L’idée de rendre ses escaliers urbains plus «instagrammables» emballe la Ville de Québec
À l’ère d’Instagram et de la suprématie de l’image, la Ville de Québec trouve l’idée de rendre son réseau d’escaliers plus photogénique « très emballante ». Elle entend toutefois réfléchir, en 2026, à la signature qu’elle souhaite apporter à ces passages aussi distinctifs que nécessaires dans une capitale érigée à même un cap.
Québec a rarement autant parlé de ses escaliers. Dans la foulée de la cure de jouvence que la Ville entend apporter à cinq d’entre eux à l’horizon 2027, dont le monumental escalier du Faubourg, haut de 99 marches, un citoyen de la Ville, Ian Gailer, a proposé qu’elle en fasse des éléments distinctifs du paysage de Québec.
L’administration de Bruno Marchand n’a pas fait la sourde oreille à la proposition. Une réflexion entamée en 2025 avec l’idéateur du concept se poursuivra en 2026 « avec possiblement d’autres partenaires », assure la conseillère du district Saint-Roch–Saint-Sauveur, Élainie Lepage.
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Rendre plus instangrammables les escaliers de Québec est une excellente proposition, ce réseau d’escaliers publics est assez unique au Québec et demeure une intéressante curiosité, notamment sur le plan touristique. En même temps ils servent de liens piétonniers entre différents quartiers limitrophes et améliorent considérablement la circulation verticale d’un secteur à un autre de la falaise.
Cette même falaise, à cause de sa pente abrupte, est une sorte de rempart vert avec plusieurs sentiers pédestres ouverts sur les rues avoisinantes. Le tout inséré dans une forêt naturelle qui cours tout le long de son parcours sur plusieurs kilomètres sur trois côtés de la ville: au nord, est et sud.
C’est en même temps un véritable parc linéaire avec une biodiversité très variée. En plus on y trouve plusieurs éléments à caractère historique, dont des monuments, de petites places, des chapelles et des aménagements paysagers. Les points de vue sur la ville sont aussi uniques et à certains endroits on a installé des belvédères d’où on peut admirer la basse-ville, la rivière St-Charles plus loin, la banlieue et les collines environnantes.
J’ai pris d’intéressantes photos sur les différents escaliers l’année passée que je publierai éventuellement pour mieux les faire connaitre. Histoire à suivre …
Frontenac, Lépine, de la Chapelle : d’autres escaliers en travaux en 2026 et 2027
Beaucoup plus de détails
En plus des escaliers des Franciscains et du Faubourg, qui seront complètement reconstruits en 2027, trois autres escaliers de l’arrondissement La Cité—Limoilou seront au cœur de travaux de réfection : de la Chapelle, Lépine et Frontenac. La facture pour les travaux de ces cinq escaliers est pour l’instant estimée à près de 4 M$.
Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère municipale du district de Cap-aux-Diamants, et Elainie Lepage, conseillère municipale du district de Saint-Roch—Saint-Sauveur, descendant l’escalier Lépine.
Crédit photo: Simon Bélanger
Vendredi matin, les conseillères municipales partageant le plus grand nombre d’escaliers entre leurs district respectifs, convoquaient les médias au bas de l’escalier Lépine, dans le quartier Saint-Roch.
Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère du district de Cap-aux-Diamants, et Elainie Lepage, son homologue de Saint-Roch—Saint-Sauveur, venaient compléter des informations dévoilées en partie jeudi, dans les médias.
«Oui, ce sont des liens de mobilité active qui sont super importants. En plus, on sait que c’est dans nos districts que la mobilité active est la plus pratiquée, mais c’est aussi une caractéristique de notre ville, avec le promontoire, […] sur le plan patrimonial», rappelle Mélissa Coulombe-Leduc, également responsable du patrimoine sur le comité exécutif.
Des escaliers déjà ciblés
Comme le Soleil l’avait déjà dévoilé, les cinq escaliers étaient déjà sur le radar de la Ville depuis 2024.
Des évaluations ont été faites, pour s’assurer de leur sécurité pour les usagers, incluant sur l’escalier du Faubourg, dont l’état avait attiré l’attention en début d’année.
