Pour encourager les étudiants autochtones à rester sur les bancs d’école, une centaine de logements qui leur seront entièrement destinés sont en construction sur le campus de l’Université Laval.
Le projet, évalué à 70 millions de dollars, comprendra 94 unités d’une à trois chambres. Bien que situés sur le site de l’Université, les logements s’adresseront à tous les autochtones inscrits à une formation postsecondaire. Les étudiants des cégeps de la région seront les bienvenus, notamment.
Un projet de construction de logements sociaux destinés aux étudiants a été présenté au public lors de l’assemblée du Conseil de quartier de Saint-Roch, tenue jeudi soir au Club social Victoria. Porté par la firme UTILE (Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant), le projet s’inscrira dans le développement de l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres, un secteur en plein développement à Québec.
Christophe Gagnon-Fortin • 20 juin 2025
Le projet de logements étudiants sur la rue de la Pointe-aux-Lièvres présenté jeudi lors de l’assemblée du conseil de quartier.
Crédit photo: UTILE
Prévu pour accueillir jusqu’à 285 logements locatifs, ce futur complexe vise à répondre à la pénurie de logements abordables adaptés aux besoins de la population étudiante de Québec. Les travaux de construction devraient commencer au printemps 2026. L’ouverture officielle est envisagée pour l’automne 2028, en concordance avec la rentrée universitaire.
Le projet comprendra deux tours de 11 et 13 étages, situées respectivement à proximité de la rue de la Croix-Rouge et de la piste cyclable adjacente. Ces deux tours seront reliées par une structure de quatre étages, laquelle abritera notamment des espaces communs et des services. Des commerces de proximité sont également prévus au rez-de-chaussée du côté est du bâtiment, ce qui devrait contribuer à l’animation du secteur.
En plus des logements, l’immeuble intègrera un stationnement intérieur ainsi que des espaces sécurisés de rangement pour vélos. Ces éléments s’inscrivent dans une volonté affirmée de promouvoir la mobilité durable, en cohérence avec les principes de l’écoquartier et les politiques municipales favorisant les transports actifs.
Un avant-goût du projet du 100-124, rue de la Pointe-aux-Lièvres, en hiver.
Crédit photo: Firme UTILE
L’emplacement retenu, à proximité du futur pôle d’échanges du tramway de Québec et de divers services et commerces, a été choisi en raison de son accessibilité et de son potentiel de contribution à la densification urbaine du quartier Saint-Roch. Ce projet s’ajoute aux efforts de revitalisation entrepris par la Ville dans ce secteur central, marqué par une volonté de combiner développement résidentiel, dynamisme économique et inclusion sociale.
Un autre projet signé PL 31
Le projet est également conforme aux orientations du projet de loi 31, qui vise à offrir aux municipalités davantage de moyens pour stimuler le développement de logements. Cette législation s’inscrit dans le cadre de l’objectif gouvernemental de construire 80 000 nouvelles unités résidentielles d’ici 2040, afin de répondre aux défis croissants d’accessibilité au logement au Québec.
Une approche UTILE
UTILE, un organisme sans but lucratif spécialisé dans la création et la gestion de logements étudiants, est déjà active dans la région de Québec. Maître d’œuvre du projet, celui-ci a notamment réalisé un projet près du PEPS de l’Université Laval, et un autre est en cours dans le quartier Saint-Sacrement. L’organisation entend reproduire son modèle de gestion de proximité, qui repose sur une relation continue avec les locataires, un soutien administratif accessible et une attention particulière portée au bien-être des résidents.
Le développement annoncé s’inscrit dans une approche intégrée du logement étudiant, considérant le logement non seulement comme un besoin fondamental, mais aussi comme un levier pour la réussite académique et la stabilité sociale. L’accès à un logement stable, bien situé et financièrement abordable demeure un enjeu de taille pour de nombreux étudiants, en particulier dans les centres urbains où la pression immobilière est forte.
Un début de solution à la crise du logement
L’arrivée de ce projet est accueillie comme une réponse concrète à ces enjeux, en particulier dans un contexte où la crise du logement affecte de manière disproportionnée les jeunes adultes. Le choix de l’écoquartier Pointe-aux-Lièvres, dont le développement repose sur des principes de durabilité et de mixité, vise à offrir un environnement de vie équilibré, accessible et attrayant pour les étudiants.
L’Université Laval aurait dû copier le modèle d’UTILE…
Les nouvelles résidences étudiantes qui seront livrées sur le campus de l’Université Laval en 2027 seront louées à des prix « bien au-delà » de la moyenne du marché privé. Les retards accumulés dans le projet ont forcé la direction à refiler une partie de la facture aux futurs locataires.
Selon des documents obtenus par Radio-Canada grâce à une demande d’accès à l’information, le loyer mensuel projeté à l’ouverture du nouveau pavillon oscillera entre 1000 $ pour un studio et 1780 $ pour un 4 ½. Les prix incluent le chauffage, l’électricité et Internet.
Le bâtiment de 6 étages, qui poussera à l’angle de l’Avenue de la Médecine et de la Rue de l’Agrictulture, comptera 150 studios, 15 logements de type 3 ½ et 15 logements de type 4 ½. Tous les appartements seront meublés, mais sans stationnement.
Toutes années de construction confondues, les prix proposés par l’Université Laval sont plus élevés que le logement moyen dans le marché privé. Ces loyers n’incluent généralement pas les services ou l’électricité.
Les loyers sont aussi plus dispendieux que ceux offerts par UTILE, un organisme à but non lucratif ayant construit en 2023 un immeuble de 205 logements à deux pas du campus, sur le chemin Sainte-Foy. Ces appartements sont aussi meublés et comprennent certains services également offerts par l’Université Laval.
Reportage au Téléjournal Québec
Des nouvelles résidences étudiantes à prix « exorbitants » à l’Université Laval
Les nouvelles résidences étudiantes qui seront livrées sur le campus de l’Université Laval en 2027 seront louées à des prix « bien au-delà » de la moyenne du marché privé. Les retards accumulés dans le projet ont forcé la direction à refiler une partie de la facture aux futurs locataires.
Université Laval : l’immobilier pour « renforcer son autonomie financière »
Des terrains non construits du campus sont dans la mire de la direction pour une future expansion de son parc immobilier.
L’Université Laval prévoit se tourner vers le développement immobilier pour « renforcer son autonomie financière ». L’établissement entend en effet développer deux quartiers universitaires « à prédominance résidentielle », près de l’avenue Myrand et le long du chemin des Quatre-Bourgeois.
L’Université Laval mène ces jours-ci un sondage auprès de sa population, et ce, jusqu’à la mi-novembre.
On y apprend que l’établissement envisage de développer un ensemble immobilier novateur, principalement résidentiel, sur ses terrains libres de construction en périphérie […] du campus. Deux sites stratégiques ont été identifiés, soit Quatre-Bourgeois (18 hectares) et Myrand (20 hectares).
