Dans le quartier Saint-Sauveur, les travaux de réaménagement sur la rue Saint-Vallier Ouest occupent de nombreuses discussions et préoccupations. Même s’il s’agit sans doute d’un des plus imposants chantiers à Québec, d’autres projets sont en cours, touchant à la fois le secteur immobilier et communautaire. Retour sur les chantiers en cours dans Saint-Sauveur et tour d’horizon des projets à surveiller dans les prochains mois.
Résumé
Section arrière de l’immeuble Le Kali, au coin des rues Hermine et de l’Aqueduc.
Crédit photo: Simon Bélanger
Sans faire trop de bruit ou attirer l’attention autant que des projets majeurs situés dans d’autres quartiers, plusieurs chantiers de construction se sont mis en branle en 2025 ou débuteront au cours des prochaines semaines.
Le réaménagement de la rue Saint-Vallier Ouest a beaucoup attiré l’attention au cours des deux dernières années, mais les travailleurs de la construction ont aussi été sollicités aux quatre coins du quartier Saint-Sauveur.
Dans les prochains paragraphes, nous découvrirons quelques projets locatifs et immobiliers majeurs, puis nous nous pencherons sur les travaux menés par la Ville de Québec, avant de conclure avec certains acteurs institutionnels. En deuxième partie, nous découvrirons les projets à garder à l’œil pour 2026 ou à surveiller pour les prochaines années.
Projets complétés en 2025 ou en cours
Développement résidentiel et commercial
Le Carillon (projet en cours)
Le sort du terrain du stationnement situé au coin de la rue Saint-Vallier Ouest et de la rue de Carillon a animé plusieurs discussions dans le quartier durant les dernières années. En 2019, l’ancien maire Régis Labeaume parlait de faire un stationnement étagé, mais la construction de logements sociaux s’est imposées dès l’année 2020.
Il a fallu attendre mai 2022 pour avoir davantage de détails sur ce qui serait prévu à cet endroit. La construction a finalement débuté au cours de l’été 2025.
Chantier de construction de l’immeuble Le Carillon.
Crédit photo: Simon Bélanger
Le futur immeuble de cinq étages comprendra 30 logements sociaux destinés à une clientèle âgée autonome, en plus d’une nouvelle installation du CPE La butte à moineaux. La garderie comptera 84 places. Elle se trouvera au rez-de-chaussée de l’édifice.
Dans le projet Carillon, 50% des logements seront subventionnés grâce au Programme de supplément au loyer (PSL). Ils seront donc offerts à des ménages à faible revenu, dont le loyer correspondra à 25% de leur revenu. Le gouvernement du Québec et la Ville de Québec assumeront la différence.
Chantier de construction du futur immeuble Le Carillon.
Crédit photo: Simon Bélanger
Les autres loyers seront abordables et offerts à des ménages à revenu modeste. 27 logements seront des 3 1/2, tandis que les 3 autres seront des 4 1/2.
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Un stationnement demeurera accessible. Si le stationnement extérieur comptait 72 cases, il en restera 61 au moment de la livraison du projet (36 intérieures et 25 extérieures).
La livraison du projet est prévue pour septembre 2026. Il est issu d’une collaboration entre l’Office municipal d’habitation de Québec (OMHQ) et la Ville de Québec. Tergos Architecture a dessiné les plans du bâtiment.
Le bâtiment de 5 étages comprendra 30 logements pour personnes âgées autonomes et un CPE de 84 places.
Crédit photo: Ville de Québec
Le Kali (projet en cours)
Le défunt restaurant Kalimera, prisé des adeptes de déjeuner à bas prix, est tombé sous le pic des démolisseurs en 2024.
Démolition du Kalimera, en 2024.
Crédit photo: Thomas Verret
La construction de l’immeuble résidentiel et commercial Le Kali est toujours en cours, au coin du boulevard Charest et de la rue de l’Aqueduc.
Construction du Kali, au coin du boulevard Charest et de la rue de l’Aqueduc.
Crédit photo: Simon Bélanger
Ce projet, présenté par le Groupe Medway, avait fait face à une certaine contestation dans le quartier après sa présentation initiale. Plusieurs s’inquiétaient notamment du prix des logements dans ce nouvel édifice. Celui-ci comprendra au final 65 logements. 20 de ces 65 unités s’inscrivent dans la catégorie «loyers abordables», offerts dans le cadre du Programme de supplément au loyer (PSL) de la Société d’habitation du Québec.
Façade du Kali sur le boulevard Charest.
Crédit photo: Simon Bélanger
Les 45 autres logements varient entre le 3 1/2 et la maison de ville sur deux étages. Ceux-ci visent les personnes seules, les couples et les jeunes familles. Par ailleurs, une installation de 97 places du CPE La butte à moineaux s’installera au rez-de-chaussée. Un espace commercial est aussi disponible à la location.
Section arrière de l’immeuble Le Kali, au coin des rues Hermine et de l’Aqueduc.
Crédit photo: Simon Bélanger
On trouvera aussi un stationnement souterrain, destiné aux résidents de l’immeuble et au personnel du CPE. Les premiers locataires devraient pouvoir s’installer au printemps 2026.
Par ailleurs, une murale doit aussi prendre place dans le hall d’entrée de l’immeuble. Celle-ci sera une façon de rendre hommage au quartier, mais aussi à l’ancien restaurant qui se trouvait à cet endroit.
Crédit photo: archives (Julie Rhéaume)
L’immeuble a été conçu par l’architecte Guillaume Fafard, de la firme Quinzhee.
Le Pierre (ancien Lave-Auto Chénier, coin des rues Chénier et Père-Grenier – projet en cours)
En juillet 2024, on apprenait qu’un avis de démolition visait l’ancien Lave-Auto Chénier, situé au 250-256, rue Chénier.
Officiellement fermé en 2021, le Lave-Auto Chénier était le plus vieil établissement du genre à Québec. Michel Lavoie en fut le dernier propriétaire, avant de vendre à des promoteurs immobiliers, après 26 ans à la tête de l’entreprise.
Cet immeuble, situé au coin des rues Père-Grenier et Chénier, a été construit sur le terrain accueillant auparavant le Lave-auto Chénier.
Crédit photo: Simon Bélanger
Avant de devenir un lave-auto, l’ancien bâtiment appartenait à l’entreprise funéraire Sylvio-Marceau, qui l’utilisait comme garage pour les corbillards. L’endroit aurait même servi de morgue à la suite de la tragédie aérienne du Sault-au-Cochon, en 1949.
