Actualités et discussion sur les projets de logements hors marché de Québec et de sa région
Les logements hors marché incluent :
- Logements sociaux
- Logements communautaires
- Logements abordables
- Logements sans but lucratif
Les logements hors marché incluent :
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
L’Albédo, qui a mis 14 ans à se matérialiser, relève de l’organisme communautaire La Bouée. Le complexe comprendra 128 logements sociaux pour personnes âgées (RPA) et accueillera le CPE Mistigri, d’environ 150 places.
À Québec, du logement social d’une qualité inouïe, ayant un impact minimal sur l’environnement, est réalisé par une équipe passionnée. L’Albédo, en construction à Sainte-Foy, illustre ses efforts pour concevoir des milieux de vie confortables tout en intégrant de nombreuses innovations, afin de servir de modèle dans la lutte contre les changements climatiques.
Mis à jour à 12h00
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« Il faut être fou pour faire ce qu’on fait, avoue Rejean Boilard, coordonnateur général de l’organisme Action-Habitation. On est une petite gang inconnue qui travaille pratiquement en sous-marin à Québec, qui fait du logement social et qui réussit à faire quelque chose d’exceptionnel. À chaque projet, on se demande jusqu’où on va pour lutter contre les changements climatiques et quels sont les équipements qu’on peut intégrer. Ce n’est jamais facile, parce qu’il faut aller chercher du financement à quatre, cinq, six endroits différents. C’est compliqué, mais on se donne l’obligation de le faire. »
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Rejean Boilard, coordonnateur général de l’organisme Action-Habitation, se démène afin de trouver le financement nécessaire pour faire du logement social innovant.
On pense que les investissements de l’État en logement social devraient soutenir des technologies pour lutter contre les changements climatiques, au bénéfice de clientèles fragilisées.
Rejean Boilard, coordonnateur général de l’organisme Action-Habitation
L’Albédo, qui a mis 14 ans à se matérialiser, relève de l’organisme communautaire La Bouée. Action-Habitation l’accompagne dans la réalisation de son projet et pilotera la gestion du complexe, qui exigera peu d’entretien grâce au choix de matériaux durables.
Dès le départ, l’équipe a cherché à réduire de façon marquée la consommation d’énergie du bâtiment de 12 étages, qui comprendra 128 logements pour aînés et une garderie de 150 places. L’édifice a l’immense avantage d’être situé à côté du Centre de glaces Intact Assurance, doté d’un système évolué de réfrigération centralisé qui refroidit les cinq patinoires.
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« Le système du Centre de glaces récupère une partie de la chaleur émise, mais en rejette aussi à l’extérieur, explique Claude Routhier, conseiller aux projets spéciaux chez Poly-Énergie/Génécor experts-conseils. On va donc récupérer cette énergie thermique, grâce à une belle entente entre la Ville de Québec et Action-Habitation. »
Un système de géothermie assurera le chauffage et le refroidissement de l’immeuble. Une pompe à chaleur assurant la production d’eau chaude entrera en fonction lorsqu’il y aura récupération de chaleur au complexe sportif ou lorsque l’Albédo sera en mode climatisation.
« Grâce au système géothermique, la chaleur n’ira pas dans l’environnement ambiant autour du bâtiment quand on va climatiser, renchérit l’ingénieur Denis Boyer, d’Écohabitation. La chaleur retournera dans le sol. »
PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
L’ingénieur Denis Boyer, d’Écohabitation, à Montréal, est le seul membre de l’équipe qui n’habite pas dans la région de Québec.
C’est une espèce de cercle vertueux quand tu utilises la géothermie. Le chauffage en hiver refroidit le sol pour l’été à venir et la climatisation réchauffe le sol pour l’hiver, rendant le système encore plus performant.
Denis Boyer, ingénieur chez Écohabitation
« Une entrée électrique intelligente sera en mesure de gérer plusieurs sources d’électricité, précise M. Routhier. Tous les jours, une batterie électrique permettra d’éviter d’atteindre une pointe de consommation dans l’immeuble. »
La volonté de s’adapter aux changements climatiques se trouve au cœur de la réflexion. « Le but n’est pas seulement de réduire l’impact du bâtiment sur l’environnement, indique M. Boyer. Il faut aussi s’assurer que les occupants ne souffriront pas. Dans un RPA, les gens sont un peu plus fragiles. Il faut être capable de garder un climat intérieur qui permet de survivre à des pannes et des vagues de chaleur, comme on va en connaître de plus en plus. »
Comme tous les bâtiments portés par Action-Habitation, l’Albédo cherchera à obtenir la reconnaissance ISP (Indice Solaire Passif), délivrée par Écohabitation. « Ce n’est pas beaucoup plus cher et on obtient des gains d’efficacité énergétique énormes, indique Rejean Boilard. On se dirige aussi vers la certification carbone zéro pour à peu près tous nos projets. »
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Pour y parvenir, l’architecture a aussi été soignée. « Une enveloppe du bâtiment qui ne serait pas très bonne ferait perdre de l’énergie, souligne Élodie Simard, de l’agence Lafond Côté Architectes. On a par exemple une isolation par l’extérieur pour couper les ponts thermiques. L’isolant, de la laine de roche, a sept pouces d’épaisseur, ce qui est énorme. »
Des simulations d’ensoleillement ont guidé la longueur des balcons pour qu’ils fassent office de pare-soleil. « On a maximisé l’ombrage créé sur les fenêtres en dessous, dans les moments critiques de l’année, pour éviter de la surchauffe, précise-t-elle. Des panneaux perforés en aluminium, installés verticalement, vont aussi créer un ombrage dans les espaces de vie tout en amenant du dynamisme à la façade. Cela crée un design intéressant, en plus d’ajouter au confort. »
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Les architectes Élodie Simard et Francis Fortin travaillent tous deux à l’agence Lafond Côté Architectes.
