suscite davantage d’enthousiasme que de craintes. Dans un marché en forte reprise, même les hôteliers voisins perçoivent d’un bon œil l’arrivée d’un joueur de plus dans le quartier Saint-Roch.
«On a besoin davantage d’offre en Basse-Ville, alors on accueille ça favorablement. Notre industrie se développe et les nouveaux acteurs sont les bienvenus», partage en entrevue au Soleil Alupa Clarke, directeur général de l’Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ).
Le nouvel acteur en question, c’es t l’hôtel que projette ériger le promoteur Trudel à l’îlot Dorchester. Au cœur de Saint-Roch, le groupe privé fera disparaître l’actuel stationnement au profit de 410 logements, d’une épicerie à volume, de commerces de proximité et d’espaces verts.
Le développement immobilier et commercial comprendra aussi un volet hôtelier, au sommet du plus imposant édifice du projet, haut de 20 étages. Le futur hôtel comptera quelque 150 chambres réparties sur les six étages les plus en hauteur.
Pour le justifier, Trudel invoque un «nécessaire» ajout pour assurer la rentabilité de sa vision, motivé aussi par une «pénurie» de chambres d’hôtel à Québec. Le développeur conclut des propos de divers intervenants du milieu qu’il manque en «au moins» un millier.
Le futur hôtel de l’îlot Dorchester comptera quelque 150 chambres réparties sur les six étages les plus hauts. (Groupe Trudel)
Trudel voit dans un hôtel neuf une façon de remédier à la hausse de 30 % du coût des nuitées entre 2019 et 2022, à la «prolifération» des logements de type Airbnb dans les secteurs touristiques et un moyen de «bonifier» l’achalandage non résident dans le quartier.
Forte demande
Saint-Roch compte toutefois déjà son lot d’hôtels.
Seulement dans le quadrilatère, l’hôtel PUR, le Best Western Plus, le Royal William et des immeubles d’appartements-hôtels se trouvent à proximité. Un autre de 40 chambres, le Boxotel, devait aussi voir le jour non loin de là, avant que le chantier ne soit interrompu il y a un peu plus d’un an.
N’empêche, de grandes chaînes hôtelières internationales démontreraient déjà «beaucoup d’intérêt» pour le secteur Saint-Roch. Des discussions en cours avec l’une d’elles pourraient mener à l’érection d’un «établissement emblématique avec une marque vibrante et à la mode».
L’hôtel PUR se trouve à moins d’un demi-kilomètre de l’îlot Dorchester. (Le Soleil, Erick Labbé)
Pas étonnant que de nouveaux joueurs de l’industrie fassent de l’œil à la Basse-Ville en cette reprise post-pandémique, selon Alupa Clarke, de l’AHRQ. «Il y a de la demande en Basse-Ville et en général pour toute la ville de Québec», note-t-il.
Sous toute réserve, dans l’attente de connaître tous les détails de son futur concurrent, la directrice des opérations et directrice générale par intérim de l’hôtel PUR accueille favorablement la venue d’un hôtelier supplémentaire.
«Je pense que c’est une bonne chose pour Saint-Roch et que ça va apporter encore plus de clientèle en Basse-Ville. Ça apporte une compétition, mais tout est dans le comparable», exprime Alexandra Wiegert.
«Authenticité»
Les touristes sont, observe-t-elle, de plus en plus attirés dans ce «secteur en développement», reconnu pour son «authenticité». «Beaucoup veulent vivre la culture locale comme elle est et je pense que c’est pour ça que Saint-Roch est en aussi grosse croissance. Si les frères Trudel s’intéressent à y mettre un hôtel, c’est parce qu’eux aussi voient le potentiel».
Le rapport annuel 2023 de Destination Québec cité confirme que l’arrondissement de La Cité-Limoilou, qui inclut la Haute et la Basse-Ville, de même que Limoilou, est le secteur où s’enregistre le plus fort taux d’occupation et où les tarifs quotidiens moyens sont, de loin, les plus élevés de toute la région.
«Québec a réussi à se repositionner adéquatement comme destination internationale.» L’été 2024 se conclut avec un taux d’occupation moyen de 83 % dans les établissements hôteliers.
«On sait que d’ici quelques années, on va devoir avoir plus d’offres hôtelières, parce que depuis le retour post-pandémique, Québec continue sa montée en puissance», note le directeur général de l’AHRQ.