«L’escalier du Faubourg, en 2024, on est venu solidifier la structure. Il est donc très solide actuellement. Il n’y a aucun danger, il est très sécuritaires. Il y a des inspections régulières qui sont faites par nos équipes pour assurer la sécurité. Si ce n’était pas sécuritaire, on le fermerait bien sûr», assure Elainie Lepage.
Escalier des Franciscains (construction en 2027)
D’abord fermé temporairement à la suite des dommages causés par un orage tombé sur Québec le 23 juin 2025, la Ville de Québec annonçait quelques semaines plus tard la démolition de l’escalier des Franciscains. Des intempéries avaient aussi entraîné d’autres dommages en 2024.
Cet escalier reliait les quartiers Montcalm et Saint-Sauveur, par l’avenue de l’Alverne et la rue Arago.
S’il ne peut être reconstruit plus tôt que l’an prochain, c’est notamment parce que la falaise doit d’abord être sécurisée.
«On ne peut pas juste refaire la structure de bois. On doit venir travailler sur la fondation des escaliers, pour s’assurer qu’elle est bien solide et bien en place», complète la conseillère de Saint-Roch—Saint-Sauveur.
La Ville souhaite aussi que le nouvel escalier offre «une plus grande résilience face aux conditions climatiques actuelles et futures.»
Environ 17 semaines de travaux sont prévues, entre mai et octobre 2027. Le montant de la reconstruction est estimé à 1,7 M$.
Des travaux avaient lieu au bas des anciennes marches de l’escalier des Franciscains, démoli à l’automne 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger
Escalier du Faubourg (construction en 2027)
Après des travaux pour sécuriser la structure en 2024, avec des supports et des renforts temporaires, l’année suivante, on procédait au remplacement complet de l’Ascenseur du Faubourg, notamment en vue de travaux plus majeurs à venir sur l’escalier.
Les travaux de reconstruction de l’escalier du Faubourg devraient prendre 16 semaines. Le coût est évalué à 1,4 M$.
«On est en train de travailler pour élargir peut-être les heures d’ouverture de l’ascenseur, essayer d’offrir le plus de disponibilité aux piétons qui voudront circuler entre la Haute-Ville et la Basse-Ville», affirme Elainie Lepage.
L’escalier du Faubourg, qui est accessible depuis la rue Sainte-Claire, dans Saint-Jean-Baptiste, et le bas de la côte d’Abraham, dans Saint-Roch, sera reconstruit à l’identique.
L’escalier du Faubourg actuel date de 1931 et compte 99 marches.
Crédit photo: Simon Bélanger
Escalier de la Chapelle (travaux de réfection en 2027)
L’escalier de la Chapelle longe le complexe Méduse et relie la rue De Saint-Vallier Est, dans Saint-Roch, à la côte d’Abraham, dans Saint-Jean-Baptiste.
Tout comme pour les escaliers Lépine et Frontenac, la Ville de Québec ne s’engagera pas dans des travaux de reconstruction. D’ailleurs, les employés de la Ville se chargeront eux-mêmes de ces chantiers, alors que la reconstruction des escaliers du Faubourg et des Franciscains nécessitaient d’aller en appel d’offres.
Pour l’escalier de la Chapelle, on viendra solidifier la structure. Des travaux seront donc nécessaires sous l’escalier. Par ailleurs, en raison de la largeur de l’escalier, il est possible que certaines phases des travaux ne nécessitent pas une fermeture complète. Les travaux touchant l’escalier de la Chapelle devraient s’étaler sur 15 semaines.
Finalement, vu la proximité avec l’escalier Lépine, les deux chantiers ne se dérouleront pas en même temps.
L’escalier de la Chapelle est l’un des plus vieux de Québec. Sa première version sera détruite dans le grand incendie de Saint-Roch de 1845, puis il sera reconstruit peu de temps après. L’escalier de 80 marches a été restauré dans les années 1980, en même temps que le Complexe Méduse.
Crédit photo: Simon Bélanger
Escalier Lépine (travaux d’entretien correctifs en 2027)
Cet escalier, reliant la rue Saint-Augustin, dans Saint-Jean-Baptiste, à la rue De Saint-Vallier Est, dans Saint-Roch, a été conçu par le célèbre architecte Charles Baillargé. Il est aussi connu pour son portail en fer forgé.