L’aluminium a été choisi comme revêtement parce qu’il s’agit d’un produit local, durable, n’exigeant pas d’entretien et rapide à installer. Grâce au soutien financier de la Société d’habitation du Québec, Francis Fortin, également de l’agence Lafond Côté Architectes, a travaillé pendant trois ans pour mettre au point le type de panneau d’aluminium qui recouvrira les 12 étages. Très mince (0,8 mm d’épaisseur), celui-ci a passé tous les tests auxquels il a été soumis. Il sera bombé lors de l’installation, à la plupart des endroits, afin d’avoir une résistance optimale contre le vent. « On a choisi l’anodisation, un procédé plus écologique, de couleur champagne, explique l’architecte. Il y a de fortes chances qu’il y ait de légères variations de teintes un peu partout et on est à l’aise avec cela. »
Comme le résume Rejean Boilard, « l’équipe carbure aux vraies valeurs environnementales. Et cela, cela ne pollue pas ».
L’Albédo en bref
Dans une première version de cet article, nous présentions Claude Routhier comme ingénieur. Il est plutôt conseiller aux projets spéciaux chez Poly-Énergie/Génécor experts-conseils. Nos excuses.
Lauberivière
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En savoir plus
SOURCE : Rejean Boilard, coordonnateur général de l’organisme Action-Habitation
They are amazing bunch … I’m very good friends with Francis and his wife
They are great people
Le projet de logement social et communautaire prévoit la construction d’environ 125 unités d’habitation.
Photo : Lafond Côté architectes
Publié à 16 h 31 HNE
Après des décennies de tergiversations, de controverses et autres rebondissements, le dossier de l’îlot Saint-Vincent-de-Paul, au centre-ville de Québec, pourrait enfin connaître son dénouement. L’administration Marchand étudie un projet de logement social et communautaire « sérieux » qui, s’il va de l’avant, permettrait d’enlever ce qu’elle qualifie de « verrue » à l’entrée du Vieux-Québec.
Durée de 9 minutes 37 secondes9:37
Le projet prévoit la construction d’environ 125 unités d’habitation, l’implantation d’un CPE et l’aménagement d’espaces verts.
Le complexe résidentiel doit voir le jour sur les îlots Lépine et Saint-Vincent-de-Paul, que la Ville de Québec a acquis à la fin de 2022 pour la somme de 12 millions de dollars.
L’îlot Saint-Vincent-de-Paul est inhabité depuis près de 40 ans. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
L’endroit pourrait accueillir une clientèle variée (des familles, des personnes seules et des aînés).
Le projet est piloté par un regroupement formé d’Action-Habitation, de la Fédération des coopératives d’habitation de Québec Chaudière-Appalaches, de La Bouée, du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste et de la firme d’architecture Lafond Côté.
La Ville de Québec affirme qu’en plus d’être conforme aux orientations du Plan particulier d’urbanisme (PPU) pour la colline Parlementaire, le projet répond en tout point à ses objectifs en matière d’habitation, de développement durable et de mobilité active.
Le projet d’habitation serait réservé au logement social et communautaire.
Photo : Gracieuseté - Lafond Côté Architectes
La conseillère responsable de l’urbanisme et de l’amélioration de la qualité de vie dans le Vieux-Québec, Mélissa Coulombe-Leduc, souligne notamment la volonté des promoteurs d’inclure des espaces verts, dont une cour aménagée, un jardin communautaire et des toitures végétalisées.
Je vous rappelle qu’on est géographiquement dans Saint-Jean-Baptiste, le quartier avec la plus faible canopée dans toute la Ville de Québec, soit 10 %, a mentionné la membre du comité exécutif, lundi, à l’occasion d’une conférence de presse où elle a présenté le projet.
Mme Coulombe-Leduc estime que la Ville est en voie de réaliser son engagement de revitaliser le site, à peine un an après s’en être porté acquéreur.
La Ville de Québec affirme que le projet, avec ses espaces verts, contribuerait à augmenter l’indice de canopée du quartier Saint-Jean-Baptiste.
Photo : Gracieuseté - Lafond Côté Architectes
Il reste encore du travail à faire, c’est certain, mais en une année, avec la précieuse collaboration d’organismes du milieu, on est en mesure aujourd’hui de vous présenter un projet conforme aux grandes orientations et aux objectifs de la Ville, et en phase avec les besoins et préoccupations de nos concitoyens, a-t-elle déclaré.
Je pense qu’on peut dire aujourd’hui que c’est la fin d’une saga. Je pense qu’on peut dire sans gêne que c’est une victoire pour les citoyens.
Une citation de Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère responsable de l’urbanisme et de l’amélioration de la qualité de vie dans le Vieux-Québec
Le coordonnateur au développement des affaires et aux partenariats chez Action-Habitation, Bruno Dion, a indiqué que le complexe résidentiel pourrait accueillir jusqu’à 350 personnes.
Il s’agit selon lui du premier projet de logement social et communautaire à voir le jour dans le quartier Saint-Jean-Baptiste depuis 2006. C’est la raison pour laquelle les gens qui l’habitent seront priorisés quand viendra le temps d’octroyer les unités.
La façade de l’église Saint-Vincent-de-Paul, qui devait être intégrée à un projet immobilier de l’ancien propriétaire du site, a finalement été démolie en février 2010. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Labbé
Il y a beaucoup de gens dans le quartier qui attendent de pouvoir accéder à du logement social. Ça ne veut pas dire qu’ils seront les seuls, mais souvent, les organismes donnent une priorité aux requérants du territoire sur lequel le projet se construit, a précisé M. Dion.
