Ville de Québec et région de la Capitale - Projets immobiliers

La tour à bureaux RBC était destinée à devenir un véritable pôle à Airbnb avant que l’administration Marchand annonce un moratoire sur l’ajout de logements touristiques près du Vieux-Québec.

La plus haute tour de Québec pourrait naître à Fleur de Lys

La tour de Fleur de Lys pourrait bien détrôner les 31 étages du Complexe G et devenir le plus haut gratte-ciel de la capitale. (Trudel)

Trudel rehausse ses ambitions pour développer Fleur de Lys. Le promoteur rêve de «bonifier» l’entrée de la ville d’une tour «emblématique» encore plus haute que celle de 20 étages qui figurait dans ses plans.

«On va faire les choses dans l’ordre, mais on pense que c’est important d’être ambitieux pour le secteur de Vanier», partage en entrevue au Soleil David Chabot*,* le directeur du bureau du président chez Trudel.

Dans ses plus récentes modélisations 3D utilisées à des fins d’illustration pour ses futurs locataires, Trudel met de l’avant une vision différente de celle présentée jusqu’ici.



Au cœur du redéveloppement projeté du site de Fleur de Lys apparaît désormais une tour de plus de 30 étages, qui devrait abriter près de 190 logements.

«C’est une nouveauté qu’un bâtiment de cette ampleur se retrouve sur une image», confirme M. Chabot, après que cette dernière ait filtré sur les réseaux sociaux.

Cette tour, la plus haute du projet, doit aussi accueillir un hôtel de calibre international de 200 chambres, un centre de conférence et des bureaux.

Jusqu’ici, le zonage du lot, modifié en 2021 sous l’administration de l’ancien maire Régis Labeaume, permettait au promoteur de monter tout au plus jusqu’à 20 étages.

Les débuts du chantier de redéveloppement de Fleur de Lys, en septembre 2024. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Or, les forages du site effectués ces dernières années par les propriétaires ont bousculé les plans. «On est arrivés à la conclusion que les sols n’étaient pas aussi favorables que ce qu’on aurait pensé. Il faudra utiliser des techniques de construction plus coûteuses, alors 20 étages, ça ne se peut pas en termes de rentabilité», expose David Chabot.

Pas «monstrueux», mais plus «ambitieux»

Cette réalité technique s’est avérée être la «bougie d’allumage» d’une réflexion plus large sur l’ambition de redéveloppement de Fleur de Lys, un chantier amorcé à la toute fin 2022.

Voyant les unités de ses deux premiers bâtiments — le premier livré et le second en construction — être presque louées à 100 %, Trudel affirme faire le constat que son site présente un «potentiel» encore plus grand qu’anticipé.

Plus de détails

«La demande est tellement forte, alors on se dit qu’on a peut-être quelque chose de spécial avec Fleur de Lys.»

— David Chabot, le directeur du bureau du président chez Trudel

Promettant d’éviter d’en faire un projet «monstrueux», le développeur convient d’une intention «voir à des façons ponctuelles de bonifier la densité» sur le site du centre commercial acquis en 2018.

Mais aucune option n’est jusqu’ici écartée, précise le directeur du bureau du président chez Trudel.

Le «trou de beigne» de Québec

Le nombre final d’étages — tout comme le choix des matériaux — reste encore à déterminer, en fonction des discussions avec les partenaires du quartier et du feu vert des autorités municipales, qui devront d’abord approuver un changement de zonage.

À une telle hauteur, la tour de Fleur de Lys pourrait bien détrôner les 31 étages de l’édifice Marie-Guyart (Complexe G) et devenir le plus haut gratte-ciel de la capitale.

«On ne fera pas le Burj Khalifa [de Dubaï] à 125 étages», assure cependant M. Chabot. Les limites seront fixées en fonction de la rentabilité du projet. «En faire pas assez, ce n’est pas rentable, mais en faire trop, ce n’est pas rentable non plus.»



Mais dans un quartier en pleine «ébullition», il estime qu’une tour effilée culminant à une trentaine d’étages n’a rien de déraisonnable aux portes de Québec.

Trudel y voit plutôt l’opportunité de créer une entrée de ville «emblématique et signalétique».

En construction, le Dix-Huit-Juillet fait référence à l’acquisition par Trudel de Fleur de Lys. (Trudel)

«Ça a longtemps été le quartier délaissé, le trou de beigne de Québec. Il est temps de lui donner de l’amour», croit le promoteur.

Vanier pourrait même devenir «le prochain hot spot à Québec», ambitionne M. Chabot, devant l’ouverture de la Ville à redévelopper le site de l’ancien Colisée, à quelques pas de Fleur de Lys.

«Faire de la densité n’importe où, n’importe comment, ça ne se fait pas. Mais le faire à la bonne place, sur un site comme Fleur de Lys, on pense que c’est vraiment positif», avance M. Chabot.

Premier coup d’œil «préoccupant»

Après avoir peiné à obtenir l’«acceptabilité sociale» pour son projet à l’îlot Dorchester, au cœur du quartier Saint-Roch, Trudel n’envisage pas de défi semblable pour Fleur de Lys, un site minéralisé loin de ses voisins.

Au premier coup d’œil, le président du conseil de quartier de Vanier, Pierre-Marc Doucet, admet toutefois avoir «fait le saut».

«Il avait été question d’un 20 étages, alors quelque chose autour de 35, ça change la donne, même si les explications de Trudel sont légitimes», partage-t-il, en entrevue au Soleil.



Consultés ces derniers jours par le développeur, les administrateurs du conseil de quartier n’ont pas caché trouver «préoccupant» le visuel actuel du projet Fleur de Lys.

«On ne veut pas d’un [projet comme le] Phare dans le quartier.»

— Pierre-Marc Doucet, président du conseil de quartier de Vanier

Au-delà de la hauteur, les craintes d’accentuer les «problèmes de mobilité» et d’embourgeoisement de Vanier sont dans l’air.

«On s’inquiète de l’impact du projet sur le quartier, mais, comme il n’est pas définitif, il est difficile de se positionner. On veut être informés en amont», demande M. Doucet.