TNE Immobilier est derrière la construction du nouvel édifice, qui doit compter 8 maisons de ville (4 1/2 et 5 1/2). Quinzhee aurait là aussi signé les plans.
L’ancien Lave-Auto Chénier, démoli en décembre 2024.
Crédit photo: Google Street View, 2021.
694, rue Kirouac (projet en cours)
Le projet de MSI Gestion Immobilière, situé au coin des rues Kirouac et Marie-de-l’Incarnation, est sur le point d’être complété. L’immeuble compte 21 logements, comprenant lofts, 3 1/2, 4 1/2 et 5 1/2. Le coût des loyers varie entre 1152$ et 2079$ par mois.
Immeuble situé au 694, rue Kirouac.
Crédit photo: Simon Bélanger
En 2022, le projet avait fait l’objet d’un atelier d’échanges, avant d’être soumis à une assemblée publique de consultation. Il fallait alors faire passer la hauteur maximale permise du bâtiment de 10 à 16 mètres, en plus d’enlever la limite maximale de 8 logements sur ce lot. On prévoyait alors 17 logements, mais le nombre semble avoir grimpé à 21 depuis.
Immeuble situé au 694, rue Kirouac, au coin de la rue Marie-de-l’Incarnation.
Crédit photo: Simon Bélanger
Bourgeois Lechasseur a signé les plans du bâtiment. Le terrain était autrefois occupé par le garage de mécanique Bérubé.
220, rue Marie-Louise (projet en cours)
Ingénio Construction a fait appel à Blanc Urbain Architecture pour l’ajout du 220, rue Marie-Louise, qui se greffe à l’immeuble qui était déjà présent au numéro 222.
Immeuble en construction situé au 220, rue Marie-Louise.
Crédit photo: Simon Bélanger
Plans du 220, rue Marie-Louise.
Crédit photo: Page Facebook Blanc Urbain Architecture
Des travaux touchent aussi le bâtiment déjà existant du 222, rue Marie-Louise.
Crédit photo: Simon Bélanger
L’endroit accueillera des condos locatifs (3 1/2, 4 1/2 et 5 1/2). Ceux-ci devraient être disponibles dès le 1er avril 2026.
L’immeuble du 222, rue Marie-Louise, avant l’ajout du 220.
Crédit photo: Google Street View, 2022.
246-250, rue Anna (projet complété)
Logis-Experts a livré en 2025 les bâtiments du 246-250, rue Anna. Les 10 nouveaux logements varient entre le loft et la maison de ville sur deux étages.
C’est encore une fois la firme Blanc Urbain Architecture qui a signé les plans.
Nouveaux immeubles à logements situés au 246-250, rue Anna.
Crédit photo: Simon Bélanger
1221, rue Saint-Vallier Ouest et 115, rue de l’Armée (projet presque complété)
Autre projet de Blanc Urbain Architecture, cette fois dans le secteur de Notre-Dame-de-Pitié.
Le nouvel immeuble se trouve sur le terrain de l’ancienne station-service Canadian Petrofina, aujourd’hui démolie.
Façade située au 1221, rue Saint-Vallier Ouest.
Crédit photo: Simon Bélanger
Il s’agit du premier projet porté par l’entreprise DOCTE Immobilier, basée à Saint-Augustin-de-Desmaures.
Façade située au 115, rue de l’Armée
Crédit photo: Simon Bélanger
On y trouve des 4 1/2 et des 5 1/2. L’immeuble comprend un total de 15 unités d’habitations.
Ancienne station-service Canadian Petrofina, sur la rue Saint-Vallier Ouest, démolie en 2024.
Crédit photo: Ville de Québec (photo recadrée)
709, rue Kirouac (ancien salon de quilles Laval)
La démolition du 709, rue Kirouac, qui accueillait notamment l’ancien salon de quilles Laval et les Chevaliers de Colomb, a débuté dans les derniers jours. Le promoteur immobilier Bild est derrière le projet résidentiel qui prendra place sur ce terrain. Le bâtiment avait été vendu en 2021.
Démolition de l’immeuble situé au 709, rue Kirouac
Crédit photo: Simon Bélanger
Un édifice de 8 étages sera construit à cet emplacement, qui proposera 202 unités de logement, au coin des rues Marie-de-l’Incarnation et Kirouac. On retrouvera aussi une terrasse sur le toit et une piscine extérieure réservée aux résidents.
Démolition de l’immeuble situé au 709, rue Kirouac.
Crédit photo: Simon Bélanger
Les loyers de 7 des unités seront subventionnés par le Programme de supplément au loyer Québec (PSLQ). L’entreprise reçoit ainsi une subvention maximale de 50 000$ pour favoriser l’inclusion sociale.
Le projet du 709, rue Kirouac, bénéficie aussi d’une subvention maximale de 75 000$ de la Ville de Québec provenant du Fonds pour soutenir les projets durables en habitation. Des systèmes de récupération de la chaleur des eaux usées et de récupération de la chaleur émise par le Métro Ferland sont notamment inclus dans ce projet immobilier.
Image projetée du 709, rue Kirouac. Il s’agissait d’une version préliminaire du projet, issue d’un Appel de projets du Fonds pour soutenir les projets durables en habitation, déposée à la Ville de Québec en 2024.
Crédit photo: Capture d’écran (Bild Immobilier)
627, rue Raoul-Jobin (projet en cours)
Logis-Experts et Gestion Gonthier sont derrière le projet du 627, rue Raoul-Jobin.
Immeuble en construction au 627, rue Raoul-Jobin.
Crédit photo: Simon Bélanger
Blanc Urbain Architecture a dessiné les plans de cet immeuble qui comprendra 8 logements. La livraison est prévue pour le printemps 2026.
Plan projeté du 627, rue Raoul-Jobin.
Crédit photo: Blanc Urbain Architecture (photo recadrée)
223, rue du Frère-Louis
Un nouveau bâtiment de logements est actuellement en construction sur la rue du Frère-Louis. La nouvelle construction est une extension de la maison située au 223.
Construction de logements supplémentaires au 223, rue du Frère-Louis.
Crédit photo: Simon Bélanger
HLM Boisseau (rénovations majeures)
Il ne s’agit pas d’un nouveau projet, mais le HLM Boisseau, situé au 223, rue Boisseau, est au coeur d’un grand chantier de rénovations. Le bâtiment, situé au 223, rue Boisseau, accueille 45 logements.
Le coût des rénovations était estimé à 16,3 M$, selon le permis octroyé par la Ville de Québec en mars 2025. Ce projet s’inscrit à l’intérieur du Programme de rénovation des habitations à loyer modique (PRHM), chapeauté par la Société d’habitation du Québec (SHQ).
