Alors que le reste du monde évolue, Lévis reste coincée dans l’ère de l’urbanisme des années 1960. Ville de mononcle basically
Je suis passé récemment dans Lévis, elle peut prendre la place de Laval comme pire ville du Québec. Les nouveaux développements de Lévis ont un style architectural assez semblable aux nouveaux développements partout au Québec, mais la qualité des matériaux est largement inférieur. Les pourcentages de revêtement de basse qualité (vinyle, clins métalliques) sont largement supérieur à tout ce qu’on voit dans la région de Montréal, y compris dans de petites banlieues. J’étais choqué.
Avec le maire Lehouillier je ne suis pas surpris, d’ailleurs son appui inconditionnel pour le 3ème lien dit tout. Je suis passé par Lévis la semaine dernière en route vers Saint-Jean-Port-Joli et j’ai vraiment eu l’impression de traverser Laval tellement le développement s’étale, tout en demeurant totalement dépendant de l’automobile. On y construit partout, de plus en plus haut mais sans rien pour se distinguer avantageusement de sa voisine en face sur l’autre rive.
Credit where credit is due, Levis construit beaucoup beaucoup de logements et densifie sont centre ville a un vitesse très impressionnant. Il y a en ce moment plusieurs quartiers en construction de 5000+ unités qui sont principalement des tours a condo et multiplex. On peut dire que c’est laid mais au moins ils densifie. Moi je trouve Lévis 10x mieux que Laval ou la rive nord de Montréal puisque le vieux coeur de Lévis est vraiment vraiment beau.
Reportage d’ICI Québec
Une densification trop rapide à Lévis?
Les tours à logements et immeubles en copropriété de plusieurs étages se sont multipliés sur la Rive-Sud au cours des dernières années. Si la densification et la création de logements reçoivent généralement un bel accueil, des élus et citoyens critiquent la vitesse et la manière dont l’administration du maire Gilles Lehouillier densifie.
Un reportage d’Alexandre Painchaud
Le développement fulgurant de Lévis met de la pression sur les réseaux d’égout et d’aqueduc à un tel point que des projets immobiliers d’envergure sont bloqués. Des promoteurs voient leurs projets être refusés en attendant que des conduites plus à jour soient construites. La « mauvaise planification » de la Ville est montrée du doigt.
Depuis plusieurs années, Lévis connaît un développement foudroyant. Des édifices de plusieurs étages poussent et changent le paysage de la municipalité dans certains secteurs. En effet, un nombre record de permis de construction sont délivrés année après année.
Ce développement met présentement énormément de pression sur les infrastructures en eau, particulièrement dans l’ouest de la ville. Tant et si bien que plusieurs nouveaux projets sont mis sur la glace, une situation qui durerait depuis plusieurs mois, selon nos informations.
Pourquoi densifier rime avec laid ? Est-ce qu’on est condamné à faire du laid …… c’est pas grave au moins on densifie . Pourquoi les européens y arrivent eux? On se la fait trop facile ici. Une ville laide : c’est beau ??? Pourquoi pas en même temps faire beau avec du neuf ? Est-ce que le beau est réservé au passé? C’est beau le vieux Levis, le Vieux Québec et le Vieux Montréal ! Est-ce que c’est beau Ste Foy ou Laval ??? Sommes nous condamnés à faire du laid pour les prochaines générations ou sommes nous encore capable de bâtir de la beauté pour les nouvelles villes de demain? Si on enlevait tout le Vieux Québec et ne restait que le Nouveau Quebec , est-ce qu’on trouverait ça encore beau ??? C’est nous actuellement qui bâtiront le Nouveau Québec et le Nouveau Montréal de demain .
Laid, c’est subjectif. Et les européens, ils n’arrivent pas toujours eu aussi. (Banlieue de Rennes)
Moi j’aime le look de la plupart des nouveau tours à Levis. Ils sont très similaire a ce qui se construit dans les banlieues Français.
Effectivement la laideur n’est pas l’apanage de l’Amérique surtout en banlieue. Paris et Londres nous font une forte concurrence dans leurs propres banlieues.
L’Espace Riopelle en mode construction
Le nouveau pavillon du Musée national des Beaux-Arts du Québec consacré aux oeuvres de Jean-Paul Riopelle sortira de terre dans les prochaines semaines.
Le chantier est en cours et il comporte de très nombreux défis.
Voici une première visite de ce chantier de 84 millions de dollars avec l’animateur du Téléjournal Québec, Bruno Savard.
I still say, this should have been at MBAM
Résumé
Les chantiers tardent sur les «verrues» du Vieux-Québec
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
24 septembre 2024 à 14h03|
Mis à jour le24 septembre 2024 à 15h29
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Le chantier du QG Vieux-Québec, sur l’Îlot Charlevoix, devait initialement être lancé au printemps 2022, mais il se fait toujours attendre. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)
Des terrains vacants du Vieux-Québec attendent pour certains depuis des années d’être transformés. L’administration Marchand est pressée de sortir les projets des «limbes» et de faire aboutir les chantiers promis pour faire disparaître ces «verrues» du quartier historique.
«Alors que le maire est dans une rencontre des villes du patrimoine mondial, on a, dans notre joyau du patrimoine mondial à nous, ces endroits qui sont abandonnés, qui ne font pas une belle carte postale et qui sont des verrues sur le visage de Québec», a pointé mardi le chef de l’opposition officielle, en point de presse au cœur du site patrimonial.
Profitant de l’absence de Bruno Marchand, justement hors du pays pour diriger le congrès de l’Organisation des villes du patrimoine mondial à Cordoue, en Espagne, Claude Villeneuve avait convié les médias pour leur faire état de l’avancement de certains projets qui tardent à être lancés dans l’arrondissement historique.
Lui-même reconnu comme un joyau du patrimoine mondial de l’UNESCO, le Vieux-Québec est présentement aux prises avec des chantiers «qui ne décollent pas», observe M. Villeneuve.
En février, l’administration Marchand annonçait que l’îlot vacant de Saint-Vincent-de-Paul, acquis par la Ville de Québec en 2022, ferait place à un projet de logements, de résidence pour aînés et de CPE en 2025. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)
Îlot Charlevoix, petites conciergeries au coin des rues McMahon et Carleton, Foyer Nazareth, ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague, Îlot Saint-Vincent-de-Paul: tantôt privés, tantôt publics, ils sont autant de projets à être dans les «limbes», énumère l’opposant politique du maire Marchand.