Comme il s’agit surtout de travaux d’entretien correctifs, le chantier de l’escalier Lépine devrait durer moins longtemps. On estime que les travaux devraient durer 9 semaines.
L’escalier Lépine date de 1882. Il remplaçait un escalier de bois construit 25 ans plus tôt. L’ingénieur de la Ville Charles Baillargé a conçu l’escalier de 118 marches.
Crédit photo: Simon Bélanger
Escalier Frontenac (remplacement de marches en 2026)
Dans le Vieux-Québec, l’escalier Frontenac est un lien entre la côte de la Montagne et la terrasse Dufferin.
Des travaux auront lieu dès le printemps 2026 pour remplacer des marches en bois, avant le début de la haute saison touristique.
«Éventuellement, il y avoir des travaux plus importants qui vont devoir être faits sur cet escalier-là. Le scénario définitif n’est pas arrêté», prévient Mélissa Coulombe-Leduc.
Des fermetures ponctuelles seront nécessaires. Les piétons seront invités à faire le détour par l’escalier Charles-Baillargé, situé juste un peu plus dans le haut de la côte de la Montagne.
L’escalier Frontenac est le plus récent. Construit en 1978, il compte 95 marches.
Crédit photo: Simon Bélanger
Projet de revalorisation des escaliers?
Plus tôt ce mois-ci, le consultant en culture Ian Gailer dévoilait dans les pages du Journal de Québec son rêve pour les escaliers de Québec.
Il souhaite qu’on mette davantage en valeur ces infrastructures de Québec et propose de faire un «musée vertical» avec les nombreux escaliers de la ville.
Pour l’instant, les discussions en sont encore à un stade bien préliminaire, mais pas question de toucher à l’intégrité architecturale des escaliers.
«On peut s’imaginer à peu près ce qu’on veut avec ce projet-là pour l’instant. Mais est-ce qu’il ne pourrait pas y avoir des oeuvres d’art qui sont ajoutées en haut de l’escalier ou en bas de l’escalier? Je pense que tout ça peut être à considérer, mais on veut quand même conserver la valeur patrimoniale des escaliers, parce qu’ils sont là depuis très longtemps», ajoute Elainie Lepage.
Toutefois, celle-ci ajoute qu’il était impossible d’attendre la fin de cette réflexion pour se lancer dans les travaux prévus en 2026 et 2027.
Finalement, on mentionne qu’une bonification de l’éclairage fait aussi «partie des préoccupations». D’ailleurs, un montant de 200 000$ du plan Saint-Roch est destiné à améliorer l’éclairage.
D’autres escaliers font aussi l’objet de travaux d’entretien ponctuels. C’est notamment le cas de l’escalier Lavigueur, fermé jusqu’au début du mois d’avril.
L’escalier Lavigueur, fermé temporairement.
Crédit photo: Simon Bélanger
Bientôt le début de la troisième et dernière phase des travaux sur la rue Saint-Vallier Ouest
Il faudra encore quelques mois de patience aux résidents et commerçants du quartier Saint-Sauveur, qui vivra une troisième année consécutive de travaux majeurs sur la rue Saint-Vallier Ouest. Mais la fin approche.
Résumé
La troisième phase des travaux sur la rue Saint-Vallier Ouest se déroulera principalement entre les rues Saint-Luc et Marie-de-l’Incarnation.
Crédit photo: Simon Bélanger
Jeudi dernier, deux séances d’information en ligne, destinées respectivement aux organismes et aux commerçants, servaient à faire le point sur les prochains mois de travaux sur la rue Saint-Vallier Ouest.
Ce chantier, qui s’est amorcé à l’été 2024, vise notamment à transformer la rue Saint-Vallier Ouest, entre le boulevard Charest et la rue Marie-de-l’Incarnation, en «artère conviviale et dynamique». La Ville souhaite aménager une «rue apaisée, agréable et sécuritaire».
Parmi les éléments de transformation majeurs : mise à sens unique de l’est vers l’ouest, élargissement des trottoirs, ajout de mobilier urbain, aménagement de places et jardins publics, etc.
Ce réaménagement majeur inclut aussi le remplacement des infrastructures souterraines (aqueduc, égouts), de même qu’un travail sur l’aménagement de surface.