Travaux de rénovation majeurs en cours au au HLM situé au 223, rue Boisseau.
Crédit photo: Simon Bélanger
Démolition au 260, rue Bayard
L’ancien local de Nettoyeur Betty Brite a été démoli sur la rue Bayard au cours des dernières semaines. Le commerce avait fermé ses portes il y a plus de 10 ans.
Section démolie au 260, rue Bayard.
Crédit photo: Simon Bélanger
Une autre section du bâtiment donnait sur la rue Dollard. Pour l’instant, aucun projet n’a encore été annoncé publiquement.
Le rôle d’évaluation de la Ville indique que la propriété appartient à Immeuble Mousse, qui semble regrouper plusieurs personnes travaillant dans le secteur immobilier.
Section du 260, rue Bayard, démolie, vue depuis la rue Dollard.
Crédit photo: Simon Bélanger
Espace d’entreposage Bluebird (projet complété)
Situé au 885, boulevard Charest Ouest, dans le secteur plus industriel du quartier Saint-Sauveur, le bâtiment d’Entreposage Bluebird occupe aujourd’hui un terrain longtemps inoccupé.
La construction s’est terminée en 2025. Oktodev et Dynamo Construction ont travaillé sur ce projet, qui propose 1169 unités d’entreposage.
La Ville de Québec avait organisé deux assemblées de consultation distinctes pour ce projet. La première, en 2022, autorisait un service d’entreposage intérieur de marchandises sur ce terrain. Une seconde, en 2023, permettait de retirer l’exigence du nombre minimal de cases de stationnement.
Espace d’entreposage Bluebird, sur le boulevard Charest.
Crédit photo: Simon Bélanger
Aménagements urbains et travaux de la Ville de Québec
Réaménagement de la rue Saint-Vallier Ouest (phases 1 et 2 complétées, phase 3 en 2026)
Projet dans les cartons depuis plus de 5 ans, le réaménagement de la rue Saint-Vallier Ouest s‘est finalement mis en branle en 2024 pour une première phase. La Ville investit un montant total de 36,7 M$ dans ce projet.
Un montant de 36,7 M$ est nécessaire pour le réaménagement de la rue Saint-Vallier Ouest.
Crédit photo: Simon Bélanger
La rue Saint-Vallier Ouest est maintenant officiellement un sens unique en direction ouest, depuis l’entrée du boulevard Charest jusqu’à la rue Saint-Luc. En 2026, ce sens unique se rendra jusqu’à la rue Marie-de-l’Incarnation, dans le cadre de la phase 3, la dernière du réaménagement.
Nouveaux panneaux d’arrêt au coin des rues Saint-Vallier Ouest, Saint-Joseph Est et Bagot.
Crédit photo: Simon Bélanger
Au cours des derniers mois, la Ville a continué sa réfection des infrastructures souterraines, qui se conclura durant la prochaine saison de travaux. Une section de la rue Bagot est aussi devenue une rue partagée, en plus d’être à sens unique. Par ailleurs, un panneau d’arrêt remplace le feu de circulation au coin des rues Saint-Vallier Ouest, Bagot et Saint-Joseph.
La rue Bagot, au coin de la rue Saint-Vallier Ouest, est maintenant une rue partagée et à sens unique.
Crédit photo: Simon Bélanger
Des éléments de mobilier urbain se sont ajoutés et les trottoirs sont plus larges.. Un nouveau pavé remplace aussi l’asphalte sur la chaussée.
De nouveaux bancs ont été installés sur la rue Saint-Vallier Ouest.
Crédit photo: Simon Bélanger
Prévue en 2025, l’aménagement de la placette située au coin de l’avenue des Oblats et de la rue Saint-Vallier Ouest devrait finalement avoir lieu en 2026.
Emplacement de la future placette au coin de la rue Saint-Vallier Ouest et de l’avenue des Oblats.
Crédit photo: Simon Bélanger
En 2025, la majeure partie des travaux avait lieu entre la rue Saint-Ambroise et le boulevard Charest, ainsi qu’entre les rues de Carillon et Saint-Luc.
Coin de la rue Saint-Vallier Ouest et de la rue de Carillon.
Crédit photo: Simon Bélanger
Des trottoirs temporaires asphaltés ont été installés dans la section au cœur de la deuxième phase de travaux. Des trottoirs permanents seront construits en 2026.
La section de la rue Saint-Vallier Ouest se trouvant près du parc Durocher se trouvait dans la phase 2.
Crédit photo: Simon Bélanger
Avant le début de la dernière phase de travaux, la Ville de Québec devrait annoncer plus de détails sur l’échéancier de l’année 2026.
Rue Saint-Vallier Ouest, au coin de la rue Saint-Luc. Le réaménagement de ce tronçon se fera en 2026.
Crédit photo: Simon Bélanger
Les commerçants se réjouiront de la fin prochaine des travaux, eux qui ont vécu deux années difficiles en 2024 et en 2025. Les utilisateurs du transport en commun déplorent aussi une perte de services dans le quartier.
Une dernière section de la rue Saint-Vallier Ouest sera réaménagée en 2026, entre les rues Marie-de-l’Incarnation et Saint-Luc.
Crédit photo: Simon Bélanger
Corridors VivaCité rue Marie-de-l’Incarnation et côte de la Pente-Douce (travaux de bonifications en 2025)
Réalisés en 2024, les corridors VivaCité de la côte de la Pente-Douce et de la rue Marie-de-l’Incarnation ont subi quelques modifications en 2025.
Avant même le début des travaux, la Ville de Québec a dû procéder à des travaux d’entretien dans la côte de la Pente-Douce, fortement affectée par la pluie en juillet.
Cratère sur la côte de la Pente-Douce, juillet 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger
CVC au coin de la côte de la Pente-Douce et de la rue Marie-de-l’Incarnation.
Crédit photo: Simon Bélanger
De nouveaux aménagements mettent davantage l’accent sur le nouveau sens unique de la rue Arago Ouest. Les véhicules arrivant de la côte de la Pente-Douce ne peuvent plus couper par cette rue.
Il est désormais impossible d’accéder à la rue Arago Ouest en voiture depuis la côte de la Pente-Douce, en raison d’un nouveau sens unique.
Crédit photo: Simon Bélanger
Nouvel aménagement de la rue Arago Ouest, entre la côte de la Pente-Douce et la rue Montmagny.