Ils offrent un cadre de développement exceptionnel. Il s’agit d’une occasion unique d’orienter le développement de nouveaux milieux de vie complets, tout en préservant des espaces naturels, en plein cœur de la ville de Québec, plaide l’Université Laval auprès de sa communauté.
Toujours selon la présentation de l’institution imbriquée dans le coup de sonde, ce futur projet immobilier permettra de créer une offre diversifiée de types d’habitations, de commerces et de services de proximité.
L’idée est également d’ouvrir le campus sur la ville grâce à ces terrains situés aux limites de la propriété de l’établissement d’enseignement supérieur.
L’Université explore les occasions de soutenir son développement et d’accroître son indépendance financière, de manière à soutenir et protéger sa mission de manière pérenne.
Une citation de Simon La Terreur, porte-parole, Université Laval
L’Université dit s’inspirer d’autres projets similaires réalisés ailleurs au Canada et y voit une façon d’être plus attractive auprès des communautés locale et internationale.
“À l’image d’autres campus où il est possible de vivre continuellement, le campus de l’Université Laval gagnerait en vitalité et en attractivité tous les jours de l’année, à toute heure du jour. De même, un tel projet favoriserait l’émergence de nouveaux services tout en assurant la pérennité d’autres [d’entre eux].”
Partenaires externes
Diversification des activités
Phase distincte
À noter que ce vaste projet de quartiers universitaires représente une phase de développement distincte de celle déjà en cours sur le campus, où de nombreux chantiers ont été lancés depuis l’an dernier ou sont en voie de l’être.
L’Université Laval a notamment plusieurs projets de résidences étudiantes en cours ou à venir.
Un nouveau pavillon de résidences ouvrira en 2027 sur le campus de l’Université Laval.
Photo : Université Laval
Un premier immeuble de 180 résidences est déjà en construction, alors que trois autres bâtiments de 600 unités au total sont aussi envisagés. S’ajoutent à cela la construction d’un pavillon de résidences autochtones et la conversion éventuelle du pavillon Paul-Comtois en 220 unités supplémentaires.
Ces projets s’ajoutent à la construction du nouveau complexe de l’Institut nordique du Québec, au Carrefour international Brian-Mulroney, au pavillon La Passerelle de la Faculté des sciences de l’éducation et d’un nouveau bâtiment pour la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation.
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David Rémillard](https://ici.radio-canada.ca/profil/24195/david-remillard)
Quartiers universitaires : l’UL fustigée pour son « manque de transparence »
Des terres agricoles seraient menacées par le développement immobilier envisagé par l’Université Laval.
La Ferme campus pourrait disparaître au profit du développement immobilier envisagé par la direction.
Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin
David Rémillard](https://ici.radio-canada.ca/profil/24195/david-remillard)
Publié à 4 h 00 HNE
Le projet de quartiers universitaires fait déjà des mécontents à l’Université Laval, alors que des chercheurs craignent la disparition des terres agricoles de la Ferme campus, dédiée à l’enseignement et à la recherche. Appuyés par des étudiants de tous les cycles, ils dénoncent « le manque de transparence » de la direction.
Radio-Canada rapportait récemment l’intention de l’Université Laval de développer des quartiers universitaires à même ses terrains du secteur Sainte-Foy. À prédominance résidentielle, ces nouveaux développements ouverts sur la ville incluraient aussi des commerces et des services de proximité.
L’un des objectifs de cette expansion immobilière serait de renforcer l’autonomie financière de l’établissement, jugée trop dépendante des subventions gouvernementales.
Selon un sondage lancé cet automne auprès de la communauté universitaire, deux pôles immobiliers stratégiques ont été identifiés par l’institution pour ces futures constructions.
Laboratoire à ciel ouvert
En plus du quartier Myrand à l’est, une vingtaine d’hectares présentés comme non construits sont aussi ciblés aux abords du chemin des Quatre-Bourgeois, aux limites ouest du campus.
Ces terrains sont peut-être exempts de bâtiments, mais ils ne sont pas vacants, rappelle sévèrement Guillaume Grégoire, professeur de phytologie à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation (FSAA).
On y trouve entre autres la Ferme campus, qui s’étend sur une douzaine d’hectares et sert de laboratoire à ciel ouvert pour certains professeurs et étudiants gradués. Sa disparition éventuelle au profit du développement immobilier est vivement dénoncée par M. Grégoire.
Les terrains de la Ferme Campus occupent 12 hectares. On y mène des recherches liées à l’horticulture ornementale, à l’amélioration génétique des céréales et aux techniques novatrices d’irrigation et de recyclage des eaux de fertilisation.
Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin
[Quand on a vu le sondage], mes collègues et moi on était un peu sous le choc, dit-il en entrevue à Radio-Canada.
Selon M. Grégoire, une quinzaine de professeurs et professeures conduisent des travaux sur ces terres, alors que des dizaines d’étudiants y sont formés chaque été.
C’est comme si on allait voir les gens au Département de chimie et qu’on leur disait : “Vos laboratoires, on va les prendre et faire des appartements à la place, et vous irez faire vos recherches dans un parc industriel”. Ça ne fait pas de sens.
Une citation de Guillaume Grégoire, professeur de phytologie à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation
Manque de transparence
Lui-même utilisateur des terres pour des projets de recherche et d’enseignement, le professeur accuse la direction universitaire d’avoir manqué de transparence en développant l’idée des quartiers sans consulter les utilisateurs actuels des terrains de la Ferme campus.
Le sondage ne pose pas la question à savoir s’il faut développer les terrains ciblés ou non, fait-il remarquer. En ce sens, son impression est que la décision de construire est déjà prise et que le coup de sonde ne sert qu’à orienter ce qui poussera à la place des terres agricoles.
Il déplore également une méconnaissance de la direction. Ils n’ont pas l’air de savoir ce qu’on fait, soutient Guillaume Grégoire.
Neuf membres du corps professoral de l’Université Laval ont été sélectionnés pour créer le comité de réflexion sur les quartiers universitaires, explique-t-il. Considérant l’impact d’un tel développement sur les projets de recherche en cours et à venir à la FSAA, en particulier sur la Ferme campus, M. Grégoire déplore qu’aucun ne provienne de sa faculté.
L’Université Laval veut créer des quartiers universitaires sur son campus. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin
Il n’est pas trop tard pour bien faire, nuance le professeur. Il invite à tout le moins l’Université Laval à développer les terrains du secteur Myrand en premier, où se trouve présentement le Golf campus, un champ d’exercice pour les golfeurs.
Les projets de la Ferme campus sont alignés à la mission première d’une université, soit la recherche et l’enseignement.
Un champ de pratique de golf, j’ai de gros doutes [que ça réponde à la mission]. Je privilégierais le secteur Myrand en premier.