Ces travaux ne se sont pas faits sans heurts, alors que tous les types de déplacement (à pied, à vélo, en voiture, en autobus) étaient plus complexes. L’artère commerciale était complètement éventrée.
«Je sais que les deux derniers étés ont été difficiles pour les citoyens, pour les commerçants, pour tout le monde. On en est tout à fait conscients. C’est un chantier qui est majeur, qui a été majeur et qui le sera encore pour une dernière année«, reconnait Elainie Lepage, conseillère municipale du district de Saint-Roch—Saint-Sauveur.
Celle-ci ajoute que l’équipe de TramCité s’en est inspirée, pour les bons et les moins bons coups, en prévision des chantiers majeurs des prochains mois et années.
Chantier de la rue Saint-Vallier Ouest, dans le quartier Saint-Sauveur. Juillet 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger
Fin de la phase 2…
Tout dépendant des conditions météorologiques, le chantier de la rue Saint-Vallier Ouest devrait reprendre vers la fin mars ou le début avril, pour se conclure à la fin novembre ou au début décembre.
Dans la section située entre le boulevard Charest et la rue de Carillon, il restera encore quelques travaux mineurs à compléter dans les prochaines semaines.
Toutefois, il reste encore un projet un peu plus majeur qui n’a pas pu être complété l’an dernier, celui de l’aménagement de la place Saint-Sauveur, qui sera située au coin de l’avenue des Oblats et de la rue de Mazenod. Et impossible de savoir quand les travaux pourront véritablement commencer.
En effet, on trouve un poteau appartenant à Hydro-Québec dans ce secteur. La Ville de Québec est en pourparlers avec la société d’État, à savoir à quel moment ce poteau pourra être retiré, mais aucune date n’est encore décidée.
«Le secteur est quand même impacté par ce poteau-là pour faire des travaux, parce qu’il y a des travaux souterrains à [effectuer], des infrastructures à installer pour la perméabilité, […] ce qui fait en sorte que le poteau à retirer […] nous empêche de pouvoir faire une bonne partie des travaux», explique François Béliveau, ingénieur à la Ville de Québec.
Future Place Saint-Sauveur, où un poteau d’Hydro-Québec retarderait les travaux d’aménagement.
Crédit photo: Simon Bélanger
Plus à l’ouest, la phase 2 se poursuivra, avec des travaux d’aménagement de surface, qui comprendront la construction de trottoirs permanents et l’installation du pavé sur la chaussée automobile, entre les rues Saint-Luc et de Carillon. Des travaux toucheront aussi les diverses intersections. La place Taschereau fera également son apparition, face à l’immeuble du St-Sô.
La phase 2 devrait être complétée à la mi-juillet.
…et début de la phase 3
Finalement, le plus gros chantier de 2026 se déploiera entre les rues Marie-de-l’Incarnation et Saint-Luc, où on procédera à des travaux souterrains, ainsi qu’aux aménagements de surface. Ceux-ci s’étendront jusqu’aux rues Montmagny, Saint-Sauveur, Saint-Bernard et de Montmartre.
Ajoutons aussi que le chantier du projet Le Carillon, un édifice de 5 étages, qui proposera 30 logements pour personnes âgées autonomes et 84 places en CPE, doit se terminer à l’hiver 2027.
Séquençage des travaux pour le chantier de 2026 sur la rue Saint-Vallier Ouest.
Crédit photo: Ville de Québec
Entraves et stationnement
Encore une fois, les entraves seront nombreuses dans le quartier pendant les mois du chantier.
D’abord, au début avril, la circulation sera interdite sur la rue Saint-Vallier, entre les rues Saint-Luc et de Carillon.
Pendant une bonne partie des travaux, la rue Saint-Vallier Ouest sera inaccessible entre les rues Marie-de-l’Incarnation et Saint-Luc, obligeant des détours par la rue de Montmartre. Des entraves complètes seront aussi installées sur l’avenue du Sacré-Cœur et la rue Montmagny.
De plus, l’intersection des rues Montmagny et de Montmartre devra être fermée pendant environ 3 semaines, tandis que celle de l’avenue du Sacré-Cœur et de l’avenue de Montmartre sera entravée quelques jours.
Pendant ces périodes, il sera possible d’accéder à la rue Saint-Vallier Ouest.