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«Différents sites qui ont un potentiel de revitalisation pour faire du logement dans le Vieux-Québec sont présentement à l’état de lieux abandonnés. Non seulement, ce n’est pas beau, mais en plus, ils ne sont pas utilisés pour faire du logement», regrette-t-il.
Entre zéro et 500 résidents
Alors que l’administration Marchand a fait sien en 2021 l’engagement du précédent maire Régis Labeaume de ramener 500 résidents permanents dans le Vieux-Québec, l’opposition officielle se questionne sur le pourquoi des délais de construction de projets immobiliers qui pourraient permettre de concrétiser la promesse.
«Est-ce que les promoteurs ont de la misère à financer leurs projets? Est-ce que la Ville fait tout pour être facilitante pour l’émission des permis?» s’interroge le chef Claude Villeneuve.
«Pourquoi aucun projet n’est encore en construction? Qu’est-ce qui se passe?»
— Claude Villeneuve, chef de l’opposition officielle
L’équipe du maire Bruno Marchand espérait en effet «renverser la tendance» du déclin démographique du quartier patrimonial dans un premier mandat. Présenté en mai 2022, son plan d’action axé sur la mobilité, l’habitation, les services de proximité et le tourisme durable, devait lui permettre d’y arriver, ambitionnait-on.
Même «avec cette volonté de ramener des résidents, les échéanciers qu’on se fixe pour les faire avancer ne sont pas respectés», blâme M. Villeneuve.
Le chef de l’opposition officielle, Claude Villeneuve (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)
Fruit d’une administration municipale passive, d’un contexte économique difficile ou d’autres facteurs hors de contrôle? lui demandent les journalistes.
«Inaction? Peut-être. Non-réalisation? Manifeste, répond-il. Je pense que M. Marchand n’a pas une vision claire de ce qu’il veut faire pour le Vieux-Québec et qu’il se garroche un peu partout.»
«Renversement» en cours
Elle aussi en mission en Espagne, l’élue responsable du patrimoine et de l’amélioration de la qualité de vie dans le Vieux-Québec au comité exécutif, Mélissa Coulombe-Leduc, a répliqué par écrit mardi à la sortie de l’opposition officielle.
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Vieux-Québec: les touristes viennent, les résidents s’en vont

Dans sa déclaration, elle affirme que «les villes avec un cœur patrimonial partagent des défis très semblables, notamment en matière de logement», mais que le «leadership» de la Ville de Québec à ce chapitre est «salué» à l’étranger.
Selon elle, le plan d’action en branle pour contrer la désertion des citoyens du Vieux-Québec porte déjà ses fruits.
«Nous avons pris l’engagement de ramener 500 résidents dans le Vieux-Québec, nous prenons les moyens pour y arriver, et nous avons prévu présenter dans les prochaines semaines un état de la situation qui illustrera hors de tout doute le renversement de situation qui s’opère depuis trois ans», assure Mme Coulombe-Leduc.
Résumé
Îlot Dorchester: sur la ligne de départ, Trudel attend la Ville
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
26 septembre 2024 à 04h05
Une vue projetée de l’hôtel imaginé par Trudel. À 20 étages, il s’agit du plus haut bâtiment du projet de l’îlot Dorchester, au coin de la rue du même nom. (Trudel)
Le projet de redéveloppement de l’îlot Dorchester est sur la ligne de départ. Mais après une réception «assez positive» de ses plans lors d’une vaste consultation menée dans le quartier, le promoteur Trudel est en attente du feu vert de la Ville de Québec pour amorcer son chantier de plusieurs centaines de millions de dollars.
«Il y a une communion des intérêts autour d’un projet qui est mûr à partir et on attend sur la ligne de départ», dénonce en entrevue au Soleil David Chabot, directeur du bureau du président chez Trudel.
Voilà près de trois mois que le développeur derrière le projet immobilier et commercial qui doit prendre place sur l’îlot Dorchester a déposé à la Ville de Québec les conclusions de sa consultation volontaire «intensive» menée au printemps.
À son initiative, pour être «rassuré» sur l’acceptabilité sociale de sa vision de requalification du stationnement au cœur de Saint-Roch, Trudel a rencontré environ 250 citoyens, commerçants en plus d’une vingtaine de groupes. Une«démarche unique au Québec et au Canada» pour un groupe privé, soutient M. Chabot.
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Un hôtel, des commerces et 400 logements sur le stationnement Dorchester

Pour meubler l’espace de près de 10 000 mètres carrés (100 000 pieds carrés) quadrillé par les rues Dorchester, Caron, Sainte-Hélène et Saint-Vallier Est, on planifie faire sortir de terre 390 unités de logement, 175 chambres d’hôtel, une épicerie «à volume» de 30 000 pieds carrés et trois commerces de proximité, bordés par près de 15 000 pieds carrés de parc et d’une place publique.
Le projet, évalué entre 200 et 300 millions de dollars, devrait être livré au printemps 2027, au terme de deux années et demie de chantier.
Malgré des «préoccupations» des parties prenantes et des voisins, l’entreprise estime que l’important développement rallie, dans l’ensemble. «La vision proposée offre suffisamment d’avantages pour la communauté pour en faire un projet viable et acceptable socialement», conclut le rapport de la démarche de participation publique consulté par Le Soleil.
Le projet de l’îlot Dorchester prévoit un «embellissement» de la rue Sainte-Hélène. Ici, vue de la rue Sainte-Hélène avec au fond la rue Dorchester. (Trudel)
Or, depuis que le document a atterri sur les bureaux des fonctionnaires municipaux, Trudel craint de voir les délais s’accumuler, partage David Chabot, au nom des deux frères hommes d’affaires.
Le comité exécutif a donné mercredi son aval au lancement d’une démarche de consultation en vue de procéder à un éventuel changement de zonage, nécessaire à la concrétisation du projet de Trudel. Le promoteur rêve d’un immeuble allant jusqu’à 20 étages, alors que la règlementation actuelle n’en permet que dix.