Une citation de Guillaume Grégoire, professeur de phytologie à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation
Le chercheur mentionne finalement que l’Université Laval affirme depuis des mois vouloir développer un pôle en agriculture. En septembre dernier, l’institution annonçait avoir franchi une étape majeure dans son appui à la transformation du secteur agroalimentaire au Québec.
Elle a en effet dévoilé une stratégie ambitieuse pour soutenir et contribuer aux objectifs québécois de souveraineté alimentaire avec le déploiement d’un nouveau pôle agro-tech.
Détruire les seules terres de recherche intracampus est en contradiction avec cette intention, selon Guillaume Grégoire. Si on détruit ces espaces-là, on se tire dans le pied.
Guillaume Grégoire invite l’Université Laval à prioriser le secteur Myrand avant d’envisager des développements sur la Ferme campus.
Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin
Les étudiants se mobilisent
L’affaire fait tout autant réagir certains étudiants des cycles supérieurs à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation. L’Association des étudiants en sols et en biologie végétale (ASGAV) a notamment adopté une résolution à la fin septembre, après avoir eu vent de façon officieuse des intentions de l’Université Laval.
L’ASGAV s’oppose à tout projet de développement résidentiel ou commercial sur les terres de la Ferme campus de l’Université Laval, peut-on y lire. Elle réclame également la protection à long terme de la vocation agricole, scientifique et pédagogique des terres.
En plus de la Ferme campus, les terrains du secteur Quatre-Bourgeois servent également aux activités de VIA-Agroécologie, un comité étudiant fondé en 1987. Depuis près de 25 ans (2001), le regroupement y tient un jardin réservé à la communauté universitaire.
VIA-Agroécologie est le seul terrain à vocation pratique et expérimental universitaire à gestion 100 % étudiante, vante sa co-coordonnatrice Marie-Fleur Dallaire.
Contrairement à la Ferme campus, dont l’usage est davantage réservé à la recherche et aux cycles supérieurs, les jardins de VIA-Agroécologie permettent aux étudiants de premier cycle d’appliquer concrètement leurs apprentissages.
On peut mettre les connaissances de la théorie à la pratique, et ce, de la planification d’une saison de culture jusqu’à la mise en marché, poursuit l’étudiante à la maîtrise en agroécologie. Oublier le patrimoine d’un comité étudiant tel que VIA-Agroécologie, c’est oublier près de 40 ans d’histoire à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation.
Univert Laval, une association étudiante qui a pour but de sensibiliser les membres de la communauté universitaire de l’Université Laval aux enjeux environnementaux, a été la première à dénoncer le développement envisagé sur les terres cultivables.
Rien de définitif, dit l’UL
L’Université Laval affirme pour sa part que rien n’est encore décidé et que les consultations en cours servent justement à entendre les préoccupations de la communauté. Le projet des quartiers universitaires est en phase exploratoire.
Il s’agit donc d’un réel processus de consultation puisqu’il n’y a rien de décidé ni de définitif, affirme Jérôme Pelletier, conseiller en relations publiques à l’Université Laval.
Conformément au Plan directeur immobilier, les projets doivent se réaliser de manière à maintenir les capacités de recherche des facultés, précise-t-il. À cet effet, il importe de planifier adéquatement, de considérer les projets de recherche initiés et de déterminer les opportunités d’intégration. Dans ce contexte, des études, collectes d’information et exercices de planification sont en cours.
David Rémillard](https://ici.radio-canada.ca/profil/24195/david-remillard)
De nouveaux logements pour les itinérants dans Saint-Roch
Par Juliette Nadeau-Besse, Le Soleil
28 novembre 2025 à 04h02
Un nouveau projet de logements pour sortir des personnes de la rue est en branle dans Saint-Roch. Les premiers locataires doivent arriver cet hiver, avec un accompagnement 24/7.
Ce projet est en marche depuis quelques mois au CIUSSS de la Capitale-Nationale. Une quarantaine de personnes itinérantes qui vivent du vieillissement précoce pourront intégrer cet hiver un immeuble dans Saint-Roch devenu vacant au cours de l’été. Ce bâtiment comprend 28 chambres et 12 studios, qui étaient déjà subventionnés, d’où la mise en place rapide d’un projet de logements par le CIUSSS.
«C’est une opportunité extraordinaire parce qu’un projet comme celui-là, mettons qu’on voulait 40 unités dans un bâtiment, on en a pour quelques années normalement avant que ça arrive», se réjouit Frédéric Keck, directeur adjoint responsable de l’itinérance au CIUSSS.
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L’objectif est d’augmenter l’offre de logements pour une population très vulnérable, qui a besoin de soutien particulier, d’une gestion tolérante et d’une grande abordabilité. Des personnes qui fréquentent déjà les refuges, par exemple, pourront s’y installer.
«L’objectif, c’est de favoriser une sortie de rue ou d’éviter une bascule à la rue.»
— Frédéric Keck, directeur adjoint responsable de l’itinérance au CIUSSS
L’immeuble concerné est en plein centre-ville, tout près du parvis de l’église Saint-Roch.
«On est proche de tous les services aussi qui sont associés à l’itinérance, comme la soupe populaire et tout ça.»
Beaucoup de services associés à l’itinérance sont déjà offerts autour du parvis de l’église Saint-Roch. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)
Ouverture à l’hiver
Comme les besoins sont pressants en itinérance, le CIUSSS espère ouvrir les premières chambres dès que possible, même s’il faut ouvrir graduellement.
«On n’attendra pas d’avoir le projet parfait pour se lancer dans ce projet-là», fait valoir Frédéric Keck. «Il y a quand même une urgence d’agir, puis on a un bâtiment qui est disponible rapidement.»
Comme les logements sont subventionnés, les locataires paieront un loyer à la hauteur de 25% de leurs revenus.
«Ça veut dire que même quelqu’un qui aurait un chèque d’aide sociale de base serait capable d’être dans ce projet-là», félicite Frédéric Keck.
Les locataires pourront aussi choisir de débourser pour un service alimentaire abordable et d’entretien ménager à même leur immeuble.
La clientèle visée est essentiellement des personnes de 45 ans et plus, mais la sélection se voudra «inclusive». Il n’y aura pas durée maximale pour y habiter.
Le bâtiment est aussi muni d’une cour intérieure, d’un fumoir et d’une cuisine industrielle. De quoi permettre un véritable espace de vie sécuritaire, pour se poser ailleurs que dans la rue.
Accompagnement 24/7
Les 40 unités sont destinées à des personnes vivant un vieillissement prématuré, entre autres en raison d’un passage à la rue, où la santé tend à se dégrader plus rapidement.
Frédéric Keck coordonne les projets en itinérance pour le CIUSSS de la Capitale-Nationale. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)
«Ça peut être des gens de 45, 50, 55 ans, mais qui vont avoir des enjeux physiques qui sont plus de l’ordre de 75, 80, 85 ans», explique Frédéric Keck.