Trudel dit sentir un «climat favorable» à l’hôtel de ville, mais promet des «consultations» sur un éventuel rehaussement de la hauteur à Fleur de Lys. «On va faire les choses dans l’ordre», s’engage-t-on.

L’objectif est de proposer sa vision à la Ville d’ici l’été, pour une mise en chantier du grand bâtiment «idéalement» en 2028.

Des milliers en construction

En attendant, la densification de Fleur de Lys se poursuit.

À terme, Trudel projette un redéveloppement chiffré désormais à 2 milliards de dollars et 4500 unités d’ici 2035, dont 15 % seront abordables ou sociales.

La construction d’un édifice résidentiel à rez-de-chaussée commercial de huit étages et environ 300 logements devrait débuter d’ici l’été entre l’ancien Yellow et l’ancien La Baie, dans la portion sud du site.

Un premier de 480 unités avait été livré en septembre 2025, tandis que la deuxième phase sera livrée en deux bâtiments à partir de juillet.

Avec ses autres chantiers de l’îlot Dorchester, des Galeries Charlesbourg et de la Place des Quatre-Bourgeois, l’entreprise envisage quelque 2800 unités en chantier en même temps, au 31 décembre prochain.

EN BREF

Îlot Dorchester: Zonage conclu en avril 2025. Chantier à lancer dans les prochaines semaines.



Galeries Charlesbourg: Construction de la première phase en cours, deuxième attendue d’ici la fin de l’année.

Place des Quatre-Bourgeois: La construction de la première phase devrait débuter d’ici la fin de l’année.

Source: Trudel

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Voici l’article original daté du 8 août 2025 où on ne parlait pas d’Airbnb mais bien de vrais logements. Par ailleurs je suis vraiment déçu de ce changement de vocation qui ne fera qu’ajouter davantage de chambres pour touristes dans le Vieux-Québec, tandis qu’un moratoire vient d’être décrété pour éviter justement cet état de fait.

Le promoteur invoque ici un droit acquis. Histoire à suivre…

Dire que c’est hors échelle est tellement exagéré, surtout que ce développement est vraiment éloigné des zones d’habitations basses, séparé par une autoroute et de grands boulevards de type commercial comme on voit dans Ste-Foy dans l’ouest. En plus c’est à distance de marche du Centre Vidéotron et du Grand Marché.

Par ailleurs on laisse entendre qu’il pourrait concurrencer la hauteur de l’édifice à bureaux de 31 étages (Marie Guyart, complexe G) qui domine la colline parlementaire. Une autre exagération puisque ce site est dans la Haute-Ville tandis que Fleur-de-Lys est 130 mètres plus bas à quelques kilomètres plus au nord. Finalement on sait que les étages de bureaux font généralement 11- 12 pieds par rapport aux 8-10 pieds des étages moyens à logements.

En passant ça me rappelle la hauteur démesurée (17 étages) de l’ilot Dorchester dans St-Roch (Basse-Ville) contestée par la population locale où on trouve déjà dans le voisinage des immeubles de plus de 20 étages.

Le gratte-ciel de Trudel, un bâtiment «hors échelle»

La tour de Fleur de Lys pourrait bien détrôner les 31 étages du Complexe G et devenir le plus haut gratte-ciel de la capitale. (Trudel)

Une tour de plus de 30 étages au cœur du développement de Fleur de Lys fait sourciller des experts, qui redoutent un «mur» dans le paysage urbain avec un bâtiment «hors échelle» pour le quartier Vanier.

«L’idée d’un bâtiment signature, je pense que c’est un élément de marketing. On a eu cet épisode avec le projet du Phare [en 2015], on disait qu’on voulait le plus haut, même plus haut qu’à Montréal. Il faut se calmer un peu», tranche en entrevue au Soleil Paul Mackey, membre émérite de l’Ordre des urbanistes du Québec.

L’expert en urbanisme estime que la Ville de Québec doit faire preuve de «prudence» avant d’accepter que ne pousse une tour de 30 étages et plus au coeur du quartier Vanier.

Le site minéralisé a pour «avantage» qu’une tour d’une telle ampleur ne risque pas de déranger les voisins, admet l’urbaniste, en soumettant plusieurs autres questions autour de son insertion. En plein redéveloppement de Fleur de Lys, le promoteur Trudel ambitionne de construire un bâtiment de près de 190 logements comprenant aussi des bureaux et un hôtel de calibre international de 200 chambres qui pourrait bien devenir la plus haute tour de la capitale.

«Je trouve que c’est hors échelle à cet endroit-là, prévient Mackey. Il faut voir comment ça s’insère dans le reste de la ville».

Les services municipaux, comme la pression de l’eau, qui devra être forte pour monter aussi haut, seront-ils suffisants? Les échelles du Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec sont-elles assez hautes pour assurer une protection jusqu’au sommet? Qu’en est-il des corridors de vents qui seront créés par la concentration de hauts bâtiments en un seul endroit?

Autant de questions qui méritent des réponses, estime l’expert, avant que l’administration municipale ne tranche sur le changement de zonage réclamé par le développeur pour concrétiser son ambition.

«Sur la vision pour Vanier, il faut que la Ville ait un processus avec la population autour de ‘’quel genre de ville on veut construire’'?» invite Paul Mackey.

«Un enclos» dans la ville?

Plus de détails

Parce que le développement de Fleur de Lys deviendra à terme une véritable ville dans la ville, illustre Gianpiero Moretti, professeur titulaire à l’École d’architecture de l’Université Laval.

Plutôt que les 3500 unités de logement que Trudel projetait ajouter lors du dévoilement de son projet il y aura bientôt trois ans, l’entreprise parle désormais d’en développer autour de 4500 d’ici 2035.

«C’est une grande augmentation d’unités, qui ajoute une très grande concentration de gens dans un endroit spécifique», explique-t-il. Surtout dans un quartier où la densité est actuellement relativement faible.