Redynamiser un quartier
Pour le quartier, Éric Merlin, directeur général et propriétaire des Lofts du Vieux-Québec, voit par ailleurs dans l’arrivée d’un nouvel hôtel une opportunité de «redynamiser» un secteur qui, pour l’instant, n’est qu’un stationnement à ciel ouvert «pas très beau».
Avec ses 150 appartements dispersés en huit immeubles en Basse-Ville, le gestionnaire de l’entreprise ne se montre pas inquiet de voir ses revenus cannibalisés par une offre hôtelière encore plus grande.
«Je ne pense pas que ce soit mauvais. Il va y avoir plus de monde et s’il y a plus de monde, les commerces vont mieux aller», analyse-t-il, ne cachant toutefois pas entretenir quelques craintes face au chantier à venir.
Au-delà de la «compétition», l’Association hôtelière de la région de Québec estime que c’est toute la destination qui en bénéficiera.
«Souvent, les hôteliers, quand ils sont pleins, ils ont besoin d’une offre hôtelière à proximité où ils peuvent renvoyer des clients. Le but, c’est toujours de s’assurer que le client soit bien desservi à Québec, sinon, il ne reviendra pas», plaide le directeur général, Alupa Clarke.
Résumé
La Ville de Québec reçoit 2,2 M$ pour décontaminer l’îlot Dorchester
Des fouilles archéologiques sont menées sur une portion du terrain de l’îlot Dorchester.
Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière
Publié à 13 h 13 HAE
Le gouvernement du Québec accorde une aide financière de 2 257 261 $ pour la réhabilitation et la décontamination de l’Îlot Dorchester, où la corporation Trudel veut construire un imposant projet immobilier.
L’argent est rendu disponible via le programme ClimaSol du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Par voie de communiqué, le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, a salué le projet.
La décontamination de ce terrain stratégique, situé en plein cœur du centre-ville, représente un véritable tournant. Le projet qui s’y développera contribuera non seulement à densifier la trame urbaine, mais aussi à renforcer l’attractivité économique et la fierté locale.
À lire :
- Québec consultera pour permettre 20 étages à l’îlot Dorchester
- Un mois de fouilles archéologiques à l’îlot Dorchester,
Une tour de 20 étages
Rappelons que l’Îlot Dorchester est un quadrilatère au carrefour des rues Dorchester, Saint-Vallier Est, Caron et Sainte-Hélène. Propriété de Trudel Corporation, le terrain est présentement occupé par un stationnement.
L’hôtel doit occuper les étages supérieurs du bâtiment de 20 étages.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
L’entreprise souhaite y modifier le programme particulier d’urbanisme (PPU) afin d’aménager son projet. Celui-ci comprend du logement, une épicerie de grande surface, des espaces commerciaux, des espaces verts et un hôtel, mais il culmine avec un bâtiment de 20 étages, bien au-delà de ce que prévoit le PPU du secteur Saint-Roch, datant de 2017.
La Ville est à l’étape des consultations citoyennes dans cette affaire.
Résumé
Lévis veut de l’aide pour repenser le secteur de la traverse
Par Simon Carmichael, Le Soleil
29 octobre 2024 à 04h00
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En plus de nombreux locaux commerciaux, un grand terrain près du quai Paquet est laissé à l’abandon, en attendant le règlement d’un litige entre Lévis et un promoteur. (Erick Labbé/Le Soleil)
L‘administration Lehouillier demande de l’aide pour revitaliser le secteur de la traverse. Lévis lancera un appel d’offres pour trouver des moyens de redynamiser le quartier, où règne un marasme économique malgré d’importants investissements.
Quelques semaines après avoir promis de «mettre à jour sa vision» pour les abords du quai Paquet, Lévis se tourne vers l‘externe pour s’attaquer aux problèmes qui plombent le secteur de la traverse.
Le Soleil a appris que Lévis lancera mardi un appel d‘offre pour que des experts l’aident à identifier des façons de réinventer et redynamiser le quartier.
L’administration Lehouillier souhaite qu’on lui propose «une vision de développement claire et […] un plan d’action concret, réalisable à court, moyen et long terme» afin de «transformer le secteur en un pôle d‘attraction, de dynamiser le quartier et de générer des retombées économiques et touristiques».
Les spécialistes mandatés par Lévis devront entre autres s‘attaquer à «l‘utilisation sous-optimale des terrains et des bâtiments tant publics que privés» autour du quai Paquet et «à la revitalisation de sites vacants» du quartier historique.