Ces personnes n’ont pas les moyens de vivre en résidence privée, ne se qualifient pas nécessairement pour un CHSLD, et ont trop de besoins pour les organismes communautaires débordés.
Le CIUSSS prévoit donc un accompagnement 24 heures sur 24 dans son immeuble, ce qui permettra une vigie sur la santé, la sécurité et la dynamique des locataires.
«On sait qu’il y a des gens qui sont à la rue présentement, pour lesquels il y en a peu ou pas d’alternatives adaptées à leur réalité. On souhaite que ça devienne une solution adaptée à cette réalité-là.»
— Frédéric Keck, directeur adjoint, Partenariats et itinérance au CIUSSS de la Capitale-Nationale.
Un appel d’intérêt a été lancé la semaine dernière pour trouver les bons OBNL avec qui collaborer sur le projet. Des organismes qui œuvrent déjà dans l’habitation et l’accompagnement de personnes itinérantes, et même dans l’alimentation, peuvent manifester leur intérêt d’ici le 10 décembre.
Après cette date, les partenariats pourront être ficelés entre le CIUSSS et les partenaires choisis.
L’enveloppe budgétaire que le CIUSSS consacre à ce projet d’habitation sera précisée après la conclusion d’une entente avec les organismes partenaires.
Du logement social sur le site d’Auvents W. Lecours?
La Ville de Québec est sur le point de faire l’acquisition du terrain et de l’immeuble de l’entreprise Auvents W. Lecours, grâce à son droit de préemption. Un projet de logement social et abordable pourrait voir le jour à cet endroit dans les années à venir.
Simon Bélanger • 26 novembre 2025
La Ville de Québec est en voie d’acquérir le terrain et l’immeuble d’Auvents W. Lecours, afin de réserver l’emplacement pour du logement social et/ou abordable.
Crédit photo: Simon Bélanger
Lors de sa séance du 19 novembre dernier, le conseil d’agglomération de Québec a autorisé une résolution de la Ville de Québec, qui souhaite faire l’acquisition du terrain et du bâtiment se trouvant au 1075, 18e Rue, dans le quartier Maizerets.
Ce terrain avait été visé par un avis d’assujettissement publié au registre foncier le 17 août 2023 et qui avait été signifié au propriétaire une dizaine de jours plus tard.
Dans les dernières semaines, le propriétaire du terrain avait reçu une offre d’achat de la part du Groupe Vitae. Cet acheteur offrait 1,3 M$ pour le terrain et l’immeuble.
Acquisition
Comme le terrain était soumis au droit de préemption, la Ville pouvait l’acquérir au même prix.
«Aucune contre-offre n’a été effectuée par la Ville. En raison du droit de préemption, la Ville est en droit d’acquérir l’immeuble aux mêmes conditions de l’offre d’achat acceptée par le vendeur. Elle ne peut faire aucune modification à l’offre d’achat», précise Jean-Pascal Lavoie, porte-parole de la Ville de Québec.
Le 1er octobre dernier, le propriétaire d’Auvents W. Lecours a fait parvenir à la Ville un avis d’intention d’aliéner son immeuble, comme le prévoit la procédure du droit de préemption.
«Le droit de préemption est un acte légal enregistré au registre foncier. Tout notaire traitant une transaction sera dans l’obligation de notifier la Ville», ajoute M. Lavoie.
À la suite d’une notification d’intérêt au propriétaire, la Ville de Québec a 60 jours pour officialiser l’acquisition.
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Troisième acquisition pour la Ville
En 2022, le gouvernement du Québec accordait aux municipalités le droit de se prévaloir du droit de préemption. L’administration Marchand se prévaut de ce droit depuis 2023. Cette année-là, la Ville modifiait sa réglementation.
Dès le mois de juin, la Ville avait ciblé 11 terrains, dans Maizerets et dans le quartier Vieux-Moulin (Beauport), afin de les assujettir au droit de préemption. Celui-ci permet à l’administration municipale d’être notifiée des offres d’achat sur les terrains ciblés et de pouvoir les racheter aux mêmes conditions. L’objectif derrière était de réserver des terrains stratégiques, afin de favoriser la construction de logements sociaux ou abordables.
Une deuxième phase d’assujettissement, touchant 15 nouveaux terrains, a eu lieu en juin dernier.
Depuis l’obtention du droit de préemption, l’immeuble d’Auvents W. Lecours sera le troisième ayant fait l’objet d’une acquisition par la Ville, grâce à ce processus. Les deux autres se trouvent au 2036 et au 2040, chemin de la Canardière, à la frontière des quartiers Maizerets et Vieux-Moulin.
«L’acquisition d’immeubles à des fins de logement social et/ou abordable par droit de préemption s’inscrit dans le cadre du Plan de mise en oeuvre accélérée 2023-2026 de la Vision de l’habitation», peut-on lire dans le sommaire décisionnel PA2025-240.
Projet à venir?
Lorsque l’acquisition de l’immeuble et du terrain sera complétée, «la Ville évaluera les travaux nécessaires afin de rendre la propriété propice au développement.»
«En temps opportun, cet immeuble sera rendu disponible aux demandeurs admissibles pour la réalisation d’un projet d’habitation de logement social et privé abordable», ajoute Jean-Pascal Lavoie.
Du côté d‘Auvents W. Lecours, l’entreprise a connu plusieurs changements au cours des dernières années.
La compagnie, créée en 1947 et spécialisée dans la fabrication d’auvents, de pergolas et d’abris d’été et d’hiver, avait été acquise par Serge Lambert. Celui-ci était le directeur général des Abris Daniel Richard Inc. Lors de l’acquisition, il a aussi procédé à la fusion des deux entreprises, adoptant le nom unique d’Auvents W. Lecours.
Les travaux de conception et de production sont actuellement réunis dans le parc industriel Cardinal, dans le secteur Vanier. Les bureaux de vente sont présents à Lévis et à Québec, dans le bâtiment de la 18e Rue.
Dès 2023, l’entreprise indiquait vouloir un jour réunir les ventes et la production au même endroit.
Cet article bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.
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De nouveaux logements destinés aux Autochtones à Loretteville
Par Gabrielle Cantin, Initiative de journalisme local
17 décembre 2025 à 12h20|
Mis à jour le17 décembre 2025 à 13h15
Le directeur général de la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (SIRCAAQ), Laurent Odjick, le député de Chauveau, Sylvain Lévesque, et le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, à l’occasion du débat du chantier, lundi. (Cabinet de la ministre responsable de l’Habitation et ministre responsable de la Condition féminine)
Une trentaine de nouveaux logements prennent forme, à Loretteville, afin de répondre aux besoins de la population autochtone de la région.