«Est-ce que ça va devenir un enclos ou quelque chose qui est ouvert sur la ville? Il ne faudrait pas faire une île dans un désert.»

— Gianpiero Moretti, professeur titulaire à l’École d’architecture de l’Université Laval

«Il faudra mener une réflexion plus large sur comment vont se transformer les environs. Si tout le monde autour demande de construire plus haut et plus dense, ce n’est pas seulement le morceau Fleur de Lys qu’il faut regarder», invite celui qui enseigne le design urbain, rappelant que la Ville de Québec a elle-même une vision pour densifier le site de l’ancien Colisée.

Selon M. Moretti, il existe un risque à «tout concentrer dans un endroit unique».

Sans compter qu’une tour de 30 étages et plus modifiera le paysage urbain et pourrait créer «un mur».

«Est-ce que la tour est pertinente? Québec, ce n’est pas une ville de grande hauteur jusqu’à maintenant, alors c’est un enjeu assez important pour ce secteur de la ville».

Plusieurs «défis» anticipés

Les experts se questionnent aussi sur l’ensemble des «défis» que pourrait engendrer un développement aussi important, qui deviendra le lieu de résidence de milliers de citoyens.

À commencer par l’embourgeoisement d’un quartier «populaire», mentionnent-ils.

Puis, il y a pression sur le réseau routier, soulève l’urbaniste Paul Mackey.

«Ça me semblerait surprenant qu’on puisse ajouter toute cette circulation sans ajouter de problèmes», prévoit-il, insistant sur le fait que Vanier demeure «mal desservi en transport en commun».

«La Ville veut utiliser le tramway pour densifier, mais on densifie énormément à un endroit qui n’est pas prévu d’être desservi par le tramway, ce qui est assez surprenant.»

— Paul Mackey, membre émérite de l’Ordre des urbanistes du Québec

Cet expert en sécurité routière parle aussi de Fleur de Lys comme d’un endroit «rébarbatif» pour les piétons, ceinturé du boulevard Hamel, de la rue Soumande et de l’autoroute Laurentienne. Les déplacements piétons autour du site devront être repensés dans le secteur, plaide-t-il.

Rentabilité, crise et ambition comme arguments

En attendant, Trudel invoque avant tout un souci de rentabilité pour réclamer la permission de faire sortir de terre un bâtiment plus haut que le maximum de 20 étages jusqu’ici permis à Fleur de Lys.

Des analyses de sols défavorables forceront le promoteur à utiliser «des techniques de construction plus coûteuses». «Alors 20 étages, ça ne se peut pas en termes de rentabilité», exposait plus tôt cette semaine le directeur du bureau du président chez Trudel, David Chabot.

Un argument qu’achète François Des Rosiers, professeur à la Faculté des sciences de l’administration à l’Université Laval.

Sans pouvoir s’avancer sur le nombre d’étages minimal qui permettrait à Trudel d’éponger les coûts supplémentaires projetés, le spécialiste de l’économie urbaine et immobilière estime qu’il est «possible que 20 étages ne soient plus suffisants pour rentabiliser cette phase du projet».

«Ce n’est pas quelque chose qui me paraît complètement démoniaque. Si 20 étages ne permettent pas de rentabiliser cette phase du projet, la seule solution, c’est d’augmenter la densité.»

— François Des Rosiers, professeur à la Faculté des sciences de l’administration à l’Université Laval

Et dans un contexte de crise du logement, M. Des Rosiers croit que cet «énorme projet de revitalisation urbaine» est plus que bienvenu et ne doit pas être freiné.

«À l’heure actuelle, on ne crache pas sur les nouvelles unités de logement», défend-il.

«J’ai peur de politiciens qui nous parlent de crise pour forcer la main», réplique l’urbaniste Paul Mackey.

Pour lui, Québec fera «fausse route» si elle commence à miser sur les bâtiments de grande hauteur pour se développer.

«Ça répond à une certaine clientèle, mais au point de vue social, c’est des bâtiments de plus petite taille qui enrichissent le tissu social», dit-il.

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Des immeubles de bureaux transformés en logements sur Grande Allée?

Trois immeubles composent les Édifices Bois-de-Coulonge sur Grande Allée. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Un consortium d’investisseurs immobiliers privés a acquis les Édifices Bois-de-Coulonge auprès de iA Groupe financier, en vue de les transformer en projet à usages mixtes.

L’assureur a cédé les Édifices Bois-de-Coulonge situés aux 1122-1126 et 1134, Grande Allée Ouest, pour une somme de 20,5 millions de dollars à la Société immobilière Thornhill.

Ce consortium regroupe Marc-Vincent Girard, ancien vice-président chez Medway, qui a piloté le Kali dans Saint-Sauveur ainsi que l’intégration de logements subventionnés dans cet immeuble.

Il compte également Logis-Expert, qui possède plus de 3500 portes à Québec et Lévis. Mathieu Leclerc, Jonathan Laniel-Dion, Marie-Claude Bourque ainsi que Mathieu et Alexandre Angers-Goulet complètent le consortium.

Le complexe vendu par iA Groupe financier comprend une superficie locative totale de 214 322 pieds carrés sur un terrain de 70 927 pieds carrés, situé dans le secteur de Sillery, le long de Grande Allée Ouest.

L’assureur a cédé les Édifices Bois-de-Coulonge situés aux 1122-1126 et 1134, Grande Allée Ouest, pour une somme de 20,5 millions de dollars à la Société immobilière Thornhill.

Ce consortium regroupe Marc-Vincent Girard, ancien vice-président chez Medway, qui a piloté le Kali dans Saint-Sauveur ainsi que l’intégration de logements subventionnés dans cet immeuble.



Il compte également Logis-Expert, qui possède plus de 3500 portes à Québec et Lévis. Mathieu Leclerc, Jonathan Laniel-Dion, Marie-Claude Bourque ainsi que Mathieu et Alexandre Angers-Goulet complètent le consortium.

Le complexe vendu par iA Groupe financier comprend une superficie locative totale de 214 322 pieds carrés sur un terrain de 70 927 pieds carrés, situé dans le secteur de Sillery, le long de Grande Allée Ouest.

