Ville de Québec - Espaces piétonniers, espaces publics, murales

Discussion et actualités des projets de piétonnisation et d’espaces publics de la ville de Québec

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Résumé

La rue Saint-Jean est-elle sécuritaire?

Par Pascale Lévesque, Le Soleil

8 mai 2025 à 04h00|

Mis à jour le8 mai 2025 à 06h11

Xavier Bernier-Prévost, directeur général de la Société de développement commercial du Vieux-Québec considère que les mesures de protections des piétons du Vieux-Québec sont insuffisantes. (Pascale Lévesque/Le Soleil)

À l’approche de la saison où ses principales artères touristiques deviennent piétonnes, Québec a-t-elle pris tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité de ses citoyens et visiteurs?


En avril, ne te découvre pas d’un fil; en mai… ferme la rue et laisse les piétons en profiter!

C’est exactement la scène qui s’est déroulée le week-end dernier sur la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, marquant le coup d’envoi de la piétonnisation estivale — d’abord les fins de semaine, puis bientôt toute la semaine. Et l’initiative ne se limite pas à ce secteur: Grande Allée, le quartier Saint-Roch et la rue Saint-Paul se joindront éventuellement à la fête.



Mais si les rues fermées aux véhicules laissent présager un été piéton bien vivant, bien gourmand et surtout bien festif, des questions de sécurité persistent et s’intensifient.

Et les tragédies causées par des attaques aux véhicules bélier ne font rien pour apaiser ces interrogations.

  • Quatre victimes à Osaka, au Japon la semaine dernière.
  • Onze morts à Vancouver à la veille du scrutin fédéral.
  • Quatre jours plus tôt, près d’une école primaire de Jinhua, en Chine, un chauffard fauchait à mort neuf élèves et 5 adultes.
  • Quatorze victimes également dans la foule rassemblée pour le Nouvel An, dans le Vieux Carré de La-Nouvelle-Orléans.
  • À Magdebourg, en Allemagne, six personnes tuées quand une BMW a foncé dans le marché de Noël le 21 décembre 2024.
  • Et 38 innocents furent assassinés à Zhuhai, en Chine, le 11 novembre dernier quand un ex-mari, insatisfait du partage du patrimoine lors de son divorce, a conduit sa voiture sur une piste d’exercice similaire à celle des Plaines d’Abraham.

Cet inquiétant recensement ne fait état que des attaques au véhicule-bélier ayant tuées plus de cinq personnes dans les… six derniers mois.

Plus près de chez nous, rappelons les tragédies de Saint-Jean-sur-Richelieu (deux militaires happés, dont un à mort, par un chauffard islamiste radicalisé), de Toronto en 2018 (dix morts motivés par la misogynie), de London en 2021 (quatre décès attribuées à l’islamophobie) sans oublier les deux enfants fauchés devant une garderie de Laval et les quatre décès à Amqui, deux drames survenus en 2023.

Des commerçants inquiets

«Ça se rapproche. C’est vraiment ce que j’ai ressenti en voyant ce qui s’est passé à Vancouver, surtout que j’étais là deux jours avant», exprime Xavier Bernier-Prévost.

Le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) du Vieux-Québec — qui avait déjà confié ses inquiétudes au Soleil en juillet dernier — renchérit quant à la timidité des mesures mises en place à Québec pour prévenir ce genre de drame, une insécurité ravivée par l’actualité de 2025 partagée par les membres de la SDC qu’il représente.

«On s’entend que la rue Saint-Jean n’est aucunement protégée», lance Patrice Auclair, directeur de Boulay Bistro Boréal et partenaire du Bedeau, une adresse gastronomique située à quelques pas sur la même artère.

«Il y a bien des petites barrières de métal qui bloquent, disons, grosso modo, mais un véhicule pourrait facilement les éviter en montant sur le trottoir et faucher tout le monde, c’est certain. Même la barrière elle-même: un VUS passerait au travers.»

Saint-Jean, la grande oubliée

Jean-François Barré, propriétaire du Pub St-Alexandre et du Murphy’s, presse la Ville d’agir. «Si elle veut vraiment embellir la rue Saint-Jean, qu’elle remplace ses blocs de granit laids, ses lampadaires désuets et qu’elle répare les pavés qui font ressembler la rue à un champ de bataille. Ça fait des années qu’on demande des bollards pour protéger les piétons, mais on nous disait que c’était trop cher ou mal adapté… alors qu’ils sont maintenant installés ailleurs. Saint-Jean est l’artère piétonne la plus fréquentée, mais elle reste la grande oubliée. Il faut un plan concret, et vite.»



Une simple barrière de métal amovible manuellement protège l’artère piétonne à ses extrémités. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Les touristes remarquent les lacunes

Si Québec a la chance d’être visitée par de nombreux étrangers, ces derniers sont les premiers à remarquer le manque de protection dont les piétons souffrent chez nous.

«Ce sont surtout les touristes, qui ont déjà vu ou vécu ce genre de drame ailleurs dans le monde, qui nous en parlent. C’est rare, mais c’est arrivé. Nous, on a toujours un peu le sentiment que ça se passe ailleurs qu’à Québec. D’habitude, on n’est pas pire… mais on ne sait jamais»

— Patrice Auclair, directeur de Boulay Bistro Boréal

Pour Xavier Bernier-Prévost, chaque événement comme ça rend la menace plus tangible, plus réelle.

«Si des gens capables de poser ce genre de gestes existent à Vancouver, à Toronto, à Amqui… il y en a sûrement ici aussi », estime-t-il.

Un phénomène malheureusement récurrent

Bref, ce n’est pas un phénomène passager. Il y a même une page Wikipédia qui recense à ce type de drame: des attaques au véhicule-bélier sont répertoriées depuis les années 1930. Elles frappent partout dans le monde et ont en commun de pouvoir survenir n’importe où, pour toutes sortes de motifs ou parfois sans motif clair.



Ces drames rappellent au directeur de la SDC du Vieux Québec que nul endroit n’est protégé à 100 %.

«Québec n’est pas à l’abri. On a eu l’attaque au sabre dans le Vieux-Québec, l’attentat à la mosquée… On ne peut plus se dire que ça n’arrive qu’ailleurs, ajoute-t-il. Plus ce genre d’événement là arrive, plus ça peut donner des idées à certains», s’inquiète Xavier Bernier-Prévost.