Le chantier de la rue Martel a été officiellement lancé lundi, en présence du ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, du député de Chauveau, Sylvain Lévesque, et du directeur général de la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (SIRCAAQ), Laurent Odjick.
Grâce à un investissement de 14 millions de dollars, l’immeuble pourra accueillir les familles et les aînés autochtones de «toutes nations confondues».
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En plus de trente logements sociaux, le projet prévoit la construction d’espaces communs «favorisant les rassemblements intergénérationnels». La bonification de l’offre de logements dédiés aux Autochtones à travers la ville de Québec vise à créer des environnements d’accueil «stables, sécuritaires et adaptés» aux réalités des Premiers Peuples.
«En offrant des logements accessibles et sécuritaires aux familles et aux aînés, nous créons des espaces qui permettent de briser les cycles de vulnérabilités et de favoriser le mieux-être», explique le directeur général de la SIRCAAQ, Laurent Odjick.
Le directeur général de la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (SIRCAAQ), Laurent Odjick. (Gabrielle Cantin/Archives Le Soleil)
Le gouvernement du Québec, par l’entremise de la Société d’habitation du Québec, investit quelque 10 millions dans le chantier. La Ville de Québec injecte quant à elle plus de 750 000 dollars, alors que l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador octroie 500 000 dollars à la SIRCAAQ pour la réalisation du projet.
«C’est un bel exemple de partenariat, félicite Ian Lafrenière. En travaillant ensemble, on peut faire de belles choses qui contribuent directement à améliorer l’offre de logements pour la population autochtone en milieu urbain.»
«Voilà une avancée concrète pour répondre aux besoins en logements dans ma circonscription», ajoute à son tour Sylvain Lévesque, présent pour souligner le début du chantier.
Un quatrième projet
Le projet lancé en début de semaine est le quatrième développement du genre chapeauté par la SIRCAAQ. L’organisation, qui s’est jusqu’à maintenant spécialisée dans les logements conçus pour les étudiants autochtones, ajoute toutefois une corde à son arc en développant une formule destinée aux familles et aux aînés.
Le nouveau milieu de vie pour étudiants autochtones a pour objectif d’augmenter le taux de diplomation chez les membres des Premières Nations, qui peuvent voir leur parcours académique jonché d’embûches. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)
L’un de ses précédents projets, évalué à 70 millions de dollars, est actuellement en construction, sur le campus de l’Université Laval.
Quelque 94 logements, imaginés par et pour les Premières Nations, prennent forme sur l’avenue du Séminaire. Après Sept-Îles et Trois-Rivières, Québec accueille ainsi la troisième résidence pour étudiants autochtones de la province.
Financement refusé par Desjardins pour les minimaisons de Baie-Saint-Paul
Archives | Le Charlevoisien
Alors que le concours pour acquérir deux minimaisons mises en vente par la Ville de Baie-Saint-Paul arrive à échéance, un obstacle inattendu se dresse pour certains acheteurs potentiels : la Caisse populaire Desjardins refuse pour l’instant d’accorder du financement pour ce projet immobilier.
Selon les informations obtenues par Le Charlevoisien, l’institution financière estime que plusieurs particularités du projet nécessitent une analyse plus approfondie avant d’envisager l’octroi de prêts hypothécaires.
Dans un échange de courriels avec notre équipe, Desjardins affirme accueillir favorablement les initiatives visant à améliorer l’accessibilité à la propriété, mais souligne que chaque demande de financement doit être évaluée selon des critères visant à protéger à la fois les emprunteurs et l’institution financière.
« Le projet proposé par la Ville de Baie-Saint-Paul est un projet novateur qui nécessite une analyse approfondie en raison de plusieurs particularités, notamment liée à l’absence de Garantie de construction résidentielle (GCR) », indique l’institution.
La Garantie de construction résidentielle constitue une protection importante pour les acheteurs et les prêteurs puisqu’elle couvre certains défauts de construction et encadre légalement les recours en cas de problème. En l’absence de cette garantie, Desjardins préfère pour l’instant poursuivre les discussions avec la Ville et les promoteurs afin d’explorer différentes avenues.
Le concours se termine
Cette situation survient alors que la période d’inscription au tirage au sort pour ces deux minimaisons se termine aujourd’hui, le 6 mars à 16 h.
La Ville de Baie-Saint-Paul a confirmé que 15 personnes ont soumis leur candidature pour tenter d’obtenir l’une des propriétés, dont six proviennent de la région de Charlevoix. Les deux acheteurs seront déterminés par tirage au sort le 10 mars prochain.
Les habitations sont offertes au prix de 155 000 $ plus taxes, incluant le terrain d’environ 400 mètres carrés, sur la rue Alfred-Morin à proximité du centre-ville. Elles sont desservies par les réseaux municipaux d’aqueduc et d’égout.
Un projet éducatif et communautaire
Ces minimaisons ont été construites par des élèves en formation en charpenterie-menuiserie de l’École des métiers et de l’industrie de la construction de Québec, dans le cadre d’un projet réalisé en partenariat avec le Centre AVISE de Charlevoix.
L’objectif est double : offrir un projet formateur aux étudiants et favoriser l’accès à la propriété dans un contexte où les prix de l’immobilier demeurent élevés.
Afin d’éviter la spéculation, plusieurs conditions sont prévues. Les acheteurs devront notamment utiliser la propriété comme résidence principale. La location touristique ou à long terme sera interdite et la Ville disposera d’un droit de premier refus si le propriétaire souhaite revendre la propriété au cours des dix premières années.
D’autres institutions ouvertes
Malgré la prudence de Desjardins, certaines institutions financières ont accepté de financer des candidats participant au tirage au sort, selon les informations recueillies par Le Charlevoisien.
La Ville n’a pour l’instant pas indiqué si la position de Desjardins pourrait avoir un impact sur le projet, alors que d’autres minimaisons devraient être construites sur des terrains voisins au cours de l’année 2026.
Le tirage au sort pour déterminer les deux futurs propriétaires aura lieu le 10 mars à 16 h.
Attendue depuis six ans, la construction de la coop Les Jardins d’Alchémilles est imminente
Quand on dit que les projets de logement social sont longs à réaliser, la coopérative Les Jardins d’Alchémilles en est un exemple frappant. Après six années de démarches et d’incertitudes, les travaux doivent finalement débuter en mars sur la rue Kirouac. Le projet, dont la livraison est prévue à l’été 2027, permettra la création de 28 logements sociaux.
Crédit photo: Boon architecture
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« Enfin! », lance la présidente Mélanie Vaillancourt qui est l’une des deux membres fondateurs encore en poste au sein du conseil d’administration de la coop Les Jardins d’Alchémilles.
