Merci de l’information et le lien. Je viens aussi de participer en remplissant le formulaire. Demain je participe à une réunion dans les secteur je passerai le mot aux autres avec le lien.
La Cité Verte dans mon quartier (Montcalm) la dernière tour en construction (locative) dont il reste encore plusieurs phases à compléter
Un autre parc éponge dont le bassin est permanent du côté de la falaise.
Les terrains vacants pour les phases ultérieures
Un grand site développé sur les anciens terrains des Jésuites en façade du Chemin Ste-Foy. On voit un parc éponge en avant d’immeubles rénovés et d’autres neufs où on trouve plusieurs bureaux et cliniques dans le voisinage du CHU de Québéc (hôpital St-Sacrement) à 7 minutes à pied de chez-moi.
Finalement l’immeuble en avant de mon condo qui a atteint sa pleine hauteur
Le promoteur propriétaire de l’édifice locatif adjacent à choisi de coller les deux édifices avec un minimum de séparation, bloquant du coup la vue des appartements voisins les condamnant à l’ombre en permanence. Surtout que ces unités n’ont pas de balcons et que la grande fenêtre est sensée éclairer la cuisine, la salle à dîner et le salon. Les deux fenêtres en façade sont des chambres. Pas très judicieux car il s’induit une perte de revenu récurrente en abaissant les loyers en conséquence sur toute la hauteur de la tour.
En regardant votre dernière photo de plus près, on ne peut qu’être choqué de voir ces appartements privés de cette lumière! Les étages du bas sont complètement amputés de lumière. Comment cela est-il permis?
Le promoteur respecte la distance réglementaire selon le code du bâtiment. Il a réussi à obtenir de l’arrondissement (Limoilou) la densité maximale incluant l’ancienne RPA transformée en logements locatifs.
La RPA avait 75 stationnements pour 145 logements. Le nouvel édifice ajoute 65 logements et aucune nouvelle case supplémentaire. L’arrondissement a exigé un recul en dégradé ( en escalier) du nouvel immeuble. Le terrain est collé sur le parc des Braves.
La piste cyclable principale (REV) passe devant l’édifice et le réseau d’autobus express (à haute fréquence toute la journée) a deux lignes importantes qui passent devant.
Tandis que le tramway passera sur René-Lévesque situé à deux coins de rue de Ste-Foy. Il y a aussi une station àVélo (assistance électrique à cause des nombreuses pentes à Québec) dans le parc devant la piste cyclable à 30m de l’ave Murray, adjacente au parc des Braves.
Un dernier détail, le parc des Braves est une entité qui fait partie de l’ensemble des champs de batailles de Québec et est à 13 minutes à pied des Plaines d’Abraham.
Voici en terminant un résumé de l’histoire du parc
Résumé
Îlot Dorchester: Saint-Roch dit oui, mais…
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
18 avril 2025 à 14h29|
Mis à jour le18 avril 2025 à 16h13
Le projet de l’entreprise Trudel pour l’îlot Dorchester culminera à 17 étages. Ici, la vue au coin des rues Caron et Sainte-Hélène. (Trudel)
Le conseil de quartier Saint-Roch est derrière de projet de l’îlot Dorchester… sauf pour la tour.
«Ce n’est pas noir ou blanc. Mais 17 étages, ça ne passera pas comme dans du beurre», avise en entrevue au Soleil la présidente du conseil de quartier, Alexia Oman.
Les administrateurs du conseil de quartier se sont prononcés lors d’une assemblée, jeudi soir, sur le projet proposé par Trudel à l’îlot Dorchester.
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«Il faut lever des projets» pour relancer Saint-Roch

Le processus de modification des règlements municipaux contenus dans le Plan particulier d’urbanisme (PPU) du secteur sud du quartier Saint-Roch, adopté en 2017, prévoit une demande d’opinion au conseil de quartier.
Un avis non prescriptif duquel tiennent compte les élus municipaux avant de donner leur aval ou non au projet. Une modification au zonage doit être acceptée pour permettre le développement immobilier et commercial de Trudel, qui culmine à 17 étages, soit sept de plus que permis.
Le projet de l’entreprise Trudel pour l’îlot Dorchester culminera à 17 étages. (Trudel)
Dans son verdict, le conseil de quartier dit oui à un projet de requalification du secteur en acceptant presque toutes les modifications nécessaires à la construction suggérée sur l’actuel stationnement. Tant le verdissement, les usages commerciaux et la hauteur de tous les bâtiments — sauf un — inclus au projet ont récolté une majorité de votes favorables.
Mais il y a un bémol: seuls les changements nécessaires pour permettre d’ériger l’édifice le plus haut, tout à l’est, ont été rejetés.
«La tour, ça ne passait pas.»
— Alexia Oman, présidente du conseil de quartier Saint-Roch
«C’est très partagé, il n’y a certainement pas de consensus, mais la grogne est forte. À cette hauteur, c’est un projet qui va avoir vraiment de la difficulté à passer», analyse la présidente du conseil de quartier Saint-Roch.
La proposition de tenir un référendum n’a pour sa part pas passé la rampe.
Trudel se réjouit
L’issue des votes du conseil de quartier a réjoui le développeur Trudel, vendredi.
«Malgré ce qui est véhiculé par certains, l’accueil du projet est nuancé et généralement favorable dans le quartier», a réagi le directeur du bureau du président, David Chabot, dans une déclaration écrite au Soleil.
«Le résultat des votes démontre ce que nous affirmons depuis les débuts, soit que le projet de l’îlot Dorchester ne comblera jamais tous les besoins, mais que la balance des avantages est perçue beaucoup plus favorablement que ses inconvénients», a-t-il affirmé.
Quelle «preuve»?
La «problématique des percées visuelles» en Haute-Ville, l’intégration du projet dans son milieu et la «valeur démocratique» du PPU actuel sont autant de motifs invoqués par le conseil de quartier pour justifier son opposition à un nouveau bâtiment de 17 étages dans Saint-Roch.
