Photos de l’agrandissement du MNBAQ:
https://www.quebecurbain.qc.ca/2025/05/14/musee-national-des-beaux-arts-du-quebec-etat-des-travaux/
Photos de l’agrandissement du MNBAQ:
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Wow bien hâte de voir les deux tours de 20 étages sur Grande-Allée. Cela va apporter une belle densité à ce secteur. Maintenant c’est aux promoteurs de livrer et de commencer les chantiers.
Est-ce moi où la Ville de Québec a la gachette beaucoup plus rapide pour utiliser la loi 31 ?
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Par Philippe Chabot, Le Soleil et Émilie Pelletier, Le Soleil
20 mai 2025 à 14h58|
Mis à jour le20 mai 2025 à 19h54
Le site de l’ancienne église Saint‑Cœur‑de‑Marie, au 530, Grande Allée Est, accueillera le chantier d’une tour résidentielle de 20 étages, en avril 2026. (Frédéric Matte/Le Soleil)
Le site de l’ancienne église Saint‑Cœur‑de‑Marie, au 530, Grande Allée Est, accueillera le chantier d’une tour résidentielle de 20 étages, en avril 2026. La Ville de Québec a permis une hauteur maximale de 63 mètres, au lieu de 26 mètres.
«L’immeuble aura à peu près la même hauteur que le bâtiment l’autre bord de la rue [qui accueille la Banque Nationale]», a affirmé le directeur de la Division du développement des milieux de vie, de l’habitation et de l’immobilier de la Ville, Benoît Longchamps.
À quelques rues de là, le bâtiment situé au 155, Grande Allée Est, passera de 11 à 21 étages après un ajustement accordé par la municipalité.
Le bâtiment situé au 155, Grande Allée Est, passera de 11 à 21 étages après un ajustement accordé par la municipalité. (Frédéric Matte/Le Soleil)
Ces deux projets font partie d’un grand coup d’accélérateur de l’administration Marchand pour lancer la mise en chantier de 18 immeubles à logements aux quatre coins de la ville d’ici le début 2026.
«Il ne poussera pas des tours dans un quartier de bungalows», a certifié Bruno Marchand lors d’une conférence de presse mardi matin.
«La hauteur, ça fait peur, la volumétrie, aussi. Mais on peut faire plein de choses pour ne pas que les citoyens aient l’impression d’avoir un bateau de croisière dans sa cour. […] Ça ne sera pas de gros blocs monolithiques qui viennent défigurer le paysage», a-t-il ajouté.
Près de 85 % des nouveaux logements seront sur de grands axes à proximité des parcours de métrobus et du tramway — si ou lorsque le projet de transport structurant sera terminé.
On note un imposant projet immobilier de 435 logements sur la 60e rue Est dans Charlesbourg, ainsi qu’un bâtiment de 285 unités sur la rue de la Pointe-aux-Lièvres et un autre de 401 unités sur le chemin des Quatre-Bourgeois.
Un projet au 1875-2005, boulevard Henri-Bourassa, nécessitera le déménagement de locataires, parce que le bâtiment existant sera remplacé par un nouveau.
L’administration Marchand lance la mise en chantier de 18 immeubles à logements privés aux quatre coins de la ville d’ici le début 2026. (Ville de Québec)
«Il n’y a pas assez d’offres pour la demande qui ne fait qu’augmenter», a lancé la responsable du logement et de la planification de l’aménagement du territoire au comité exécutif, Marie-Pierre Boucher.
Entre 2022 et 2024, environ 40 000 nouvelles personnes se sont établies dans la capitale. À titre de comparaison, ce même nombre de nouveaux arrivants s’était installé à Québec entre 2009 et 2021.
«Ne pas agir placerait la Ville dans une situation totalement inconfortable. Donc, oui, c’est une obsession construire des logements», a fait savoir le maire.
Les 18 immeubles à logements ajouteront tout près de 2857 unités à Québec, dont 1170 auront plus de deux chambres.