L’îlot Saint-Vincent-de-Paul est inhabité depuis 37 ans, soit depuis que l’église du même nom, aujourd’hui démolie, a cessé ses activités.
Au fil des ans, le dossier a connu de nombreux revirements marqués, entre autres, par le bras de fer entre la Ville de Québec et l’ancien propriétaire des lieux, l’homme d’affaires Jacques Robitaille.
En 2017, sous l’administration du maire Régis Labeaume, la Municipalité avait lancé une démarche d’expropriation pour récupérer le terrain en vertu du programme particulier d’urbanisme de la colline Parlementaire.
Le complexe d’habitation serait érigé à l’ouest de l’entrée de l’autoroute Dufferin-Montmorency, au centre-ville de Québec.
Photo : Gracieuseté - Lafond Côté Architectes
Le litige a connu son dénouement à l’automne 2022, quand la Ville a accepté de débourser 12 448 875 $ pour récupérer le terrain qui inclut l’îlot Saint-Vincent-de-Paul et l’îlot Lépine, situé juste un peu plus bas de la côte d’Abraham.
Visiblement emballé par le projet, Bruno Marchand y voit une occasion rêvée de clore une saga qui dure, selon lui, depuis trop longtemps.
Ça fait 37 ans que ce dossier-là est plus ou moins dans les cartons […] qu’il y a des tergiversations, des réflexions, des controverses [et] des conflits, avec comme conséquence cette idée que dans un secteur important de la ville, l’entrée de la ville, on se retrouve avec un îlot, un espace, qui est inhabité, inutilisé, qui est un terrain en friche, en jachère, pour lequel il n’y a ni parc, ni habitation, ni visuel. Pour lequel il n’y a rien, a décrit le maire.
Ça dégarnit notre ville. Dans le contexte actuel, avec l’ensemble des besoins […] en matière de logement et de canopée, c’est un problème important.
Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec
Même si les promoteurs peuvent compter sur l’appui de la Ville de Québec, leur projet n’est pas encore prêt à aller de l’avant. Il leur reste encore à finaliser le montage financier, une étape au cours de laquelle la participation des niveaux de gouvernement supérieurs (fédéral et provincial) sera une condition sine qua non à la réalisation.
Une partie du projet serait construite sur l’îlot Lépine, site de l’ancien garage Jojo, dont le bâtiment sera démoli au printemps. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Amelie Auger
Les membres du regroupement devront également élaborer les esquisses finales, dessiner les plans et devis et obtenir les permis auprès des autorités concernées. Puisque l’emplacement est situé à l’intérieur du périmètre du site patrimonial du Vieux-Québec.
Dans le meilleur des mondes, Bruno Marchand évalue que la construction du complexe résidentiel pourrait commencer dès l’an prochain.
Si on réussit ça pour qu’en 2025, la construction commence, ça va avoir été extraordinaire. C’est à ça qu’on travaille, a assuré le maire.
Ni les promoteurs ni la Ville de Québec n’étaient en mesure lundi de dire combien d’argent sera nécessaire pour réaliser le projet. Bruno Marchand a mentionné aux journalistes que son administration allait leur revenir avec un chiffre d’ici quelques semaines.
Sur le même sujet dans Le Devoir
Reportage au Téléjournal Québec
La Ville de Québec étudie un projet de logement communautaire et social dans la côte d’Abraham
Le projet, visant à requalifier les îlots Lépine et Saint-Vincent-de-Paul, est porté par différents groupes communautaires. Il prévoit la construction d’environ 125 unités d’habitation, l’implantation d’un CPE ainsi que l’aménagement d’espaces verts et d’un jardin communautaire. Louise Boisvert explique.
L’UTILE lance un 2e projet de logements étudiants abordables à Québec!
Au Téléjournal de Québec
Un projet qui soulève des inquiétudes
Un nouvel édifice de logements sociaux est en pleine construction dans le quartier Saint-Roch. Il sera géré par l’organisme PECH et hébergera notamment une clientèle avec des troubles de santé mentale. L’arrivée de cette nouvelle ressource est accueillie avec un mélange d’optimisme et d’appréhensions dans le secteur.
Des NIMBYs contre un projet Unitaînés
Plus d’une centaine de citoyens en colère ont vivement dénoncé, jeudi, l’emplacement choisi pour le projet immobilier Mission Unitainés, dans le quartier résidentiel de Duberger, à Québec.
[…]
«Ma maison, je vais pouvoir la vendre combien? Aussitôt que je vous parle, vous m’envoyez promener», a affirmé Lise Veilleux.
[…]
Les résidents présents croient que le projet bafoue les règles d’urbanismes et compromettra la sécurité des enfants du quartier.
Ces gens là me donnent envie de vomir ![]()
UTILE a acquis un terrain à Québec
Nous sommes ravis d’annoncer la vente de la propriété située au 1248 Chemin Sainte-Foy, Québec. Ce terrain d’environ 27 000 pieds carrés a été acquis par UTILE, qui entamera la construction d’un projet de logements étudiants.
Les plans pour ce projet comprennent le développement d’environ 235 logements étudiants répartis sur 10 étages, avec une surface brute totale de 170 000 pieds carrés. Ce développement répondra à la demande croissante de logements étudiants de haute qualité et pratiques à Québec.
Source : #cre #immobilier #investissement #québec #logementsétudiants | Jacob Hayon | 11 commentaires
L’organisme Mission Unitaînés qui construit des logements pour aînés en mode accéléré dans une dizaine de villes au Québec a décidé d’abandonner son projet dans la ville de Québec.
« Nous allons nous retirer », a indiqué la présidente-directrice générale de Mission Unitaînés Caroline Sauriol en entrevue au Devoir.