Le PPU de l’époque, qui fixait la limite de hauteur à 10 étages, était une «décision collective prise par et pour les acteurs du quartier», rappelle Alexia Oman. Y déroger reviendrait à «bafouer plusieurs souhaits de citoyens», estime-t-elle.
«Construire 17 étages changerait le portrait de Saint-Roch et “encloisonnerait“ Saint-Jean-Baptiste.»
— Alexia Oman, présidente du conseil de quartier Saint-Roch
Le conseil de quartier remet aussi en doute le «besoin» d’un nouvel hôtel en Basse-Ville, tout comme il soutient n’avoir pas de «preuve» qu’un projet aussi gros est nécessaire pour la «rentabilité» alléguée du promoteur.
Alexia Oman, présidente du conseil de quartier Saint-Roch. (Archives Le Soleil)
Trudel répète sur toutes les tribunes qu’en deçà d’une tour de 17 étages, la rentabilité du projet ne sera plus possible.
Conseiller Saint-Roch—Saint-Sauveur, Pierre-Luc Lachance a pour sa part affirmé dans une récente consultation publique n’avoir jamais vu de données financières de Trudel concernant la rentabilité liée au projet selon les hauteurs.
«Sans savoir si on peut se fier à la parole des promoteurs, c’est difficile pour nous de faire le compromis gratuitement», expose Alexia Oman.
Le conseil de quartier Saint-Roch a d’ailleurs recommandé par résolution aux élus d’exiger des études de rentabilité pour ce projet et d’autres futurs à venir.
«Énormément d’impact»
Maintenant le processus de consultation terminé — le volet de consultation écrite ayant pris fin jeudi soir — il revient au conseil municipal de trancher sur le sort de l’îlot Dorchester.
Une décision qui, comme elle aura «énormément d’impact», devra être justifiée par les élus, insiste la présidente du conseil de quartier Saint-Roch.
«Il faudra voir ce qui les guide: leurs valeurs, l’intérêt financier de la Ville ou des motifs électoraux», soumet-elle.
Mais sans savoir où logera l’administration Marchand, Alexia Oman sert un avertissement: «même si ça passe, il continuera d’avoir une résistance bien organisée dans le quartier, c’est assuré».
et la saga continue! on va bientôt en faire un livre ![]()
C’est la dernière étape avant l’acceptation finale et il est normal que les contestataires fassent le plus de bruit possible. Toutefois la Ville n’a pas intérêt à perdre cet important projet, un risque qui lui ferait peut-être perdre une autre décennie avant d’avoir une nouvelle proposition sur ce lot hyper stratégique pour le centre-ville. Il en va en même temps de la vitalité économique de St-Roch qui en souffrirait grandement. Ici ce sont les intérêts supérieurs du quartier qu’il faut privilégier et cela passe par le compromis des 17 étages conditionnels à la réalisation de l’ensemble.
@acpnc 100% - Vous savez déjà à quel point je soutiens ce projet. J’espère sincèrement que la Ville ne reculera pas, car les contestataires sont particulièrement bruyants en ce moment !
Il faut absolument un changement de paradigme, c’est d’ailleurs en accord avec les nouveaux pouvoirs des villes afin de ne pas bloquer des projets que les municipalités jugent nécessaires pour leur économie. Ici si on retardait encore une fois le développement de l’ilot Dorchester, on enverrait le mauvais message aux riverains, en les encourageant à davantage de contestations ailleurs dans le quartier. Pire on risquerait d’annuler tous les efforts de la Ville pour enfin développer cet important quadrilatère dont l’effet structurant est incontournable pour l’avenir de ce secteur.
De toute façon les consultations ne visent pas l’unanimité mais plutôt l’acceptation sociale d’un projet par une majorité de citoyens, ce qui est le cas de cette proposition. À noter qu’il y a déjà un précédent avec l’édifice mixte de 19 étages sur St-Joseph adjacent à la bibliothèque Gabrielle-Roy.
Petite tournée à Québec hier.
Une partie en bois d’ingénierie du nouveau pavillon Espace Riopelle
Un petit immeuble locatif en face du pavillon Lassonde sur Grande-Allée.
Résumé
Place à 120 logements pour la suite de Trilogia
22 avril 2025 à 04h00
Les deux immeubles commerciaux qui seront rasés, situés au 2510 et 2520 chemin Sainte-Foy, sont vacants. Ils feront place à un immeuble de logements du même style que la première phase de Trilogia, à gauche sur la photo. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Deux bâtiments de locaux commerciaux du chemin Sainte-Foy seront prochainement démolis afin de faire place à la deuxième phase du projet Trilogia, des Immeubles Simard.
La seconde phase du développement immobilier devrait finalement compter un seul bâtiment de 120 logements, alors qu’au départ, il devait se composer de deux bâtiments distincts de 60 logements, indique Karine Simard, vice-présidente des Immeubles Simard.
«On devait commencer les travaux en décembre 2023, mais on a réalisé que le projet n’était pas rentable et on a mis un frein à ça», explique Mme Simard, en entrevue avec Le Soleil.
Afin de changer le zonage et d’unifier les deux lots concernés pour en faire un projet davantage profitable, les Immeubles Simard se sont dotés d’un mandat au registre des lobbyistes.
«On est en train de négocier et de travailler avec la Ville», souligne Mme Simard.
Les anciens espaces commerciaux feront place à des logements. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Les négociations portent non seulement sur le changement de zonage, mais également sur la hauteur du bâtiment. Puisque le terrain est en pente, Mme Simard indique que la Ville exige que le bâtiment compte moins d’étages du côté du chemin Sainte-Foy.
«Un seul bâtiment au lieu de deux, ça veut dire moins de murs extérieurs, moins de cages d’escaliers, moins d’ascenseurs, donc un projet plus rentable», illustre-t-elle.
Les deux immeubles commerciaux qui occupent présentement les deux lots, situés au 2510 et 2520 chemin Sainte-Foy, sont vacants «depuis deux ans», soutient la vice-présidente.