Crédit photo: Simon Bélanger
Par ailleurs, des changements ont aussi touché l’intersection du boulevard Charest et de la rue Marie-de-l’Incarnation. L’alignement des voies nord-sud est refait et une partie des trottoirs est réaménagée. Des dalles podotactiles sont présentes aux quatre coins, de même que des zones refuges pour les piétons.
Nouvel aménagement de l’intersection du boulevard Charest et de la rue Marie-de-l’Incarnation.
Crédit photo: Simon Bélanger
La programmation des feux de circulation a aussi été modifiée, afin d’intégrer des feux dédiés aux cyclistes.
Nouvel aménagement de l’intersection du boulevard Charest et de la rue Marie-de-l’Incarnation.
Crédit photo: Simon Bélanger
Le CVC de la rue Marie-de-l’Incarnation a fait face aux critiques de certains commerçants dans les derniers mois. Depuis, la Ville a allongé certaines zones de stationnement dans les rues environnantes.
Rue Marie-de-l’Incarnation en décembre 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger
Actuellement, le CVC se rend jusqu’à la rue Guyart. Il rejoindra celui liant les boulevards Wilfrid-Hamel et Père-Lelièvre, dont l’aménagement devrait avoir lieu à l’été 2026.
Réaménagement de la rue Boisseau (projet terminé)
La rue Boisseau, entre les rues Saint-Germain et De Mazenod, a fait l’objet de travaux majeurs en 2024. La Ville a remplacé les infrastructures souterraines et procédé à des réaménagements de surface. L’objectif était notamment d’améliorer le verdissement et la sécurité des piétons.
En 2025, il s’agissait surtout de travaux correctifs et de finition, incluant la réparation de trottoirs et le pavage de surface. Les travaux étaient terminés au printemps 2025.
Rue Boisseau, décembre 2025, près de l’école Marguerite-Bourgeoys.
Crédit photo: Simon Bélanger
Construction d’un nouveau trottoir sur l’avenue Saint-Sacrement (entre la rue Saint-Vallier Ouest et le boulevard Wilfrid-Hamel)
À l’extrémité ouest du quartier Saint-Sauveur, la section de l’avenue Saint-Sacrement située entre la rue Saint-Vallier Ouest et le boulevard Wilfrid-Hamel n’avait auparavant pas de trottoir.
Trottoir sur l’avenue Saint-Sacrement, côté est.
Crédit photo: Simon Bélanger
Les piétons devaient donc marcher sur un petit promontoire de gazon, une expérience plus compliquée pendant l’hiver ou quand le terrain était boueux.
Le nouveau trottoir de l’avenue Saint-Sacrement se rend jusqu’à l’intersection du boulevard Wilfrid-Hamel.
Crédit photo: Simon Bélanger
Un nouveau trottoir a donc été construit en 2025 sur cette section. Elle permet aussi de rejoindre plus facilement le parc linéaire de la rivière Saint-Charles.
Le nouveau trottoir de l’avenue Saint-Sacrement se rend jusqu’à l’intersection avec la rue Saint-Vallier Ouest.
Crédit photo: Simon Bélanger
Réaménagement du parc Durocher (terminé)
En 2025, la nouvelle version du parc Durocher a finalement été inaugurée. Celui-ci compte maintenant des abris permanents pour le Marché Saint-Sauveur, des espaces de jeux libres, des buches d’équilibre et des coffres de jouets en libre-service.
Le Parc Durocher avec ses nouveaux aménagements.
Crédit photo: Ville de Québec
Ce projet a vu le jour après plusieurs années de réflexion et de consultation. Une première consultation avait d’ailleurs eu lieu en 2019. Les travaux ont commencé au printemps 2023. La Ville de Québec a investi un montant de 2,85 M$ pour réaménager ce parc.
Parc Durocher, décembre 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger
Finalement, l’œuvre Surimpressions no 1 à 19, de Guillaume D. Cyr, entoure la façade extérieure du pavillon du parc Durocher. La Ville de Québec lui a d’ailleurs remis le Prix art public lors de la dernière remise des Prix d’excellence des arts et de la culture.
L’œuvre de Guillaume D. Cyr sur le pavillon du parc Durocher.
Crédit photo: Ville de Québec
Terrains de volleyball, parc Dollard-Des Ormeaux (projet terminé)
En 2024-2025, la Ville de Québec a procédé à quelques travaux sur les terrains de volleyball du parc Dollard-Des Ormeaux.
En plus des terrains, l’éclairage a été modifié et les estrades ont été repositionnées.
Terrains de volleyball du parc Dollard-Des Ormeaux, décembre 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger
Terrains de volleyball au parc Dollard-Des Ormeaux, avant les travaux.
Crédit photo: Simon Bélanger
Escalier des Franciscains (à reconstruire)
Séparant les quartiers Montcalm et Saint-Sauveur, l‘escalier des Franciscains a été démoli à l’automne. L’orage du 23 juin dernier avait considérablement endommagé la structure, obligeant ainsi sa démolition.
Escalier des Franciscains, peu après sa démolition.
Crédit photo: Simon Bélanger
Cet escalier se trouvait dans une liste de cinq devant faire l’objet de travaux de réfection entre 2025 et 2027. Cette liste a refait surface dans les derniers jours, alors que l’état de l’escalier du Faubourg semble aussi préoccuper bien des gens.
La reconstruction de l’escalier des Franciscains devrait coûter autour d’1,2 M$, selon un appel d’offres publié par la Ville de Québec en décembre. La reconstruction devrait avoir lieu en 2027.
L’escalier des Franciscains, reliant les quartiers Montcalm et Saint-Sauveur, a été fermé après l’orage du 23 juin 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger
Escalier Joffre (travaux d’entretien)
En 2024 et en 2025, la Ville de Québec a procédé à des travaux d’entretien sur l’escalier Joffre, qui relie l’avenue Joffre, dans Saint-Sacrement, au boulevard Charest, dans Saint-Sauveur.
L’escalier avait été fermé aux piétons pendant quelques jours en mars 2025. Celui-ci ne se trouvait pas dans la liste de cinq visés par des travaux majeurs de réfection. En plus de l’escalier des Franciscains et du Faubourg, on vise également les escaliers Lépine, Frontenac et de la Chapelle.
Escalier Joffre, vu depuis le boulevard Charest.
Crédit photo: Simon Bélanger
Passerelle des Trois-Sœurs (mesures de protection)
Inaugurée en 2015, la passerelle des Trois-Sœurs, qui relie le quartier Vanier et le parc Victoria, connait déjà des signes de dégradation. En avril dernier, le Soleil révélait que la Ville de Québec avait dû dépenser plus de 100 000$ pour empêcher la dégradation prématurée du bois.