Le projet de l’îlot Dorchester vu du coin des rues Caron et Sainte-Hélène. La brique et la tôle canadienne rappellent le passé ouvrier du quartier, selon Trudel. (Trudel)
«Je ne veux pas accuser la Ville de se traîner les bottines, mais quand tu additionnes tous les délais, c’est rendu que ça te prend un an avoir un zonage. À terme, ça nous amène à l’été prochain», calcule le directeur du bureau du président.
Son patron, William Trudel, s’était lui-même montré irrité de la bureaucratie trop longue, en entrevue au Soleil, au moment de recevoir un prêt de 60 millions de la part d’Investissement Québec pour le mégaprojet de Fleur de Lys. «Les délais légaux et administratifs qui dépendent de la Ville et du gouvernement provincial ne sont plus acceptables», déplorait le président fondateur et chef de la direction de Trudel.
En pleine crise du logement, les autorités devraient démontrer «un effort de réduction des délais dans la machine», estime M. Chabot
«On a fait notre démarche pour prouver que notre projet était viable, qu’il passait auprès de la population et en bout de ligne, on se retape le processus au complet.»
— David Chabot, directeur du bureau du président chez Trudel
Il se demande si Ville de Québec «dans sa réflexion globale de ses processus ne pourrait pas se dire: quand on a des projets majeurs, on pourrait trouver une fast track.»
«Ils nous disent les mêmes délais que si tu construis un cabanon, dénonce M. Chabot. Il me semble que quand tu amènes 400 unités et 175 chambres d’hôtel, ça devrait être traité différemment.»
Calendrier bousculé
Dans l’attente de la dérogation qui l’autoriserait à monter ses constructions plus en hauteur que permis, le calendrier du projet de l’îlot Dorchester risque d’être bousculé. Trudel espérait initialement avoir en main le zonage et le permis de construction avant Noël.
Le projet de l’îlot Dorchester de Trudel, qui comprend une épicerie grande surface, est évalué entre 200 et 300 millions $. (Trudel)
«C’était ça notre plan, mais là, on est six mois plus tard. La fenêtre, c’était là. Je ne dis pas qu’il n’y en aura plus jamais, mais disons qu’il faut réajuster».
Plutôt qu’en septembre, les travaux d’archéologie s’amorceront à la mi-octobre. La décontamination du site était quant à elle prévue en novembre. Ensemble, ces interventions sont évaluées à «5 ou 6 millions de dollars».
«C’est embêtant, c’est un gros risque financier pour nous», partage M. Chabot. Et plus le temps passe, plus la facture grimpe.
«Exemplarité» exigée
Trudel aurait pu continuer de gérer son stationnement de 350 cases «pour l’éternité» sans perdre d’argent, mais sur un site à «fort potentiel» de redéveloppement n’entraînant aucune démolition dans ce quartier de la Basse-Ville, le promoteur avait d’autres plans.
Plan actuel du stationnement Dorchester, dans Saint-Roch (Trudel)
Mais dans un quartier déjà bien bâti, l’intégration est «sensible» et se doit d’être «exemplaire», admet M. Chabot. Propriétaire depuis 2022, le groupe n’a jamais caché son intention de métamorphoser avec de la densité le terrain minéralisé.
Il lui aurait toutefois été «impossible économiquement de se limiter» à un projet autorisé par le Plan particulier d’urbanisme (PPU) en vigueur depuis 2017 pour le secteur sud du centre-ville Saint-Roch. Avec des coûts de construction en hausse de 50 % depuis, «ça aurait donné un projet déficitaire», résume-t-il.
Après plus d’une année de discussions avec l’administration municipale, la proposition de Trudel prévoit cinq bâtiments d’une hauteur de six étages et plus, dans une montée graduelle, d’ouest en est. Le plus haut s’élèvera jusqu’à 20 étages, un plafond collé à celui de la tour d’habitation Fresk, à l’angle des rues de la Couronne et Saint-Joseph.
Une vue projetée de l’hôtel surplombant des logements, à l’angle de les rues Dorchester et Sainte-Hélène. Il s’agit du plus haut bâtiment du projet, allant jusqu’à 20 étages. (Trudel)
Dans son document de consultation de plus de 85 pages, Trudel fait le constat qu’«en général, les groupes rencontrés accueillent favorablement le projet», mais que «certaines craintes ou appréhensions demeurent quant au volume et à l’ampleur du bâtiment Dorchester».
«Sur la base de ces observations, Trudel considère le projet viable, mais sous condition de bonification de certains aspects à retombées sociales.»
— Extrait du rapport de consultations de Trudel
L’arrivée d’une chaîne d’épicerie grande surface et d’autres commerces de proximité est par ailleurs bien reçue. Un hôtel «jeune et branché» fait redouter certains inconvénients, mais réjouit aussi des commerçants voisins, enthousiastes à l’idée de voir transiter de l’«argent neuf» dans le quartier.
Parmi les «bonifications» réclamées par la communauté figurent une meilleure intégration du plus haut édifice dans le paysage urbain, l’intensification du verdissement et un effort d’intégration d’une clientèle à revenus plus modestes. De même, un accès aux espaces communs favorisant la cohabitation sociale, une offre commerciale qui ne concurrence pas les commerces existants et un souci pour les enjeux de circulation font partie des préoccupations soulevées.
Près de 15 000 pieds carrés de parc et une place publique figurent dans les cartons du projet de l’îlot Dorchester. Ici, la place des Tanneurs. (Trudel)
Déjà, le promoteur assure avoir intégré davantage de plantations dans son projet, en optant pour des toits verdis sur tous ses bâtiments. En plus d’une proportion de 10 à 15 % de logements abordables, il promet d’autres «améliorations» à venir pour faire écho aux demandes du public.
«Au cours des prochaines semaines, Trudel travaillera sur une version finale et bonifiée de sa vision qui pourra répondre, en tout ou en partie, aux attentes des acteurs du secteur. Bien que le projet n’offre pas beaucoup de marge de manœuvre économique malgré son ampleur, il existe une possibilité réelle de répondre aux préoccupations citoyennes», s’engage le développeur.
Résumé
Québec consultera pour permettre 20 étages à l’îlot Dorchester
Le projet Dorchester de Trudel Corporation inclut des espaces verts et des bâtiments allant de 6 à 20 étages.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
Publié à 5 h 49 HAE
La Ville de Québec lance ce jeudi son processus de consultations pour les modifications au programme particulier d’urbanisme (PPU) réclamées par Trudel Corporation pour son projet de l’îlot Dorchester. L’important projet inclut du logement, une épicerie de grande surface, des espaces commerciaux, des espaces verts et un hôtel, mais il culmine avec un bâtiment de 20 étages, bien au-delà de ce que prévoit le PPU du secteur Saint-Roch, datant de 2017.