Commercial et résidentiel

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Cette acquisition a notamment pour but, selon M. Girard, de convertir une partie des trois édifices en logements locatifs.

«Nous avons des locataires corporatifs. Un des immeubles est complet, les deux autres sont remplis à 90 et 75 %. Nous recevons aussi des demandes pour de futurs baux. Nous ne sommes pas pressés de développer un projet résidentiel», précise-t-il.

«Nous sommes plus en quête d’informations pour essayer de bâtir un concept qui inclura des bureaux, des commerces de proximité au rez-de-chaussée et du résidentiel. Nous voulons créer quelque chose qui s’intégrera parfaitement dans le secteur», ajoute-t-il.

Le promoteur immobilier devra notamment obtenir un changement de zonage afin d’y permettre l’ajout de logements résidentiels. L’idée serait de développer du logement locatif composé de différentes unités, incluant de grands appartements haut de gamme.

«Avec la hausse des coûts et des taux d’intérêt, plusieurs se sont tournés vers des logements plus petits et plus abordables. De notre côté, on est sur une rue prestigieuse, et on pense être capables de faire des loyers prestigieux, notamment grâce aux vues et à la qualité des matériaux», mentionne Marc-Vincent Girard.

Deux autres bâtisses vendues

Les Édifices Bois-de-Coulonge ne sont pas les seuls qui pourraient être convertis sur Grande-Allée. iA Groupe financier poursuit le recentrage de son parc immobilier avec une série de transactions totalisant 54,5 millions de dollars sur la Grande Allée.

Plus tôt ce mois-ci, l’organisation a également vendu l’immeuble du 925, Grande Allée Ouest, pour 13 millions de dollars à Immobilière Grande Allée, une société qui appartient à la famille Simard.

Le 925 Grande Allée Ouest pourrait accueillir du résidentiel. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

En mars, iA Groupe financier s’était départie de l’Édifice Mérici, situé au 801, Grande Allée Ouest, au profit de Simard Immobilier.

De l’avis du vice-président d’Immeubles Simard, Jean-Michel Simard, l’Édifice Mérici figure parmi les plus beaux immeubles de Québec. L’entreprise a investi 21 millions de dollars pour en faire l’acquisition.

Construit en 1988, l’Édifice Mérici se situe dans la continuité des immeubles administratifs voisins érigés 30 plus tôt, selon le répertoire du patrimoine bâti de la Ville. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

«On veut le garder tel qu’il est. On a d’ailleurs déménagé là parce que c’est un édifice magnifique», mentionne-t-il.

Pour le 925, la famille Simard compte maintenir les locataires en place, tout en envisageant la conversion des locaux vacants en appartements.

«Nous sommes en discussion avec la Ville, car le zonage ne le permet pas. Le secteur est en grande demande. Nous construisons actuellement un immeuble de 145 logements et nous avons une liste d’attente de plus de 200 noms», confie-t-il.

Selon M. Simard, la transformation d’édifices de bureaux en logements favorise l’aménagement d’unités plus spacieuses.

«Les coûts sont moindres par rapport à des constructions neuves. C’est aussi moins dommageable pour l’environnement et cela donne de bons résultats», souligne-t-il, en citant la conversion de l’ancien siège de la CNESST.

Diversifier le portefeuille

Cette vague de ventes d’iA Groupe financier s’inscrit dans une stratégie amorcée il y a plusieurs années. Rien qu’en 2025, l’assureur a multiplié les transactions.

Il a notamment cédé le 930, chemin Sainte-Foy à la Société québécoise des infrastructures pour 14 millions de dollars, ainsi que le 880, chemin Sainte-Foy à des investisseurs, dont le Fonds Immostar, pour 12,1 millions. À Montréal, Optibec avait conclu une autre transaction d’envergure en acquérant un immeuble pour 35,2 millions de dollars.

Toutes ces ventes concernent des tours de bureaux. «Nous recherchons à diversifier notre portefeuille. Nous vendons mais également faisons des acquisitions, comme le projet du 2940 Hochelaga», explique la cheffe des Affaires publiques d’iA Groupe financier, Chantal Corbeil.

Sur ce terrain, IA Groupe financier prévoit la construction d’un immeuble de 289 logements, dont 25 % devraient compter deux chambres et plus. Le bâtiment reposera sur un basilaire de sept étages, avec des surhauteurs en retrait atteignant jusqu’à 18 étages (58 m) par endroits.

Petit projet prometteur dans Saint-Sauveur, pour combler intelligemment une parcelle vide dans une rue diagonale (de l’Aqueduc) ! Le terme utilisé est densification intelligente, c’est bien le cas :slight_smile:

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On voit beaucoup de constructions récentes de logements de tout type dans le secteur et ça continue. On sent d’ailleurs une volonté d’occuper tous les sites vacants pour mieux densifier le coeur urbain. Il y a aussi davantage de coopératives à Québec par rapport à la moyenne d’autres villes québécoises, incluant Montréal. J’ajouterais que c’est un autre beau projet qui s’insèrera bien dans la trame urbaine qui peu à peu se régénère avec le temps.

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Le site de Fleur de Lys est «le meilleur endroit pour monter en hauteur», estime le maire Bruno Marchand. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

La forte densification à venir de Vanier ne doit pas transformer le quartier en un nouveau Lebourgneuf, estime le maire Bruno Marchand.

«J’espère que non», a-t-il laissé tomber lorsque questionné à savoir si la Ville de Québec était en train de reproduire le modèle du quartier Lebourgneuf, à Vanier.

Avec des milliers d’unités résidentielles appelées à sortir de terre dans les prochaines années dans ce secteur du centre-ville, le maire de Québec juge impératif de s’attarder dès maintenant aux questions sur le transport routier et collectif des nouveaux citoyens qui s’y installeront.

Reste que l’administration Marchand ne cache pas sa vision de redonner un peu d’amour à un quartier qui en a manqué, admet le maire.

Suite de l'article

«On veut se préoccuper de Vanier, on veut verdir Vanier, on veut l’améliorer.»