Parmi ces nouvelles unités, 412 d’entre elles seront des logements sociaux. Cette annonce de Québec tombe en plein milieu de la semaine nationale d’action et d’occupation du FRAPRU, qui réclame une bonification de l’offre de logements sociaux.
Il y aura également des logements abordables, mais selon les prix sur le marché. L’administration municipale ne peut pas imposer un coût de location maximal, notamment parce qu’elle n’a mis aucun sou dans la construction de ces nombreux immeubles. Les investissements totaux de 816 millions de dollars proviennent des 18 promoteurs immobiliers privés.
La Ville prévoit toujours atteindre 80 000 nouveaux logements d’ici 2040.
Les projets seront autorisés lors des deux prochaines séances du conseil municipal, grâce aux pouvoirs donnés par la Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d’habitation (Loi 31).
L’article 93 de cette loi, adoptée en février 2024 par le gouvernement du Québec, permet aux municipalités, avant le 21 février 2027, d’autoriser des projets d’habitation qui dérogent à la réglementation d’urbanisme et de ne plus soumettre des projets à l’approbation des citoyens lorsqu’ils ne respectent pas ces règlements.
«Dans un contexte de crise du logement, ça nécessite des mesures exceptionnelles», s’est justifié Bruno Marchand.
«On ne peut pas prendre un petit groupe de citoyens et faire un référendum [pour aller de l’avant avec un projet ou pas]. Le “pas dans ma cour” fait en sorte qu’on ne peut pas régler la crise du logement», a-t-il renchéri.
La Loi 31 offre une voie accélérée aux promoteurs, réduisant en moyenne de huit mois les délais de mise en chantier. Elle leur a également permis d’agrandir la taille de leurs projets.
«On ne peut pas travailler dans un contexte de crise et faire les mêmes affaires qu’avant, dans les mêmes délais qu’avant. Huit mois, c’est majeur pour les personnes qui vont y habiter, mais aussi pour le coût des projets», a dit le maire.
Ce dernier a soutenu que la Loi 31 a permis la concrétisation de certains bâtiments qui, sans elle, ne seraient jamais sortis de terre ou auraient été retardés.
«Ce n’était pas un bar open. Chaque projet a été analysé rigoureusement. […] Les projets présentés aujourd’hui ne sont pas les demandes initiales des promoteurs. Nous avons négocié avec eux, mais ils n’avaient pas de critères spécifiques à respecter», a affirmé Benoît Longchamps.
Un projet immobilier sur quatre en 2025 a eu droit à ce traitement de faveur. «Ce pouvoir-là n’a pas été utilisé sans contrepartie», a glissé M. Marchand.
En plus de construire des immeubles près des transports en commun et des voies cyclables, les promoteurs doivent se plier à des mesures de construction durables et à l’ajout d’espaces verts, entre autres.
La Ville lancera tout de même une consultation écrite de trois jours pour prendre le pouls des citoyens. Elle n’écarte pas la possibilité d’apporter des modifications à certains projets à la suite des consultations publiques.
Dans le fond de la salle du Centre Vidéotron, où le maire de Québec faisait son annonce, Jackie Smith écoutait attentivement ce que Bruno Marchand avait à dire.
«L’administration Marchand n’a pas compris la controverse autour du zonage de l’îlot Dorchester. […] Et le maire a décidé de multiplier cela un peu partout sur le territoire. Il écarte complètement la voix citoyenne», a dénoncé Mme Smith après la rencontre.
«Marchand a vendu son âme aux promoteurs. […] Ce n’est pas normal de faire concurrence [à la hauteur] du Complexe G sur la Grande Allée», a-t-elle poursuivi.
Plus tôt, le maire marchand s’est défendu d’avoir donné les clés de la Ville aux promoteurs.
«Ce n’est pas vrai. On n’est pas là pour faire plaisir aux promoteurs, ce sont des partenaires. […] Notre travail est de travailler avec eux pour aménager une ville avec des principes, une ville qui répond aux besoins des citoyens et trouver des solutions pour construire assez de logements.»