Le gabarit proposé serait nécessaire à la rentabilité économique du projet, selon Trudel Corporation, qui se montre toutefois très ouvert à bonifier son projet en fonction des commentaires reçus.
L’îlot est formé du quadrilatère au carrefour des rues Dorchester, Saint-Vallier Est, Caron et Sainte-Hélène. Il est actuellement occupé par un stationnement de quelque 300 cases, particulièrement prisé par les résidents du secteur lors des opérations déneigement.
Un doute subsiste quant à la disponibilité du stationnement Dorchester cet hiver.
Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard
Il n’y a pas grand-chose de plus rentable qu’un stationnement, mais on veut mieux que ça pour le quartier et la propriété, alors on s’est demandé ce qu’on pouvait faire pour développer un projet à cet endroit-là , plaide David Chabot, directeur du bureau du président à Trudel Corporation.
Propriétaire du terrain depuis 2022, Trudel a travaillé son concept à partir d’une proposition de la Ville qui culminait quant à elle à 14 étages, ce qui est aussi supérieur aux 10 étages prévus au PPU. La Ville a quand même une volonté de faire du logement. Ils ne se tournent pas les pouces pendant la crise du logement, même si le cadre réglementaire est compliqué, soutient le directeur.
La proposition de la Ville de Québec pour le projet Dorchester prévoyait des bâtiments allant de 5 à 14 étages.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
Avec la reconfiguration des gradients de hauteur proposée par le promoteur, le projet passe de quelque 350 à 390 logements, en plus d’y ajouter un hôtel de 175 chambres. Ce que les acteurs de l’industrie nous disent c’est qu’il manque environ 1000 chambres à Québec, souligne David Chabot, qui ajoute que plus de chambres dans le quartier pourraient aussi diminuer la demande pour les locations de courte durée comme Airbnb.
Une bannière hôtelière a déjà signifié son intérêt, à condition que le bâtiment soit perçu comme un immeuble signature dans le quartier, d’où l’un des arguments pour sa hauteur.
L’hôtel doit occuper les étages supérieurs du bâtiment de 20 étages.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
Le directeur chez Trudel concède tout de même que la hauteur du projet Dorchester ne fait pas l’unanimité auprès des groupes que le promoteur a consultés. Avec ses 20 étages, le plus haut des bâtiments du projet viendrait égaliser la hauteur de la tour Fresk quelques mètres plus loin, mais Trudel veut mieux faire.
Ce qu’on a eu dans nos consultations, c’est que ce n’est plus tant les 20 étages de la tour qui dérangent, c’est son intégration et l’aménagement au sol qui est très minéral, sans verdissement, avec des corridors de vent, relate David Chabot.
La proposition de la Ville (en bleu) mise en relief avec la proposition de Trudel Corporation (en rouge).
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
En troquant des étages sur différents bâtiments aux extrémités du projet, Trudel Corporation a été en mesure de proposer un espace vert plus grand au coin de la rue Caron que celui dans la proposition de la Ville.
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Compromis de hauteur pour l’épicerie
En amont des modifications réglementaires qu’espère Trudel Corporation pour mener à bien sa vision, le promoteur a mené le printemps dernier son propre processus de consultation avec 25 groupes composés d’organismes ou de citoyens du secteur.
Notre façon de faire chez Trudel, c’est de consulter la population, on le fait pour tous nos projets. Dans ce cas-ci, on voulait aller voir la population pour expliquer ce qu’on présente, mais aussi pour voir si le PPU actuel peut être bonifié ou mis à jour en fonction de la nouvelle réalité et de la crise du logement, soutient David Chabot.
Le rez-de-chaussée du projet sera réservé au commercial.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
Il parle d’un processus de cocréation avec le milieu, mais aussi d’un baromètre pour mettre à l’essai l’acceptabilité sociale de certaines propositions.
Selon la documentation de Trudel Corporation, sans que l’offre commerciale vienne trop concurrencer les commerces existants du quartier, les participants aux consultations ont été nombreux à réclamer une épicerie et une quincaillerie.
L’entrée de l’épicerie sera située au niveau de la rue au coin des rues Dorchester et Sainte-Hélène, au pied du bâtiment de 20 étages.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
Le promoteur dit être en discussion avec au moins une bannière de haut volume et de bas prix qui a signifié son intérêt pour y établir une épicerie de 30 000 pi2. C’est toutefois à condition que le loyer commercial ne soit pas trop élevé en raison des contraintes du secteur pour la logistique de livraison, notamment.
C’est un autre argument évoqué par le promoteur pour faire valoir la nécessité d’aller chercher plus de revenus autrement, notamment grâce à la hauteur des bâtiments. L’implantation d’une épicerie « à volume » requiert un compromis économique substantiel […] la construction d’un bâtiment plus imposant rendrait le tout viable économiquement, est-il expliqué dans le document des consultations de Trudel.
L’insertion du projet de Trudel Corporation (en rouge) dans le centre-ville de Québec en termes de hauteur selon les autres bâtiments d’importance.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
Abordabilité et bonifications
Quelques propositions découlant de ces consultations ont tout de même été retenues pour le projet, notamment par rapport à l’intégration architecturale des bâtiments dans leur milieu et à l’augmentation du verdissement de l’îlot. La version mise à jour en fonction des commentaires sera présentée dans les prochaines semaines.
On a convenu que la totalité des toitures serait finalement végétalisée, relate entre autres le document découlant des consultations. Une étude plus poussée par rapport au vent et à l’ensoleillement sera également produite pour répondre aux inquiétudes des citoyens.
La place des Tanneurs, comme l’appelle pour le moment Trudel Corporation, permettra aux piétons de passer du côté de la rue Saint-Vallier Est à l’intersection des rues Dorchester et Sainte-Hélène sans faire le tour des bâtiments.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
Le projet prévoit 15 % de logement abordable, dont le prix est fixé selon le calcul de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), qui fixe l’abordabilité à 30 % du revenu médian de la région.