Des voies de contournement seront prévues pendant le chantier. et seulement la circulation locale sera permise.
Les automobilistes à la recherche de stationnement pourront se rabattre sur le stationnement Centre-Ville Ouest, sur l’avenue Bagot, où seront disponibles 10 cases, pour des durées de 3 heures. Lorsque l’espace est disponible, le stationnement sur rue est aussi permis, alors que ce secteur ne nécessite pas de vignette.
Peu de changements aux parcours du RTC
Les parcours du RTC 1, 9, 19, 80, 85 et 980 ont dû évoluer, en fonction de l’avancée des travaux.
Pour l’essentiel, ces parcours demeureront les mêmes que ce qui était en cours à la fin de la dernière année de travaux. Le seul changement est le retrait d’une boucle sur la rue de Montmartre en direction ouest, pour les parcours 80 et 85, qui occasionnaient des détours.
Les modifications prendront effet à partir de ce samedi 21 mars, en même temps que la transformation majeure des parcours du RTC, dans le cadre des travaux liés au tramway.
Parcours du RTC dans le quartier Saint-Sauveur en 2026.
Crédit photo: Ville de Québec
Terrasses et aide aux entreprises
Une partie des commerçants qui souhaiteront améxenager une terrasse à l’été 2026 pourront le faire, tandis que d’autres devront faire preuve de patience.
Pour la section entre le boulevard Charest et la rue de Carillon, jusqu’à la microbrasserie Siboire, comme les travaux sont mineurs en 2026, les terrasses devraient être autorisées.
Les trottoirs et pavés sont complétés jusqu’au Siboire, près de la rue de Carillon.
Crédit photo: Simon Bélanger
Mélissa Demers, copropriétaire de la Buvette Gisèle, s’inquiète cependant pour son commerce, situé juste à côté de la Place Saint-Sauveur, où la Ville de Québec attend l’intervention d’Hydro-Québec. Celle-ci rappelle que l’été 2025 s’est déroulé «avec un trou» devant son établissement.
«Est-ce que la Ville peut s’engager à prioriser ce dossier-là et à garantir au moins que l’aménagement temporaire et la circulation ne viendront pas nuire à l’espace terrasse et à l’accessibilité des commerces?», demande-t-elle.
Du côté de la Ville, on assure vouloir offrir une «fenêtre d’opportunité» pour que la buvette puisse installer une terrasse. Les représentants de la Ville assurent qu’il s’agit d’un «dossier prioritaire».
Plus à l’ouest, entre les rues de Carillon et Saint-Luc, aucune terrasse ne devrait apparaître avant la fin du chantier de la phase 2, soit le mois d’août 2026. Quant à la section la plus à l’ouest, entre les rues Saint-Luc et Marie-de-l’Incarnation, il n’y a aucune possibilité pour cette année.
Les restaurateurs qui voudront s’installer une terrasse devront faire une demande de permis, mais celui-ci sera gratuit pour une première année. Il s’agit d’un engagement pris en campagne électorale par l’équipe du maire Bruno Marchand.
Selon l’emplacement, les terrasses permises pourront être installées sur le trottoir, dans une voie de stationnement ou dans les places publiques.
Par ailleurs, les commerçants auront encore une fois droit au même programme de compensation financière, afin d’aider les entreprises impactées par des chantiers de travaux majeurs. Le montant maximal applicable est de 30 000$ pour une année.
Infos en vrac et dernière séance
Parmi les autres éléments mentionnés, la Ville indique qu’il est toujours dans son intention que le mobilier urbain soit accessible et déneigé, ce qui n’était pas nécessairement le cas au cours de l’hiver.
De son côté, Nadia Reghai Gagnon, directrice de la SDC Saint-Sauveur, souhaite que les commerçants bénéficient d’une meilleure prévisibilité sur certains aspects, notamment lorsqu’Hydro-Québec doit procéder à des coupures de courant.
Tout au cours des travaux, l’équipe d’Info Chantier sera déployée sur le terrain, afin de répondre aux différentes demandes. Celles-ci peuvent être en lien avec un déménagement, la collecte des matières résiduelles, l’accès à un débarcadère ou tout autre sujet. En plus des agents sur place, il sera aussi possible de faire part de ses enjeux en contactant le 311.