«Je me questionne un peu sur le timing de ces projets qu’on veut faire arriver à la va-vite à quelques mois des élections. Quand je vois l’annonce, je vois une petite panique préélectorale. On a peu construit dans les dernières années, [ça ressemble à] un sauve-qui-peut en fin de mandat.»
— — Claude Villeneuve, chef de l’opposition officielle
«À cinq mois des élections, on appuie sur l’accélérateur. On autorise des projets en bloc sans se demander si les infrastructures en place vont être capables de suivre tout ça. Le maire va gonfler artificiellement un bilan électoral. Il a fait quoi en quatre ans? Je crains qu’à la vitesse, les citoyens vont avoir d’énormes surprises tout à l’heure.»
— Stevens Mélançon, chef d’Équipe Priorité Québec
Je suis surpris par le projet au 155 grande allée, qui a été construit très récemment et qui fera déjà l’objet de densification, passant de 11 a 21 étages:
J’aimerais voir cela à Montreal, soit d’ajouter des étages à des projets récents sur les grands axes de déplacements.
Il y a un chantier de construction sur le chemin Ste-Foy secteur St-Sacrement tout juste à côté (ouest) de la Cité Verte, voisin de l’hôpital Jeffrey et de biais au parc Samuel-Holland. Je n’ai pas de photo de l’immeuble, mais en parlant avec les gens du chantier (dont les fondations sont actuellement en construction), ce sera un immeuble locatif de 10 étages et d’environ 200 logements.
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C’est peut-être la résidence étudiante développer par UTILE.
Sinon dans tout ces projets je suis surpris de ne pas voir l’Îlot Dorchester… Peut-être dans une annonce subséquente.
Cette liste est loin d’être exhaustive, surtout que c’est chaque arrondissement qui gère les permis de construction et chacun a son système et ses règles plus ou moins transparentes. Voici ma photo du chantier près du parc Samuel Holland
À noter que plusieurs chantiers dans la liste plus haut sont directement reliés au futur traçé du tramway de Québec. Il serait donc stupide et irresponsable de la part de Sam Hamad de vouloir proposer un autre système transport de structurant pour remplacer le tram quand les terrains et la planification sont aussi avancés.
Ce projet fera un grand bien au quartier St-Sauveur, il complétera en même temps la rénovation de la rue St-Vallier qui aura nettement amélioré l’aspect visuel de cette rue commerciale de la ville.
Un message a été fusionné à un sujet existant : Temp - qc
5 juin 2025 à 04h30
En décembre 2019, Trudel a fait l’acquisition pour 165 millions du parc immobilier de Québec de First Capital Realty incluant 28 propriétés, dont les Galeries Charlesbourg. (Trudel Corporation)
Le coup d’envoi du projet de revitalisation des Galeries Charlesbourg est fixé.
Après la métamorphose de Fleur de Lys, dont les travaux avancent bon train, cette deuxième propriété de Trudel deviendra un chantier pour les huit prochaines années. Il s’agit d’un projet évalué à un milliard de dollars.
Dès lundi, la machinerie s’activera sur le site à la jonction des quartiers Saint-Rodrigue et Lairet à Québec.
La première phase du projet comprend un bâtiment de 200 unités, qui s’élèvera près de la 41e rue dans l’actuel stationnement. La démolition d’une aile des Galeries Charlesbourg suivra également dans les prochaines semaines.
La première phase du projet comprend un bâtiment de 200 unités, qui s’élèvera près de la 41e rue. (Trudel Corporation)
Pour lancer cette opération, deux commerçants – Salon Figaro et Ongles Pro – ont d’ailleurs été relocalisés.
Si quelques enseignes ont décidé de quitter dans la foulée, le développeur assure que la plupart des commerçants ont confirmé vouloir garder leur ancrage dans le centre d’achat malgré les travaux.