Si on met un chiffre tangible, en 2024, c’est environ 1050 $ par mois. Ce ne seront pas les prix de l’îlot Dorchester, mais c’est ça qu’on a pour notre premier bâtiment de Fleur de Lys en mars. Dans ce bâtiment-là, nos 3 ½ commencent à 950 $ par mois, donc en bas du seuil de l’abordabilité, illustre le directeur chez Trudel Corporation.
Lors des consultations, de nombreux groupes ont invité le promoteur à faire appel au programme Supplément au loyer (PSL), ce dont il envisage maintenant qu’il sait que les modifications au programme le rendent applicable au projet Dorchester.
Le programme permet aux locataires de payer un loyer équivalent à 25 % du revenu du ménage. Le gouvernement québécois en a assoupli les paramètres en avril 2024 pour réduire les listes d’attente.
L’avenir du stationnement selon l’échéancier
L’accès au stationnement a aussi fait partie des préoccupations des citoyens et groupes du secteur consultés qui souhaitent que quelques cases demeurent à l’usage des résidents de Saint-Roch.
Trudel prévoit un total d’environ 600 cases en souterrain sur deux étages, dont potentiellement 75 pour les besoins des commerces qui pourraient être rendus accessibles aux résidents en soirée, durant les opérations de déneigement par exemple.
Le parc prévu à l’extrémité Caron du projet en façade des bâtiments moins hauts.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Trudel Corporation
À savoir si le stationnement sera accessible cet hiver, cela dépendra de la progression des modifications réglementaires demandées à la Ville. Sans douter de la volonté de l’administration municipale de construire plus de logements rapidement, David Chabot dénonce tout de même la lourdeur du processus.
On reste toujours sous l’impression qu’il y a d’autres villes au Québec où ça va plus vite pour faire le processus. Donc est-ce qu’on peut s’interroger sur nos façons de faire à Québec pour accélérer les délais sans passer par-dessus la consultation de la population? demande-t-il.
Trudel Corporation espérait pouvoir commencer les travaux de décontamination et d’excavation cet automne et cet hiver pour pouvoir commencer la construction au printemps, mais sans certitude de la part de la Ville, le tout pourrait devoir être reporté.
Les fouilles archéologiques pourraient quant à elles être entreprises dès cet automne, comme elles ne couperont pas les revenus générés par le stationnement.
L’ancien propriétaire du terrain, Kevlar, avait proposé un projet de 200 logements à neuf étages en 2016.
Trudel est également derrière trois autres projets d’envergure à Québec, à Fleur de Lys, aux Galeries Charlesbourg et à Place Quatre-Bourgeois.
Beau projet pour l’un des derniers grands stationnements du centre-ville.
390 logements (15% abordables et 10% adaptés/adaptables)
Hôtel de 175 chambres
Épicerie de 25 000 à 30 000 pi2
3 à 5 commerces de proximité
Près de 15 000 pi2 de parc, en plus d’une place publique significative
Percées visuelles en prolongement de la rue des Voltigeurs
Possibilité de stationnement avec vignette pour les résidents limitrophes
Il y aura des consultations publiques comme le promoteur demande une modification de zonage. On peut voir sa proposition dans la dernière image versus ce que la Ville permet présentement.
Un projet de construction qui ne fait pas l’unanimité? Mais d’habitude les gens accueillent tellement bien le changement!
Je connais bien ce terrain et le secteur pas très loin de mon condo dans Montcalm à 15 minutes de marche en haut de la falaise. On a d’ailleurs ici un ilot de chaleur et de laideur qui dépare complètement le quartier.
De toute façon si on attendait d’avoir l’unanimité pour réaliser un projet, rien ne monterait jamais. Par ailleurs on est au coeur de St-Roch dans la partie du centre-ville commercial où on trouve déjà plusieurs immeubles à peu près à l’échelle de ce qui est proposé. Donc s’il y a un quadrilatère à densifier c’est bien celui-là, puisqu’il recoudra le tissu urbain déjà trop amoché et contribuera à stimuler l’économie du coin. À noter qu’on est seulement à quelques minutes de marche de la grande Bibliothèque Gabrielle-Roy devenu un des points focaux de St-Roch.
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ça ne changera jamais…. encore des chialeux. Le contexte économique et les coûts de construction ont énormément changé depuis 2017. Ce projet semble juste et bien fait . Il remplacera une plaie urbaine dans ce quartier. JC !!! 20 étages !!! On n’est pas entrain de proposer une nouvelle tour Burg Kalifa . On a une allergie aux grandes tours au Quebec. Le promoteur n’œuvre pas dans le caritatif , il faut que son projet soit rentable. Celle là n’a aucune idée avec son regroupement du travail et de l’argent qui est dépensé pour présenter un projet. Dans le contexte social dans lequel on est en 2024 , du pas dans ma cours , j’ai peur pour ce projet . Il est temps de changer les choses au gouvernement. On a besoin de voir beaucoup de grues au Québec .
Résumé
Go pour les condos et une épicerie à l’Îlot Charlevoix
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
1er octobre 2024 à 04h00|
Mis à jour le1er octobre 2024 à 06h12
L’immeuble de cinq étages qui lèvera de terre à l’Îlot Charlevoix est désormais évalué à 70 millions de dollars. (LemayMichaud)
Le projet QG Vieux-Québec se met finalement en branle après des années d’attente, a appris Le Soleil. Avec toutes ses autorisations en main, le promoteur Capwood se montre déterminé à livrer le nouveau «milieu de vie» de l’Îlot Charlevoix, au terme d’un réel «parcours du combattant».
«On commence à creuser. On va avoir la grue sur le terrain. On a déjà mis des clôtures, la rue est déplacée et on commence l’excavation», souffle en entrevue au Soleil le président-directeur général de Capwood, Denis Epoh.
Voilà près de sept ans que le développeur attendait ce moment. Devenu propriétaire du terrain vacant coincé entre les rues Charlevoix, de l’Hôtel-Dieu, Saint-Jean et de la Côte du Palais après un appel de propositions de la Ville de Québec en 2018, Capwood rêve depuis longtemps d’un «milieu de vie» au cœur du Vieux-Québec.
L’immeuble de cinq étages qui prendra la place du lot vacant est désormais évalué à 70 millions de dollars.