— Bruno Marchand, maire de Québec

Cela passera inévitablement par une densification, alors que la Ville ambitionne de redévelopper le site de l’ancien Colisée.

Il y a aussi le projet de Trudel, en branle à Fleur de Lys, qui ajoutera quelque 4500 unités au parc immobilier d’ici 2035.

À savoir s’il existe un risque de concentrer un grand bassin de population en un même endroit, le maire de Québec convient que «ça dépend comment on le fait».

«Dans la mesure où on est capable de regarder l’ensemble des paramètres», comme la circulation, le verdissement et les services de proximité, dit-il, «je ne suis pas inquiet».

Le «meilleur endroit» pour des tours

Surtout qu’à une certaine époque, Vanier a connu son lot de circulation automobile, alors que le centre commercial Fleur de Lys était «très achalandé», fait-il remarquer.

Sans voisins immédiats, près de grands axes de circulation où il n’y a pas d’arbres à abattre pour construire, le maire voit le site comme «le meilleur endroit pour monter en hauteur».

«Qu’il y ait de la densification sur ce site-là, je suis d’accord. C’est les meilleurs endroits pour densifier, les centres commerciaux sont tous en train de faire ça. C’est des endroits qui étaient centraux, minéralisés et qui ont un peu de plomb dans l’aile», illustre-t-il.

«Entre le terrain désaffecté et ce qui est en train de se construire, je prends ce qui est en train de se construire. C’est beaucoup mieux pour la ville.»

— Bruno Marchand, maire de Québec

«Je suis d’accord qu’on augmente les hauteurs, maintenant, à combien? On va laisser nos équipes travailler, on va vous revenir», nuance-t-il cependant.

Trudel ambitionne de construire une tour d’une trentaine d’étages, ce qui impliquerait de rehausser la limite maximale de hauteur permise sur le lot de Fleur de Lys, actuellement fixée à 20 étages.

L’administration Marchand partage un a priori positif, sans toutefois donner «un chèque en blanc» au promoteur.

Trudel ambitionne de construire une tour de plus de 30 étages à Fleur de Lys. (Trudel)

«On est favorable, on a de l’ouverture, on va étudier ce projet pour dire si c’est le bon projet au bon endroit», affirme M. Marchand.

Les impacts visuels sur la circulation et sur le reste du quartier seront notamment pris en considération, assure-t-il.

«On va étudier tout ça, mais ce n’est pas vrai qu’on va partir en disant “non”, tranche le maire. La réponse, ça ne peut pas être ça. Si on veut une ville ouverte, une ville qui accepte des propositions, qui est ouverte à faire de la business, ça suppose au départ d’être favorable, on a une ouverture».

Un nouveau projet de logements devrait voir le jour sur un terrain vague du boulevard Henri-Bourassa malgré plusieurs dérogations aux règlements d’urbanismes.

Le lot visé par le projet est situé au 2255, boulevard Henri-Bourassa, dans une zone où la réglementation d’urbanisme limite la hauteur des bâtiments à 13 mètres et le nombre de logements par immeuble à 40 unités.

Toutefois, le projet à l’étude par la Ville de Québec prévoit 67 unités locatives dans un bâtiment d’une hauteur de 19 mètres et de six étages.

Québec envisage d’autoriser ces dérogations via la Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d’habitation (PL 31).
[…]

Début de la construction du projet Alo Ste-Foy, immeuble résidentiel de 18 étages et 309 logements situé à côté du Canadian Tire sur le boulevard Hochelaga.

https://www.lesoleil.com/affaires/affaires-locales/2026/05/07/un-chantier-de-309-logements-samorce-aux-abords-du-futur-tramway-BODRJL3MHJHQLC5DYT75O3BKWI/

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Une consultation moins houleuse qu’en 2025 pour des logements sur Henri-Bourassa

La foule était assez clairsemée lundi soir dernier, lors d’une consultation publique entourant un nouveau projet immobilier de 67 logements, qui s’installera sur le boulevard Henri-Bourassa, dans le quartier Maizerets. Une situation qui contrastait avec ce qui s’est produit autour du projet Le Patriote, présenté tout juste avant l’été 2025.

Simon Bélanger • 7 mai 2026

Projet résidentiel prévu au 2255, boulevard Henri-Bourassa.

Crédit photo: Sublime Architecture

Au printemps 2025, l’administration Marchand dévoilait 18 nouveaux projets d’habitation, qui feraient l’objet d’une approbation accélérée. À travers la Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d’habitation, le gouvernement du Québec octroyait aux municipalités le droit de déroger à la réglementation d’urbanisme en vigueur, afin d’accélérer la construction de nouveaux logements.

Dans Maizerets, la construction du Patriote, entre la 18e et la 22e Rue, avait causé bien de la grogne dans les environs, notamment sur l’avenue du Mont-Thabor. La consultation publique avait d’ailleurs attiré plusieurs citoyens mécontents.

Le son de cloche semblait différent lundi soir dernier au Centre Mgr Marcoux. Dans le cadre de l’assemblée mensuelle du conseil de quartier de Maizerets, la Ville organisait une soirée de consultation publique autour d’un nouveau projet de 67 logements, toujours sur le boulevard Henri-Bourassa.

À l’exception de représentants de la Ville, des promoteurs, des architectes et des administrateurs du conseil de quartier, moins d’une dizaine de personnes ont assisté à la présentation du projet, que ce soit en personne ou en ligne.

Celui-ci présente plusieurs dérogations au zonage en vigueur. Par exemple, la hauteur maximale est limitée à 4 étages, alors que celui-ci grimpe à 6.

Toutefois, ce projet respecte le désir de densification sur le boulevard Henri-Bourassa, tel qu’énoncé dans la Vision des quartiers de la Canardière.

Plus de détails

Le terrain du 2255, boulevard Henri-Bourassa, où un immeuble de 6 étages et 67 logements sera construit.
Crédit photo: Simon Bélanger

Un bâtiment «à échelle humaine», selon le promoteur

Jean-Pierre Du Sault est le promoteur derrière le projet, en compagnie de son associé Benjamin Dufour. Il procédait lundi à une présentation de l’immeuble qu’il souhaite construire au 2255, boulevard Henri-Bourassa.