La Société d’habitation du Québec (SHQ) a accordé récemment les derniers fonds manquants à la réalisation de ce projet sur le terrain de l’ancien bar Kirouac. L’établissement devenu tristement célèbre pour une éclosion de COVID-19 a fermé ses portes en 2021. La Ville de Québec a ensuite acquis l’immeuble pour 600 000$ et l’a fait démolir en 2024. La municipalité a revendu le terrain à la coop Les Jardins d’Alchémilles à l’hiver 2025.
La future coopérative d’habitation occupera ce terrain situé au carrefour des rues Kirouac, Saint-Luc et de l’Aqueduc, au nord-ouest du boulevard Charest.
Crédit photo: Simon Bélanger
La coop a traversé des années incertaines, notamment quand le gouvernement provincial a aboli le Programme AccèsLogis. Puis, la création du Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) a ravivé les espoirs, mais le parcours est resté semé d’embûches et l’attente, longue.
« Ça a été quand même long… On s’est découragés une couple de fois », raconte Mme Vaillancourt, rappelant que le programme était « à sec » l’an dernier.
Les membres de la coopérative ont vécu quelques phases de déception et plusieurs ont quitté en cours de route : « On ne savait pas où on s’en allait ».
Les autres principaux partenaires du projet sont la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ainsi que la Banque nationale du Canada.
Un projet pensé « comme un petit village »
Le futur immeuble de cinq étages inclura trois typologies de logement, soit des 3 ½, 4 ½ et 5 ½. En fin de compte, il n’y aura pas de 6 ½, en raison des contraintes liées à l’espace.
Le bâtiment, conçu par la firme Boon architecture, prendra la forme d’un triangle entourant une cour intérieure. Des galeries extérieures donneront sur cet espace commun.
Attendue depuis six ans, la construction de la coop Les Jardins d’Alchémilles est imminente
Quand on dit que les projets de logement social sont longs à réaliser, la coopérative Les Jardins d’Alchémilles en est un exemple frappant. Après six années de démarches et d’incertitudes, les travaux doivent finalement débuter en mars sur la rue Kirouac. Le projet, dont la livraison est prévue à l’été 2027, permettra la création de 28 logements sociaux.
Thomas Verret • 13 mars 2026
Crédit photo: Boon architecture
« Enfin! », lance la présidente Mélanie Vaillancourt qui est l’une des deux membres fondateurs encore en poste au sein du conseil d’administration de la coop Les Jardins d’Alchémilles.
La Société d’habitation du Québec (SHQ) a accordé récemment les derniers fonds manquants à la réalisation de ce projet sur le terrain de l’ancien bar Kirouac. L’établissement devenu tristement célèbre pour une éclosion de COVID-19 a fermé ses portes en 2021. La Ville de Québec a ensuite acquis l’immeuble pour 600 000$ et l’a fait démolir en 2024. La municipalité a revendu le terrain à la coop Les Jardins d’Alchémilles à l’hiver 2025.
La future coopérative d’habitation occupera ce terrain situé au carrefour des rues Kirouac, Saint-Luc et de l’Aqueduc, au nord-ouest du boulevard Charest.
Crédit photo: Simon Bélanger
La coop a traversé des années incertaines, notamment quand le gouvernement provincial a aboli le Programme AccèsLogis. Puis, la création du Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) a ravivé les espoirs, mais le parcours est resté semé d’embûches et l’attente, longue.
« Ça a été quand même long… On s’est découragés une couple de fois », raconte Mme Vaillancourt, rappelant que le programme était « à sec » l’an dernier.
Les membres de la coopérative ont vécu quelques phases de déception et plusieurs ont quitté en cours de route : « On ne savait pas où on s’en allait ».
Les autres principaux partenaires du projet sont la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ainsi que la Banque nationale du Canada.
Un projet pensé « comme un petit village »
Le futur immeuble de cinq étages inclura trois typologies de logement, soit des 3 ½, 4 ½ et 5 ½. En fin de compte, il n’y aura pas de 6 ½, en raison des contraintes liées à l’espace.
Le bâtiment, conçu par la firme Boon architecture, prendra la forme d’un triangle entourant une cour intérieure. Des galeries extérieures donneront sur cet espace commun.
« Ça va créer un effet de communauté, comme un petit village », explique la présidente de la coopérative Les Jardins d’Alchémilles.
La cour comprendra des arbres et des aménagements végétalisés, tandis que des plantes grimpantes sont prévues dans les escaliers. Un potager sera également aménagé sur le toit grâce à une subvention destinée à l’aménagement d’un jardin fleuri.
« Ça va être très écologique », indique Mélanie Vaillancourt.
L’immeuble comptera un ascenseur, des espaces de rangement pour les vélos et deux stationnements réservés au service d’autopartage Communauto. On y trouvera aussi une cuisine collective qui pourra servir à la communauté.
Pour la porte-parole de la coop, ce projet sera « une belle valeur ajoutée » pour le voisinage.
Sur le plan architectural, l’édifice s’intégrera au paysage existant grâce à un mur de terracotta dans des teintes semblables à celles déjà présentes dans le quartier Saint-Sauveur.
« Ça ne détonnera pas. Ça va être beau », assure Mme Vaillancourt.
La construction d’un projet de logements pour étudiants reportée à Québec
Maquette du projet de résidences étudiantes sur la rue de la Pointe-aux-Lièvres à Québec.
Photo : BGLA architectureLe troisième projet d’appartements pour étudiants d’UTILE à Québec est reporté de quelques mois. L’organisme sans but lucratif a demandé un report à Ville de Québec pour amorcer le chantier sur un terrain près de Limoilou.
UTILE dit avoir besoin de plus de temps pour boucler le montage financier du projet de logements, explique Maxime Pelletier, directeur des affaires publiques pour UTILE, qui confirme du même coup les informations d’abord relayées par Le Soleil.
Ce n’est pas toujours facile de faire du logement à but non lucratif. Il y a plusieurs partenaires financiers à attacher, donc on avait besoin d’un délai supplémentaire pour attacher tous les partenaires financiers, précise M. Pelletier.
Le report accordé par la Ville pour la mise en branle du chantier est fixé à février 2027. UTILE estime tout de même que la construction puisse commencer d’ici la fin de l’année 2026.
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285 logements supplémentaires
UTILE a 13 immeubles, construits ou en voie d’être livrés, dans cinq villes de la province, soit Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et Rimouski.
Dans la capitale, des étudiants habitent déjà un immeuble de 205 logements d’UTILE depuis 2023, tout près du campus de l’Université Laval, face au PEPS sur le chemin Sainte-Foy. Sous peu, 235 logements s’ajouteront à l’offre dans un immeuble en construction, dont l’ouverture est prévue cet hiver, situé près de l’hôpital Jeffrey-Hale, tout juste en face du complexe Samuel-Holland, aussi sur le chemin Sainte-Foy.
L’immeuble près de la Cité Verte et du Jeffrey-Hale, sur le chemin Sainte-Foy, est en voie d’être terminé.