Passerelle des Trois-Sœurs, entre le parc Victoria et le quartier Vanier.
Crédit photo: Simon Bélanger
Ainsi, de grandes toiles blanches recouvrent encore les poutres de bois retenant la passerelle. La Ville indiquait alors que celles-ci seraient en place pour au moins un an.
Passerelle des Trois-Sœurs, lien cyclopiéton entre le parc Victoria et Vanier.
Crédit photo: Simon Bélanger - Monsaintsauveur
Projets institutionnels majeurs
CPE Pomme d’Api (agrandissement)
En juin 2022, le CPE Pomme d’Api donnait des détails sur le projet d’agrandissement de son installation située au 578-580, avenue des Oblats. Un nouveau bâtiment serait construit sur le terrain arrière, se trouvant au 583, rue Père-Grenier.
Nouveau bâtiment du CPE Pomme d’Api, au 583, rue Père-Grenier.
Crédit photo: Simon Bélanger
Le chantier s’est officiellement mis en branle en 2024. Celui-ci nécessitait la démolition d’un bâtiment résidentiel et d’un garage. Avec cet agrandissement, le CPE souhaitait accueillir 42 enfants de plus, dont 10 poupons. La garderie est donc passée de 33 à 72 places en février dernier.
Entrée du CPE Pomme d’Api au 578-580, avenue des Oblats.
Crédit photo: Simon Bélanger
L’artiste Ilana Pichon a aussi participé à l’embellissement de la cour intérieure avec son œuvre Derrière la roche, qui s’inscrit dans la Politique d’intégration des arts à l’architecture (1%).
L’œuvre Derrière la roche d’IIlana Pichon au CPE Pomme d’Api.
Crédit photo: Thomas Verret
Par ailleurs, Fugère Architecture, une firme de Saint-Sauveur, a réalisé les plans pour le nouveau bâtiment de la rue Père-Grenier.
Réaménagement du magasin Audiolight pour l’organisme Éducation internationale
Après 59 ans d’activité, le magasin Audiolight, situé au 355, rue Marie-de-l’Incarnation, fermait ses portes. Il renaissait plus tard de ses cendres avec Stéréo+ dans le Méga Centre Lebourgneuf.
Travaux dans l’ancien magasin Audiolight, qui accueille l’organisme Éducation Internationale.
Crédit photo: Simon Bélanger
L’organisme à but non lucratif Éducation Internationale, auparavant installée du côté de Lairet, est maintenant propriétaire de ce bâtiment. Des travaux sont donc en cours à cet endroit.
Arrière de l’ancien magasin Audiolight, qui accueillera l’organisme Éducation internationale.
Crédit photo: Simon Bélanger
Agrandissement du Patro Laval (projet en cours)
Les travaux d’agrandissement du Patro Laval ont débuté en 2025. La nouvelle aile en construction, comptant 6000 pieds carrés, sera dédiée aux services d’aide alimentaire. En plus d’espaces consacrés aux cuisines et à la préparation de repas, on trouvera une épicerie solidaire au Patro Laval.
Travaux d’agrandissement en cours au Patro Laval.
Crédit photo: Simon Bélanger
Plusieurs contribuent à ce projet, dont le budget est évalué à un peu plus de 2,8 M$ : le gouvernement fédéral (860 000$), la Ville de Québec (400 000$) et d’autres partenaires, comme Desjardins. Le gouvernement provincial est toutefois absent du projet, dévoilé pour la première fois en 2024.
L’organisme souhaitait une livraison à la fin de l’année 2025. Force est cependant de constater que les travaux se poursuivront pour plusieurs semaines.
Plan projeté de la nouvelle aile du Patro Laval.
Crédit photo: Patro Laval
Le Pantoum (phase 2)
En 2022, l’organisme de création et de diffusion musicale Le Pantoum faisait l’acquisition du bâtiment qu’il occupait depuis 10 ans. L’équipe prévoyait alors faire des travaux de rénovation, qui se sont avérés plus cher que prévu. Les coûts se sont élevés à 2,5 M$.
Une campagne de sociofinancement et les contributions de différents paliers gouvernementaux ont permis à l’organisme de sortir la tête de l’eau. Celui-ci avait encore le troisième étage à compléter en 2025.
Le gouvernement fédéral a aussi octroyé un montant de 74 022$ en février 2025, afin de rendre l’endroit plus accessible pour les personnes à mobilité réduite. Cette opération s’inscrit dans la phase 2 des travaux de rénovation du Pantoum.
Édifice du Pantoum, vu depuis la rue Saint-Joseph.
Crédit photo: Simon Bélanger
Projets à surveiller (en 2026 et après)
Développement résidentiel et commercial
Coopérative d’habitation Les Jardins d’Alchémilles (ancien bar Kirouac)
Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis la conférence de presse tenue en mai 2022, lors de laquelle on annonçait que le terrain de l’ancien bar Kirouac servirait à la construction de la coopérative d’habitation Les Jardins d’Alchémilles. Cette idée était portée par le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS). Celui-ci est accompagné par le groupe de ressources techniques (GRT) SOSACO.
Le projet a finalement été accepté par le nouveau Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) en 2024, après plusieurs mois passés dans les limbes administratives.
Terrain de la future coopérative d’habitation Les Jardins d’Alchémilles.
Crédit photo: Simon Bélanger
La coopérative a dévoilé son projet détaillé lors d’une présentation au conseil de quartier de Saint-Sauveur en juin 2024. Le nouvel immeuble proposera 28 logements abordables, destinés aux personnes seules, aux familles et aux personnes âgées autonomes.
Ce projet de logements abordables par la Coopérative d’habitation Les Jardins d’Alchémilles verra le jour au 545, rue Kirouac.
Crédit photo: BoOn Architecture
On prévoyait alors que l’édifice du 545, rue Kirouac, pourrait accueillir ses premiers locataires en mars 2026. Si l’ancien bar a été démoli au printemps 2024, il n’y a pas eu beaucoup de mouvement sur le terrain depuis.
Au début de l’année 2025, la Ville de Québec annonçait l’octroi d’un montant de 900 000$ à la coopérative pour permettre l’acquisition du terrain. L’administration municipale déboursait aussi 128 657$ pour le décontaminer. La contribution totale de la Ville s’élèvera à 1,9 M$ pour ce projet.