«C’est un projet qui est à échelle humaine, […] et qui a été aussi mûri et abouti au cours des cinq dernières années», affirme l’homme d’affaires.

Le bâtiment de 6 étages comptera 67 logements, dont 38 qualifiés de «grands logements» (vingt-six 4 1/2, onze 5 1/2 et un 6 1/2). Il y aura également huit 2 1/2 et vingt-et-un 3 1/2.

Par ailleurs, 10% des logements sont dits abordables, selon les règles édictées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Ces logements abordables seront d’ailleurs répartis parmi les plus petits.

Le revêtement des quatre étages du bas sera majoritairement composé de maçonnerie de brique rouge, rappelant ainsi le cadre bâti dans Limoilou. Un revêtement métallique de couleur pâle est choisi pour les deux derniers étages.

Plusieurs accès seront possibles depuis le boulevard Henri-Bourassa.

«Pour nous, c’est important, que plutôt que d’avoir une seule porte d’entrée pour l’accès à un projet, qui peut être froid, d’y aller avec plusieurs accès, selon les logements, les maisons de ville, les plus grands logements», explique Jean-Pierre Du Sault.

Quelques membres du conseil de quartier ont reconnu la qualité architecturale de l’immeuble projeté.

«Les immeubles à condos, on les a vus. On en voit encore beaucoup, mais je sens qu’il y a un effort pour diversifier la forme», affirme Claudia Larochelle.

Finalement, une terrasse se trouvera aussi au 5e étage.

La façade avant du projet.
Crédit photo: Sublime Architecture (image recadrée)

Mobilité active, stationnement et végétation

Le projet immobilier s’ancre dans plusieurs principes de mobilité active. On y trouvera 72 espaces vélos intérieurs sécurisés, dont 8 pour des vélos électriques. 9 espaces pour les vélos se trouveront aussi à l’extérieur, derrière le bâtiment.

Pour les voitures, le stationnement souterrain comptera 31 cases, dont 6 pour les véhicules électriques.

Le promoteur évoque aussi une «mini forêt urbaine», qui se trouvera dans la cour arrière, mais qui sera visible depuis le boulevard Henri-Bourassa. 15 nouveaux arbres seront plantés. L’aire végétalisée dans tout le projet s’élèvera à 25%.

Reconnaissant que le secteur a été particulièrement mis sous pression dans les dernières années, entre autres avec le chantier de construction du nouveau complexe hospitalier, Jean-Pierre Du Sault s’engage aussi à respecter plusieurs mesures d’atténuation : ne pas faire circuler la machinerie dans les rues arrières, contrôler la poussière, respecter les heures de construction, etc.

«On va faire tout ce qu’il faut pour bien s’intégrer et le faire respectueusement, faire un chantier professionnel et livrer le plus beau projet possible», promet M. Du Sault.

Un citoyen présent dans la salle a d’ailleurs apprécié la précision concernant la circulation dans les rues parallèles au boulevard Henri-Bourassa.

«Actuellement, avec tous les chantiers, sur la rue de l’Émérillon, qui est une rue à livraison locale seulement, j’ai des convois de bétonnière quasiment toutes les semaines», illustre-t-il.

La cour arrière telle que prévue.
Crédit photo: Sublime Architecture (image recadrée)

Objectif mixité, selon la Ville

Plusieurs questions portaient sur l’abordabilité du logement et l’impact sur le prix des loyers dans le quartier Maizerets.

Du côté de la Ville, on rappelle que le taux d’inoccupation des logements s’établissait à 2,2% en 2025, alors que la cible à atteindre est de 3%. Pour résoudre cet enjeu, on rappelle qu’il faut à la fois des projets présentés par des promoteurs privés, mais aussi des logements sociaux.

«Est-ce qu’en amenant des nouveaux logements neufs dans un secteur, on contribue à la gentrification ? […] L’objectif qu’on veut, c’est de la mixité. Si on faisait juste du logement privé dans un secteur et qu’on n’avait pas des projets de logements sociaux, si on n’avait pas autre chose de planifié, possiblement que ça pourrait créer ça. C’est pour ça qu’on vient travailler sur les deux plans», explique Marie-Pierre Boucher, vice-présidente du comité exécutif et responsable de l’habitation.

Elle rappelle que la Ville de Québec a octroyé un prêt à l’Office municipal d’habitation de Québec (OMHQ) pour faire l’acquisition du terrain de Gaétan Moto, en vue de construire du logement social.

Mme Boucher ajoute que le secteur des quartiers de la Canardière, qui comprend le boulevard Henri-Bourassa, est appelé à se revitaliser dans les prochaines années.

Par ailleurs, Sonia Tremblay, conseillère en urbanisme, a également mentionné que, d’ici 2 ou 3 ans, le chantier de l’hôpital n’empiéterait plus sur le boulevard. Ainsi, il y aura des possibilités de verdissement et la piste cyclable redeviendra pleinement accessible.

Des discussions se tiendraient aussi entre le RTC et le CHU de Québec en vue de l’arrivée d’un nouveau Métrobus sur le boulevard Henri-Bourassa.

Consultation écrite et autorisation au conseil

Les différentes modifications au zonage n’ont pas à passer par un avis formel du conseil de quartier ou par un processus référendaire, en vertu des pouvoirs conférés par le gouvernement du Québec.

Toutefois, les personnes intéressées peuvent toujours participer à la consultation écrite, en vigueur du 5 au 7 mai. Elle se termine donc ce soir.

La période du 8 au 15 mai sera consacrée à l’analyse des commentaires, en vue d’une adoption de la résolution au conseil municipal du 19 mai. Cette résolution peut être faite avec ou sans modification.

La construction du projet doit commencer dans les 12 mois suivant l’adoption de la résolution.

Les informations entourant ce projet et la consultation en cours sont disponibles en cliquant ici.