Photo : BGLA architecture
Le nouvel immeuble pour lequel le report a été demandé sera construit sur la rue de la Pointe-aux-Lièvres, près de Limoilou, et doit comprendre 285 logements. Si tout se passe bien, ajoute Maxime Pelletier, des étudiants pourraient l’habiter soit à la rentrée 2028, soit en janvier 2029.
Le budget prévu d’environ 70 millions de dollars ne devrait pas souffrir de ce changement, puisqu’il ne s’agit que de quelques mois de plus, affirme M. Pelletier.
Enfin une plaie urbaine disparaitra en haut de la côte d’Abraham.
Enfin un go pour l’îlot Saint-Vincent-de-Paul
Maquette du projet à l’Îlot Saint-Vincent-de-Paul (Ville de Québec)
Il aura finalement passé presque 40 ans sans vocation, mais voilà que l’îlot Saint-Vincent-de-Paul revivra bientôt. Le terrain commencera à grouiller dès l’été, pour faire sortir de terre le projet majeur de 55 millions de dollars, qui fera naître 151 logements sociaux .
«Nous assistons, aujourd’hui, à un moment d’histoire. Le projet de l’Îlot Saint-Vincent-de-Paul permettra de ramener de la vie sur un site vacant depuis près de 40 ans. C’est une grande victoire pour les citoyennes et les citoyens de Saint-Jean-Baptiste qui revendiquaient depuis des décennies que ce site soit redonné à la communauté», s’est réjoui Bruno Marchand, jeudi.
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La longue lutte citoyenne pour l’îlot Saint-Vincent-de-Paul

Aux côtés du ministre fédéral du Logement et de l’Infrastructure, Gregor Robertson, et de la ministre québécoise de l’Habitation, Caroline Proulx, le maire de Québec confirmait la finalisation du montage financier permettant de lancer le fort attendu chantier de l’îlot Saint-Vincent-de-Paul.
Après son acquisition, en 2022, par la Ville de Québec, le terrain de l’ancienne église Saint-Vincent-de-Paul, désert depuis des décennies, verra pousser un projet de 151 logements sociaux détenus par Action-Habitation. Du lot, 30 % seront destinés aux familles, avec des unités 4 ½ et +.
Un projet de 55,7 millions de dollars qui devrait aussi compter un CPE de 80 places. Des démarches sont en cours pour l’obtention des places, des jardins communautaires et une esplanade.
Quelques dates
Le patro et l’église en 1949
— Archives Ville de Québec
1895
Construction de l’église
Saint-Vincent-de-Paul
Années 1970
Démolition des
bâtiments du patro
Saint-Vincent-de-Paul
pour la construction
de l’autoroute
Dufferin-Montmorency
1988
Désacralisation de l’église
SAINT-ROCH
Autoroute
Dufferin-Montmorency
SAINT-JEAN-BAPTISTE
1997
Achat par l’homme
d’affaires Jacques Robitaille
2010
Démolition par phase
et conservation de la
façade avant sa démolition complète en février 2010
2017
Début des démarches d’expropriation par l’administration Labeaume
Démolition de la façade en 2010
— Archives Le Soleil
2022
Expropriation par
la Ville de Québec
qui verse 12 millions $
au propriétaire
2024
Annonce du projet de
125 logements sociaux et communautaires, d’une résidence privée pour aînés (RPA) et d’un Centre de la petite enfance (CPE)
Le projet présenté le 26 février 2024.
La Davie en 1991 — Photo Archives Ville de Québec, Fonds Le Soleil, Gilles Lafond. Droits réservés Ville de Québec.
2026
Confirmation du
montage financier
du projet, à 55,7 millions $
2027
Début projeté de
Vers l’atteinte de la cible de 500 résidents
Le démarrage du projet de l’îlot Saint-Vincent-de-Paul permettra aussi à l’administration Marchand de remplir sa promesse de ramener 500 résidents dans le quartier historique du Vieux-Québec.
La Ville de Québec a jusqu’ici délivré des permis de construction pour quelque 480 nouvelles unités dans le secteur patrimonial.
Plus de détails à venir.
Version archivée : http://archive.today/hMZRk
Alors qu’il apprécie l’aide apportée par la Ville de Québec, un promoteur qui lancera bientôt un nouveau chantier de logements à Loretteville déplore le manque d’implications des autres paliers gouvernementaux. «On passe à côté de la track», lance-t-il.
La rue Boucher, à Loretteville, devrait accueillir dans les prochains mois un immeuble de 48 logements neufs, alors que la réglementation du zonage permet un maximum de 36 unités par bâtiment. La Ville de Québec pourrait accepter le projet grâce à l’article 93 de la Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d’habitation (PL 31).
Le promoteur du projet, Marc-Antoine Cyr, voit cette aide apportée par la Ville de Québec d’un «bon œil» ainsi que l’émission des permis de construction via le PL31 comme «très positive».
Il croit toutefois que les programmes des autres paliers de gouvernement «devraient suivre», ce qu’ils ne font pas.
«En réalité, il ne manque pas de logements, il manque des logements modiques. C’est ça la situation au Québec», lance M. Cyr, qui est également président-directeur général de Gestipro, une entreprise qui gère près de 6000 portes à Québec et à Lévis.
[…]
Nos néolibéraux qui ne jurent que par l’offre et la demande vont bien devoir un jour réaliser que l’offre, bien que plus élevé que la demande, ne règle pas la crise du logement, car ce qu’ils manquent ce sont des logements abordables et non des condos à 700k$
Des logements abordables dans le «beau quartier» de Duberger
Un des deux projets de logements abordables sera construit sur le boulevard Père-Lelièvre, devant l’église Saint-François-Xavier, sur un terrain qui compte pour l’instant un stationnement et quelques arbres. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Des appartements abordables tout neufs de type 4 1/2 seront bientôt disponibles pour un peu plus de 1000 $ par mois dans Duberger, grâce à deux projets immobiliers portés par un organisme sans but lucratif.
La moitié des unités des deux futurs immeubles, soit un total de 61 appartements, sera des logements abordables selon les critères de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Selon ces barèmes, un logement tout neuf de type 4 ½ sera disponible à partir de 1112 $ par mois.
Les autres logements seront des logements loués à un prix dit intermédiaire, soit environ 500 $ de plus par mois pour le même type d’unité.
En entrevue avec Le Soleil, le directeur général d’Immeubles Populaires de Québec, Michel Côté, se réjouit de ces deux projets qui viendront mettre un baume sur la crise du logement et aider «ceux qui sont le plus dans le besoin».
Les Résidences Populaires de Québec, l’organisme derrière les deux projets, est affilié au développeur qualifié Immeubles Populaires de Québec, qui gère près de 1000 logements abordables et sociaux à Québec.