La décision découle de la présence sur le site d’un « milieu humide non répertorié », a-t-elle précisé. Cette découverte aurait entraîné des retards trop importants dans la réalisation du projet.
L’immeuble allait être construit sur un terrain vacant de la rue Antonin-Marquis dans le secteur Duberger-Les Saules. Il devait compter six étages et accueillir 100 résidents à qui on garantissait un loyer sous la barre de 30 % de leur revenu.
Au Téléjournal Québec
La Ville de Québec dépasse sa cible en matière de logements abordables
La Ville de Québec n’a jamais construit autant de logements sociaux et abordables sur son territoire depuis 2012. Elle dépasse ainsi sa cible alors que l’année 2024 n’est pas encore terminée.
La Ville de Québec n’a jamais construit autant de logements sociaux et abordables sur son territoire depuis 2012. Elle dépasse ainsi sa cible alors que l’année 2024 n’est pas encore terminée.
Dans sa vision de l’habitation dévoilée l’an dernier, la Ville se donnait l’objectif de construire 80 000 logements d’ici 2040, soit 5000 par année, dont 500 sociaux ou abordables.
Or, cette année, Québec en a déjà construit 600, une première depuis 2012. Ils ne sont pas encore tous mis en chantier, mais on sait qu’ils le seront d’ici la fin de l’année et on va dépasser le 600, a dit fièrement le maire Bruno Marchand mardi, en point de presse.
Le maire a attribué cette réalisation à la contribution du gouvernement provincial et aux efforts de son administration en matière de logements.
Par Gabrielle Cantin, Initiative de journalisme local
5 octobre 2024 à 04h00
La phase 1 du développement immobilier situé dans le secteur önonta’, à Wendake, comprend quelques 235 logements locatifs et un projet commercial locatif. (Facebook)
Dévoilée sur les réseaux sociaux de la Nation huronne-wendat, les premières images de la phase 1 du développement immobilier du secteur önonta’, près du centre sportif, soulèvent de nombreuses questions chez les membres de la Nation.
Constitué d’un projet résidentiel locatif de 235 logements et d’un projet commercial locatif de 30 000 pieds carrés sur deux étages, le développement présenté est le fruit du partenariat entre la Nation huronne-wendat et le promoteur immobilier Immostar.
En février dernier, les deux groupes annonçaient la création de l’alliance immobilière Ya’ndiyatha’ visant à développer le secteur à l’est de Wendake et à répondre aux besoins résidentiels de la communauté.
Plus de 1000 membres de la Nation huronne-wendat patientent actuellement sur la liste d’attente de demandes de terrains. Pour le chef Dave Laveau, responsable du développement économique, une diversification du parc immobilier est nécessaire pour adresser l’enjeu.
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Fort de l’expertise d’Immostar, le Conseil de la Nation entreprend ce vaste projet de diversification avec la construction de quelques 235 logements locatifs. Composé d’appartements de 3, 4 ou 5 pièces, le projet présenté pose la première pierre d’un développement d’envergure. «C’est autour d’une densité comme celle-là que vont se développer des commerces de proximité et une vie résidentielle», croit le chef familial.
Questionné sur la priorité accordée aux membres de la Nation, le chef Dave Laveau est catégorique. «On va s’assurer qu’en tout temps, lorsqu’on va faire l’appel d’intérêt, mais aussi tout au long de la vie des 235 unités, ce soit d’abord nos gens ici, localement, qui en bénéficient», précise-t-il.
Concrètement, M. Laveau suggère de développer une politique d’admission interne propre au développement Yawe’.
Suite à l’appel d’intérêt, une période de plusieurs mois est prévue lors de laquelle seulement «les membres de la Nation pourront réserver leur appartement».
Les membres d’autres Premières Nations et les personnes allochtones pourront ensuite louer des logements en fonction des disponibilités restantes.
«Dans le même esprit» que la politiqu e d’admission mise en place au CHSLD de Wendake, Dave Laveau propose l’instauration d’une liste aux critères préétablis assurant un accès privilégié aux Wendat dans l’éventualité où un logement se libère.
La mécanique derrière l’ordre de priorité des réservations reste à peaufiner, mais le chef assure que la politique de priorisation permettra «d’être toujours concentré sur la priorité qui est de répondre aux enjeux locaux d’habitation».
«Ce ne sera pas de l’habitation à prix modique. Ce n’est pas le modèle qui est sur la table pour l’instant», précise d’emblée le chef responsable du développement économique.
Il assure toutefois un «bon niveau d’accessibilité financière» établi en fonction des développements immobiliers comparables à proximité.
Le chef Dave Laveau est responsable du développement économique au sein du Conseil de la Nation huronne-wendat. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)
«Ce que notre équipe regarde beaucoup, c’est ce qui s’est développé sur le bord de Robert-Bourassa depuis une dizaine d’années», indique Dave Laveau. «On veut s’assurer d’être en bas de ce que ça coûte de ce côté-là.»
Le chef souligne toutefois que la nécessité d’implanter une offre de logement à prix modique n’est pas évacuée du projet à plus long terme. «Ce sera à développer dans le futur parce qu’il y a des besoins aussi», ajoute-t-il.
Dave Laveau le reconnaît, l’intérêt pour des condos est présent chez les membres. Les résultats d’un sondage sur l’habitation adressé à la population le montrent. Les membres veulent «d’un peu de tout» en termes d’habitation, souligne-t-il.
Initialement, le Conseil de la Nation souhaitait également la construction d’une infrastructure mixte incluant des logements locatifs et des condos pour la phase 1 du projet.
«La raison pour laquelle il n’y a pas de condos, c’est que ce n’est pas possible de le faire.»
— Dave Laveau, chef responsable du développement économique
Effectivement, le terrain sur lequel le projet sera construit fait partie d’un ensemble de terres désignées. Le statut de ces terres, régi par la Loi sur les Indiens, permet le financement extérieur, mais rend impossible la revente, limitant ainsi les possibilités immobilières.