Un projet de 360 logements au-dessus de La Barberie

La mouture actuelle du projet du Strelitz prévoit la construction de 360 logements dans Saint-Roch.

Photo : Logis-Experts

Un imposant projet immobilier de 360 logements pourrait être construit au-dessus de la microbrasserie de La Barberie, dans le quartier Saint-Roch, à Québec. Une consultation citoyenne sur le projet aura lieu en août.

Le Strelitz, un projet du promoteur Logis-Experts, prévoit 360 appartements, 55 000 pi2 d’espace commercial au rez-de-chaussée de l’immeuble et 22 000 pi2 d’espace pour des bureaux administratifs.

Le bâtiment de quelque 360 logements verra le jour à l’intersection des rues Saint-Dominique, du Roi, de la Reine et Saint-Roch.

Photo : Gracieuseté - Logis Experts

Le projet, séparé en trois phases, comprend la construction de trois bâtiments de 6, 12 et 15 étages.

La mouture actuelle du Strelitz en ferait l’une des plus hautes constructions de Saint-Roch. Le bâtiment sera toutefois plus petit que le futur îlot Dorchester proposé par l’entreprise Trudel (17 étages), l’hôtel Pur (17 étages) et la tour Fresk (20 étages).

La Barberie ne bougera pas pendant la phase 1 des travaux et emménagera dans ses nouveaux locaux adaptés lorsque celle-ci sera complétée, afin de poursuivre [son] activité essentielle pour la vie de quartier, confirme Logis-Experts.

Le lieu visé est l’îlot situé à l’intersection des rues Saint-Dominique, du Roi, de la Reine et Saint-Roch.

Le début des travaux de la première phase pourrait avoir lieu à l’hiver 2027 pour une livraison à l’automne 2028.

Logis-Experts vise l’automne 2030 pour la livraison d’une deuxième phase.

Le bâtiment Eugène-Chalifour sera démoli

Le bâtiment Eugène-Chalifour, un bâtiment à intérêt patrimonial supérieur qui accueille notamment La Barberie, devra toutefois être démoli. La structure du bâtiment ayant été affectée au fil du temps par la nature des sols instables, l’immeuble est en fin de vie utile et doit être démoli, confirme le promoteur.

Logis-Experts assure toutefois que la façade sera rebâtie à l’identique et que La Barberie demeura dans le nouveau bâtiment.

Le bâtiment qui abrite la Barberie, dans Saint-Roch, sera transformé par le projet Strelitz.

Photo : Radio-Canada

Grâce à la technologie de numérisation 3D, le projet prévoit la reconstruction à l’identique des volumes ayant façade sur rue, approche qui permet de pérenniser le bâtiment en stabilisant ses fondations.

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L’endroit devrait aussi devenir le siège social du promoteur Logis-Experts. Nous faisons du déménagement de notre siège social au Strelitz un geste symbolique, profondément structurant. Nous démontrons clairement que nous croyons à la qualité du projet, à son insertion réussie dans le quartier et à sa valeur à long terme.

Le promoteur indique que le projet nécessite l’abattage de deux arbres de taille moyenne sur la rue du Roi. Par contre, quatre arbres matures sur cinq sont conservés sur de la Reine. La plantation de nouveaux arbres et des aménagements paysagers de qualité bonifient le projet.

Le promoteur s’engage à préserver des arbres matures majestueux sur de la Reine.

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En passant ce matin devant le futur musée Riopelle aux Plaines, j’ai vu que la façade de verre était dorénavant dégagée. Voyant l’entrée ouverte j’ai pris la liberté de prendre quelques photos de l’intérieur.

Pendant mon incursion un homme casqué est venu me voir pour me demander pour qui je prenais des photos, tout en m’informant que je ne pouvais pas circuler sans casque de protection. Je lui ai dit que je voulais publier mes clichés sur AgoraMontréal, ce qui l’a fait sourire. Il m’a dit qu’il connaissait bien notre forum étant lui-même architecte montréalais pour le musée de Québec. On a vite sympathisé et discuté notamment sur les constructions en bois dont une bonne partie de l’armature du musée est justement en bois d’ingénierie. En terminant je lui ai fait part de mon admiration pour le concept architectural de cette magnifique oeuvre d’art.

13 « J'aime »

Nouvelle mouture du projet Galléon Grande Allée. Un peu plus épurée que la première version mais somme toute un peu décevant considérant l’emplacement.

La vue depuis la piscine sur le toit risque toutefois d’être intéressante.

P.S. Cette vue a clairement été réalisée par IA car il y a plusieurs problèmes, notamment le fait que le bras nord du fleuve ainsi que le pont qui l’enjambe ont complètement disparus! Les couronnes du Parlement ainsi que de l’Édifice Price ont miraculeusement développés de nouvelles courbes!

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Ça semble s’activer sur le site du stationnement Dorchester.

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La construction de ce … mastodonte est officiellement lancée.

"Le Groupe Medway a dévoilé mardi les images du projet immobilier de 400 M$ qui sera réalisé sur le boulevard Laurier, à Québec, à proximité de la tête des ponts.

Comme annoncé en janvier dernier, le projet de 28 étages et de cinq niveaux de stationnement souterrains aura une vocation mixte puisqu’il abritera une clinique médicale, des espaces commerciaux, ainsi que 896 des condos locatifs, dont certaines unités sont offertes à moins de 1000 $ par mois, selon le promoteur. Pour le Groupe Medway, il s’agit du plus important projet immobilier jamais réalisé."

https://www.journaldequebec.com/2026/06/02/voici-de-quoi-aura-lair-le-3000-boulevard-laurier-a-la-place-du-defunt-deauville

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Ça fait vraiment mur à la soviétique !