Si le processus poursuit son cours comme prévu, ces bâtiments seront démolis ce printemps ou au courant de l’été, ajoute-t-elle.
«On est confiants que le projet va aller de l’avant cette fois-ci», souligne Mme Simard.
La deuxième phase du projet Trilogia devrait voir leur jour en 2027, ou au début 2028, assure-t-elle.
Trilogia, situé sur le chemin Sainte-Foy à quelques pas de l’autoroute Robert-Bourassa, compte soixante logements. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
La première phase de Trilogia, dont la construction s’est terminée en 2020, compte des logements 3 ½ et 4 1/2 , disponibles respectivement à des prix mensuels à partir de 1215 $ et 1495 $.
Résumé
Un imposant projet immobilier sur un terrain vague de Charlesbourg
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
23 avril 2025 à 04h00
Le secteur a commencé à grouiller récemment. Une grue est apparue et l’excavation est en cours sur le lot, propriété de Hectare Immobilier. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Le visage de la 57e Rue Ouest changera au cours des deux prochaines années. La Bastille, un projet immobilier de 318 logements, sortira bientôt de terre, a appris Le Soleil.
Le secteur a commencé à grouiller récemment. Une grue est apparue et l’excavation est en cours sur le lot, propriété d’Hectare Immobilier.
Ce terrain en friche, sur la 57e Rue Ouest, ne le sera bientôt plus.
Le promoteur voit grand, avec un développement résidentiel de 318 portes, réparties en deux phases.
La première, qui compte 158 logements, est en construction et doit être livrée en juillet 2026. La seconde comportera 160 logements, à temps pour juillet 2027.
Parmi les unités locatives de taille 3 ½ à 5 ½, certains logements devraient en être de type «abordables».
Deux piscines extérieures, deux salles communes, terrasse en toiture, cuisine commune, zone de divertissement, deux salles d’entraînement seront aussi compris dans le projet, en plus d’un vaste stationnement intérieur.
«Prêt à construire», emplacement «exemplaire»
Au terme d’environ deux ans de construction, deux nouveaux bâtiments de cinq étages s’ajouteront ainsi au décor.
Les travaux sont commencés sur le terrain de Hectare Immobilier, sur la 57e Rue Ouest. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Un emplacement «privilégié» qui a d’ailleurs motivé l’achat du terrain, en juin 2024, se félicite le copropriétaire Sébastien Boucher, en entrevue au Soleil.
«La localisation pour nous était exemplaire. On avait le sentiment d’offrir les avantages de Lebourgneuf, sans l’inconvénient principal qui est celui de la congestion qui existe à l’extrémité ouest de Lebourgneuf», justifie-t-il.
Plus encore, le terrain était «prêt à construire», ajoute le développeur.
Hectare Immobilier a ainsi obtenu le feu vert de la Ville de Québec, qui lui a délivré le permis de construction à la mi-mars 2025.
Le projet n’a pas été soumis à la consultation publique, puisque les plans déposés respectaient la réglementation municipale et n’impliquaient aucun changement au zonage en vigueur.
«C’est un critère important, parce que quand on initie un processus d’amendement de zonage, […] c’est un processus ardu et on doit engager des sommes importantes sans savoir ce sera quoi le sort de cette demande.»
«C’est une réalité, parce que des terrains prêts à construire, il n’y en a plus tant dans la ville de Québec.»
— Sébastien Boucher, copropriétaire, Hectare Immobilier
À la lumière de son expérience dans un précédent projet, il évalue que la démarche peut engendrer des délais de plus d’un an et des investissements d’environ 150 000 à 200 000 $ avant l’obtention des dérogations.
Il faut dire que Hectare Immobilier n’en est pas à son premier projet d’envergure à Québec.
Il est aussi derrière les développements Le Pivot (410 unités près de la rivière Saint-Charles), Le Clif (151 logements à Charlesbourg, sur le boulevard Henri-Bourassa) et Les Compères (110 unités dont la livraison est prévue en juin sur la 4e Avenue Ouest).
Contestation attendue
Le secteur qui verra pousser La Bastille est déjà fort en récents développements immobiliers.
Autour, des complexes résidentiels, des édifices à bureaux de même que des résidences pour personnes âgées, en bordure de l’autoroute Laurentienne et du boulevard de l’Atrium, s’érigent.
Mais à l’arrière du terrain, un quartier résidentiel à faible densité ponctue aussi le paysage.
Un quartier résidentiel à basse densité est situé derrière le terrain de Hectare Immobilier. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Dans un contexte où «il y a beaucoup de contestation à l’égard des nouveaux projets», Sébastien Boucher ne s’attend pas à ce que le sien fasse exception.
«Il y a des gens qui vont être affectés assurément», admet le copropriétaire Hectare Immobilier, insistant toutefois pour dire que le projet ne sera pas «collé» sur les propriétés existantes.
«Je sais que ça ne va pas faire leur affaire. Il ne faut pas penser que je suis insensible à ça, mais c’est la réalité: le terrain est là, il était vacant et il est zoné comme ça depuis longtemps.»
— Sébastien Boucher, copropriétaire, Hectare Immobilier
«À quoi s’attendre d’autre qu’une forme de déception? Les gens, actuellement, ont l’arrière de leur propriété qui donne sur un terrain vacant et dont la vue n’est aucunement obstruée. Je ne m’attends pas à ce que personne lève la main en disant: c’est le fun, la Ville comble ses besoins en logement, ils vont nous bloquer un peu la vue et on s’en réjouit», partage-t-il.
Le chantier de Hectare Immobilier est en branle, pour une livraison finale de La Bastille à l’été 2027. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Mais en 2025, le développeur estime que les voisins de terrains de grande superficie, propices à la densification, doivent «s’attendre» à voir pousser des complexes résidentiels, «dans un contexte où on a besoin de logements pour loger des gens».