Des terres non désignées restent toutefois disponibles à proximité et «pourraient permettre d’autres types d’habitation comme des condos et des logements à prix modiques».
«Le défi qui nous guette, c’est de répondre étape par étape à des besoins qui sont différents», indique Dave Laveau.
Les premières images de la phase 1 du développement des terres désignées situées dans le secteur önonta’ ont été dévoilées. (Facebook)
La phase 1 inclut aussi la construction d’espaces commerciaux locatifs réservés à des entrepreneurs wendat. Également livré en 2026, ce développement sur deux étages permet de répondre aux besoins des commerçants qui, eux aussi, sont à l’étroit.
«La réalité commerciale de Wendake, c’est que c’est saturé. Il n’y a plus d’espace», indique Dave Laveau.
Un second projet commercial, quant à lui prévu pour 2027, comprend la construction d’un immeuble de 35 000 pieds carrés. «Ce qu’on vise, c’est une entreprise grande surface», ajoute le chef. Sans préciser la vocation envisagée pour le local, M. Laveau assure que l’entreprise en question sera « dans une niche où nous n’avons pas de concurrence dans la communauté.»
Partenaire prioritaire de l’alliance immobilière Ya’ndiyatha’, la Nation huronne-wendat dégagera des revenus de son implication dans le projet de développement locatif. «Ce genre de projet est fondamental à notre capacité à livrer des services à la population», soulève Dave Laveau. Les revenus autonomes générés par la location des logements seront réinvestis dans la communauté, assure le chef.
Dave Laveau envisage aussi des retombées économiques intéressantes pour les commerçants existants. Il souligne qu’une plus grande densité rime avec un plus grand achalandage chez les commerçants locaux. «Ça va aider à faire connaître ce secteur de Wendake, ça va amener plus de gens. J’y vois beaucoup d’avantages.»
À cet effet, le chef familial avance qu’aucun impact n’est prévu pour l’attraction Onhwa’ Lumina ouverte en 2022 dans le même secteur. « La vie d’ Onhwa’ Lumina peut se poursuivre avec l’arrivée de ces projets», dit-il
Une rencontre d’information est prévue au mois de novembre pour présenter notamment l’avancement du projet et le processus de réservation établi.
«On va être en mode écoute et on va s’ajuster s’il y a des angles morts qu’on n’aurait peut-être pas vus», assure le chef responsable. «C’est l’avantage de travailler à échelle humaine.»
[
](Gabrielle Cantin, Initiative de journalisme local - le-soleil)
ÎLOT SAINT-VINCENT-
DE-PAUL - C’est vraiment triste de voir un tel projet. Après que l’ancien promoteur a détruit l’église Saint-Vincent-de-Paul ainsi que les bâtiments annexes sur la Côte d’Abraham, notre patrimoine a été perdu à jamais. Et maintenant, après des décennies d’attente, on nous présente un projet au design banal, digne de banlieue, en plein cœur du centre et à l’entrée du quartier historique. Comment est-ce possible ?
Soit on propose un projet qui s’inspire de l’architecture patrimoniale du quartier, soit on opte pour quelque chose d’innovant et de moderne. Nous avons tant de talents à Québec ! C’est l’un des derniers emplacements clés à construire, et, s’il vous plaît, pas un projet banal digne de banlieue. (Sans vouloir être péjoratif envers la banlieue – mais cet emplacement est exceptionnel.)
Depuis les années 60, aucun projet n’a été accepté sur la Côte d’Abraham pour des raisons de préservation du patrimoine. Je ne comprends absolument pas la vision de la ville si une telle horreur est approuvée en l’état.
11 mai 2025 à 04h00
La Maison Marie-Frédéric offre non seulement des logements abordables aux jeunes de 18 à 30 ans, mais également de l’hébergement transitoire. (Lafond Côté)
L’organisme, qui a été fondé en 1987, dispose déjà de plus d’une cinquantaine de logements abordables, en plus d’un service d’hébergement transitoire pour les jeunes en situation difficile.
Toutefois, les logements abordables de l’organisme sont «tous plein en ce moment», lâche le directeur général de La Maison Marie-Frédéric, Sylvain Gervais.
Le terrain convoité est situé sur la rue de la Pointe-aux-Lièvres, entre les rues Julien et Papineau. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
«Après une semaine d’ouverture, je pense que les futurs 20 logements de la rue de la Pointe-aux-Lièvres vont tous déjà être loués», indique M. Gervais, comme quoi le besoin de loger les jeunes est bien présent à Québec.
Le futur bâtiment du Vieux-Limoilou comptera 20 unités de type 3 ½, avec une section de quatre étages et deux autres sections de trois étages. Les travaux devraient s’amorcer cet automne et se terminer à l’été 2026.
«On devrait être en mesure d’accueillir les jeunes à la fin de 2026, ou au début de 2027», précise le directeur général.
Toutefois, la Ville de Québec doit d’abord procéder à quelques changements aux règlements de zonage du terrain afin que le projet puisse aller de l’avant. Entre autres, le nombre d’étages, qui est présentement limité à deux, ainsi que la proportion de logements par bâtiment, doivent être modifiés.
La Maison Marie-Frédéric, ainsi qu’Action Habitation – un groupe de ressources techniques (GRT) qui accompagne l’organisme –, doivent également procéder à l‘achat des terrains, qui appartiennent toujours à l’entreprise de construction Terrain Dev.
M. Gervais assure qu’une promesse d’achat a été déposée et que la transaction sera conclue prochainement.
Au moment de publier ces lignes, le terrain convoité appartient toujours à l’entreprise de construction Terrain Dev. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
De leur côté, Terrain Dev ont simplement répondu au Soleil que «pour le moment rien n’est réglé ou certain».