Malheureusement on reproduit ici à Québec la speudo architecture decriée abondamment à Montréal. Déjà que dans le secteur de Ste-Foy (secteur des ponts) il n’y a pas grand chose de remarquable. On ne fait en fait que banaliser le paysage urbain, en l’enlaidissant davantage à chaque nouveau projet par des tours imposantes de type purement générique. Ces dernières isoleront les résidents de la rue dans un boulevard sans aucun attrait et aménagé prioritairement pour l’automobile. :grimacing:

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Un projet «exemplaire» entre une église et un presbytère

Un immeuble d’une quarantaine de logements devrait voir le jour sur le terrain adjacent à l’église et au presbytère Saint-Ignace-de-Loyola, dans Beauport. «Ce n’est pas pour rien que la Ville a choisi d’y aller avec le PL31, c’est vraiment un projet exemplaire», lance le promoteur.

L’entreprise Immeubles Urbains mène différentes démarches depuis plus de deux ans afin d’acquérir le terrain végétalisé situé sur la rue Loyola, qui appartient à la paroisse Notre-Dame-de-Beauport.

Dans un contexte où les communautés religieuses tentent de se réinventer et de limiter leurs coûts, ce genre de projet sera de plus en plus commun, selon le promoteur, qui a signé une promesse d’achat avec la paroisse.

«Les paroisses ont des terrains excédentaires qui vous coûtent des sous à entretenir, nous on les achète, donc ça leur apporte des liquidités et ils gardent leur église, leur stationnement», explique Cédric Vézina, copropriétaire d’Immeubles Urbains.

L’église Saint-Ignace-de-Loyola a été achevée en 1934 selon les plans de l’architecte Eugène-Henri Talbot. Le terrai visé se trouve à la gauche de l’église, au centre de la photo. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Le projet de 45 logements qui devrait voir le jour sur le terrain sera «bénéfique pour tout le monde», soutient M. Vézina.

«J’ai fait du porte-à-porte pendant deux ou trois jours, et on a eu que des félicitations. Tout le monde le veut, ce projet», soutient-il.

Un projet longuement étudié

Une simulation visuelle de l’aspect du bâtiment qui devrait être construit par Immeubles Urbains. (Immeubles Urbains)

Plus de détails

L’église Saint-Ignace-de-Loyola a été achevée en 1934 selon les plans de l’architecte Eugène-Henri Talbot. Le terrai visé se trouve à la gauche de l’église, au centre de la photo. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Cet article de loi permet aux municipalités d’accélérer le processus en vue d’autoriser un projet qui déroge au zonage tout en retirant l’option citoyenne de demander un référendum.

Or, au départ, les changements au zonage nécessaires pour permettre le projet avaient été lancés via le processus habituel, qui est plus long et compte plusieurs étapes. Les premières versions du projet ont ainsi été révisées par la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ).

Même s’il affirme que les délais entourant le processus ont été «assez longs», le promoteur ajoute que ces délais et les commentaires de la CUCQ ont permis d’en faire un projet «fignolé au maximum».



«Ce n’est pas pour rien que la Ville a choisi d’y aller avec le PL31, c’est vraiment un projet exemplaire», soutient M. Vézina.

De son côté, la Ville souligne qu’elle a favorisé le PL31 puisque le projet «s’intègre à un secteur stratégique bien situé» qui est très bien desservi par les infrastructures communautaires, telles que les parcs et les écoles.

De plus, le projet est «de moyenne densité» et va s’insérer dans un quartier «de moyenne densité», soutient Québec.

«Le secteur comporte également déjà beaucoup de logements sociaux: la Ville souhaite donc un projet privé pour assurer et préserver la mixité du secteur», ajoute le porte-parole de la Ville, Jean-Pascal Lavoie.



Un endroit «idéal»

Le promoteur croit que le terrain choisi était «idéal» pour recevoir un projet immobilier, notamment parce qu’il est situé près des parcours de transport en commun, et qu’il compte maintenant une station àVélo directement en face.


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Il est également situé tout près d’un parc et d’une école, un atout non négligeable pour attirer des familles parmi les futurs locataires, note-t-il.

Même si le projet compte un étage de plus que ce qui est permis par le zonage en vigueur, M. Vézina ne croit pas que la hauteur du bâtiment sera un enjeu pour le voisinage.

«On arrive avec un bâtiment de quatre étages avec le dernier étage en retrait, donc au niveau de la hauteur, à côté de l’église, on est vraiment petits», assure le promoteur.

«Des terrains comme ça à Québec, sans immeuble à démolir, ou sans décontamination à faire, il n’en reste plus beaucoup», lâche-t-il.


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Une plus grande superficie

Récemment, de nombreux promoteurs ont mis en chantier des immeubles à logements avec des superficies d’unités plus petites, afin de les louer au prix le plus bas possible.

Toutefois, Immeubles Urbains adopte une approche contraire, soit d’offrir des unités plus spacieuses avec de vastes pièces pour attirer les locataires.

«Les superficies plus petites, ça ne se loue pas super facilement. Les commentaires qui reviennent souvent, c’est que les chambres ne sont pas assez spacieuses. Le monde a encore des critères assez élevés dans le neuf», affirme M. Vézina.

Quatre arbres conservés

Le terrain visé par le promoteur compte pour le moment une douzaine d’arbres matures. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Le zonage sur le lot ne permettait pas d’y aménager des logements et limitait la hauteur du bâtiment à trois étages, alors que celui-ci en comptera quatre.

En contrepartie de ces dérogations permises au projet, la Ville exige, entre autres, que le futur bâtiment compte sept logements avec deux chambres, et autant de logements avec trois chambres.



La Ville oblige également le promoteur à conserver quatre arbres matures parmi la douzaine qui se trouvent présentement sur le terrain. M. Vézina assure que 13 arbres seront aussi plantés pour compenser ceux qui seront coupés.

Le futur bâtiment intégrera 15 % de logements abordables selon les critères de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

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Et surtout, ce type de projet n’aide pas l’accessibilité sociale. Quand on sait à quel point tous les projets de tours sont contestés à Québec, ce genre d’initiative nourrit cette angoisse des grands blocs. Ils auraient tellement pu faire mieux, surtout que, dans ce secteur, les hauteurs ne sont pas un problème. Encore une occasion manquée pour Québec, qui n’aidera pas les futurs projets de tours, qu’ils soient beaux architecturalement ou non…

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