À terme, une douzaine d’édifices verront le jour sur ce vaste terrain de plus d’un million de pieds carrés, en plus de placettes publiques, d’espaces verts et de stationnements.
«Tout comme nous l’avons fait pour Fleur de Lys, nous avons développé ce projet en étroite collaboration avec les citoyens et les parties prenantes du quartier.»
— William Trudel, président-fondateur et chef de la direction de Trudel
«Avec la participation de plus de 3 100 personnes à notre consultation publique, nous pouvons affirmer sans l’ombre d’un doute que le projet des Galeries Charlesbourg a été conçu par et pour les gens de Québec», ajoute M. Trudel.
Il est dorénavant prévu d’accueillir un hôtel de 150 chambres à même le site, alors que la résidence privée pour aînés (RPA) qui était auparavant dans les cartons n’est plus dans les plans du promoteur.
Sans offrir l’éventail de soins d’un RPA, Trudel opterait plutôt pour une unité de services de proximité afin de permettre le maintien à domicile sur une plus longue durée.
Trudel estime que la transformation des Galeries Charlesbourg sera complétée d’ici 2033. (Trudel Corporation)
Sur différentes phases, des bâtiments pouvant atteindre 14 étages émergeront le long de l’autoroute Félix-Leclerc. Le projet prévoit la construction d’immeubles de six à huit étages en bordure de la 41e rue.
La portion résidentielle du projet intègre 2000 logements, dont 300 unités qui seront qualifiées comme logements abordables ou sociaux. À ceci s’ajoute une offre commerciale de 300 000 pieds carrés comprenant des commerces de proximité, des restaurants et des services.
Le samedi 7 juin, les citoyens sont conviés à une pelletée de terre collective, qui lancera le début des travaux aux Galeries Charlesbourg.
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
4 juin 2025 à 18h00
Avec un an de retard par rapport à l’échéancier initial, le promoteur a bien l’intention de se mettre vite à l’ouvrage. (Trudel)
Presque à l’unanimité, les élus municipaux de Québec ont voté mardi soir en faveur des modifications proposées au Programme particulier d’urbanisme (PPU) du secteur sud du centre-ville Saint-Roch, qui fait passer le plafond de 10 à 17 étages sur l’actuel stationnement du quartier de la Basse-Ville.
Cette adoption finale du conseil municipal constituait le dernier feu vert dont avait besoin Trudel pour aller de l’avant avec son développement résidentiel et commercial d’environ 400 unités de logement, quelque 150 chambres d’hôtel, épicerie à volume, commerces de proximité, parcs et place publique.
Au terme de plusieurs mois de consultations publiques, l’administration Marchand a maintenu sa position en augmentant la hauteur permise sur ce terrain stratégique, plaidant pour le «besoin» de logements et de dynamisme au cœur du centre-ville.
Le PPU a ainsi été adopté sans modifications, malgré plusieurs avis défavorables de citoyens sur la mouture actuelle du projet, particulièrement la plus haute tour qui s’élèvera sur 17 étages dans le ciel de Saint-Roch.
Le maire Bruno Marchand avait déjà annoncé ses couleurs, en février, en estimant qu’un bâtiment de cette envergure constituait un «compromis» raisonnable entre les préoccupations citoyennes et la nécessaire rentabilité du projet invoquée par le développeur.
Un signe que les derniers exercices publics convoquant les citoyens à donner leur opinion n’auront servi à rien, regrette en entrevue au Soleil Michel Beaulieu, porte-parole de la Coalition Dorchester.
«Le maire a dit en février: “je donne mon go au projet de 17 étages” et c’est ce qui a été fait quatre mois plus tard. Entre les deux, il y a une pétition qui a été signée par 1786 personnes, les deux conseils de quartier se sont opposés à la tour» et les consultations en salle et écrite ont donné lieu à des dizaines de commentaires, dont «la plupart étaient contre», énumère-t-il.