Mais avec 29 unités d’habitation à vendre en condo sur cinq étages plutôt que les 40 que le promoteur projetait construire en 2021, Capwood a été contraint de revoir à la baisse ses ambitions. Et de les repousser à plus tard.
«Ce n’est pas le même projet, mais on n’est pas très loin de ce qu’on voulait faire. C’est plus petit et il y a beaucoup moins de commercial, avec seulement un plancher de marché et de services», compare M. Epoh, qui souligne cependant avoir «travaillé fort» pour maintenir le volet épicerie. «Nous ne voulions pas faire de compromis là-dessus, parce que c’est un service qui manque.»
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Le 19 octobre 2021, la société immobilière présentait en grande pompe les maquettes de la construction qui comblerait le lot vide en plein quartier historique. Marché spécialisé de producteurs et artisans locaux, halle alimentaire intégrée, centre de conditionnement physique, clinique médicale, salon de coiffure, offre de restauration, le QG Vieux-Québec devait devenir une «bougie d’allumage» pour tout le quartier.
Or, trois ans plus tard, peu de choses ont bougé et le trou béant attire toujours l’œil des passants. De délai en délai et à force de contraintes de toutes sortes, le début de la construction, à l’origine prévu au printemps 2022, s’entame ce mardi.
Le terrain vacant de l’Îlot Charlevoix (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)
Qualifié de «verrue» du Vieux-Québec par le chef de l’opposition municipale pas plus tard que la semaine dernière, le terrain changera de visage d’ici quelques années. Le complexe accueillera ses premiers résidents à l’été 2027. Déjà, environ 40 % des condos ont été vendus, souligne Denis Epoh.
«Complexe» culture
De quoi lui donner raison d’avoir poursuivi l’aventure, soutient-il, visiblement soulagé. «C’est sûr que c’est un parcours du combattant», relate le gestionnaire.
La pandémie a d’abord retardé d’un an le calendrier.
Mais c’est davantage le ministère de la Culture qui a joué les trouble-fête ces dernières années. Soucieuses de «préserver l’histoire», les autorités provinciales ont dit non à un développement qui devait s’étendre aux bâtiments adjacents du secteur, comme la Banque de Montréal, l’Hôtel du Vieux-Québec et le pavillon Collin, un édifice excédentaire de l’Hôtel-Dieu de Québec.
«Ils font leur travail, mais ça affecte le nombre de projets neufs qu’on peut livrer dans le Vieux-Québec.»
— Denis Epoh, président-directeur général de Capwood
«On voulait profiter de l’occasion pour ajouter d’autres immeubles voisins autour pour faire un projet d’impact. C’est ça qui n’a pas fonctionné auprès du ministère», résume le président-directeur général de Capwood.
À l’origine, le promoteur pensait revamper tout le quadrilatère de l’Îlot Charlevoix avec son projet QG Vieux-Québec. (QG Vieux-Québec)
Entre les choix de matériaux de construction, la hauteur de l’édifice, la réfection ou le remplacement des façades existantes, obtenir le sceau du ministère de la Culture n’aura pas été de tout repos. On ne pouvait pas faire le projet jusqu’à ce qu’il soit satisfait», expose M. Epoh, qui a finalement reçu l’autorisation nécessaire en avril dernier.
Pour des «règles du jeu» plus claires
«Dans le Vieux-Québec il faut s’attendre à ce que ça prenne du temps», admet le dirigeant de Capwood.
Jamais, nuance-t-il toutefois, il ne se serait attendu à autant de temps pour concrétiser son «rêve». Le développeur en a contre des «règles du jeu» parfois floues.
«Ça a pris sept ans avant qu’on ait un permis et la sanction du ministère de la Culture. Ce n’est pas parce qu’on ne voulait pas commencer la construction plus tôt, mais ils s’assurent que les règles sont respectées et parfois, quand on ne les connaît pas, il faut changer et ça traîne», déplore Denis Epoh.
Le QG Vieux-Québec proposera 29 unités de condos de luxe. (LemayMichaud)
Tandis que l’administration Marchand «fait sa part» et espère regarnir le Vieux-Québec de services et inverser la tendance de la désertion des résidents permanents, les autorités gagneraient, croit-il, à s’asseoir et à présenter un «plan» établi «de ce qui est permis et ce qui ne l’est pas».
«Là, il n’y a pas de cadre, il n’y a rien. Il faut tout négocier à la pièce et on ne sait pas où on s’en va. Il faut qu’on soit au courant de ce que ça prend.»
Faire lever des projets dans le Vieux-Québec est si complexe, que seuls deux ont vu le jour ces dernières années, illustre-t-il, en citant l’hôtel Monsieur Jean et l’immeuble à condos Circa.
Sans compter que l’investissement pour les voir sortir de terre est aussi plus coûteux qu’ailleurs, ajoute M. Epoh.
Aucun coup de pelle n’a encore été donné sur l’Îlot Charlevoix et le promoteur calcule avoir dû débourser jusqu’ici quelque 14 millions de dollars. À eux seuls, le permis et les emprises sur rue s’accaparent un million.
«On se fait prendre dans le jeu: on avance, on dépense. C’est beaucoup de risques qu’on prend. Si on savait qu’on ne pouvait pas faire certaines choses en partant, on se limiterait à ce qu’on peut faire. Mais on ne sait pas, on navigue dans le néant et ça coûte ce que ça coûte.»
À travers tout le processus, avec un projet amputé de plusieurs condos, «la rentabilité en prend un coup». Le même projet bâti ailleurs aurait été plus rentable, selon M. Epoh.
«Ça ne nous permet pas de faire l’argent, mais ça nous permet de livrer le projet sans trop saigner. La seule chose qui m’incombe maintenant, c’est de ne pas perdre d’argent.»
— Denis Epoh, président-directeur général de Capwood
Capwood ne s’en cache pas: le QG Vieux-Québec proposera des unités de prestige. «D’office, le Vieux-Québec coûte plus cher qu’ailleurs. Il y a très peu d’unités neuves, alors il faut s’attendre à ce qu’elles se vendent plus cher», avise son directeur.
Mais il promet tout de même aux acheteurs des «prix raisonnables». «Je ne peux pas non plus charger 1000 $ du pied carré. On n’est pas à Toronto. Il faut tenir compte de la capacité de payer», convient le promoteur, laissant planer le mystère sur ses prix.