Des mesures inutiles, des réponses qui tardent

L’été dernier, Le Soleil avait montré les photos des barrières qui ceinturaient la rue Saint-Jean piétonne à Eric Buchlin, analyste en sécurité et ancien membre du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale française.

Sa réflexion avait été sans équivoque. «Ça ne sert à rien ce qu’ils ont mis là, constatait-il en pointant du doigt l’important retard de Québec par rapport aux meilleures pratiques européennes et américaines. Un véhicule qui déciderait de foncer dans la foule pourrait le faire aisément. C’est préoccupant. On a pourtant eu la preuve que c’est possible avec ce qui s’est passé à Nice.».

Interpellée à ce sujet, au surlendemain des événements de Vancouver, la ville de Québec a finalement répondu à quelques questions du Soleil, via courriel, huit jours plus tard.

François Moisan, directeur des relations publiques à la Ville de Québec, assure que le nombre d’effectifs déployés par les partenaires de la Ville est suffisant pour garantir la sécurité lors d’événements comme les fermetures de rue.

«Plusieurs policiers sont sur le terrain pour faciliter la circulation et maintenir l’ordre. Nous travaillons en collaboration avec le Service de police, le Service de protection contre l’incendie, les services ambulanciers et d’autres partenaires afin de maximiser l’efficacité des interventions en cas de besoin.»

— François Moisan, directeur des relations publiques à la Ville de Québec

Il ajoute que la Ville s’inspire des méthodes internationales pour garantir des standards de sécurité élevés.

«Nous gérons des centaines d’événements chaque année, ce qui nous a permis de développer une expertise, même si le risque zéro n’existe pas. Nous mettons en place des plans d’urgence pour prévoir différents scénarios».

Mystérieux projet pilote

«Avec la Ville, une rencontre est prévue début juin pour faire le point sur la saison estivale, indique Xavier Bernier-Prévost. Mes collègues d’autres SDC sont déjà préoccupés. On reste inquiets, mais c’est clair qu’on s’attend à une vigilance renforcée du SPVQ cette année. Là, on est rendus à l’étape où la Ville doit nous présenter son plan pour sécuriser la rue piétonne. Est-ce qu’on parle de bollards rétractables, de dispositifs de protection ou d’autre chose? C’est ce qu’on veut clarifier.»



La Ville de Québec vient d’ailleurs de conclure un contrat pour l’acquisition de barrières antibélier au coût de 109 000 $.

Elles s’ajouteront à l’arsenal de sécurité de la ville et du SPVQ qui, à l’approche du sommet du G7 au printemps 2018, avait fait l’achat de herses mobiles anti-véhicule-bélier auprès de la firme israélienne Mifram Security dans un contrat de gré à gré pour la somme de 34 354 $. Des barrières qui n’ont jamais été déployées depuis le G7, selon les informations recueillies par Le Soleil.

«Le projet pilote qui sera mené sur la rue Saint-Jean à l’été 2025 nous permettra d’évaluer l’efficacité d’un nouvel équipement dans le contexte de Québec et de déterminer s’il serait pertinent de l’adopter à plus grande échelle», explique François Moisan, par courriel.

Parle-t-il de ces herses anti-véhicule-bélier? Au moment d’écrire ces lignes, le porte-parole de la Ville n’avait pas répondu à la question.

Des herses mobiles anti-véhicule-bélier on déjà servi à la ville lors de sommets internationaux. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

Un été compliqué pour les commerces

Jeudi matin, la Ville convie les médias à un point de presse concernant les mesures de sécurisation des déplacements dans le Vieux-Québec–Basse-Ville. Ses représentants assurent que ça n’a rien à voir avec la sécurisation des piétons. Mais certains diront que la question est prioritaire et sont impatients de les entendre sur ce sujet.

Car d’autres aspects interpellent la SDC du Vieux-Québec.

La saison estivale s’annonce plus corsée pour ses membres. «Habituellement, la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) exige que les terrasses même temporaires soient délimitées par une clôture, explique le directeur général SDC du Vieux-Québec. Pendant la pandémie, il y avait une tolérance à Québec. Mais cette année, l’exigence est revenue.»

Un irritant qui s’ajoute à un lot de démarches toujours plus complexes selon lui, et qui amène des enjeux de sécurité supplémentaires. Mise en contexte bureaucratique. Pour obtenir un permis d’alcool sur une terrasse temporaire installée sur rue piétonne, il faut d’abord l’autorisation de la Ville, puis faire une demande à la RACJ.

Certaines exceptions existent selon les villes, notamment dans les secteurs patrimoniaux, où les démarches se corsent. Toute demande de certificat d’autorisation pour un café-terrasse situé dans un site classé, déclaré ou dans une aire de protection passe par la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ).

«Aucun guide n’est fourni pour savoir à quoi s’attendre précisément: il faut soumettre une demande, puis attendre une acceptation… ou un refus. C’est un peu tannant», lâche M. Bernier-Prévost qui rappelle que l’apparence et la qualité de ces aménagements importent aussi.

Quant à l’aménagement standard, sur le site de la Ville, les instructions sont par contre claires. Peu importe la taille ou l’emplacement de la terrasse - qu’elle s’étende dans la rue ou qu’elle se résume à quelques tables collées à la façade — depuis 2022, un corridor de 1,75 mètre doit toujours rester libre sur le trottoir pour le passage des piétons.

Dans la rue, un espace suffisant pour permettre le passage et la manœuvre des véhicules d’urgence doit être laissé libre. Enfin, il est clos au moyen d’une clôture, d’une corde, d’un garde-corps, d’un muret, d’une haie ou de bacs à fleurs amovibles d’une hauteur maximale de 1,2 m.

Le mobilier urbain de la Ville en piètre état

Bref, après une longue promenade dans le Vieux-Québec, Le Soleil a pu constater que la Ville était rigoureuse dans l’application de cette réglementation. En revanche, pour les obligations de respect des normes patrimoniales, Xavier Bernier-Prévost remarque que l’aménagement municipal peut parfois laisser sceptique.

Poteaux qui flanchent, poubelles qui débordent et pavé dépressif font partie du décor habituel. Reste que c’est le soutien de la Ville à l’harmonie de l’artère commerciale que la SDC revendique en priorité.