Il soutient que même sans son projet, le terrain de la 57e Rue Ouest aurait fini par être développé, un jour ou l’autre, et peut-être même plus haut encore.
Hectare Immobilier promet de présenter le concept de La Bastille à ses voisins dès que possible, mais seulement lorsque le visuel sera disponible et qu’il sera «100 % représentatif» du projet final attendu.
Résumé
«Farfelu» d’examiner les profits des promoteurs immobiliers
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
25 avril 2025 à 04h00|
Mis à jour le25 avril 2025 à 06h42
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À ceux qui s’indignent que la Ville n’ait pas accès aux prévisions financières des promoteurs sur son territoire, le maire Marchand réplique que la «profitabilité d’une entreprise n’est pas le démon». (Yan Doublet/Archives Le Soleil)
Un promoteur privé doit-il ouvrir ses livres pour justifier la construction d’un projet immobilier plus gros que permis? Non, et la Ville de Québec n’a pas l’intention de l’exiger.
La question est dans l’air depuis de récentes consultations sur le projet de Trudel à l’îlot Dorchester, dans le quartier Saint-Roch.
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Le promoteur soutient qu’il en va de la rentabilité de son projet de faire sortir de terre une tour de 17 étages sur l’actuel stationnement au cœur de la Basse-Ville.
Or, les élus de l’administration Marchand ont affirmé n’avoir jamais pu prendre connaissance de données financières reliées aux profits à tirer en fonction des hauteurs des bâtiments résidentiels et commerciaux.
Depuis, des voix se sont élevées pour questionner le processus, certains citoyens accusant la Ville de Québec de s’en remettre aux propos de Trudel, sans preuve tangible qu’un projet de cette ampleur ne soit nécessaire pour permettre au développeur de rentrer dans son argent.
Le projet de l’entreprise Trudel pour l’îlot Dorchester culminera à 17 étages. Ici, la vue au coin des rues Arago et Saint-Vallier. (Trudel)
Dans sa prise de position dans le débat, le conseil de quartier Saint-Roch a d’ailleurs lui aussi remis en doute la notion de rentabilité mentionnée à titre d’«argument pour dépasser les gabarits autorisés par le PPU».
La construction d’une tour de 17 étages implique de modifier le Plan particulier d’urbanisme (PPU) du secteur sud du quartier Saint-Roch, adopté en 2017, alors que le zonage permet jusqu’ici un maximum de 10 étages.
Avant de donner son feu vert, la Ville devrait d’abord procéder à une «analyse de rentabilité», défend le conseil de quartier Saint-Roch dans une résolution adoptée la semaine dernière.
Non seulement pour le projet de l’îlot Dorchester, mais aussi pour tous les autres futurs projets immobiliers «pour lesquels un promoteur exigerait une dérogation quant à la hauteur maximale permise ou le retrait d’aires vertes au sol», cette analyse est «nécessaire à la prise d’une décision éclairée», peut-on lire dans le document soumis à l’administration municipale.
«C’est difficile de croire sur parole un promoteur qui lui a des intérêts privés», résume la présidente du conseil de quartier, Alexia Oman.
«Farfelu», répond l’IDU
Mais qu’en est-il?
«Il n’y a aucune obligation des promoteurs de le faire», explique en entrevue au Soleil la présidente-directrice générale de l’Institut de développement urbain du Québec (IDU), Isabelle Melançon.
«J’ai trouvé ça farfelu que d’exiger ça. On ferme la porte à ça complètement, tranche-t-elle. Ce n’est sûrement pas de cette façon-là qu’on va faciliter ni la sortie de terre ni l’abordabilité [des logements].
Et dans un contexte de crise du logement, personne ne peut dire non à plus de portes, estime la représentante des promoteurs, brandissant des données de la SCHL voulant que 1,2 million d’unités soient manquantes d’ici 2030, au Québec seulement.
«On demande à ce qu’on puisse bâtir plus, rapidement et mieux, c’est ce qu’on tente de faire de notre côté. Mais chaque fois, d’avoir des exigences supplémentaires à la pièce, je pense que c’est tout simplement insensé», déplore Mme Mélançon.
Marchand ferme la porte
Réagissant à la proposition du conseil de quartier Saint-Roch d’exiger des études de rentabilité des développements immobiliers, mercredi, le maire de Québec a fermé la porte à double tour.
Le maire Bruno Marchand ne veut pas exiger d’études de rentabilité de la part des promoteurs immobiliers. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)
«On n’ira pas là», a-t-il établi de façon catégorique lorsque questionné par Le Soleil.
Le rôle de la Ville n’est pas de «s’immiscer dans les budgets des promoteurs», estime Bruno Marchand.
«C’est quoi, on se réunit dans une taverne et on discute des projets des autres pour lesquels les autres prennent des risques?»
— Bruno Marchand, maire de Québec
«Le jour où je vais dire aux fonctionnaires de la Ville: ‘’vous avez le droit de regarder de haut les états financiers des gens et dire si c’est suffisant, si c’est bon ou pas bon’‘, la Ville s’immisce dans un rôle qu’elle ne doit pas avoir», a-t-il défendu.
Le profit, «pas le démon»
À ceux qui s’indignent que la Ville n’ait pas accès aux prévisions financières des promoteurs sur son territoire, le maire Marchand réplique que la «profitabilité d’une entreprise n’est pas le démon».
«Une entreprise qui ne fait pas de profits, qu’est-ce qu’elle fait? Elle meurt. Et une entreprise qui meurt, si le projet est en construction, ce n’est pas bon pour la Ville».
Pour lui, le «champ de compétence» de la municipalité consiste plutôt à voir à bâtir des quartiers dans «une ville à échelle humaine». «Notre travail c’est l’aménagement d’une ville avec l’ensemble des critères. On ne permet pas n’importe quoi.»
L’administration Marchand promet de rendre «bientôt» un verdict sur le projet de Trudel à l’îlot Dorchester.