Bon nombre de locaux commerciaux aux abords du quai Paquet sont vacants. (Erick Labbé/Le Soleil)Les documents de l‘appel d’offres, dont nous avons obtenu copie, présentent aussi comme enjeux prioritaires «les vacances commerciales, les problèmes de circulation et de stationnement [et] l’absence de produits d’appel» dans le secteur.
Un coin «qui ne marche pas»
L‘appel d’offres lancé par Lévis survient quelques semaines après que le maire ait promis de s‘attaquer aux enjeux du secteur, à la suite de la parution d’un reportage du Soleil.
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Plusieurs des commerçants des abords du quai Paquet s’y exaspéraient de la morosité économique du quartier, où de nombreux locaux sont déserts, malgré 130 millions d’investissements publics et les milliers de personnes qui y passent tous les jours.
Ils faisaient état de problèmes de stationnement, mais aussi de communication avec la Ville.
Les commerçants reprochaient entre autres à Lévis de manquer de flexibilité et de favoriser les camions-restaurants temporaires, aux dépens des commerces annuels.
Le maire Gilles Lehouillier avait promis de «relancer la roue» en demandant à sa direction économique d’élaborer un plan de match pour le secteur. «On a l’achalandage, mais […] comment ça se fait que ça ne décolle pas», se questionnait-il.
L’élu avait tout de même invité les entrepreneurs du coin à faire preuve d’un peu de patience, vraisemblablement en attendant que Lévis demande de l’aide.
Dans son appel d‘offres, Lévis fait d’ailleurs écho aux doléances des commerçants.
La municipalité reconnait entre autres «la fermeture de commerces, la difficulté à attirer les visiteurs au-delà du quai Paquet […] et les insatisfactions récurrentes des commerçants» et demande à son futur partenaire de s’y pencher. Il confirme aussi les enjeux de stationnements.
L‘administration municipale espère obtenir des pistes de solutions de la firme sélectionnée d’ici le début de l’été prochain. Puisqu‘il s’agit d‘un appel d’offres, il n‘est pour l’instant pas possible de savoir combien coûtera la démarche.
C’est vraiment déprimant, effectivement. Depuis des décennies, aucun projet d’envergure ne parvient à prendre forme. On dirait que tout se termine en compromis : soit annulé, soit réduit jusqu’à en devenir complètement banal. Québec, qui a pourtant une beauté et un potentiel exceptionnels, n’a presque aucune nouvelle infrastructure emblématique, qu’il s’agisse de transports, de quartiers rénovés, ou même de bâtiments marquants. Et à chaque tentative – que ce soit pour le troisième lien, des lignes de métro ou de tramway, ou la revitalisation d’un quartier – il semble toujours y avoir un petit groupe de résidents qui bloque tout et laisse le projet se perdre dans les procédures et compromis.
Et lorsqu’il y a enfin un effort de construction ou de rénovation, le résultat est souvent quelconque, sans grande inspiration. On voit aussi la lassitude des promoteurs, qui finissent même par vendre leurs terrains, faute de pouvoir avancer. Ils n’ont ni le temps ni les ressources à perdre dans ce contexte où tout semble constamment freiné. C’est triste, et c’est un immense gâchis pour une ville aussi belle.
On marche sur la tête, c’est sûr ! Le projet de l’îlot Dorchester est l’exemple parfait : il apporterait vie, commerces de proximité, logements nombreux, et même un hôtel pour dynamiser le quartier – tout ce qu’il faut pour enrichir la communauté locale. Et pourtant, ce n’est jamais suffisant : trop haut, pas assez de logements sociaux, mauvais matériaux, perte de stationnement…
Il est désolant de voir le développement d’une ville paralysé par des préoccupations qui, certes, comptent individuellement, mais qui à grande échelle limitent l’évolution urbaine et freinent la croissance économique. À force de vouloir satisfaire chaque revendication, on bloque des projets qui bénéficieraient à tous. Cette rigidité et cet égoïsme figent toute initiative et étouffent le dynamisme de la ville. On en vient à se demander ce qu’il faudrait pour que ces projets puissent enfin voir le jour
On est malheureusement à la mauvaise époque, à l’époque de l’individu seul avec son téléphone et ces réseaux sociaux pour se plaindre . Vous devriez voir les commentaires sur Facebook par exemple lorsqu’on présente un projet d’urbanisme . la on se déchaine littéralement de façon agressive et négative. Pas près de chez moi ni dans ma cour. Alors oubliez les nouveaux symboles architecturaux, on est pas près d’édifier un nouveau Château Frontenac, priez pour qu’il ne brûle pas en entier . Les gens n’ont plus cette sensibilité du beau et du nouveau…… pourvu que ça ne coûte pas cher et que ça ne dérange pas trop leur vie . Beaucoup de maires de Québec ont bouleversés leurs citoyens, et bonne chance pour le tramway dans une ville de chars . Montréal a une culture du transport en commun depuis longtemps, Québec est frileux d’y embarquer encore en 2024 et avec le gouvernement qu’on a présentement ça n’aide pas la cause .