«Il y a eu des accidents, des clients et serveurs qui sont fait frapper, ajoute Patrice Auclair, directeur de Boulay Bistro Boréal. Malheureusement, par exemple, même si les gens ne peuvent pas rouler à vélo et que même si c’est bien identifié sur les panneaux, ils le font pareil».



Ce lampadaire rue Saint-Jean cante vers la droite. Un exemple du mobilier urbain qui a besoin d’une mise à jour rue Saint-Jean selon le directeur de la SDC. (Pascale Lévesque/Le Soleil)

Rififi entre un rouliplanchiste et un touriste

Le directeur général de la SDC du Vieux-Québec acquiesce. «T’as des skateurs, des cyclistes, des touristes un peu confus qui circulent tous sur le trottoir… Ça crée des situations dangereuses pour les clients sur les terrasses et pour les serveurs avec leurs plateaux. Il y a déjà eu des cas où un skateur a foncé dans un client, ça a dégénéré, et il s’est ramassé des coups de skateboard. Imagine!»

Il propose d’ailleurs, pour régler le problème de planches à roulettes, trottinettes, vélos qui louvoie entre les convives et piétons, que le SPVQ mette davantage à profit ses cadets pour gérer ces situations de manque de civisme. Quoique, à bien y penser, peut-être qu’un peu de vouvoiement pourrait tout régler? Qui sait?

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Résumé

SONDAGE | Québec largement en faveur de la piétonnisation du Vieux

Par Félix Lajoie, Le Soleil et Juliette Nadeau-Besse, Le Soleil

8 juin 2025 à 04h00

7 minutes

Le vice-président et chef de la stratégie d’affaires chez SOM, Éric Lacroix, souligne que la plupart des habitants de Québec apprécient «l’agrément» des rues piétonnes estivales. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

Près du trois quart de la population de la capitale est en faveur de la piétonnisation des rues du Vieux-Québec en période estivale, signale un sondage SOM-Le Soleil.


Cet été, neuf rues de la capitale seront réservées uniquement aux piétons, selon certaines périodes. Dans le Vieux-Québec, la rue Saint-Jean est fermée aux automobiles depuis le 2 juin, de la rue d’Auteuil jusqu’à la côte du Palais.

D’après un sondage SOM-Le Soleil mené du 27 au 30 mai dernier, une majorité des résidents de Québec sont d’accord avec cette façon de faire, qui laisse toute la place aux piétons.



71 % des répondants au coup de sonde ont répondu «totalement» ou «plutôt» à la question: êtes-vous favorable à la piétonnisation des rues du Vieux-Québec l’été?

Le quart des personnes sondées ont dit être défavorables à la piétonnisation, alors que 4 % ont préféré ne pas répondre à la question.

Le vice-président et chef de la stratégie d’affaires chez SOM, Éric Lacroix, souligne que la plupart des habitants de Québec apprécient «l’agrément» des rues piétonnes estivales.

«Les gens vont stationner leur véhicule au Carré D’Youville, et vont prendre une marche paisiblement dans le Vieux-Québec», illustre-t-il.

Il ajoute que les gens qui sont favorables aux rues piétonnes ont un mode de vie qui «est relativement peu affecté négativement» par ce changement estival.

D’ailleurs, les habitants de Lévis sont en faveur des rues piétonnes à 78 %, note M. Lacroix, entre autres car ils sont attirés par «l’aspect touristique» de la mesure.

Il peut être tentant de tracer une analyse selon l’arrondissement où habitent les répondants de sondage, mais M. Lacroix soutient que les écarts entre les résultats tout comme la taille des échantillons ne sont pas assez «significatifs» pour en tirer des conclusions.

Toutefois, le résultat des réponses selon le niveau de scolarité des répondants est révélateur, selon le chef de la stratégie d’affaires chez SOM.



63 % des personnes interrogées disposant d’un niveau de scolarité collégial se sont dits en faveur des rues piétonnes, contre 33 % en défaveur. De l’autre côté, 84 % des répondants ayant un niveau de scolarité universitaire ont dit être en faveur et 13 % en défaveur.

«Potentiellement, les gens qui ont un niveau collégial sont plus nombreux à travailler dans le secteur des rues piétonnes et à subir des impacts négatifs que les gens qui ont un diplôme universitaire», explique M. Lacroix.

Pour des raisons semblables, les personnes de 65 ans et plus sont en faveur des rues piétonnes à 79 %, contre 62 % pour la tranche d’âge des 45 à 54 ans.

«À 65 ans et plus, la plupart des gens sont retraités, donc ils ne travaillent pas dans le Vieux-Québec et n’ont pas de jeunes enfants dans une garderie du secteur et subissent moins d’impacts négatifs», indique-t-il.

Selon M. Lacroix, les résultats récoltés auraient pu être différents si le sondage avait pu cibler spécifiquement les personnes qui vivent et travaillent dans le secteur du Vieux-Québec.



«Jadis, dans les années 90 quand j’ai commencé, on pouvait utiliser les lignes de téléphones terrestres et on était capable de cibler des quartiers et des populations très précises. Malheureusement, aujourd’hui, avec les téléphones cellulaires, ce n’est plus possible», conclut-il.

Les commerçants unanimes

«On prendrait ça à longueur d’année!» lance d’emblée Patricia Chrétien, gérante de la boutique Rieker sur la rue Saint-Jean. Comme tous les commerçants rencontrés par Le Soleil, elle ne reviendrait pas en arrière avec la piétonnisation de l’artère commerciale.

«Aussitôt que les voitures arrivent, ça brise un peu l’ambiance, on dirait qu’il fait déjà plus froid», note-t-elle.

Les commerçants remarquent une ambiance plus accueillante, plus de sécurité pour les clients et moins de bruit des voitures.

Même son de cloche du côté de la boutique Clément, arrivée en octobre dans le quartier. «Ça change vraiment la donne! On profite de la sérénité, on gagne à avoir une ville piétonne», avance Tom Brassard, gérant du magasin. La clientèle est à la fois composée de citoyens du secteur qui se déplacent sans voiture et de touristes, note-t-il.

«Il y a plus de gens qui entrent, c’est sûr et certain! Les gens qui marchent de l’autre côté du trottoir osent pas traverser quand il y a de la circulation, alors que maintenant oui», Valérie Michaud-Bergeron, vendeuse de la boutique Sport & Chic.