Résumé
La Ville autorise le projet immobilier du 955, Grande Allée
7 mai 2025 à 04h00
La modification règlementaire a été adoptée à l’unanimité lors de la séance ordinaire du conseil de l’arrondissement de La Cité-Limoilou. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)
Le projet résidentiel des Immeubles Simard pour le 955 Grande Allée Ouest ira de l’avant. La Ville de Québec a adopté les modifications règlementaires pour la construction d’un immeuble de logements adjacent à l’ancien siège social de Loto-Québec.
La deuxième version du projet, réduite en termes d’unités et de hauteur, a été présentée aux résidents du secteur le 25 février dernier en séance publique de consultation.
La Ville de Québec devait toutefois modifier certains aspects de la règlementation en urbanisme du secteur afin d’autoriser le développement.
Entre autres, le zonage devait être revu afin de permettre les unités résidentielles sur l’ensemble du terrain, la hauteur maximale des bâtiments devait être modifiée tout comme les marges d’implantation des bâtiments ainsi que les normes de stationnement.
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Selon le procès-verbal de la séance ordinaire du conseil de l’arrondissement de La Cité-Limoilou, qui a eu lieu le 28 avril, la modification règlementaire a été adoptée à l’unanimité.
Le porte-parole de la Ville de Québec, Jean-Pascal Lavoie, confirme que «le règlement relatif au projet du 955 Grande Allée Ouest est entré en vigueur le 1er mai 2025».
Le conseil de quartier de Montcalm avait recommandé au conseil municipal ainsi qu’au conseil d’arrondissement d’accepter les modifications prévues. Le seul ajustement demandé par le conseil de quartier était l’ajout d’un trottoir sur l’avenue Mérici Sud.
La vice-présidente des Immeubles Simard, Karine Simard, est «très heureuse» que la Ville accepte de modifier les règlements concernés.
«Nous sommes donc déjà à travailler sur nos plans pour déposer une demande de permis d’ici la fin du printemps», indique-t-elle au Soleil.
Des ajustements au projet
En mai 2021, une première version du projet avait été présentée aux citoyens et ces derniers avaient exprimé leur mécontentement. Cette mouture originelle contenait près de 180 logements répartis sur trois immeubles, dont un de sept étages.
Le promoteur, Immeubles Simard, a donc présenté une deuxième version réduite pour l’ensemble résidentiel. Le projet compte maintenant 145 logements répartis sur deux immeubles. Le bâtiment le plus élevé compte désormais six étages.
Selon le promoteur, la nouvelle version du développement immobilier «s’intègre bien» au quartier et «met en valeur» le bâtiment déjà en place. En rouge, les immeubles qui seront construits. (Immeubles Simard)
Les Immeubles Simard ont également réduit la proportion de construction sur le terrain, ce qui permettra de conserver 71 arbres sur les 80 présents actuellement.
Les investissements liés à ce développement immobilier sont estimés à environ 45 millions de dollars par le promoteur.
La construction devrait être amorcée cet automne et les premiers locataires devraient emménager vers la fin 2027.
L’ancien siège social de Loto-Québec, qui a ensuite appartenu à Industrielle Alliance, restera intact et conservera ses espaces de bureau. Le Centre de la Petite Enfance Passepoil, qui est déjà installé dans les espaces locatifs, restera aussi en place.
Le bâtiment le plus élevé compte désormais six étages.
Selon le promoteur, la nouvelle version du développement immobilier «s’intègre bien» au quartier et «met en valeur» le bâtiment déjà en place. En rouge, les immeubles qui seront construits. (Immeubles Simard)
Résumé
La Ville de Québec décaisse pour plus d’employés dans Saint-Roch
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
8 mai 2025 à 04h00
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La Ville ne sait pas encore exactement quels soins devront être prodigués au 399, Saint-Joseph Est afin de le doter des commodités modernes. (Yan Doublet/Archives Le Soleil)
L’administration Marchand sort le chéquier pour ramener des employés municipaux dans Saint-Roch afin de contribuer à la «vitalité» du quartier, en rénovant à grands frais un édifice de la rue Saint-Joseph Est.
À en croire une série d’appels d’offres publiés le 30 avril, la rénovation complète du 399, rue Saint-Joseph Est, est imminente.
Dans les documents révélés mardi par l’opposition officielle, le Service de la Gestion des immeubles de la Ville de Québec cherche à octroyer des contrats à une batterie de professionnels pour l’appuyer dans la réalisation de ce projet.
Des travaux évalués à 17,5 millions de dollars, selon les centaines de pages rendues publiques sur le Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec (SEAO).
Mais remettre en état l’édifice Joseph-Ernest-Grégoire, qui trône au coin de la rue de la Couronne, pourrait coûter bien plus cher encore.
Au terme de deux phases et de trois années de travaux de «réfection majeure», l’administration Marchand veut loger des employés municipaux dans de nouveaux espaces à bureaux fraîchement aménagés.
Même si la Ville de Québec ne s’avance pas pour l’instant sur le coût global projeté pour le chantier du 399, Saint-Joseph Est, il est acquis qu’il ne sera pas une mince affaire.
Le 399, Saint-Joseph Est, qui trône au coin de la rue de la Couronne, a besoin de grands soins avant de pouvoir accueillir de nouveau des fonctionnaires municipaux. (Yan Doublet/Archives Le Soleil)
Pour l’instant inoccupé, le bâtiment devra subir une série d’importantes interventions: curetage intérieur complet de tous les étages, désamiantage et enlèvement de matériaux contaminés et réfection de la toiture n’en sont que des exemples.
L‘enveloppe extérieure, la dalle de béton à reconstruire au sous-sol et la remise aux normes de diverses composantes s’ajoutent à la liste.
Des travaux de structure temporaire pour «stabiliser» le bâtiment pourraient également être requis.
Des études antérieures ont révélé des «enjeux structuraux» en provenance du sous-sol. «Les gonflements, fissures et autres anomalies au niveau de la dalle seraient dues à la présence de matériaux gonflants», écrit la Ville dans ses devis techniques.