Ce mardi 17 mars, la Ville de Québec propose une séance d’information hybride destinée aux citoyens du quartier Saint-Sauveur. Celle-ci se tient au Patro Laval, à 19h, en plus d’être offerte en ligne.
La Ville de Québec évalue la possibilité de démolir la passerelle cyclopédestre de la Pointe-aux-Lièvres, près de six mois après qu’elle a été fermée sans explication. Elle souhaite profiter des travaux du tramway dans le secteur pour offrir une autre option à l’infrastructure existante en aménageant une traverse piétonnière à l’intersection de la rue de la Croix-Rouge et de l’autoroute Laurentienne.
La démolition a été évoquée publiquement pour la première fois par le directeur du service du transport et de la mobilité intelligente, Marc des Rivières, lors d’une conférence de presse sur les travaux du tramway, le 24 mars.
« Si elle est démolie, nous devons nous assurer qu’un lien ou trajet piéton alternatif soit disponible, sécuritaire et pratique. […] Quand une décision aura été prise, nous en ferons l’annonce », assure un porte-parole de la Ville par courriel.
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La rue du Parvis piétonnisée avec deux semaines d’avance
La rue du Parvis est devenue piétonnière avec deux semaines d’avance, elle le restera jusqu’au 31 octobre prochain
Crédit photo: Christophe Gagnon-Fortin
Des commerçants loin de s’en plaindre
Sur le terrain, les employés tout comme les propriétaires des différents commerces rapportent une augmentation de l’achalandage depuis la mise en place de la piétonnisation, particulièrement en fin de journée et lors des périodes de températures plus clémentes comme celles des derniers jours.
« Pour nous, c’est une très bonne nouvelle parce que l’achalandage est revenu beaucoup sur la rue Saint-Joseph et on voyait que la température était en train de s’améliorer », souligne le directeur du London Jack, Hussein Ezzeddine.
« C’est l’fun de pouvoir installer la terrasse plus tôt, ça se remplit jusqu’à 7-8 heures le soir même s’il fait un peu plus froid. »
Le propriétaire du London Jack prévoyait à la base une piétonisation et une ouverture de terrasse dans pratiquement un mois.
« Le monde ne savait même pas que c’était déjà installé. Nous, on parlait du 15 mai comme date parce qu’on ne savait pas trop quand la Ville allait programmer ça. Finalement, ça a été presque un mois plus tôt, donc les clients étaient vraiment contents », ajoute-t-il.
Le sentiment est largement partagé par les autres commerces de la rue du Parvis.
« C’est agréable pour la clientèle, il y a eu plus de circulation de piétons. C’est bon pour tous les commerces, on s’entraide », note Marshall Lapointe, employé du Pub du Parvis.
À La Boîte à Pain non plus, on ne s’attendait pas à une saison si précoce.
« Il a quand même fait froid dernièrement, donc on ne pensait pas que la rue devienne piétonne si tôt pour pouvoir installer nos terrasses. C’est certain qu’on est contents », affirme Morgane Berlosque, assistante-gérante de la boulangerie.
Selon l’administration municipale, la délivrance des permis dès le 15 avril, combinée au nettoyage rapide de la chaussée, a permis d’installer les infrastructures nécessaires à la piétonnisation plus tôt que prévu.
« C’est une rue beaucoup moins passante, elle est de base plus utilisée par les piétons et des élèves des écoles du quartier notamment. Donc, ça incite à l’ouvrir aussi tôt que possible, l’impact étant minime sur la circulation », explique Cedrik Verreault, attaché de presse du maire Bruno Marchand.
La rue du Parvis devient ainsi la première artère à passer en mode estival en 2026 et le restera jusqu’au 31 octobre. Des blocs de béton ont été installés pour bloquer l’accès aux véhicules, tandis que de la signalisation temporaire a été mise en place afin d’orienter les automobilistes vers des axes alternatifs du secteur.
Ce déploiement précoce s’inscrit dans une saison estivale plus large, qui verra plusieurs autres artères commerciales de Québec devenir piétonnes au cours des prochaines semaines.