La coopérative a récemment ouvert des postes sur son conseil d’administration. Sur la page Facebook, on apprend que la livraison du projet ne se ferait pas avant l’année 2027. Il faudra donc surveiller l’avancement du dossier en 2026.
Bar Kirouac, avant sa démolition, en 2024.
Crédit photo: Olivier Alain
Projet d’hébergement pour personnes judiciarisées (Société John-Howard)
En mai 2025, la Société John Howard dévoilait un projet de construction de ressource d’hébergement temporaire, qui prendra place au 360, rue du Cardinal-Taschereau. Dans le cadre du service Chez nous!, l’endroit servira à accueillir un maximum de 23 personnes judiciarisées qui ont besoin d’un hébergement temporaire, avant de pouvoir se relocaliser.
Ce terrain, situé au 360, rue du Cardinal-Taschereau, pourrait accueillir des logements sociaux destinés à une clientèle judiciarisée en fin de réinsertion.
Crédit photo: Simon Bélanger
À la présentation du projet en juin 2025, lors d’une assemblée du conseil de quartier de Saint-Sauveur, plusieurs participantes avaient soulevé des inquiétudes, notamment en raison de la proximité avec le Centre des femmes de la Basse-Ville. On craignait alors que les femmes qui fréquentent cet endroit se sentent moins en sécurité, en raison de la présence d’hommes qui ont fait de la prison ou qui sont à risque d’en faire.
Un aperçu de la future ressource d’hébergement pour personnes judiciarisées sur la rue du Cardinal-Taschereau, dans le quartier Saint-Sauveur.
Crédit photo: Ville de Québec (photo recadrée)
La livraison du projet était prévue pour 2026 lors de l’annonce au printemps 2025. On planifiait d’ailleurs débuter les travaux l’automne dernier. À notre dernier passage à la mi-décembre, le terrain était toujours en friche.
1255, rue Saint-Vallier Ouest (ancien bar La Babiche)
En janvier 2023, le Groupe Murray annonçait la construction d’une cinquantaine de logements locatifs sur le terrain où se trouvait le bar La Babiche, au 1255, rue Saint-Vallier Ouest.
Images de l’immeuble projeté sur le site du bar La Babiche.
Crédit photo: Images de l’Agence Spatiale pour le Groupe Murray
Trois ans plus tard, ce projet semble toujours au point mort. Lancien bar semble complètement à l’abandon et est recouvert de nombreux graffitis.
Ce bâtiment abandonné, situé au 1255, rue Saint-Vallier Ouest, accueillait auparavant le bar La Babiche.
Crédit photo: Simon Bélanger
Terrain au coin des rues Saint-Luc et Saint-Benoît (acquisition par la Ville)
En janvier 2024, la Ville de Québec officialisait l’acquisition du terrain situé au coin des rues Saint-Luc et Saint-Benoît. Un groupe de citoyens souhaitait d’abord y construire la coopérative d’habitation Dorimène, un projet rendu public en 2020. Celui-ci n’a finalement jamais pu aller de l’avant.
La Ville a acheté le terrain au coût de 549 000$, afin que celui-ci serve à du logement social ou abordable. Aucun projet concret n’est annoncé pour l’instant.
Terrain situé au coin des rues Saint-Luc et Saint-Benoît, acquis par la Ville de Québec en 2024 pour construire du logement abordable.
Crédit photo: Simon Bélanger
Terrains de l’Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur (acquisition par la Ville)
À la fin de l’année 2023, la Ville de Québec officialisait l’achat de grandes parcelles de terrain appartenant aux Augustines de l’Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur. La Ville a déboursé 500 000$ pour cette transaction.
La Ville de Québec a fait l’acquisition de deux terrains appartenant aux Augustines de l’Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur, afin de développer du logement social.
Crédit photo: Simon Bélanger
Une partie du terrain doit servir à la construction de logement social. L’autre section vendue accueille déjà le jardin communautaire Tourne-Sol, en activité depuis plus de 40 ans. Les religieuses souhaitaient d’ailleurs que cette vocation de jardin demeure, malgré la vente à la Ville.
Aucun projet n’a encore été annoncé pour ce secteur.
Le jardin communautaire Le Tourne-Sol fait aussi partie des terrains rachetés par la Ville, mais les Augustines souhaitent qu’il conserve sa vocation.
Crédit photo: Élizabeth Jean-Allard
650, rue de Montmartre (terrain assujetti – stationnements Hôtel du Nord et magasin Latulippe)
Au cours des dernières années, la Ville de Québec a assujetti quelques terrains au droit de préemption. Ainsi, si les propriétaires actuels souhaitent vendre leur terrain, la Ville aura priorité sur ceux-ci si elle souhaite faire une offre d’achat pour le réserver à des fins de logement social ou abordable.
La plupart de ces terrains se trouvent dans Limoilou, mais on trouve quand même les espaces de stationnement situés au nord de la rue de Montmartre, utilisés par le magasin Latulippe et l’Hôtel du Nord.
D’ailleurs, ces terrains sont collés sur les terrains rachetés aux Augustines.
Stationnements situés au 650, rue de Montmartre, utilisés par le magasin Latulippe et l’Hôtel du Nord. La Ville de Québec a assujetti ces terrains au droit de préemption.
Crédit photo: Simon Bélanger
Centre d’escalade dans la Chaufferie Saint-Malo
La communauté d’escalade était en deuil en 2025, alors que le centre d’escalade DÉLIRE Beauport a dû fermer ses portes, en raison du redéveloppement des Galeries de la Canardière (aujourd’hui Place NUVO).
Une opportunité inusitée s’est alors présentée dans le parc industriel Saint-Malo, où DÉLIRE Escalade et le Ranch Ninja proposeront un centre d’escalade, ainsi qu’un parcours d’obstacles à la «Ninja Warrior». Ce nouveau projet verra le jour dans une ancienne centrale thermique, située au 1180, rue Leber.
Le projet détaillé a été présenté en mai dernier lors d’une assemblée du conseil de quartier. Il s’agira du seul centre d’escalade à l’est du Canada pouvant accueillir des compétitions de calibre international. On souhaite aussi que ce centre serve à l’entraînement pour les athlètes de haut niveau, en vue de l’épreuve d’escalade sportive des Jeux du Canada, qui auront lieu à Québec l’an prochain.
Chaufferie Saint-Malo, une ancienne centrale thermique qui accueillera un centre d’escalade.
Crédit photo: Simon Bélanger
Le Canadien National (CN) a construit le bâtiment en 1918. Celui-ci présente une «valeur patrimoniale exceptionnelle». Le projet prévoit la réfection des deux cheminées et du lanterneau, la restauration de la maçonnerie des cheminées et des façades, de même que la restauration des vitraux.