Les familles se sentent plus en sécurité pour se promener sur la rue Saint-Jean piétonne, et l’ambiance est plus agréable, confirment les commerçants. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Pour les restaurateurs ayant une terrasse, la rue piétonne fait toute une différence. Le restaurant Shaker de la rue Saint-Jean peut tripler ses places assises à l’extérieur, surtout prisées par les touristes.

«Le monde aime vraiment les terrasses!», lance en souriant Mégane Desjardins, directrice de l’établissement. La rue piétonne permet aussi à des chansonniers et des artistes d’animer le quartier. «Ça met vraiment une belle ambiance, les gens se parlent entre les terrasses. Ça amène vraiment l’été», confirme le directeur adjoint Mathieu Joinaud.

L’équipe du restaurant Au Petit Coin Breton apprécie la rue piétonne, mais note quelques petits bémols. Selon eux, la piétonnisation devrait commencer plus tard dans la saison, autour de la Saint-Jean-Baptiste.

Selon les observations des serveurs, la pluie et le froid découragent certains clients de devoir marcher dans la rue pour se rendre jusqu’aux boutiques et restaurants, en plus de devoir payer pour un stationnement un peu plus loin.



L’achalandage de la rue Saint-Jean est fortement dépendant de la météo, observent les commerçants. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Mais tous les commerces de la ville sont touchés par les aléas de Dame nature, souligne Tom Brassard, de la boutique Clément. «On a la clientèle inversée d’un centre d’achats! Quand il fait beau, il n’y a personne et quand il pleut, c’est plein. Il n’y a pas d’environnement idéal.»

Mégane Desjardins n’y voit pas non plus un enjeu majeur. «Quand il fait pas beau, les gens ne viennent pas ici en général. Je ne sais pas à quel point ça fait une différence que ce soit piéton ou pas.»


Ce sondage a été mené du 27 au 30 mai 2025 auprès de 929 adultes québécois francophones de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec. La marge d’erreur maximale, pour l’ensemble des répondants, est de +/- 4,9 %, 19 fois sur 20.

L’échantillon a été tiré du panel or de SOM, lequel est constitué d’individus recrutés de façon aléatoire par téléphone (fixe et cellulaire). Les données ont été pondérées pour refléter au mieux les caractéristiques de la population selon l’âge, le sexe, la taille du ménage, la scolarité, le logement (propriétaire/locataire) et le secteur géographique.

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Résumé

La «Brigade propreté» arrive dans Saint-Roch

Par Juliette Nadeau-Besse, Le Soleil

18 juin 2025 à 17h20

2 minutes

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La Brigade propreté St-Roch est visible dès mercredi dans le quartier. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Quatre personnes s’affaireront désormais à temps plein à nettoyer les rues de Saint-Roch, à l’initiative des commerçants du quartier.


Et d’une pierre, deux coups : la Brigade propreté Saint-Roch permet la réinsertion sociale de ces quatre personnes choisies.

Les agents ramasseront les déchets dans les rues, effaceront les graffitis et nettoieront les vitrines des commerces.



L’initiative est organisée par la Société de développement commercial (SDC) Saint-Roch, qui ratisse principalement la rue Saint-Joseph, de la rue Caron jusqu’à la rue Saint-Dominique.

Le financement des emplois dans la Brigade est assuré jusqu’en décembre. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

«Dès maintenant, les commerçants membres de la SDC peuvent faire leurs demandes de nettoyage de graffitis et de nettoyage de vitres», explique Marie-Pier Ménard, directrice générale de la SDC.

Les agents «participeront à la création d’un climat de cohabitation harmonieuse avec les personnes marginalisées», ajoute Marie-Pier Ménard.

Réinsertion sociale

En plus «d’amener du beau» dans le quartier, les quatre agents de propreté de la Brigade propreté pourront avoir un salaire stable, pour mieux s’intégrer à la vie active.

«On a travaillé en collaboration avec différents organismes du quartier pour trouver les agents, pour que ces gens-là puissent trouver un travail à temps plein», précise Marie-Pier Ménard.

Un processus d’embauche a été effectué pour sélectionner des personnes qui avaient un intérêt réel pour la Brigade et le quartier.



Ils travaillent 35 heures par semaine, de 8h à 16h. L’horaire pourrait s’adapter selon les besoins, précise la SDC. Le financement est assuré au moins jusqu’en décembre, si les conditions hivernales permettent de poursuivre le travail.

«Quand vous voyez nos agents de brigade avec leur gilet et leur casquette, prenez le temps de leur dire merci», a insisté Pierre-Luc Lachance, conseiller municipal de Saint-Roch–Saint-Sauveur, en s’adressant aux autres citoyens.


À lire aussi


Un «électrochoc» à deux millions pour Saint-Roch

L’initiative fait partie d’une enveloppe de presque deux millions annoncée en mars «pour rehausser le sentiment de sécurité des citoyens et l’entretien» du centre-ville.

Pour la Brigade propreté, on parle d’un montant de 205 000 $ provenant du Fonds de relance du centre-ville. La Ville a ajouté 150 000 $ mercredi matin pour «opérationnalisation du projet».



En contrepartie de la piétonisation, il faut impérativement une politique restrictive de la circulation automobile dans le Vieux-Québec et des frais pour y accéder en automobile. Autrement c’est un vrai cauchemar pour tout le monde, notamment pour les autobus touristiques qui ne sont pas adaptés aux rue étroites (qui restent coincés) et aux nombreux sens uniques qui piègent tout le monde et forcent les automobilistes à tourner en rond avant de trouver une issue.

Dans ce périmètre c’est la congestion permanente et une source de pollution importante, sans oublier l’agressivité des chauffeurs qui s’impatientent, immobilisés sur la rue et où le stationnement est déjà grandement problématique.

J’en ai fait l’expérience une fois de plus hier, en allant chercher une patiente à l’hôpital Hôtel-Dieu sur la Côte du Palais. Un déplacement d’une quinzaine de minute en auto à partir de chez-moi qui m’a pris plus d’une heure.

Dorénavant je ne répéterai plus jamais l’aventure et demanderai aux gens de prendre un taxi ou l’autobus comme je fais moi-même depuis mon installation dans la capitale.