D’autres rues piétonnes à venir
Rue du Parvis
Entre le boulevard Charest Est et la rue Saint-Joseph Est
Du 20 avril au 31 octobre — en tout temps
Rue Saint-Jean (Vieux-Québec)
Entre la rue D’Auteuil et la côte du Palais
Du 15 mai (à partir de 17 h) au 12 octobre
Horaires : de 11 h à minuit (sauf le 15 mai dès 17 h)
Rue Saint-Jean (Saint-Jean-Baptiste)
Entre la rue de Claire-Fontaine et l’avenue Honoré-Mercier
Du 6 juin au 27 septembre
Horaires : samedis et dimanches de 8 h 30 à 23 h
Rue Saint-Paul (Vieux-Québec)
Entre la rue des Navigateurs et la rue Saint-Pierre
Du 12 juin au 13 septembre
Horaires : Vendredi et samedi de 17 h 30 à 23 h 30 / Dimanche de 11 h à 23 h 30
3e Avenue (Limoilou)
Entre la 10e et la 11e Rue (les rues transversales demeurent ouvertes)
Du 19 juin au 7 septembre — en tout temps
Et si vous aviez votre mot à dire sur l’avenir de la place de l’Assemblée-Nationale?
La Commission de la capitale nationale du Québec invite la population à participer à une consultation citoyenne en ligne pour réfléchir à l’avenir de la place de l’Assemblée-Nationale, un lieu bien connu au cœur de Québec.
Monvieuxquebec • 6 mai 2026
Crédit photo: Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ)
Accessible à tous, ce court questionnaire vise à mieux comprendre comment cet espace est perçu aujourd’hui… et comment il pourrait évoluer demain.
Un lieu central qui cherche un nouveau souffle
Située juste en face de l’Hôtel du Parlement du Québec, la place de l’Assemblée-Nationale fait partie du quotidien de plusieurs personnes, que ce soit pour s’y promener, assister à un événement ou simplement traverser le secteur.
C’est un lieu de passage, de rassemblement, de saisons aussi. L’hiver, la place de l’Assemblée-Nationale s’anime au rythme du Carnaval de Québec, l’été, elle vibre avec le Festival d’été de Québec. Entre les deux, elle retrouve un certain calme, presque en attente. Du moins, c’est ce qu’on pourrait croire. Car derrière ce temps d’arrêt, il y a tout un travail qui se poursuit en coulisses : la remise en état du terrain, essentielle, minutieuse et nécessaire. Mais aujourd’hui, ses aménagements, pensés à une autre époque, ne correspondent plus tout à fait aux usages actuels.
L’objectif du projet? Adapter cet espace aux réalités d’aujourd’hui, tout en le rendant plus agréable et fonctionnel pour l’ensemble de la population.
Une réflexion qui part du vécu
Pour nourrir cette démarche, la Commission de la capitale nationale du Québec s’appuie sur ceux qui connaissent le secteur de près, en collaboration avec le conseil de quartier du Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline parlementaire et le comité des citoyens du Vieux-Québec.
Mais au-delà des instances, ce sont surtout les usages du quotidien qui comptent : les détours, les habitudes, les impressions, tout ce qui ne se mesure pas sur un plan.
L’objectif est simple : écouter ce que le lieu inspire aujourd’hui, comprendre ce qu’il pourrait devenir demain et tracer la suite à partir de là.
Que vous y passiez souvent ou seulement à l’occasion, votre regard a sa place dans la réflexion.
Prenez quelques minutes pour répondre au questionnaire et contribuer à façonner la suite.
version archivée : http://archive.today/2ZWX6
La Ville de Québec renforce la sécurité de ses rues piétonnes. L’administration Marchand a acheté une douzaine de nouvelles barrières contre les camions-béliers qui sont «plus flexibles». Elles seront entre autres installées sur la rue Saint-Jean.
Québec poursuit son projet pilote de sécurisation des rues piétonnes.
Après avoir acheté quatre barrières Armis One l’été dernier, l’administration Marchand annonce l’acquisition d’une douzaine de nouvelles structures pour un total de 25 000 $.
Cette fois, la municipalité a opté pour le modèle DFense Fortress. Ces barrières, fabriquées dans la région de Laval, sont «souples et amovibles», souligne la Ville de Québec.Les nouvelles barrières seront installées dès les prochaines semaines dans les accès de la rue Saint-Jean. Elles y restreindront l’accès de 11 h à 23 h tous les jours.