L’immeuble projeté sur le boulevard Père-Lelièvre. (Immeubles Populaires de Québec)
Le premier projet sera situé sur un terrain du boulevard Père-Lelièvre, entre les rues Labrecque et Darveau, tout juste devant l’église Saint-François-Xavier. Un immeuble de six étages comprenant 62 logements est prévu pour ce terrain qui est présentement en partie végétalisé.
Le second projet est prévu sur la rue Antonin-Marquis, précisément à l’emplacement visé jadis par le défunt projet Unitainés, qui a finalement été abandonné.
Plus de détails
Ce projet a été annulé puisqu’un milieu humide a été découvert sur le terrain. De son côté, l’immeuble projeté par Résidences Populaires est plus modeste que celui d’Unitainés, avec 60 unités dispersées sur quatre étages. Ainsi, le futur bâtiment n’empiétera pas sur le milieu humide.
L’immeuble de logements abordables qui devrait prendre place sur Antonin-Marquis sera situé sur le terrain vague situé à droite sur la photo. Le terrain est l’ancien emplacement visé par le défunt projet d’Unitainés. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Une «bonne nouvelle» dans un «beau quartier»
«Ce sont des projets qui vont faire du bien au quartier, surtout celui sur Antonin-Marquis, qui est situé dans un secteur où il y a peu, ou pas, de logements abordables», mentionne M. Côté.
Les futurs immeubles permettront à des petites familles de venir s’installer dans «un beau quartier» où se trouvent trois écoles, souligne-t-il.
Dans un contexte économique plus morose, il souligne à quel point c’est une bonne nouvelle de pouvoir mettre à terme de tels projets subventionnés par le gouvernement, malgré les coupes budgétaires des dernières années.
L’immeuble de quatre étages projeté sur la rue Antonin-Marquis. (Immeubles Populaires de Québec)
Toutes les unités seront dotées d’une thermopompe, et les logements abordables auront très peu de différence avec ceux intermédiaires, si ce n’est qu’une superficie un peu plus petite, assure M. Côté.
Le directeur «ne voit pas d’enjeux majeurs» avec l’intégration des deux immeubles dans leurs rues respectives et croit que les futures constructions vont bien s’intégrer dans le cadre bâti existant.
Le futur immeuble du boulevard Père-Lelièvre ne respectera pas le zonage du terrain choisi, puisque le bâtiment comportera des unités d’habitation au rez-de-chaussée. Or, la Ville de Québec confirme qu’elle n’utilisera pas l’article 93 du PL31 pour autoriser la construction.
L’utilisation de l’article 93 de la Loi modifiant diverses dispositions législatives en matière d’habitation (PL 31) permet aux municipalités d’autoriser un projet qui déroge au zonage tout en retirant l’option citoyenne de demander un référendum.
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PL31, le «superpouvoir» contesté pour accélérer les chantiers

Un projet de plus de 300 logements dans le quartier Des Châtels

La Ville compte plutôt utiliser l’article 74.4 de la Charte de la Ville de Québec, capitale nationale du Québec, une disposition qui permet d’autoriser, par règlement spécial, certains projets répondant à un intérêt collectif, notamment lorsqu’ils visent des populations ayant des besoins particuliers en matière d’habitation, indique le porte-parole de Québec, Jean-Pascal Lavoie.
Même si elle n’est pas obligatoire, une séance d’information sera bientôt organisée par la Ville afin de présenter aux résidents du secteur les détails du projet.
«En ce qui concerne le projet de la rue Antonin-Marquis, des discussions sont en cours avec le promoteur et le projet est toujours en analyse. Aucune décision ne peut être confirmée à cette étape», ajoute le porte-parole.
La construction de l’immeuble sur Antonin-Marquis est prévue pour le printemps 2027. Le chantier demandera des investissements totaux de 15,7 millions de dollars.
Pour sa part, le chantier du bâtiment sur Père-Lelièvre devrait être lancé en août et pourrait être terminé dès juillet 2027. Les coûts de constructions sont estimés à 16 millions de dollars.
L’Université du Québec à la conquête de Saint-Roch
Selon nos informations, cette présence accrue passera par une nouvelle offre de programmes et la construction de résidences étudiantes dans Saint-Roch. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Plus de programmes, nouvelles résidences: l’Université du Québec veut aller jusqu’à doubler la présence étudiante dans le quartier Saint-Roch.
Le plan de renforcer le côté «Quartier latin» de Saint-Roch prend forme.
Le président de l’Université du Québec, Alexandre Cloutier, le maire de Québec, Bruno Marchand, et le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, en feront l’annonce lundi après-midi à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP).
Cette institution située à côté du jardin Jean-Paul L’Allier fait partie du réseau de l’Université du Québec (UQ), très présent dans le quartier Saint-Roch avec son siège social, l’INRS et la TELUQ.
Au total, on compterait un peu plus de 800 étudiants inscrits dans la basse-ville.
La suite
Selon nos informations, cette présence accrue passera par une nouvelle offre de programmes et la construction de résidences étudiantes dans Saint-Roch.
L’annonce de lundi traduit un désir exprimé depuis un certain temps par le ministre Jean-François Simard et le maire Bruno Marchand. Il est aussi en phase avec ce qu’Alexandre Cloutier indiquait en entrevue au Soleil en février.
Les bâtiments de l’Université du Québec, rue du Parvis. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Déjà, le président de l’UQ annonçait vouloir augmenter la carte de programmes à Québec, «une ville en pleine croissance», disait-il. Il était aussi question de construire au moins 100 nouvelles résidences étudiantes.
«L’Université du Québec veut jouer un rôle dans Saint-Roch. J’adore le dynamisme du quartier, sa polyvalence, sa proximité», avait indiqué Alexandre Cloutier en marge d’un panel sur l’exemple de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
La conseillère municipale de Saint-Roch-Saint-Sauveur, Élainie Lepage, participait d’ailleurs à cette discussion.
Depuis deux ans, l’UQAM est impliquée dans la relance du Quartier latin au centre-ville de Montréal, aussi fortement touché par la crise de l’itinérance.
Mettre en valeur le caractère étudiant de Saint-Roch avait aussi été discuté pendant la dernière campagne électorale municipale.
En plus des établissements de l’UQ, le secteur compte l’École de design de l’Université Laval, la Maison des métiers d’art et des institutions culturelles comme le théâtre la Bordée, la Maison pour la danse et la bibliothèque Gabrielle-Roy.
Excellente nouvelle pour le quartier Moncalm-St-Sacrement. C’est tout près de chez-moi (7-8 minutes à pied) en chemin vers la Bibliothèque des Jésuites. Je pourrai aisément suivre ce projet et bien d’autres dans le secteur et publier des photos pour témoigner des étapes du projet.
À noter que déjà un autre immeuble du gouvernement sera transformé en logement à partir de l’automne au coin du chemin Sainte-Foy et Belvédère, tout près du Parc des Braves.





