Résumé

30 ans à faire de Québec une capitale aux sites uniques

Par Annie Melançon, rédactrice de contenu promotionnel

21 juin 2025 à 00h00

Contenu commandité | Commission de la capitale nationale du Québec

Qu’ont en commun des sites très fréquentés et reconnus pour leur haut potentiel touristique, patrimonial ou naturel comme la promenade Samuel-De Champlain, le parc du Bois-de-Coulonge, le Domaine Cataraqui, le site archéologique Cartier-Roberval, la place des Canotiers, l’Observatoire de la Capitale ou la Place de l’Assemblée-Nationale? Ils appartiennent tous à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ).


Créée en juin 1995 d’une volonté du gouvernement du Québec de faire rayonner sa capitale, la CCNQ fête aujourd’hui ses 30 ans. Trois décennies à transformer le paysage urbain pour faire de la Capitale-Nationale une région résolument moderne, fière de son passé et confiante en son avenir. La liste des réalisations est grande – vous en aurez un petit aperçu ici – et les retombées sont énormes, à la fois pour les citoyens, pour la région et pour tout le Québec.

Au total, 16 sites uniques appartiennent à la CCNQ. Sa mission est d’aménager, préserver et mettre en valeur ces lieux pour les rendre accessibles à un maximum de gens. Pour faire découvrir et animer ces espaces, plusieurs activités sont aussi organisées un peu partout sur le territoire de la capitale.



André Roy, président-directeur général de la CCNQ.

« On retrouve actuellement quelque 760 activités sur nos sites, et on souhaite bonifier ce volet en développant davantage de partenariats avec différents acteurs régionaux – partenaires événementiels, culturels, touristiques, historiques, etc. Nos sites sont disponibles gratuitement et offrent beaucoup de potentiel. Plus ils seront animés, plus les gens pourront pleinement en profiter », explique André Roy, président-directeur général de la CCNQ.

La CCNQ relève du ministre responsable des Infrastructures et responsable de la région de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien. « La Commission joue un rôle central dans la mise en valeur et l’accessibilité des sites emblématiques de notre région. Je suis fier de cette institution qui embellit notre paysage urbain depuis 30 ans. »

Près d’un million de visiteurs!

Certains s’y baladent tout doucement, au rythme des vagues du fleuve. D’autres y pédalent avec énergie, stimulés par la beauté des lieux. Des enfants s’amusent à la piscine alors que plus loin, livre à la main, une dame relaxe sur le mobilier urbain, jetant à l’occasion un coup d’œil sur le majestueux Saint-Laurent. Voilà le genre d’expérience que l’on peut vivre – parmi tant d’autres – à la promenade Samuel-De Champlain. « L’engouement marqué pour la promenade démontre toute l’importance de la CCNQ pour notre communauté, note le ministre Julien. Le site permet de redonner le fleuve aux citoyens et de bonifier leur qualité de vie. »

Promenade Samuel-De Champlain. (Jonathan Robert)

En 2024, selon une étude de Léger, près de 1M de personnes ont fréquenté cet espace aménagé de main de maître par la CCNQ. Et le taux de satisfaction des visiteurs? Une note parfaite de 100%! Le projet a comporté trois phases totalisant 6,8 km entre la côte Gilmour et les ponts. Cette grande réalisation reflète bien la raison d’être de l’organisation, et met en lumière son expertise en aménagement urbain.

Station de la plage, promenade Samuel-De Champlain.

« Ce projet a transformé le visage de tout ce secteur. Rappelons qu’il a fallu déplacer une voie ferrée, retirer un viaduc; les gros silos Irving ont aussi disparu du paysage! Aujourd’hui, des milliers de personnes se sont approprié les lieux et profitent chaque jour de ces installations de haut niveau. Et ça, c’est notre plus belle récompense », mentionne André Roy.

Énoncé de vision, secteur étang de la Côte.

Le gouvernement du Québec a récemment présenté l’énoncé de vision pour lancer la phase 4 de la promenade. Ce réaménagement du littoral du Saint-Laurent s’étend sur une distance de 8 km entre le secteur d’Estimauville et la chute Montmorency. La CCNQ, qui a été mise à contribution dès les premières étapes, a joué un rôle clé dans la conception et la mise en œuvre de cette démarche. Elle a collaboré activement avec la Ville de Québec, le ministère des Transports et de la Mobilité durable, le Port de Québec, la Table citoyenne et d’autres organismes du milieu afin que le projet chemine bien.

Passerelle projetée pour la phase 4.

À l’initiative du ministre Julien, le premier geste concret de ce projet ambitieux sera la construction d’une passerelle pour les piétons et cyclistes. « Ce chantier sera mis en œuvre rapidement, précise-t-il. La passerelle est le premier pas de la mise en œuvre de la phase 4. Cette infrastructure permettra de simplifier l’accès à la baie de Beauport à partir de l’avenue d’Estimauville. » Consultez la page consacrée au projet de réaménagement du littoral du Saint-Laurent, phase 4.

D’autres lieux à découvrir bientôt

Parmi les autres projets de la CCNQ en cours, il y a la restauration des fortifications au parc du Cavalier-du-Moulin, situé au cœur du Vieux-Québec. L’automne dernier, les travaux ont permis de découvrir des vestiges d’une fortification datant du début du 18e siècle. La préservation et la mise en valeur du patrimoine dans la capitale font aussi partie de la mission de la CCNQ qui poursuivra ce chantier majeur pour encore quelques années.

Parc des Moulins.

Autre transformation d’envergure, celle du parc des Moulins. Des travaux seront réalisés pour maintenir les actifs de l’ancien jardin zoologique (ponts, bâtiments, mur d’enceinte) et d’autres viendront transformer le portrait de ce site magnifique qui bénéficie d’une belle biodiversité. Une fois de plus, le projet se fera en concertation avec les gens du milieu. « Il y a notamment deux écoles tout près, et l’espace pourrait être parfait pour des classes en nature. D’entendre les gens qui utiliseront les lieux est très important pour nous; on le fait pour eux, donc pour bien répondre à leurs besoins, il faut connaître leurs attentes. Et il ressort toujours de belles idées de ces consultations publiques », note le président-directeur général de la CCNQ.

Les employés de la CCNQ ont récemment souligné le 30e anniversaire de l’organisation.