Plus d’employés, plus de «vitalité»
La transformation du 399, rue Saint-Joseph Est s’inscrit dans la volonté de l’administration Marchand de faire passer de 600 à 1200 le nombre de fonctionnaires dans Saint-Roch d’ici les prochaines années.
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Le maire de Québec y voit une opportunité de «bonifier la vitalité du quartier par la présence d’employés qui viendront au bureau deux, trois, quatre jours par semaine.»
Le tout, au moment où une certaine dévitalisation commerciale a fait la manchette ces derniers mois et que le maintien de fonctionnaires gouvernementaux a été remis en question.
Le maire de Québec, Bruno Marchand (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)
Le nombre précis de travailleurs de la Ville qui seront à terme logés dans l’édifice Joseph-Ernest-Grégoire demeure à être fixé, selon les divisions administratives qui seront rapatriées.
Ce dernier servait d’ailleurs de locaux pour le personnel de l’arrondissement de La Cité-Limoilou, il n’y a pas si longtemps.
En juillet 2024, la Ville répondait au Soleil que le Service de la coordination stratégique et des relations internationales, Destination Québec cité, ainsi que la direction et une division du Service des loisirs, des sports et de la vie communautaire l’occupaient toujours.
Or, même si différents travaux ont été réalisés sur le bâtiment depuis son acquisition par la Ville, dans les années 1980, n’en demeure pas moins que «son état général s’est détérioré avec les années», admet Québec.
Il y a déjà plusieurs années que la Ville de Québec reconnaît que le 399, Saint-Joseph Est «est un immeuble qui a besoin d’importantes rénovations». (Yan Doublet/Archives Le Soleil)
Les derniers occupants ont d’ailleurs quitté les lieux en décembre dernier, à la suite d’un dégât d’eau.
La bâtisse est donc vide, à l’exception d’un local utilisé temporairement comme lieu de répit pour personnes en situation d’itinérance.
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La Ville de Québec vide le 399, Saint-Joseph Est

Le «vétuste» 399, rue Saint-Joseph a-t-il vraiment été vidé par la Ville?

Par le passé, Québec a longuement jonglé avec l’idée de vider les locaux de ses travailleurs en raison de la vétusté de la place. Sa vente avait également été considérée.
Pourquoi pas des logements, propose Villeneuve
Plutôt que des bureaux, le chef de l’opposition officielle a une autre idée pour la conversion de l’édifice de la rue Saint-Joseph Est.
Dans un avis de proposition déposé mardi au conseil municipal, Claude Villeneuve suggère que la Ville y aménage «à la place des logements à l’intention des citoyens», question de contribuer à «diminuer la crise du logement».
Appuyé par sa collègue Anne Corriveau, le conseiller municipal de Maizerets—Lairet souligne que le taux d’inoccupation des logements locatifs dans les quartiers de Limoilou, Saint-Roch et Saint-Sauveur a atteint son niveau «le plus bas en 15 ans», à 0,2 %.
«Il est nécessaire de saisir cette opportunité pour continuer de mettre les efforts de s’attaquer à la crise du logement, particulièrement dans ce secteur où les logements disponibles se font rares.»
— Extrait d’un avis de proposition déposé par Claude Villeneuve
Le rez-de-chaussée du bâtiment pourrait par ailleurs être utilisé par des organismes sociaux et communautaires, soumet aussi l‘opposition officielle, sachant que ce type de locaux se fait également rare.
«Mais on préfère maintenir des bureaux, alors qu’on déplore justement qu’il y a des bureaux excédentaires dans le parc immobilier», a critiqué le chef Villeneuve dans son allocution au conseil municipal.
Le chef de l’opposition officielle et candidat à la mairie, Claude Villeneuve, suggère de transformer le 399, Saint-Joseph Est en édifice à logements. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)
«Le choix qu’on a fait, c’est de ramener des employés, […] parce que les commerçants nous prient, nous pressent et nous demandent d’amener aussi plus d’employés, qui amènent une dynamique différente de citoyens qui y habitent», lui a répondu le maire Bruno Marchand, reconnaissant du même souffle le «besoin» de revitaliser Saint-Roch par plus d’habitants.
«Il faut amener des citoyens dans Saint-Roch, c’est vrai, et on compte sur plusieurs projets immobiliers qui ont cours et qui se développent, plaide-t-il. Il faut diversifier espaces à bureaux et logements pour faire en sorte qu’on ait le bénéfice des deux.»
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’administration Marchand décaisse d’importantes sommes pour concrétiser son engagement de doubler la présence d’employés municipaux dans ce secteur de la Basse-Ville.
En décembre, la Ville a consenti à ces fins une dépense de 8,7 millions de dollars, pour se porter acquéreur du bâtiment de la CSQ, voisin de la bibliothèque Gabrielle-Roy, à un jet de pierre de là.
L’ÉDIFICE JOSEPH-ERNEST-GRÉGOIRE EN BREF
- Construit vers 1910 par la Compagnie Quebec Railway Light Heat and Power
- Classé comme ayant un intérêt patrimonial présumé
- Acquis par la Ville de Québec en 1980 et transformé en bureaux municipaux après des travaux «majeurs»
- Bâtiment vacant de travailleurs depuis un dégât d’eau survenu en décembre 2024
- Évalué à 8,97 millions au rôle foncier d’évaluation
Source : Ville de Québec
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Résumé
Un projet immobilier pour cyclistes dans le Vieux-Limoilou
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
13 mai 2025 à 04h00
Le 1000, boulevard des Capucins changera de visage, avec un projet immobilier de 95 nouveaux logements. (Frédéric Matte/Le Soleil)
Un nouveau milieu de vie destiné aux adeptes de vélo prendra la place d’un terrain vacant du Vieux-Limoilou. Un concept «novateur» qui promet de «dynamiser» le secteur, vante le promoteur.