«Ça ne peut pas être plus clair que ça sur le rejet de ce projet.»
«C’est un déni de démocratie. On se balance complètement de ce que les gens peuvent en penser. On a une idée fixe et on va avec ça.»
— Michel Beaulieu, porte-parole de la Coalition Dorchester
«C’est une consultation ratée», s’est-elle aussi indignée la cheffe de Transition Québec avant son entrée au conseil municipal, mardi. Jackie Smith, élue dans Limoilou, est la seule à avoir voté contre les modifications finales du PPU.
![La cheffe de Transition Québec, Jackie Smith, estime que la consultation publique sur l’îlot Dorchester a été «ratée».auth=c6e597b2d52f074672c57a960fc72d37359dbfe9fa12012c131b83f1b6e4669c&smart=true&width=1200&height=799)
La cheffe de Transition Québec, Jackie Smith, estime que la consultation publique sur l’îlot Dorchester a été «ratée». (Caroline Grégoire/Le Soleil)
«Même quand on fait une consultation, c’est une mascarade, parce qu’on va l’adopter malgré tous les avis contraires», a-t-elle ajouté lors d’une intervention à l’attention du maire Marchand.
«Doubler la hauteur des édifices partout ne règle pas nécessairement la crise du logement, mais va vraiment scrapper la qualité de vie des résidents.»
— Jackie Smith, cheffe de Transition Québec
«Écouter les citoyens, ça ne veut pas nécessairement dire oui à tous les citoyens», a répliqué le maire, d’avis que les positions entre toutes les demandes étaient «irréconciliables».
«Le choix qu’on avait, c’était pas de projet ou un projet. Même si le projet était imparfait sur des demandes citoyennes, il amène beaucoup d’eau au moulin dans un secteur qui en a grandement besoin et dans une crise du logement», a-t-il défendu, rejetant toute accusation voulant qu’il ait pris le parti des promoteurs.
«Les Trudel, ce n’est pas des amis, je ne les côtoie pas. Je n’ai aucun bénéfice à ça.»
— Bruno Marchand, maire de Québec
«Mon bénéfice, il est pour la Ville, pour qu’il y ait du logement, de l’activité économique et du monde dans un secteur qu’on veut revitaliser», a martelé le maire Marchand.
![Bruno Marchand, maire de Québec, se défend d’avoir pris le parti des promoteurs.
Bruno Marchand, maire de Québec, se défend d’avoir pris le parti des promoteurs. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)
En dernier recours, la Coalition Dorchester a déposé mardi une demande de référendum. La Ville de Québec n’est pas tenue d’une obligation référendaire dans le dossier.
«Mais s’il y avait une vraie démocratie municipale, on irait en référendum sur ce projet pour voir ce qu’il en est réellement», estime son porte-parole.
En attendant, le développement porté par Trudel continue d’avancer. Il ne manquera plus que la formalité de l’adoption du changement de zonage, puis, la délivrance du permis de construction avant que le chantier ne se mette en branle véritablement.
«La bataille n’est pas perdue, mais à partir de ce moment-ci, on doit admettre que c’est difficile à arrêter», souffle Michel Beaulieu de la Coalition Dorchester.
Avec un an de retard par rapport à l’échéancier initial, le promoteur a bien l’intention de se mettre vite à l’ouvrage.
Une maquette du projet à l’îlot Dorchester (Trudel)
«On est satisfaits que le processus soit finalement fini et on va procéder pour débuter le chantier le plus rapidement possible», affirme David Chabot, directeur du bureau du président chez Trudel, espérant que la demande de permis soit traitée tout aussi rapidement.
L’étape de la décontamination reste à être terminée avant de passer à l’excavation, quelque part à la fin de l’automne ou au début de l’hiver.
«On est contents d’aller de l’avant après des mois de tergiversations, mais en pleine crise du logement, on a perdu un an.»