Venez célébrer les 30 ans de la CCNQ

Le dimanche 22 juin, les visites seront gratuites à l’Observatoire de la Capitale. Profitez de l’occasion pour bénéficier de la plus belle vue sur la région! Puis le dimanche 27 juillet, une fête champêtre aura lieu au magnifique parc du Bois-de-Coulonge. Il y aura des activités et de l’animation pour toute la famille.

Parc du Bois-de-Coulonge.

« Cet été, venez découvrir ou redécouvrir nos différents sites. Ils offrent chacun une expérience unique et hors du commun », rappelle André Roy.

Résumé

«Détérioré» par les orages, un escalier de Québec fermé

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

27 juin 2025 à 10h24|

Mis à jour le27 juin 2025 à 12h48

L’escalier des Franciscains est fermé pour une durée indéterminée. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Une «détérioration» force la fermeture de l’escalier des Franciscains, entre la Basse-Ville et la Haute-Ville.


La Ville de Québec a annoncé la fermeture temporaire de cet escalier de 178 marches en bois qui relie les quartiers Montcalm et Saint-Sauveur jeudi après-midi.

Les piétons qui avaient l’habitude de l’emprunter pour transiter entre l’avenue de l’Alverne et la rue Saint-Germain devront se trouver une alternative pour «une durée indéterminée».



Ce que la Ville qualifie de «fermeture préventive» survient après «la constatation d’une détérioration de la structure causée par les intempéries du 23 juin».

Cette soirée-là, de violents orages se sont abattus sur Québec, allant jusqu’à forcer l’évacuation rapide des plaines d’Abraham, où devait se tenir le spectacle de la fête nationale.

«Au cours des prochains jours, la Ville procédera à une évaluation approfondie de la situation afin d’identifier des solutions permettant une réouverture sécuritaire et rapide», s’engage l’administration municipale.

D’ici la réouverture, les marcheurs sont invités à se rabattre sur l’escalier Victoria, entre les rues Victoria et Sherbrooke.

Escaliers dans la mire

L’escalier des Franciscains n’est pas le premier à fermer d’urgence pour des travaux.

Fin 2024, l’escalier du Faubourg, entre les quartiers Saint-Roch et Saint-Jean-Baptiste, avait lui aussi été inaccessible pour des interventions sur sa structure.




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Bientôt plus compliqué de passer de la Basse à la Haute-Ville à pied

Tous deux étaient ciblés par la Ville de Québec dans une liste d’escaliers promis à des travaux de réfection prévus entre 2025 et 2027 pour «prolonger leur durée de vie […] tout en conservant un niveau de sécurité adéquat pour les usagers».

Les escaliers de la Chapelle, Lépine et Frontenac étaient eux aussi visés.

Résumé

«Ne venez pas dans le Vieux-Québec en auto!»

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

28 juin 2025 à 04h00

4 minutes

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La gestion du stationnement est toujours complexe pendant le Festival d’été de Québec. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)

Se stationner au centre-ville, et particulièrement dans le Vieux-Québec, est toujours un «casse-tête» pendant le Festival d’été de Québec (FEQ). Et cette année risque de ne pas faire exception, bien au contraire.


Aux automobilistes qui seraient tentés de s’aventurer au cœur du Vieux-Québec pour être garés tout près des sites du Festival d’été de Québec, tenez-vous le pour dit. Trouver du stationnement ne sera pas évident.

«C’est déjà toujours un casse-tête, alors ça ne sera pas drôle cette année», anticipe le président du Comité des citoyens du Vieux-Québec, Michel Masse.



À l’aube du début du plus gros festival de Québec, doublé d’une menace de grève au Réseau de transport de la Capitale — qui pourrait forcer l’interruption du service d’autobus jusqu’à dix jours à compter du 4 juillet — et d’une autre grève possible à la traverse Québec-Lévis, l’espace pour se stationner risque d’être rare.

Déjà, chaque année, la période du FEQ donne des maux de tête aux résidents du Vieux-Québec. Les grèves potentielles en transport collectif et les chantiers en cours dans le quartier historique, qui limitent le nombre d’espaces disponibles, ne seront rien pour aider.

«On l’a vu cette semaine, la colline parlementaire était complètement congestionnée sur l’heure du souper, parce qu’il y avait des bals de graduation dans tous les hôtels. Imaginez-vous un soir de spectacles du Festival d’été. Si en plus il n’y a pas d’autobus qui fonctionnent, ce ne sera pas drôle», prédit M. Masse.

Devant un risque accru de congestion automobile au centre-ville, il n’a qu’un seul conseil: «Ne venez pas dans le Vieux-Québec en auto!»

Des options ailleurs

En pleine saison touristique, les traditionnels stationnements souterrains du Vieux-Québec sont susceptibles de se remplir assez vite, merci, croit le président du comité de citoyens.

Plutôt que de se tourner vers les stationnements de l’hôtel de ville, de place D’Youville, des hôtels Hilton, Delta et du Complexe G, Michel Masse incite davantage les automobilistes à opter pour un stationnement plus loin, notamment en Basse-Ville, et à marcher quelques coins de rue pour accéder au cœur historique de la ville.



«L’idée, ce n’est pas interdire de venir en auto, mais ça ne sert à rien d’entrer dans le Vieux-Québec avec votre auto.»

— Michel Masse, président du Comité des citoyens du Vieux-Québec

«Les stationnements vont être complets et il y a des zones qui sont bloquées à la circulation pour la tranquillité des résidents», insiste-t-il.

Plus tôt ces dernières semaines, la Ville de Québec a elle aussi fait tourner en boucle le même message à la radio, dans une campagne encourageant les visiteurs à utiliser des stationnements extérieurs au Vieux-Québec pour ne pas encombrer inutilement le quartier.

Avec une menace de grève chez ses employés de l’entretien, la direction du Réseau de transport de la Capitale s’inquiétait jeudi de problèmes pour la «sécurité publique», advenant que des milliers de voitures supplémentaires convergent en même temps vers le centre-ville.

Une trop forte affluence occasionnant des bouchons de circulation pourrait être de nature à ralentir le passage des véhicules d’urgence.



D’ordinaire, environ 300 000 déplacements s’effectuent en autobus pendant le FEQ, selon les chiffres du RTC.