Lors de la dernière campagne électorale municipale, le maire Bruno Marchand avait fait une annonce tout à côté de l’ancienne centrale thermique. Il offrait alors l’exemple du futur centre d’escalade comme élément au cœur d’un projet de modernisation du parc industriel Saint-Malo.
Drolet Ressorts (projet d’agrandissement)
Toujours dans le parc industriel, l’entreprise Drolet Ressorts souhaite procéder à un agrandissement de ses installations. Drolet Ressorts célébrera son centenaire en 2027, mais occupe le 1275, rue de l’Ancienne-Cartoucherie, depuis 1968. L’entreprise se spécialise dans la mécanique et la suspension de véhicules lourds.
Une assemblée publique de consultation a eu lieu à la fin de l’année 2024, afin d’accorder à l’entreprise une «permission d’occupation». Celle-ci permettait notamment de régulariser ses activités, qui faisaient l’objet d’un droit acquis.
L’entreprise aménagera une allée d’accès de 15 mètres, afin de favoriser le passage de camions lourds. De plus, la Ville de Québec exige la plantation de 9 arbres sur le lot, dont 3 en façade.
Entreprise Drolet Ressorts, située au 1275, rue de l’Ancienne-Cartoucherie.
Crédit photo: Simon Bélanger
Aménagements urbains et travaux de la Ville de Québec
Réaménagement de la rue Père-Grenier et de l’avenue des Oblats
Après les rues Saint-Benoît, Bagot, Boisseau et Saint-Vallier Ouest, les prochains projets de réaménagement de rue dans le quartier Saint-Sauveur pourraient bien viser la rue Père-Grenier et l’avenue des Oblats.
En 2022, la Ville de Québec sondait déjà la population autour de la rue Père-Grenier à l’aide d’un questionnaire en ligne. L’administration municipale prévoyait alors en faire une rue conviviale.
Le tronçon visé se situait entre les rues de l’Aqueduc et Saint-Vallier Ouest.
Rue Père-Grenier.
Crédit photo: Simon Bélanger
Le réaménagement de l’avenue des Oblats se trouvait au cœur d’un questionnaire proposé en 2023-2024 touchant plusieurs secteurs de Québec. Ceux-ci se consacraient à la mobilité active.
Avenue des Oblats, au coin de la rue Saint-Germain.
Crédit photo: Simon Bélanger
Dans le cas de l’avenue des Oblats, la section visée se trouverait entre les rues de Mazenod et Marie-de-l’Incarnation. Rappelons que l’aménagement d’une placette permanente au coin de l’avenue des Oblats et de la rue Saint-Vallier Ouest ne permet plus le passage des véhicules dans ce secteur.
Avenue des Oblats.
Crédit photo: Simon Bélanger
Le 22 novembre dernier, le Comité des piétons-nnes du quartier Saint-Sauveur organisait une Marche de Jane sur la rue Père-Grenier et l’avenue des Oblats, afin d’échanger sur les enjeux d’aménagement et d’accessibilité entourant ces deux sections.
Pour l’instant, la Ville de Québec n’a pas fait d’annonce officielle concernant ces futurs chantiers.
Piscine Dollard-Des Ormeaux
Lors du dévoilement du budget 2026 de la Ville de Québec, l’administration Marchand présentait aussi une mise à jour du Programme décennal d’immobilisations (PDI) 2025-2036. Celui-ci permet d’avoir une meilleure idée des projets à court et moyen terme visés par des travaux majeurs.
Piscine Dollard-des Ormeaux, en décembre 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger
Dans la catégorie «bassins aquatiques», on retrouvait, parmi les sites visés par des «projets de pérennité et de développement de l’offre» au cours des deux prochaines années, la piscine Dollard-Des Ormeaux. Celle-ci se trouve dans le parc du même nom.
La Ville n’a procédé à aucune pour cette infrastructure.
Piscine Dollard-Des Ormeaux, en été.
Crédit photo: archives
Parc Roger-Lemelin (aire de jeux)
Toujours dans le PDI, on retrouvait l’aire de jeux du parc Roger-Lemelin.
Parc Roger-Lemelin.
Crédit photo: Simon Bélanger
Celui-ci se situe entre les rues Marie-de-l’Incarnation et Montmagny.
Aire de jeux au parc Roger-Lemelin.
Crédit photo: Simon Bélanger
Parc Lionel-Bertrand
Un peu plus discret, le parc Lionel-Bertrand, se trouvant sur la rue des Ardennes, près de la voie ferrée, se trouve aussi dans le PDI. Encore une fois, on souhaite améliorer l’aire de jeux.
Tout comme pour le parc Roger-Lemelin, aucune annonce officielle n’a encore eu lieu.
Parc Lionel-Bertrand, situé sur la rue des Ardennes.
Crédit photo: Simon Bélanger
Pavillon-vestiaire adjacent aux terrains de soccer du parc Victoria
Autre projet inscrit au PDI, celui d’un pavillon-vestiaire adjacent aux terrains de soccer du parc Victoria. Actuellement, la petite chapelle sert à l’entreposage de matériel. C’est aussi là que se trouve la seule toilette du secteur.
Lors de sa première campagne électorale, en 2021, Bruno Marchand s’était engagé à réserver un montant de 850 000$ pour aménager une installation comprenant un vestiaire, des toilettes et une salle commune.
L’Association de soccer Québec-Centre y avait aussi ses bureaux, mais celle-ci a fusionné en 2022 avec l’Association de soccer de Charlesbourg, pour devenir CF L’International de Québec.
Pavillon de services pour le soccer au parc Victoria, dans la chapelle.
Crédit photo: Simon Bélanger
Par ailleurs, l’amélioration de surfaces multisports et des terrains de tennis du parc Victoria se trouve aussi au sein du PDI.
Passage cyclo-piéton entre les rues Borne et des Ardennes
Inscrit à chaque année dans la liste des chantiers à venir dans l’arrondissement de La Cité—Limoilou, l’aménagement d’un passage cyclo-piéton entre les rues Borne et des Ardennes est toujours dans les cartons.
La difficulté réside dans le passage sur une voie ferrée du Chemin de fer Québec – Gatineau.
Voie ferrée séparant les rues Borne et des Ardennes, vue depuis la rue Borne.
Crédit photo: Simon Bélanger
Toujours lors de la campagne électorale, le maire Marchand a réitéré son intention d’aménager ce lien.