Larges couloirs «cyclables» sur chacun des étages, ascenseur et conception des logements: tout sera pensé en fonction des vélos dans un nouveau développement résidentiel projeté au 1000, boulevard des Capucins.
«C’est un nouveau concept très innovateur, adapté aux besoins de Limoilou», présente en entrevue au Soleil Karine Picard St-Pierre, présidente de Émeraude création d’habitation et associée le CSR immobilier.
Le terrain ciblé se situe tout près du Cégep Limoilou. Il est à l’est du boulevard des Capucins, au sud du chemin de la Canardière, à l’ouest de l’emprise ferroviaire et au nord de l’autoroute Dufferin‑Montmorency. (Frédéric Matte/Le Soleil)
L’actuel terrain vague situé tout près de l’intersection avec le chemin de la Canardière, disparaîtra au profit d’un développement immobilier muni de quelque 95 logements et d’un rez-de-chaussée commercial.
2028 comme cible
Les promoteurs espèrent pouvoir livrer leur projet à l’horizon de 2028. «Mais nous avons encore beaucoup d’étapes à franchir», admet Mme Picard St-Pierre.
Avant le premier coup de pelle, il faut encore que la Ville de Québec apporte des modifications d’urbanisme, alors que l’usage résidentiel n’est présentement pas permis sur le lot.
La voie ferrée et l’incinérateur, notamment, se trouvent tout près du lot visé par un développement immobilier de 95 logements. (Frédéric Matte/Le Soleil)
La révision complète du zonage du boulevard des Capucins, en 2007, avait décrété l’interdiction de construire des logements du côté est de l’artère, «étant donné sa cohabitation avec le chemin de fer et la zone industrielle de la Canardière, lesquels sont situés derrière».
Avec des permissions temporaires depuis 2018, le terrain a servi de stationnement commercial. Depuis mars 2024, le lot est vacant, mais demeure utilisé par des automobilistes pour se garer.
Reste que le règlement d’urbanisme autorise qu’un projet résidentiel soit limitrophe au chemin de fer et à la gare de triage.
Le Service de la planification de l’aménagement et de l’environnement de la Ville se dit d’ailleurs «en accord» avec le développement sur la table, «compte tenu des mesures d’atténuation des impacts environnementaux que le concepteur propose à l’arrière du bâtiment».
«Le projet est bien réfléchi avec les contraintes du secteur.»
— Karine Picard St-Pierre, associée chez Émeraude création d’habitation et CSR immobilier
Un mur aveugle — sans fenêtres — garni de végétation est en effet prévu «afin que les locataires n’aient pas de visuel sur l’incinérateur», note l’associée de Émeraude création d’habitation et CSR immobilier.
«Les plantes grimpantes sur un treillis peuvent capter les poussières, alors que l’absence de fenêtres diminue le bruit provenant des usages à contraintes», souligne la Ville dans un sommaire décisionnel adopté au dernier conseil municipal.
Une rangée d’arbres et une clôture opaque d’une hauteur de deux mètres font partie des autres interventions planifiées pour limiter les «nuisances» industrielles à proximité.
Ils s’ajouteront au mur antibruit déjà construit près du poste d’énergie électrique et à la butte-écran de l’incinérateur municipal.
Quartier en «manque d’amour»
Dans un contexte où la crise du logement frappe à Québec comme ailleurs, l’administration municipale plaide que la réalisation de ce projet permettrait «de contribuer à créer des logements dans un secteur de la ville où le taux d’inoccupation est particulièrement bas».
Surtout, insistent les promoteurs, qu’il prend place dans un quartier qui ne demande qu’à être «redéveloppé» et «dynamisé».
«C’est une rue qui manque un peu d’amour, alors ça va animer le secteur et le rendre plus intéressant», projette Karine Picard St-Pierre.
Déjà, l’autre côté du boulevard des Capucins a changé de visage ces dernières années avec de nouveaux immeubles résidentiels, dont le Franky, aussi réalisé par Émeraude création d’habitation.
Le côté ouest du boulevard des Capucins a vu pousser de nouveaux immeubles résidentiels dans un passé récent. (Frédéric Matte/Le Soleil)
Une assemblée de consultation publique se tiendra le 21 mai dans le cadre de l’assemblée ordinaire du mois de mai du conseil de quartier du Vieux-Limoilou.
«Je m’attends à ce que ce soit bien reçu et que les gens soient contents d’avoir du nouveau, du beau», anticipe Mme Picard St-Pierre, qui déplore tout de même un avis défavorable partagé ces derniers jours par certains internautes qui y voient une intervention de l’administration Marchand pour rendre Québec tout au vélo.
«Vision exponentielle»
Comme le parti de la deuxième opposition à l’hôtel de ville de Québec, qui a accusé la semaine dernière le maire Bruno Marchand d’imposer son «idéologie» à tous vents.
Stevens Mélançon, chef d’Équipe Priorité Québec (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)
«Le maire ne cesse de nous surprendre. On a une vision du vélo qui va être exponentielle maintenant», a blâmé le chef d’Équipe Priorité Québec, Stevens Mélançon, avant de voter en faveur des changements réglementaires requis au projet.
«On est rendu que la vision de vélo ce n’est pas juste un mode de transport, c’est un mode de vie. On aura tout vu.»
— Stevens Mélançon, chef d’Équipe Priorité Québec
Ce à quoi la responsable de l’urbanisme au comité exécutif, Mélissa Coulombe-Leduc, n’a pas manqué de répliquer que l’idée soumise est «un projet privé proposé par un promoteur privé qui a tout le loisir de conceptualiser son projet immobilier privé comme bon lui semble».
De son côté, Claude Villeneuve, chef de l’opposition officielle, a applaudi l’initiative qui prendra place à la limite de son propre district de Maizerets—Lairet.
«Il y a quelqu’un qui a l’audace de développer un projet, dans une formule qui vise le marché étudiant, a-t-il salué. Pourquoi on leur mettait des bâtons dans les roues? À la fin, on aime-tu mieux que ça reste une espèce de friche de bord de chemin de fer?»