La Ville de Québec et ses partenaires doivent d’ailleurs dresser un état de situation, lundi, des mesures qui seront mises en place pendant cette période.

Les résidents plus «tranquilles»

Au moins, se console le président du Comité des citoyens du Vieux-Québec, les résidents peuvent s’attendre à pouvoir souffler un peu par rapport aux années passées.


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Un autre été de stationnement «problématique»

Après une «bataille» menée depuis plusieurs années, pour faire respecter la réglementation sur les espaces sur rue réservés aux résidents, le déploiement de zones piétonnes par l’administration Marchand, où la circulation des voitures est interdite aux voitures, «aide un peu», aux dires de Michel Masse.

«Les gens ne peuvent plus entrer et venir usurper les stationnements des résidents», explique-t-il.

«On reste inquiets, admet-il tout de même, craignant que certains visiteurs «s’entêtent et forcent» à engorger le Vieux-Québec.

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Résumé

Le jardin Jean-Paul-L’Allier dépérit en attendant le tramway

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

22 juillet 2025 à 04h00

La fontaine du parc Jean-Paul-L’Allier est hors d’usage depuis le printemps. (Caroline Grégoire/Caroline Grégoire)

Jardins dégarnis, fontaine d’eau hors service, graffitis et squattage: le parc Jean-Paul-L’Allier ne paie pas de mine en cette saison estivale, déplorent des citoyens de Saint-Roch.


«C’est triste à voir. Cette détérioration des lieux constatée par plusieurs citoyens est un sujet récurrent dans presque toutes nos assemblées», rapporte le président du conseil de quartier Saint-Roch, Thomas Brady, en entrevue au Soleil.

Dans des groupes citoyens sur les réseaux sociaux, l’allure du jardin Jean-Paul-L’Allier fait aussi jaser. Par dizaines, des voisins et autres résidents du secteur ne manquent pas de souligner la «dégradation» voire l’«abandon» du grand parc urbain par la Ville de Québec.



Certains vont jusqu’à dire que l’état de cet espace vert au cœur de la Basse-Ville est devenu «désolant» au fil des dernières années.

Le jardin Jean-Paul-L’Allier se trouve au coeur du quartier Saint-Roch. (Caroline Grégoire/Caroline Grégoire)

L’«oasis» de détente et de verdure qu’ils avaient l’habitude de fréquenter s’est transformé en «endroit moche et infréquentable» et en «camping impraticable», qualifie-t-on, en référence à la forte présence de personnes sans-abri rassemblées sous le toit de la scène de la place de l’Université-du-Québec.

Mais pas seulement.

Depuis le printemps, la fontaine avec cascade, incontournable du vaste parc urbain, est hors service.

Le bassin et la cascade sont hors d’usage depuis le printemps et des graffitis sont visibles sur les parois. (Caroline Grégoire/Caroline Grégoire)

Tout autour, des dalles de béton fissuré et effrité attirent l’œil, tout comme le mobilier tantôt brisé et les graffitis qui ponctuent ici et là le décor. Des problèmes d’éclairage, la pelouse «mal entretenue» et les allées de fleurs dégarnies sont aussi parmi les éléments cités comme preuve d’un certain déclin du parc anciennement baptisé jardin de Saint-Roch.

«On est conscient des préoccupations au sujet du parc. Son état ne procure pas un sentiment d’accueil. Les problèmes ponctuels par ci par là, les enjeux de cohabitation et les déchets de consommation font que les gens ont moins envie d’y aller», observe Thomas Brady.



En attendant le tramway

Consciente de l’apparence du parc Jean-Paul-L’Allier, la Ville de Québec se défend cependant de le laisser dépérir.

«On ne sacrifie aucun lieu. Ça demeure un lieu public d’importance au cœur du quartier, mais qui reste accessible à tous», explique le porte-parole François Moisan.

Plusieurs citoyens relèvent des défis de cohabitation avec une population itinérante au parc Jean-Paul L’Allier (Caroline Grégoire/Caroline Grégoire)

Pour la chute d’eau, il ne faut pas s’attendre à la voir de nouveau en fonction cet été.

Certains équipements qui la composent, en place depuis la réalisation du parc il y a plus de 30 ans, ont atteint leur fin de vie utile.



«Le système de contrôle de la chute est brisé et cela impliquera un gros investissement pour le remplacer. Les équipes sont sur la planification et la budgétisation de l’intervention à venir, qui risque d’être majeure», répondait d’ailleurs le conseiller municipal du secteur, Pierre-Luc Lachance, à des questions de citoyens sur Facebook ces derniers jours.

La fontaine du parc Jean-Paul-L’Allier est hors d’usage depuis le printemps. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Pour la réparer et remplacer les pièces nécessaires, la Ville chiffre que des investissements d’au moins deux à trois millions de dollars seront nécessaires.

Mais pas tout de suite.

En raison du «coût quand même très élevé» pour refaire fonctionner la cascade, Québec «évalue ses options» dans un cadre plus global.

Avec des travaux majeurs à venir pour le tramway sur la rue de la Couronne, la Ville compte procéder à une analyse de tout le quadrilatère.

«Le parc peut être considéré dans l’ensemble du réaménagement du secteur. On est en train de regarder la réfection au complet à savoir s’il y aura des choses à changer», détaille le porte-parole municipal.

Le tout se fera au cours des «prochaines années», mais la fontaine pourrait tout de même être remise en service avant, envisage François Moisan.

Sécurité et nettoyage

Par ailleurs, le travail sur les plantations est «le même» qui est effectué chaque année, assure-t-il. «Il y a peut-être eu des dommages, mais un suivi régulier est fait.»

L’entretien du parc Jean-Paul-L’Allier laisse à désirer, selon des citoyens de Saint-Roch, qui le trouvent moins invitant qu’auparavant. (Caroline Grégoire/Caroline Grégoire)

Au chapitre de la sécurité, la Ville de Québec dit être «toujours présente» au jardin Jean-Paul-L’Allier. Un gardien de sécurité assure une surveillance des lieux.



De même, «depuis cette année du moins, il y a une équipe aux travaux publics dédiée au nettoyage des lieux chauds de Saint-Roch 7 jours sur 7», ajoute Pierre-Luc Lachance, conseiller municipal de Saint-Roch—Saint-Sauveur.