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La CAQ et le 3e lien ![]()
« Impossible » de sacrifier la promenade Samuel-De Champlain pour un 3e lien
Bruno Marchand ne veut pas d’un pont qui empêcherait la réalisation de la quatrième phase de la promenade Samuel-De Champlain. Le reportage d’Olivier Lemieux.
Environ 25 M$ pour la passerelle cyclopiétonne vers la baie de Beauport
Première étape de la phase IV de la promenade Samuel-De Champlain, le coût de construction d’un lien cyclopiéton entre l’avenue D’Estimauville et la baie de Beauport s’élèverait à environ 25 M$.
Élaboration d’un concept préliminaire de la passerelle de la Pointe-du-Moulin, phase 1 (Étude d’avant-projet).
Crédit photo: Atelier l’abri + Pelletier de Fontenay (Photo recadrée)
Le 1er juin dernier, le président de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ), André Roy, offrait une présentation aux administrateurs du conseil de quartier de Maizerets, afin de leur donner des détails sur le projet d’aménagement du Littoral Est.
La CCNQ avait dévoilé sa vision d’aménagement en juin 2025. Environ un an plus tard, la première étape de la phase IV, soit l’aménagement de la passerelle cyclopiétonne de la Pointe-du-Moulin, en est à ses premiers balbutiements.
André Roy confirme qu’une «enveloppe de 25 M$» est actuellement dédiée pour la réalisation de la passerelle. Il estime que le mode de «conception-construction progressif», choisi pour ce projet, permettra d’éviter les dépassements de coûts imprévus ou les extras.
«Qu’est-ce qui pourrait faire que [le projet] arrête? Si jamais on n’a aucun consortium qui veut le faire, on a un problème. S’ils ne veulent pas le faire, ça va être pourquoi? Est-ce que c’est parce que l’enveloppe n’est pas assez grosse?», s’interroge-t-il à voix haute.
Mais pour M. Roy, le montant de 25 M$ est suffisant pour la réalisation de la passerelle.
Le boulevard urbain, une nécessité
onatan Julien, ancien ministre responsable de la Capitale-Nationale, avait déjà affirmé que la transformation de l’autoroute Dufferin-Montmorency en boulevard urbain était une condition sine qua non à la réalisation de la phase IV de la promenade Samuel-De Champlain.
Version modélisée de la passerelle cyclopiétonne reliant l’avenue D’Estimauville à la Baie de Beauport.
Crédit photo: Atelier L’Abri + Pelletier de Fontenay + Ghost + Le Picbois + Enclume + Écoterritoire + Nouveaux Voisins
(…)
Bientôt la fin des voitures dans le Vieux-Québec?
L’administration Marchand étudie la possibilité d’élargir le retrait des voitures à l’ensemble du Vieux-Québec de façon permanente. Une commission consultative de 17 membres a d’ailleurs été mise sur pied afin de réfléchir à l’avenir de la mobilité dans le quartier historique.
Les membres de cette commission sont issus de divers horizons, explique Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère municipale du district Cap-aux-Diamants, en entrevue à Première heure. Du lot, des parents, des commerçants, des représentants des institutions scolaires, du secteur hôtelier et de l’industrie touristique.
“Quand on regarde ce qui s’est fait à travers différents sites historiques des villes du patrimoine mondial de l’UNESCO, […] on voit qu’il y a plusieurs centres historiques qui l’ont fait à différents niveaux, à la lumière des réalités qui leur sont propres”, fait valoir Mme Coulombe-Leduc.
Je ne crois pas qu’on réussirait à trouver beaucoup de commerçants qui retourneraient en arrière sur la rue Saint-Jean. »
— Une citation de Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère municipale du district Cap-aux-Diamants
Si la Ville de Québec va de l’avant avec cette mesure, des exceptions pourraient toutefois être permises pour les véhicules des résidents ainsi que pour la gestion des matières résiduelles, comme c’est actuellement le cas pour la portion piétonne de la rue Saint-Jean.
Pavez moi toutes ces rues, mettez des bollards rétractables pour les résidents, et le Vieux-Québec deviendra un centre-historique digne d’une ville européenne.
Avec des bus électriques qui sillonneraient le Vieux-Québec, ça serait parfait.


