— David Chabot, directeur du bureau du président chez Trudel
Trudel refuse toutefois de parler d’un échec à rallier la population autour de sa proposition pour l’îlot Dorchester.
«On n’est pas en politique, ce n’est pas un concours de popularité, c’est une question de pertinence. Et sur la pertinence du projet, les autorités municipales ont tranché. On ne regarde plus en arrière, on regarde en avant», fait valoir M. Chabot.
La Coalition Dorchester craint que le cas de l’îlot Dorchester ne soit que le «canari dans la mine» à Québec.
Son porte-parole, Michel Beaulieu, présume que l’administration Marchand n’a pas voulu accepter les demandes citoyennes pour éviter de créer un précédent dans les demandes de dérogations, alors que des projets immobiliers doivent bientôt lever ailleurs en ville.
«Il y a plein d’autres projets à gauche et à droite et je pense qu’il y a une peur de dire que si on plie à Dorchester, on va être obligés également de reculer ailleurs», analyse-t-il.
Mais le «bulldozer» ne pourra pas continuer encore bien longtemps, estime le citoyen.
«Ce contournement systématique des voix citoyennes, l’indifférence par rapport à ce que les gens pensent, ça devient très lourd dans le climat et ça ne passe pas dans les quartiers centraux», note M. Beaulieu, qui croit que les électeurs s’en souviendront au moment de voter, en novembre.
«Le maire et son parti se tirent dans le pied. Aux élections, ça pourrait faire mal.»
En réponse au supposé déni de démocratie exprimé par un groupe de citoyens. Ces derniers oublient qu’en démocratie municipale (comme dans les autres niveaux de gouvernements) la population élit des dirigeants pour prendre des décisions et administrer la ville en respect des règles et des lois émises par Québec.
Agir autrement serait accorder un droit de véto à une minorité, ce qui n’est pas plus démocratique.
Contrairement à l’opinion de ces gens, toutes les étapes ont été franchies et plusieurs moutures du projet ont été proposées et amendées durant toutes les années d’études de l’ilot Dorchester.
On est maintenant rendu à la préparation du site à proprement parlé et rien dans la loi n’oblige la Ville de Québec à surseoir à ce projet déjà accepté par l’administration.
Or accorder un référendum qui ne ferait que retarder indûment cet indispensable développement économique dans St-Roch, et cela pour quelques étages en moins seulement, causerait un grand préjudice au promoteur et pourrait conduire à de couteuses poursuites.
Sans penser aux couts très élevés qu’implique l’organisation d’un référendum et des délais supplémentaires qui s’ajouteraient aux 5 ans depuis le début de la première proposition Trudel.
Ici le médicament serait devenu pire que la maladie et conduirait à d’autres conséquences négatives et pour certaines imprévisibles.
Finalement obtempérer à ces objections reviendrait à créer un sérieux précédent pour d’autres projets en cours de planification ailleurs dans la municipalité, sans pour autant mieux servir la démocratie.
Conclusion: l’ilot Dorchester doit aller de l’avant, même avec ses imperfections, parce qu’il représente le meilleur compromis dans les circonstances.
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J’ajouterais à l’article du Soleil, que ce projet est une réponse claire aux retombées futures du tramway de Québec. En effet d’après la carte les Galeries Charlesbourg seront un des terminus du tramway de Québec.
D’ailleurs il y a plusieurs projets de développement déjà en cours ou en voie de l’être tout le long de ce tracé. Donc on peut conclure que le tramway sera véritablement au sens propre du terme un projet structurant pour la Ville de Québec. Incidemment il représente pour le moment plusieurs milliard d’investissements privés répartis sur l’ensemble du territoire afin de profiter de ce formidable projet de mobilité publique pour la capitale.
Le projet TramCité reliera le pôle Le Gendre au pôle Charlesbourg.
Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy
Un message a été fusionné à un sujet existant : Temp - qc
https://www.quebecurbain.qc.ca/2025/06/08/projet-le-cobalt-etat-des-travaux/
Pas une beauté celui là!