«On a augmenté et les travaux publics passent une fois par jour entre 5 h du matin et 13 h pour augmenter la propreté», précise M. Moisan.

«Effervescence» à retrouver

Le conseil de quartier Saint-Roch compte se pencher sur le dossier du jardin et formuler ses recommandations à la Ville de Québec aussitôt qu’au retour des vacances.

Des déchets jonchent le pourtour du jardin Jean-Paul-L’Allier, ici vu à partir de la rue Saint-Vallier. (Caroline Grégoire/Caroline Grégoire)

«Il y a un potentiel de lui faire retrouver sa couleur d’antan et son effervescence», estime le président, Thomas Brady.

Créé en 1993 et nommé en l’honneur de son fondateur, le jardin avait d’ailleurs pour objectif, à l’époque, «d’embellir» Saint-Roch et de «promouvoir une meilleure qualité de vie».

Avec pour priorité la revitalisation du quartier, l’ancien maire Jean-Paul L’Allier avait fait aménager ce jardin lors de son premier mandat, lequel a donné le coup d’envoi à la métamorphose de tout un quartier.

La bibliothèque Gabrielle-Roy, championne mondiale

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Photo: Site officiel des bibliothèques de Québec Bibliothèque Gabrielle-Roy rénovée, avec les banderoles annonçant son inauguration (finalement annulée)

Stéphane Baillargeon

Publié hier à 17h05

La bibliothèque Gabrielle-Roy de Québec vient d’être désignée « bibliothèque publique de l’année » par l’International Federation of Library Associations (IFLA). La distinction a été annoncée lundi en ouverture du congrès annuel de l’IFLA au Kazakhstan.

L’établissement culturel situé dans le quartier Saint-Roch de la capitale nationale compétitionnait pour le titre avec la New Canaan Library, des États-Unis, et la bibliothèque de Heping, en Chine. Le prix international reconnaît la qualité architecturale, les relations communautaires, l’intégration des nouvelles technologies et l’approche durable de la lauréate.

La nouvelle a été accueillie avec enthousiasme par le maire de Québec, Bruno Marchand. Il parle d’une « immense nouvelle » dans une vidéo enregistrée devant l’immeuble de verre et diffusée sur Instagram. « La bibliothèque Gabrielle-Roy a gagné le prix de la bibliothèque publique de l’année au monde. Pas au Canada, en Amérique du Nord, pas au Québec, au monde. Imaginez un prix que toutes les bibliothèques publiques convoitaient. […] On a la plus belle bibliothèque au monde. »

La bibliothèque Gabrielle-Roy a été rénovée et agrandie au début de la décennie selon les plans du consortium architectural Saucier-Perrotte GLRC. Elle a rouvert ses portes l’an dernier et est maintenant la plus grande bibliothèque du réseau municipal au Québec. Le maire Marchand a rappelé que la rénovation avait été réalisée dans les temps et les budgets prévus.

L’établissement nommé en l’honneur de l’écrivaine Gabrielle Roy compte 900 places assises, 90 postes Internet, 15 salles de travail individuel et 3 studios de répétition musicale. Ses espaces intérieurs sont divisés autour de dix foyers thématiques et comprennent une cuisine, une salle de diffusion et même une grainothèque.

L’IFLA est une organisation indépendante non gouvernementale à la défense des bibliothèques et des professionnels de l’information dans le monde. Elle promeut le rôle des bibliothèques dans le développement social, culturel et économique et défend l’accès universel à l’information. La Fédération existe depuis 1927. Ses quartiers généraux se trouvent à La Haye, aux Pays-Bas. Son congrès annuel se poursuit jusqu’au 22 août.

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C’est un des escaliers que j’utilisais pour descendre dans St-Sauveur, notamment pour aller à pied à la magnifique bibliothèque Gabrielle-Roy (3 km). Chacun des nombreux escaliers est important parce qu’il mène directement à des endroits spécifiques des quartiers voisins. Ils permettent de franchir l’importante falaise qui délimite la Haute-Ville, en la reliant à la Base-Ville de façon sécuritaire.

L’escalier des Franciscains sera démoli de manière préventive

L’escalier des Franciscains de 178 marches relie les quartiers Montcalm et Saint-Sauveur.

Photo : Ville de Québec

François Pouliot](François Pouliot | Profil | Radio-Canada)

Publié hier à 16 h 37 HAE

Fermé depuis plus de deux mois, l’escalier des Franciscains, trait d’union entre la rue Saint-Germain, dans le quartier Saint-Sauveur, et l’avenue de l’Alverne, du côté de Montcalm, sera bientôt démoli de manière préventive… avant d’être reconstruit plus tard. Des inspections menées par la Ville de Québec ont révélé une instabilité de la structure et des fondations de l’escalier.

Entre autres causes, les pluies diluviennes reçues cet été, dont celles de la veille de la fête nationale, indique la Ville de Québec dans un communiqué publié vendredi après-midi.

Ces constats ont conduit la Ville à prendre la décision de procéder à sa démolition préventive pour assurer la sécurité des citoyennes et citoyens, écrit-on.

La structure de béton qui soutient un des paliers.

Photo : Radio-Canada / Frederic Vigeant

L’escalier avait également subi des dommages en juin 2024, précise la Ville. Des réparations avaient alors été effectuées la même année.

Construit en 1944, l’escalier a entre autres été mentionné dans l’œuvre de Roger Lemelin, auteur natif du quartier Saint-Sauveur.

À part la démolition, les travaux, prévus d’ici la fin du mois de septembre et devant être réalisés par des équipes de la Ville, incluent aussi la stabilisation des sols et la remise en état du site.

Un plan préliminaire pour la reconstruction de l’escalier sera déposé cet automne. L’appel d’offres pour la production des plans et devis sera lancé au cours des mois qui suivront, ajoute la Ville, après quoi les coûts seront connus.

Avec cette reconstruction, on vise une plus grande résilience face aux conditions climatiques actuelles et futures ainsi que des considérations additionnelles pour assurer la stabilité à long terme de l’ouvrage.

Entre-temps, la Ville invite les piétons à opter pour les trajets de rechange suivants :

  • Côte de l’Aqueduc – détour de 650 m
  • Escalier Victoria (reliant les rues Victoria et Sherbrooke) – détour de 750 m
  • Côte de la Pente-Douce – détour de 2,5 km
    Escaliers
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