Résumé
Six mains levées pour l’imposant terrain du Groupe Dallaire
14 mai 2025 à 04h00
Prêt à vendre ce terrain qui a vu naître deux importants projets, le Groupe Dallaire a donné un mandat à une firme de courtage immobilier. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Après l’abandon définitif du chantier Humaniti sur le boulevard Laurier, le Groupe Dallaire sollicite les promoteurs désirant acquérir ce site de près de 290 000 pieds carrés.
Le Groupe Dallaire est fin prêt à tourner la page.
Après avoir fait l’acquisition de ce vaste terrain à la tête des ponts en 2010, l’investisseur immobilier cherche maintenant à s’en séparer.
Le mandat a été confié à la firme de courtage immobilier CBRE en octobre dernier, a appris Le Soleil.
«On a dû attendre le bon moment pour donner un mandat pour procéder à la vente», confirme le chef de la direction du Groupe Dallaire, Michel Dallaire. Ce dernier souligne que les démarches de vente devraient se poursuivre au plus tard jusqu’à l’automne.
Six groupes ont signé l’entente de confidentialité et analysent actuellement le dossier, confie-t-il. La valeur du site est estimée à 30,2 millions d’après la dernière évaluation municipale.
Il faut dire que cette mise en vente est pourtant dans l’air depuis quelques années.
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«À peu près en 2022, quand les taux d’intérêt ont monté en flèche pour contrer l’inflation, ça a créé de gros bouleversements dans beaucoup de projets. À ce moment-là, Humaniti a pris la décision de se retirer», raconte-t-il, à propos de la fin de ce projet conjoint avec le promoteur Cogir.
Ce chantier de quatre tours alors chiffré à près d’un milliard de dollars avait été imaginé à la place du complexe Le Phare, qui avait fait couler beaucoup d’encre avec sa tour de 65 étages.
Le promoteur Michel Dallaire lors de la première présentation publique du projet Le Phare en 2018. (Jean-Marie Villeneuve/Archives Le Soleil)
«On attendait la bonne fenêtre d’opportunités pour donner le mandat. Dans les 12, 15 et 18 mois précédents, la fenêtre n’était pas là», explique l’homme d’affaires.
Tandis que l’inflation est davantage contrôlée et que les taux d’intérêt ont navigué à la baisse, le moment était venu d’entamer les démarches de vente.
Ce n’est pourtant pas les seules variables que le développeur a prises en considération pour lancer le processus. «Il fallait que le tramway – qui est une variable importante dans un projet de cette envergure-là – soit confirmé.»
«Tous ces ingrédients-là se sont placés vers l’été dernier», avance M. Dallaire, indiquant que le gouvernement Legault a donné son aval à la première phase du réseau en juin 2024.
Aussi haut que Le Phare?
Dans l’attente de recevoir les offres, le développeur soutient que ce site à l’entrée de Québec requiert «des investisseurs d’envergure».
«C’est le terrain qui a la plus grande densité de toute la ville de Québec.»
— Michel Dallaire, chef de la direction du Groupe Dallaire
En effet, le zonage actuel permet toujours la construction d’une tour de 250 mètres, soit de 65 étages, confirme le porte-parole de la Ville de Québec, Jean-Pascal Lavoie.
À l’époque, le Groupe Dallaire avait l’ambition de construire la plus haute tour à l’est de Toronto. (Le Groupe Dallaire)
Adopté en 2012, le programme particulier d’urbanisme (PPU) du secteur Sainte-Foy prévoyait une hauteur maximale de 29 étages. Une modification a été apportée en 2018 par l’administration Labeaume afin d’autoriser la construction d’une tour de 65 étages.
À savoir si M. Dallaire aurait été prêt à se lancer dans une nouvelle mouture du projet après Le Phare et Humaniti, ce dernier préfère laisser cette chance à d’autres. Tandis que Cogir avait les commandes du développement de Humaniti, le Groupe Dallaire agissait déjà comme investisseur silencieux.
«Un projet comme cela, c’est 10 ans de travail à temps plein. Mon objectif de vie, à mon âge, c’était de ralentir», fait savoir l’homme, qui approche les 65 ans.
Le Groupe Dallaire, qui détient plus de 125 millions de pieds carrés dans le périmètre urbain de Québec, misera désormais sur des projets de plus petit gabarit.
«On continue de faire des projets de 150 à 180 logements. Des projets d’une envergure plus petite, qui nécessitent moins de temps de développement», conclut-il.
Une fois le mandat confié, les démarches de vente s’échelonnent généralement sur huit à 12 mois, estime le chef de la direction du Groupe Dallaire. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
LE 3030, BOULEVARD LAURIER EN SEPT ANNÉES
2010: Le terrain qui abrite l’Hôtel des Gouverneurs depuis 1964 est vendu au Fonds de placement immobilier Cominar, partenaire du Groupe Dallaire.
2014: L’Hôtel des Gouverneurs tombe sous les pics des démolisseurs.
2015: Le Groupe Dallaire propose une première version du projet Le Phare chiffré à 755 millions.
2018: La Ville de Québec donne le feu vert à une tour de 65 étages. Le complexe comprend des bureaux, des commerces, un hôtel de 156 chambres, des appartements et des copropriétés, une résidence pour personnes âgées, une salle de spectacle ainsi qu’une place publique.
2020: Le Phare n’est plus. Le promoteur montréalais Cogir et le Groupe Dallaire dévoilent les maquettes du projet Humaniti, qui repose sur quatre tours, dont une de 53 étages.
2022: Humaniti est sur la glace. Les taux d’intérêt galopants minent la rentabilité du projet pouvant loger autour de 1500 résidents.
2024: Après l’abandon du projet Humaniti, le Groupe Dallaire met en vente le site du 3030, boulevard Laurier.









