La construction serait en grande partie financée par la municipalité et par le gouvernement dans le cadre du Plan de mise en œuvre accélérée 2023-2026 de la Vision de l’habitation de la Ville de Québec, qui vise la création de 500 logements sociaux et abordables par année.
La Maison Marie-Frédéric offre non seulement des logements abordables aux jeunes de 18 à 30 ans, mais également de l’hébergement transitoire. Les logements sont disponibles au coût de 425 $ par mois, tandis que l’hébergement transitoire demande 395 $ par mois aux jeunes.
«Même en hébergement transitoire, on charge un montant, tout simplement pour responsabiliser les jeunes dès le départ. Pour dire les choses comme elles sont, sur deux millions de budget annuel, ce ne sont pas ces loyers qui font vivre La Maison Marie-Frédéric.»
— Sylvain Gervais, directeur général de La Maison Marie-Frédéric
Le service transitoire est adapté «en fonction des besoins, du rythme et des capacités des jeunes», souligne le directeur général. Plusieurs niveaux d’encadrement sont offerts pour les accompagner dans leur apprentissage et leur insertion sociale.
La Maison dispose également d’un «abri de nuit» pour accueillir les jeunes itinérants. Souvent, ceux-ci commencent par l’utiliser, avant de progresser en hébergement transitoire. Après «un ou deux mois» d’hébergement et d’encadrement, certains jeunes sont ensuite prêts à passer aux logements abordables.
Les premiers jeunes devraient entrer dans les logements à la fin de 2026, ou au début de 2027. (Lafond Côté)
Les jeunes qui vivaient auparavant dans des conditions «stables» peuvent également louer les logements abordables afin de «rétablir leur situation» et éviter d’éventuellement se retrouver en situation d’itinérance, signale M. Gervais.
Le directeur général mentionne que la période de la pandémie de COVID-19 a eu l’effet d’un «accélérant» sur le phénomène de l’itinérance chez les jeunes, qui a augmenté de «30 à 40 %», soutient-il.
«Ç’a créé un traumatisme. Certaines familles ont été déstabilisées, les liens entre les jeunes et leurs proches ont été rompus, beaucoup ont perdu leur emploi», conclut M. Gervais.
C’est le projet en face de chez-moi
Par Juliette Nadeau-Besse, Le Soleil
3 juin 2025 à 04h00
6 minutes
Les promoteurs immobiliers de constructions neuves aident-ils à régler la crise du logement abordable? Jean-François Beaudoin croit que oui. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
«Je pense qu’on aide amplement la crise du logement, mais peut-être pas dans l’immédiat», avance Jean-François Beaudoin, le coprésident de Logis-Experts, une compagnie de développement immobilier à Québec et Lévis.
L’entreprise enregistre sa plus grosse année de construction depuis 10 ans, avec un nombre de «portes» en chantier quatre fois plus élevé que dans le passé.
«Grosso modo, c’est clair que créer du logement cher, on ne règle rien sur le coup», admet le promoteur.
«Ce qu’il faut faire, c’est créer de l’offre, croit-il. On crée des unités et éventuellement il va y avoir un équilibre qui va se créer.»
Jean-François Beaudoin aurait arrêté l’acquisition d’immobilier il y plusieurs années si c’était seulement pour les profits, promet-il. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Mais il faut surtout porter attention à la construction de logements neufs dont le loyer demeure accessible, dit-il.
Dans le marché actuel, les unités trop grandes ou trop chères se louent mal. D’où l’importance de bien prévoir les plans. «On le voit, c’est clairement dans les loyers plus dispendieux qu’il y a un taux d’inoccupation plus élevé», constate Jean-François Beaudoin.
D’où la philosophie de Logis-Experts qui mise sur l’optimisation du «pied carré» pour réduire le coût de chaque unité.
Le promoteur cite un exemple à Lévis, où un projet de 278 logements a été redessiné pour réduire la taille des logements pour finalement en faire 325, avec des loyers moins élevés.
«Les ménages ne sont pas capables d’aller plus haut dans leur capacité, alors on s’ajuste. Il y a plein de promoteurs qui n’auraient pas fait ça, qui auraient dit “mon architecte est rendu trop loin” ou qui n’auraient pas vu que cette situation-là s’en venait».
L’entreprise a même déjà changé ses plans en plein chantier, pour offrir finalement des logements plus petits.
«Il y avait des unités qu’on pensait être capables de louer plus cher parce qu’elles avaient une bonne orientation. Ça partait pas et on était rendus à faire les divisions intérieures. On les a coupées en deux.» Et les nouveaux logements ont trouvé preneur.
L’équipe de Jean-François Beaudoin a également tenté de construire du logement social, mais a été rebutée par les contraintes importantes.
Logis-Expert mise plutôt sur la réduction des coûts et le programme de subvention pour le logement abordable du gouvernement fédéral. Ce dernier permet de geler les loyers abordables pendant 10 ans.
«L’erreur qu’ils ont faite, c’est que n’importe qui peut avoir accès à ce logement-là. Mettons que tu gagnes 150 000 $ par année, tu peux avoir un loft abordable, ça n’a aucun sens», signale Jean-François Beaudoin.
Pour corriger le tir, les promoteurs ont décidé de proposer leurs unités abordables au Programme de supplément au loyer Québec (PSLQ) de l’Office municipal de l’habitation de Québec (OMHQ).
Une entente similaire est en branle entre Logis-Expert et l’Officie municipal de l’habitation de Lévis.
De cette façon, les logements abordables subventionnés par le gouvernement fédéral sont réellement consacrés à des ménages à faibles revenus.