[
Émilie Pelletier, Le Soleil
](Émilie Pelletier, Le Soleil - le-soleil)
Journaliste au Soleil depuis 2020, Émilie Pelletier a fait ses premières armes à la santé, en pleine pandémie. Depuis l’élection du maire Bruno Marchand, en novembre 2021, elle couvre la politique municipale et ses enjeux au quotidien.
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Résumé
Groupe Brivia liquide plusieurs actifs à Québec
Le promoteur misait notamment sur la zone d’innovation InnoVitam, aujourd’hui abandonnée, et la construction du tramway vers d’Estimauville, un axe relégué à une hypothétique phase 2.
Les terrains du Groupe Brivia se situent à l’angle du chemin de la Canardière et du boulevard Henri-Bourassa.
Photo : Radio-Canada / Amelie Auger
Publié à 5 h 55 HAE
Après avoir vendu deux immeubles de plus de 200 logements dans Lebourgneuf au cours des derniers mois, le promoteur immobilier Groupe Brivia met en vente ses terrains situés à l’angle du chemin de la Canardière et du boulevard Henri-Bourassa, non loin du futur mégahôpital de l’Enfant-Jésus.
Les terrains de l’îlot Henri-Bourassa, totalisant 78 000 pieds carrés, ont été mis en vente la semaine dernière via la firme de courtage immobilier Landerz.
Groupe Brivia a décidé de procéder par appel d’offres et entend récolter les propositions des investisseurs intéressés. L’entreprise ne sait pas encore si elle vendra ou non les terrains. Refusant toute demande d’entrevue, la société montréalaise assure qu’elle ne largue pas encore son projet d’immeuble locatif.
Le Groupe Brivia avait fait l’acquisition, en 2021, de plusieurs lots à l’angle du boulevard Henri-Bourassa et du chemin de la Canardière.
Photo : Radio-Canada
La Ville de Québec est importante pour le Groupe Brivia. Le site du 1600, boulevard Henri-Bourrassa est stratégique pour l’entreprise, qui prend le temps nécessaire afin d’explorer les options possibles, déclare laconiquement un porte-parole dans un courriel envoyé à Radio-Canada, sans émettre d’autres commentaires.
D’emblée, la Ville de Québec affirme ne pas souhaiter en faire l’acquisition. Il n’est pas prévu pour la Ville de se porter acquéreuse de l’îlot Henri-Bourassa, confirme le porte-parole Jean-Pascal Lavoie.
Changement de zonage
Le Groupe Brivia avait présenté, il y a deux ans, un projet d’appartements locatifs sur les terrains en question. On évoquait alors de 240 à 250 unités sur cinq, six ou sept étages, bien que la hauteur exacte du bâtiment restait à définir avec la Ville de Québec.
Dans tous les cas, un changement de zonage était nécessaire afin de répondre aux ambitions du Groupe Brivia, alors qu’un maximum de trois étages est présentement défini dans le schéma d’aménagement municipal. Une telle modification forcera nécessairement des consultations publiques.
Les bâtiments situés sur les terrains du Groupe Brivia abritaient auparavant des commerces, mais sont désormais inoccupés.
Photo : Radio-Canada / Amelie Auger
Tel que l’affirme Groupe Brivia, le projet est encore d’actualité, si l’on en croit l’annonce de la firme Landerz. Le projet proposé par le vendeur présente des possibilités de développement pour la construction de 250 unités, peut-on lire.
Le secteur est mûr pour une densification, affirme au passage Groupe Brivia, toujours par l’entremise de ses courtiers. Cet automne, la Ville de Québec amorcera une révision de sa réglementation d’urbanisme, visant à encourager un développement résidentiel à haute densité, mentionne également l’appel d’offres.
La Ville de Québec a adopté cet été sa vision des quartiers de la Canardière. Parmi les éléments phares, on souhaite y consolider et accroître l’offre résidentielle en facilitant la construction de nouveaux logements. La Ville s’est engagée à atteindre une cible de 20 % de logements abordables sur le territoire visé par la politique.
Vision d’aménagement du boulevard Henri-Bourassa en direction sud présentée cet été
Photo : Gracieuseté : Ville de Québec
Jean-Pascal Lavoie confirme une modification réglementaire à venir afin de permettre la mise en œuvre de sa vision d’aménagement. La Ville, poursuit-il, entend lancer des consultations publiques au cours des prochains mois, sans toutefois préciser d’échéancier.
Selon la Ville, l’îlot Henri-Bourassa revêt un intérêt particulier pour y créer un nouveau milieu de vie comprenant de nouveaux logements ainsi que des espaces pour des commerces et services de proximité grâce, entre autres, à son emplacement stratégique, près de grandes artères et bien desservi par le transport en commun.
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Le mégahôpital attire un géant immobilier dans Maizerets
Tramway, pas tramway?
En 2022, Groupe Brivia témoignait de sa volonté de participer à la dynamisation du quartier Maizerets.
Le promoteur entendait profiter de la construction du mégahôpital de l’Enfant-Jésus, de l’arrivée prochaine de la zone d’innovation Innovitam et de la construction du tramway vers le pôle d’Estimauville.
Or la donne a changé depuis.
Les terrains du Groupe Brivia sont situés aux abords du défunt projet InnoVitam, dont on voit ici une ancienne maquette fournie par la Ville de Québec.
Photo : Ville de Québec / Radio-Canada
La zone d’innovation a été abandonnée par le gouvernement du Québec, alors que le tracé du tramway ne prévoit pas passer par le chemin de la Canardière dans le cadre de la phase 1, seule portion faisant l’objet d’un engagement, quoique incertain, de la Coalition avenir Québec (CAQ). Le tronçon vers l’est a été relégué à une phase 2 dans la proposition présentée par CDPQ Infra en juin dernier.
Groupe Brivia n’a pas voulu répondre à savoir si ces deux éléments ont mené à la vente des terrains.
Le trajet de la phase 1 du tramway, de Le Gendre à Charlesbourg, ne se rend plus à D’Estimauville, tel que prévu au départ lorsque Brivia a fait l’acquisition des terrains sur le chemin de la Canardière.
Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy
Le chantier de l’hôpital de l’Enfant-Jésus se poursuivra quant à lui jusqu’en 2029.