Article hyper intéressant pour ceux qui, comme moi, se souviennent du projet visionnaire de La Grande Place, qui visait à dynamiser le quartier Saint-Roch à Québec en créant un véritable centre-ville moderne. Avec des idées comme l’intégration d’un métro, ce projet portait l’ambition de transformer le secteur en un pôle économique et commercial majeur. Fin des années 80, alors que j’habitais Québec, je rêvais déjà de voir ce projet de grande envergure devenir réalité, et avec le recul, il semble évident qu’un tel investissement aurait pu poser les bases d’une croissance durable pour le centre-ville de Québec.
Malheureusement, après une longue série d’oppositions et de modifications, le projet a été réduit à un point où il en a perdu son impact potentiel. Résultat : le quartier n’a jamais vraiment pris son envol et reste aujourd’hui marqué par les mêmes défis qu’à l’époque. On peut imaginer que, si La Grande Place avait vu le jour dans sa forme initiale, ce quartier aurait gagné en vitalité, attirant d’autres investissements et projets tout en offrant un vrai centre-ville a Quebec capable de soutenir l’essor économique de la capitale national.
Pendant ce temps, des villes canadiennes comme Winnipeg, Calgary et Edmonton continuent de se démarquer par leurs projets d’envergure et d’urbanisme visionnaire, multipliant les initiatives modernes et ambitieux. et leur économie et démographie grandisse. Québec, en revanche, fait figure d’exception, étant la seule grande ville canadienne à connaître une décroissance. Ce contraste met en lumière un vrai retard en matière d’infrastructures et de dynamisme économique, un retard qui sera long, douleureux et difficile à combler, tant rien n’a été fait depuis des décennies et rien n;'est confirmer pour le future…
En fin de compte, le cas de La Grande Place nous rappelle combien il est crucial de soutenir des projets qui, bien que parfois audacieux, peuvent redéfinir le paysage urbain. Espérons que Québec parvienne à attirer des investissements pour des initiatives similaires, capables de revitaliser la ville tout en répondant aux besoins de demain.
Disons que le développement de l’ilot Dorchester viendra relancer le secteur et le redynamiser. Entretemps ce grand terrain vacant qui pollue visuellement le quartier, est indéniablement l’endroit idéal pour la densification de cette partie de la ville, dont le potentiel est à mon avis grandement prometteur.
On ne souhaite que ça, c’est certain ! Mais il est difficile de rester optimiste en voyant combien de projets à Québec finissent par être réduits ou abandonnés sous la pression de certains groupes. C’est bien dommage que le centre-ville historique de la Basse-Ville ait été effacé avec les années. On constate ce manque d’ambition et de continuité, même avec des initiatives plus récentes comme le projet du Phare près des ponts, qui a lui aussi échoué malgré sa localisation, pourtant à distance de toute zone résidentielle.
Il est regrettable qu’un projet d’une telle envergure, qui aurait pu marquer l’entrée de la ville par une touche moderne et iconique, ait été avorté. Ce manque de soutien pour des projets structurants empêche Québec de se renouveler, et l’empilement des blocages finit par entamer l’espoir de voir émerger un jour une vision urbaine ambitieuse. Il ne nous reste plus qu’à espérer que les futurs projets soient accueillis avec plus de flexibilité et de vision, car Québec en a grand besoin pour rejoindre le dynamisme des autres villes canadiennes.
Pour ma part le Phare était carrément démesuré et déjà trop dépendant d’un tramway qui n’arrivait pas à s’imposer. Au lieu d’aider il aurait fait concurrence au centre-ville de Québec, en déplaçant davantage le coeur des activités commerciales vers l’extrémité ouest de la ville.