«L’OMHQ est conscient que c’est un complexe assez luxueux, mais pour nous, ça n’a pas rapport! La mixité sociale, elle existe partout. Il faut juste bien la faire», insiste le promoteur immobilier.
«Mettons que tu gagnes 150 000 $ par année, tu peux avoir un loft abordable, ça n’a aucun sens», dénonce Jean-François Beaudoin. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Jean-Philippe Beaudoin assure que les locataires à faible revenu n’ont rien d’un «ghetto» dans l’immeuble. Les logements sélectionnés sont répartis à différents endroits dans le complexe et il est impossible pour les locataires de savoir quelles unités font partie du programme subventionné.
Il faut s’adapter aux besoins réels des usagers, et du secteur ciblé, répète le cofondateur de Logis-Experts. Au-delà des plans, cela passe par une foule de détails, et des idées qui sortent de l’ordinaire.
Par exemple, l’immeuble le Brave dans Montcalm, en bordure du parc des Braves, est idéal pour le transport actif. La deuxième tour est actuellement en construction sur le chemin Sainte-Foy, en bordure d’une piste cyclable annuelle.
L’entreprise immobilière a signé une entente avec àVélo pour déplacer une station et leur fournir l’électricité. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)
Les propriétaires ont pris l’initiative de demander à faire déplacer la station àVélo du parc directement à la porte de l’immeuble.
C’est l’entreprise qui débourse pour le déménagement et l’électrification de la station, qui sera aussi plus grande qu’avant.
«On a un ratio de stationnement assez faible ici, mais on a des clients qui utilisent le transport actif. Maintenant ils vont l’avoir au pied de la porte et en plus c’est une station de recharge», explique Jean-François Beaudoin.
Les temps sont profitables pour les constructeurs immobiliers, mais moins qu’avant, assure Jean-François Beaudoin. Les contraintes de construction se sont resserrées, mais les objectifs ont aussi évolué.
L’entreprise évolue «avec moins de rentabilité aujourd’hui, mais avec une mission et un défi porteur», résume le promoteur de 35 ans.
«Bien honnêtement, si c’était pour assurer mes vieux jours, après 1000 portes il n’y aurait pas eu de problème.»
— Jean-François Beaudoin
«La mission de créer du logement, c’est satisfaisant, ça donne un sens. C’est pour ça qu’on s’en met autant sur la table», ajoute-t-il.
Avec la nouvelle vocation de répondre à un besoin criant qui porte l’équipe, l’entreprise connaît une croissance fulgurante. D’ici 2027, Logis-Experts promet d’avoir livré 2000 nouveaux logements dans la région.
Jean-François Beaudoin a fondé l’entreprise immobilière Logis-Experts, qui est derrière la conception et la construction de l’immeuble Le Brave, dans Montcalm. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
«Une fois que tu te dis “C’est plus grand que nous, il y a vraiment une crise du logement”, les gens emboîtent le pas», se réjouit Jean-François Beaudoin, ne cachant pas sa fierté.
«On se retrouve dans une position où probablement qu’on va répondre à une portion de la crise du logement.»
Deuxième chance pour un projet de 100 logements sociaux pour aînés à Québec
Le projet de Mission Unitaînés dans le secteur Duberger avait été abandonné en juillet 2024.
Ce terrain doit accueillir le projet de 100 logements sociaux pour aînés d’Unitaînés.
Photo : Radio-Canada / Hans David Campbell
Publié à 4 h 00 HAE
Si on le croyait mort et enterré, le projet de logements sociaux pour aînés Unitaînés devrait finalement renaître de ses cendres, cette fois dans Neufchâtel Est-Lebourgneuf.
Mardi soir, les élus municipaux de la Ville de Québec ont voté en faveur d’un règlement permettant la construction d’un immeuble de 100 logements et de six étages, en bordure du boulevard Saint-Jacques, près du parc Chauveau. Habituellement, seules des constructions d’un maximum de trois étages sont permises dans ce quartier.
Ce terrain devrait donc accueillir la plus récente mouture du projet de Mission Unitaînés, qui prévoit construire 1000 logements sociaux pour aînés aux quatre coins de la province.
Le terrain est situé dans le secteur Duberger.
Photo : Radio-Canada / Hans David Campbell
Il s’agit d’une seconde tentative pour l’administration municipale. L’été dernier, le projet avait été abandonné. Le terrain choisi sur la rue Antonin-Marquis dans Duberger–Les Saules avait été abandonné en raison de la présence d’un milieu humide.
La conseillère municipale Marie‑Pierre Boucher explique que la Ville de Québec travaille depuis plusieurs mois afin de trouver un terrain capable d’accueillir le projet. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Anne-Sophie Roy
Cette fois sera-t-elle la bonne? Tout porte à croire que oui, selon la membre du conseil exécutif et conseillère municipale du district Louis-XIV, Marie-Pierre Boucher.
On avait demandé aux équipes de faire le tour des terrains qui appartenaient à la Ville pour voir lesquels avaient un potentiel […] Ce qu’on souhaite, c’est d’offrir un milieu pour les aînés qui répond à leurs besoins, mais aussi aux normes de l’implantation du projet Mission Unitainés, a-t-elle expliqué lors du plus récent conseil municipal.
Au moment de la publication de ce texte, le Groupe Maurice, instigateur de l’initiative de Mission Unitaînés, ainsi que la Ville de Québec, n’ont pas répondu à nos demandes de commentaires.