À terme, environ 6000 personnes travailleront à l’Enfant-Jésus. Du nombre, 1000 seront des médecins ou des chercheurs, selon des estimations du CHU de Québec.
En entrevue à Radio-Canada en 2022, le chef du développement des investissements chez Groupe Brivia, Vincent Kou, y voyait une manne à exploiter.
On parle de milliers d’employés qui vont s’ajouter à la suite de l’expansion de l’hôpital de l’Enfant-Jésus, disait-il. Éventuellement, l’ensemble du quartier va devoir vivre une certaine redynamisation, inévitablement à cause de la présence de l’hôpital.
Le chantier de l’hôpital de l’Enfant-Jésus doit se terminer en 2029.
Photo : Radio-Canada / Amelie Auger
Difficultés et vente de propriétés
Le Groupe Brivia a connu des difficultés au cours des derniers mois. La société immobilière, en mal de liquidités, n’a eu d’autres choix que de vendre des propriétés, rapportait La Presse en décembre 2023. Groupe Brivia a notamment eu besoin de vendre des actifs pour assurer le financement de certains projets de construction.
Certains actifs ont aussi été vendus à Québec.
Radio-Canada a constaté la vente de deux immeubles provenant du projet LB9, dont les deux premières phases ont été livrées par Groupe Brivia, sur la rue des Métis.
Les deux bâtiments, flambant neufs, sont passés aux mains de compagnies liées à la société MC Properties. Le tout a été officialisé lors de deux transactions distinctes, en janvier 2023 et en juillet 2024.
Selon l’évaluation municipale, ces deux immeubles ont une valeur totalisant 90,5 millions $. Groupe Brivia a refusé de commenter ces transactions.
À La Presse, la direction mentionnait des conditions de marché difficiles. Brivia en subit les conséquences au même titre que les autres développeurs au Québec et ailleurs au Canada. On agit de façon responsable et on a pris les mesures nécessaires pour s’assurer de la pérennité et de la viabilité de nos projets et de l’entreprise, affirmait Vincent Kou.
Groupe Brivia et MC Properties n’avaient pas donné de suite à nos demandes d’informations concernant ces transactions au moment d’écrire ces lignes.
Un Maxi pour le quartier sera une excellente nouvelle puisqu’il n’y a qu’une épicerie Métro dans le secteur et que le marché public du Vieux-Port qui desservait la population plus à l’est a disparu depuis longtemps.
Résumé
Maxi a l’œil sur Saint-Roch
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
8 octobre 2024 à 04h00
Le projet de l’îlot Dorchester de Trudel, dans lequel Maxi a un «intérêt» de s’inscrire, est évalué entre 200 et 300 millions $. (Trudel)
Maxi lorgne le centre-ville de Québec, alors que la bannière épicière songe à s’implanter dans le quartier Saint-Roch, a appris Le Soleil.
La chaîne de supermarchés à rabais a dans sa mire de s’installer dans le projet de l’îlot Dorchester, piloté par le promoteur Trudel.
«Nous continuons à explorer de nouvelles opportunités d’expansion au Québec pour mieux répondre aux besoins de nos clients avec notre gamme d’aliments sains, frais et à prix compétitifs. Je vous confirme que la bannière Maxi a engagé des discussions avec Trudel, exprimant effectivement un intérêt pour s’établir dans le quartier Saint-Roch», a affirmé lundi dans un échange avec Le Soleil la gestionnaire principale des communications des Compagnies Loblaw, Geneviève Poirier. «Trop tôt», cependant, pour confirmer les détails du projet.
Voilà plusieurs mois que la rumeur de l’arrivée d’un magasin Maxi court dans Saint-Roch, les citoyens du quartier étant impatients de connaître finalement le nom de la bannière qui occupera le vaste local réservé à une épicerie grande surface, au coeur du projet de l’îlot Dorchester.
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Projet de Trudel: pas de passe-droit sur la consultation citoyenne

D’avis que la Basse-Ville, — Saint-Roch «en particulier» — a «besoin de compétition épicière», Trudel rêve en effet d’un marché d’alimentation «à volume» de 30 000 pieds carrés pour compléter l’offre de services de son projet immobilier et commercial.
En entrevue au Soleil à la fin septembre, David Chabot, directeur du bureau du président chez Trudel, faisait part d’un «intérêt d’une chaîne d’épicerie à volume pour s’installer dans le projet Dorchester».
«Des discussions sont très avancées avec une bannière bien connue qui souhaite ouvrir le plus rapidement possible», laissait planer l’entreprise immobilière dans un rapport de consultations déposé à la Ville de Québec, faisant le constat que «ce type de commerce est grandement attendu dans le secteur depuis longtemps».
Pour meubler l’espace de près de 100 000 pieds carrés quadrillé par les rues Dorchester, Caron, Sainte-Hélène et Saint-Vallier Est, le développeur planifie aussi faire sortir de terre 390 unités de logement, 175 chambres d’hôtel et trois commerces de proximité, bordés par près de 15 000 pieds carrés de parc et d’une place publique.
Le projet, évalué entre 200 et 300 millions de dollars, devrait être livré au printemps 2027, au terme de deux années et demie de chantier.
Le stationnement grouille
Ces derniers jours, le stationnement Dorchester s’est remis à grouiller. Des travailleurs ont été déployés sur le vaste lot clôturé, dont une partie a été clôturée, pour procéder à des fouilles archéologiques. Trudel a obtenu les autorisations pour compléter la dernière phase de cette étape, qui s’est mise en branle lundi, a confirmé au Soleil le directeur du bureau du président. Des travaux du même type s’étaient aussi déroulés au printemps 2023.
Avec le début de ses consultations publiques en vue d’un changement de zonage du site, la Ville de Québec n’a toujours pas donné son aval au début de la construction du projet de l’îlot Dorchester. «Mais l’hiver approche et il y a quand même de l’archéologie à faire, que le projet se fasse ou pas, alors on a décidé d’avancer», détaille David Chabot.
La location des espaces de stationnement demeurera possible après les fouilles archéologiques.
Québec prévoit une première séance de participation citoyenne portant sur la requalification de l’îlot Dorchester le 23 octobre prochain.
































