De toute façon la chute du marché des bureaux encore imprévisible avant la Covid 19, l’aurait mené carrément à la faillite, tandis que l’offre de milliers de logements supplémentaires aurait nuit aux autres projets dispersés un peu partout dans les quartiers centraux.
@acpnc, je suis entièrement d’accord avec vous pour Le Phare, et je privilégierai toujours le développement du centre-ville avant tout. J’ai cité l’exemple du Phare pour souligner le paradoxe, car même sans voisinage immédiat, sans patrimoine à protéger, et sans investissement public, le projet a tout de même été rejeté par les groupes de résidents. Cela est resté vrai même après des révisions majeures de la deuxième et troisième version, qui avaient déjà été largement réduites. Au final, maintenant les investisseurs finissent par jeter l’éponge !
@David875, nous sommes sur la même longueur d’onde. Quand on regarde le développement immobilier à Québec et Lévis, l’essentiel des projets de tours à logements sont en dehors du centre de la ville, dont beaucoup à Lebourgneuf notamment où il faut pratiquement une auto pour se déplacer. Pareil sur la rive-sud et le long des autoroutes.
Tandis que les espaces à développer dans les quartiers centraux peinent à sortir de terre. Pourtant c’est là où est tout le potentiel de consolidation et de revitalisation du coeur de la capitale, avec une vraie vie urbaine. Ici tout pourrait se faire à pied ou en transports actifs ou en commun.
C’est d’ailleurs la raison qui m’a fait choisir de m’établir dans Montcalm au mois de juin dernier en quittant Charlevoix, mon condo est voisin du Parc des Braves et à courte distance de marche des Plaines, et vers le nord à travers St-Sauveur et à la rivière St-Charles. Je marche aussi au moins une fois ou deux semaines vers le Vieux-Québec, St-Rock et la basse-ville.
Un mode de vie qui me procure du pur bonheur que je compte poursuivre naturellement l’hiver venu. Tous les prétextes sont bons pour marcher, magasinage, activités culturelles, événementielles, sociales et sportives.
Même la bibliothèque Gabrielle-Roy est à une demi-heure à pied de chez-moi en bas de la côte, en changeant d’itinéraire à chaque occasion. Ainsi je marche une moyenne de 6 km/ jour avec des pointes jusqu’à 11-12 km quand la météo est favorable et je prends le bus de retour quand je suis allé trop loin.
à Lévis
Rapport dévastateur à l’école Clair-Soleil
Fermée d’urgence à la rentrée scolaire, l’école primaire Clair-Soleil de Lévis n’est pas prête à rouvrir. Un rapport d’ingénierie révèle que les murs de la structure datant de 1984 ne sont pas conformes aux normes de construction ni aux normes sismiques de l’époque. Québec devra donc décider si le bâtiment sera démoli ou entièrement rénové pour un prix quasi similaire. Le reportage de Guylaine Bussière.
Je viens de tomber par hasard sur un projet de 2010 concernant l’îlot Saint-Vincent, une tour hyper moderne, sur le site de FUGÈRE ARCHITECTURE. Je ne sais pas à quel niveau ce projet a été présenté, mais une chose est sûre : j’adore ! Je trouve l’emplacement idéal, le design hyper moderne, et je pense que cela compléterait parfaitement le skyline de Québec (avec seulement cinq tours, ce serait la sixième). Ce projet donnerait vraiment un coup de jeune à la ville, je pense que le dernier gratte ciel a été construit en 1974, donc 50ans que le skyline na pas changer… Voilà un projet innovant. Si quelqu’un en sait plus sur ce projet et pourquoi on n’en a pas entendu parler, merci de m’en dire plus. Wow, ce projet fait vraiment rêver !
C’est comme à Brossard, les infrastructures atteignent leur capacité à soutenir la population!
Le développement fulgurant à Lévis force la Ville à mettre la pédale douce. La Municipalité doit freiner ses mises en chantier, alors que ses infrastructures peinent à suivre le rythme.
L’année 2024 fracasse tous les records pour la Ville de Lévis en termes de nouvelles unités d’habitation, avec l’octroi de permis représentant près de 3200 unités de logement.
La capacité des infrastructures de traitement des eaux usées a été atteinte dans certains secteurs de la municipalité. Les quartiers Saint-Nicolas et Desjardins sont particulièrement sous pression en raison de leur développement rapide.