C’est à 10 minutes à pied de chez-moi, les fondations sont terminées et la structure commence à sortir de terre. Je prendrai d’autres photos prochainement. C’est d’ailleurs tout près de la Cité Verte dont j’ai déjà publié des photos dans ce fil. Ville de Québec et région de la Capitale - Projets immobiliers - #218 par TheWalMartSauce
2 juillet 2025 à 19h45|
Mis à jour le2 juillet 2025 à 19h48
La fin des travaux est prévue pour l’été prochain et les logements devraient être accessibles pour la rentrée 2026. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Le futur immeuble, situé au 1248, chemin Sainte-Foy, au coin de la rue Ernest-Gagnon, comportera 235 logements abordables destinés aux étudiants universitaires.
234 nouveaux logements étudiants dans Saint-Sacrement

L’Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant (UTILE), un organisme à but non lucratif qui se spécialise dans ce type de logements, a déjà plusieurs autres projets en cours, notamment à Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières et Rimouski.
Le premier projet de l’UTILE à Québec, l’Ardoise, également situé sur le chemin Sainte-Foy, a été inauguré à l’automne 2023.
Selon un sommaire décisionnel daté du 12 juin dernier, le deuxième projet de l’UTILE dans la capitale a reçu une contribution financière municipale de 2 350 000 $.
L’apport municipal représente «environ» 4,1 % du coût total du projet, et 14,7 % de la subvention octroyée par Desjardins. Les investissements totaux de l’UTILE Québec 2 sont estimés à 60 millions.
Les travaux du futur immeuble, situé au 1248, chemin Sainte-Foy, sont amorcés. (Caroline Grégoire/Le Soleil)
Le bâtiment devrait compter dix étages. La fin des travaux est prévue pour l’été prochain et les logements devraient être accessibles pour la rentrée 2026. L’immeuble serait doté d’un stationnement intérieur de 60 places.
Selon l’UTILE, environ 70 % des logements de leur deuxième projet à Québec seront des studios ou des logements d’une chambre, alors que 30 % seront des appartements de deux ou trois chambres.
Le nouvel immeuble devrait ainsi permettre à environ 327 étudiants de se loger.
11 juillet 2025 à 04h04
Le bâtiment de 72 logements de la rue Bourdages sera construit sur le terrain vague, entre les deux immeubles, au centre de la photo. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Les deux futurs immeubles de la coopérative d’habitation Les Flots tranquilles seront construits sur des terrains vagues de la rue Bourdages et de la rue Marie-Brière.
«On souhaite une mise en chantier du projet au printemps 2026, mais tout repose sur l’appui du gouvernement du Québec pour le financement du projet», indique Christina Lavoie, coordonnatrice chez Sosaco, le groupe de ressource technique (GRT) qui accompagne la coopérative dans ce projet.
Pour l’instant, le projet de deux immeubles a reçu un prêt de 3 950 000 $ de la part de la Ville de Québec afin d’acquérir les terrains.
Selon un sommaire décisionnel de la Ville daté du 10 juin, ce prêt pourrait être transformé en subvention si le projet des Flots tranquilles se qualifie dans un programme de la Société d’habitation de Québec, du gouvernement du Québec ou de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.
«C’est un projet très structurant pour le quartier Vanier, c’est un quartier qui a de grands grands besoins à Québec. C’est sûr que ça va répondre à un besoin concret du quartier», se réjouit Mme Lavoie.
La coordonnatrice souligne que la coopérative Les Flots tranquilles est une initiative de citoyens du secteur, et qu’elle sera administrée par ces derniers.
Le futur immeuble de la rue Marie-Brière sera construit sur le terrain bordé d’arbres au bas de la photo. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
L’immeuble de la rue Bourdages, avec ses sept étages et environ 72 logements, comptera également un Centre de la petite enfance (CPE) de 80 places au rez-de-chaussée.
L’autre bâtiment, qui sera situé au bout de la rue Marie-Brière, devrait compter 96 logements qui seront répartis sur six étages.
Les deux immeubles seront destinés à une clientèle générale, soit des personnes seules, des familles ainsi que des personnes âgées autonomes.
Mme Lavoie indique que 50 % des unités des deux bâtiments seront des logements abordables, tandis que l’autre moitié sera composée de logements sociaux, soit des unités dont une partie du loyer est subventionnée par le gouvernement.
Le futur immeuble de la rue Bourdages comptera une majorité de logements avec deux chambres à coucher, tandis que celui de la rue Marie-Brière sera composé d’une majorité d’unités avec une seule chambre.
Si Les Flots tranquilles reçoivent l’appui attendu du gouvernement du Québec, et que «tout se déroule comme prévu», les logements devraient être disponibles à la location à la fin de 2027, ou au début de 2028.
Le financement accordé par la Ville de Québec pour ce projet s’inscrit dans les objectifs du Plan de mise en œuvre accélérée de la Vision de l’habitation de la Ville de Québec 2023-2026.
En janvier 2024, le maire Marchand avait commenté les craintes de certains citoyens du secteur qui s’inquiétaient du «bruit» que causerait le futur CPE. Il avait prévenu que ces derniers allaient «devoir vivre avec».
«On a des familles qui ont besoin de services, souligne-t-il. Si on n’offre pas ces services-là, on est aussi bien de dire aux gens d’aller habiter ailleurs avec leurs familles. Ce n’est pas ça que je vais leur dire», avait-il réagi.
La coordonnatrice de Sosaco assure que son GRT est «bien au fait» des inquiétudes de certains résidents du secteur.
«Ce sont des inquiétudes raisonnables. Dans tous les quartiers à Québec il peut y avoir des enjeux et des questions de citoyens», mentionne Mme Lavoie.
Elle ajoute que «des démarches» ont déjà eu lieu avec certains voisins du secteur afin de les informer.
«On est très ouverts à poursuivre le dialogue avec eux. On est encore aux balbutiements du projet, mais évidemment, quand on sera prêts, on pourra réaliser des séances d’information pour les citoyens comme on le fait dans chacun de nos projets», conclut la coordonnatrice.