Voie ferrée séparant les rues Borne et des Ardennes, vue depuis la rue des Ardennes.
Crédit photo: Simon Bélanger
Terrain vacant de la rue de Verdun
Lors du même point de presse évoqué précédemment, Bruno Marchand a aussi martelé son intention de favoriser le développement résidentiel sur un terrain vacant de la rue de Verdun.
L’administration municipale souhaite «créer un quartier mixte à moyenne densité, si les opérations de décontamination le permettent.» Le terrain accueillait autrefois une usine à gaz.
Il servait aussi de «parc à chiens informel», avant qu’il ne soit clôturé par la Ville. Celle-ci avait préalablement racheté le terrain à Hydro-Québec.
Le sort de ce terrain vacant alimente les discussions dans le quartier Saint-Sauveur au moins depuis 2020. L’ancien conseiller municipal Pierre-Luc Lachance affirmait d’ailleurs à l’époque à Monsaintsauveur que le coût estimé de la décontamination s’élevait à 15 M$.
Terrain vacant de la rue de Verdun, appartenant à la Ville de Québec. Celle-ci souhaiterait le décontaminer dans les prochaines années.
Crédit photo: Simon Bélanger
Centre communautaire Édouard-Lavergne
La modernisation du centre communautaire Édouard-Lavergne, se trouvant au coin des rues Franklin, Durocher et Arago Ouest, se trouvait explicitement dans les plateformes de deux partis aux dernières élections : Québec d’abord et Leadership Québec.
Ce bâtiment se trouvait au sein de la même liste de six centres communautaires à prioriser à Québec. Une consultation citoyenne en 2023 avait démontré que le centre communautaire Édouard-Lavergne était «l’oublié de la Basse-Ville».
Centre Édouard-Lavergne, façade sur la rue Franklin.
Crédit photo: Simon Bélanger
La consultation laissait aussi entendre un désir de transformer l’espace de stationnement et le parc en espace vert multifonctions, et d’y aménager un lieu de rencontre et un îlot de fraicheur. Cette proposition avait d’ailleurs été un engagement du candidat de Québec d’abord, Quentin Maridat.
Pour l’instant, l’administration municipale n’a fait aucune annonce concernant le centre communautaire Édouard-Lavergne.
Côté est du Centre Édouard-Lavergne.
Crédit photo: Simon Bélanger
Centre récréatif Mgr-Bouffard
Le centre récréatif Mgr-Bouffard se trouvait lui aussi dans la liste de six centres communautaires visés par les partis de Claude Villeneuve et Sam Hamad aux dernières élections.
Entrée du centre récréatif Mgr-Bouffard.
Crédit photo: Simon Bélanger
Façade du centre récréatif Mgr-Bouffard donnant sur la rue Raoul-Jobin.
Crédit photo: Simon Bélanger
Lors de la campagne, Québec d’abord affirmait que ce bâtiment, datant de 1924, devait être démoli et reconstruit. Son chef Claude Villeneuve soulignait aussi qu’«un projet de démolition et de reconstruction a été mis sur pause en décembre 2024 en l’absence de subventions.»
Centre récréatif Mgr Bouffard, vu depuis la rue Marie-de-l’Incarnation.
Crédit photo: Simon Bélanger
Projets institutionnels
Église Sainte-Angèle-de-Saint-Malo
Dans plusieurs quartiers de Québec, l’avenir de certaines églises préoccupe de nombreux citoyens. Les différentes fabriques font face à d’énormes déficits financiers pour préserver ces bâtiments monumentaux.
C’est entre autres le cas de l’église Sainte-Angèle-de-Saint-Malo, se trouvant sur la rue Marie-de-l’Incarnation. Elle se retrouve sur une liste d’églises probablement vendues dans un horizon de 0 à 5 ans. L’église ferme ses portes durant l’hiver, mais devrait rouvrir en mai prochain.
On envisage cependant sa fermeture dans les mois ou années à venir.
Par ailleurs, le service d’aide alimentaire de la Société Saint-Vincent de Paul de Québec a aussi dû quitter l’église au cours des derniers jours.
Église Sainte-Angèle-de-Saint-Malo.
Crédit photo: Simon Bélanger
Église de Saint-Sauveur
Alors que l’église Saint-Sauveur vient de retrouver son clocher, son avenir demeure incertain. Elle ferme ses portes pendant la période hivernale, mais rouvrira au printemps. En revanche, sa mise en vente est elle aussi dans les cartons.
Dans le cas de l’église Saint-Sauveur, on lui cherche actuellement une mission se trouvant en dehors du culte religieux. Pendant la campagne électorale, la candidate de Transition Québec Marjorie Champagne avait proposé d’y aménager une Maison de la culture.
Avant d’être candidat pour Québec d’abord, Quentin Maridat avait quant à lui lancé une mobilisation citoyenne pour la sauvegarde de l’église Saint-Sauveur.
Église Saint-Sauveur.
Crédit photo: Simon Bélanger
Monastère de l’Hôpital général de Québec
Officiellement situé dans la municipalité de paroisse de Notre-Dame-des-Anges, à la frontière des quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur, le monastère de l’Hôpital général de Québec fait l’objet d’une réflexion importante sur son avenir.
Une cinquantaine de religieuses habitent toujours ce lieu occupé depuis 1620 par des communautés religieuses; d’abord, les Récollets, puis les Augustines depuis 1693. Les différentes instances réfléchissent à ce qui adviendra des lieux dans quelques années, lorsque les dernières religieuses auront quitté.
Monastère de l’Hôpital général de Québec.
Crédit photo: Simon Bélanger
Lors de la désignation du monastère comme Lieu historique national en 2025, Sœur Chantale Bergeron indiquait que la communauté souhaitait que l’endroit serve de «lieu de bienfaisance pour le quartier, pour les besoins des citoyens et de la population de Saint-Roch—Saint-Sauveur».
Une section du bâtiment sert aujourd’hui de CHSLD, poursuivant ainsi une partie de la mission originale des Augustines.
Conclusion
Comme démontré dans les précédents paragraphes, si le chantier de la rue Saint-Vallier Ouest a davntage attiré les projecteurs, de nombreux autres projets sont en cours. La construction de plusieurs édifices à logements est d’ailleurs en cours. Des projets de logements sociaux et communautaires sont notamment à l’agenda.
Un tel exercice de documentation est somme toute assez fastidieux. Il est bien possible que certains projets spécifiques aient échappé à l’auteur de ces lignes. N’hésitez pas à lui écrire si vous constatez un oubli.
Cet article bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.
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