Ça ressemble plus au pont Victoria qu’au pont Jacques-Cartier, mais il manque la partie supérieure du pont on dirait
Ça ressemble à un pont ferroviaire en effet.
C’est bel et bien le pont Jacques Cartier alors qu’il était tout neuf Pont-Jacques-Cartier et Rive-Sud depuis l'île Sainte-Hélèn… | Flickr
Si on se fie à l’angle frontal des piles, le courant se dirige vers la droite de la photo.
La photo serait alors prise depuis la rive sud du fleuve.
Une autre piste qui confirme ton hypothèse ; on retrouve au verso l’inscription Montréal-Sud qui, selon mes recherches, désigne un quartier disparue de la Rive-Sud qui était située entre Saint-Lambert et le Vieux-Longueuil sur l’emplacement actuel du métro (officiellement une ville en 1911 puis annexé à Longueuil en 1961).
Le pont était autrefois appelé du Havre avant d’être rebaptisé Jacques-Cartier.
Exactement. Et cette partie du pont fut modifiée (surélevée) lors de la construction de la voie maritime.
Ici la même section du pont Jacques-Cartier depuis la rive sud mais ici en aval du pont, vers 1930-1932.
Ce qui me fascine de ce chantier quand même titanesque pour l’époque, c’est le peu de photo ou presqu’aucune (j’en ai jamais vue) du chantier de ré-haussement de du tablier et de la structure pour le passage de la voie maritime !
Voici une photo de la construction du rehaussement de la travée du pont Jacques-Cartier au dessus de la nouvelle voie maritime à la fin des années 50. Il semble que la nouvelle travée a été montée en parallèle de l’ancienne.
Fonds Ministère de la Culture et des Communications, BAnQ.
Avant les travaux de rehaussement pour la voie maritime, vers 1956.
Montréal, par ponts et traverses.
La section rehaussée vers 1959.
Plan de Longueuil et Montréal-Sud en 1937.
Travaux de réfection de la rampe d’accès du pont Jacques-Cartier vers l’Ile Sainte-Hélène il y a 31 ans, le 18 mai 1995.
Fonds La Presse, BAnQ.
Inauguration de la Fête des Neiges au Parc des Iles il y a 32 ans, le 20 janvier 1994.
Fonds La Presse, BAnQ.
La rue Sainte-Catherine avec ses rails de tramway et ses caténaires sous la pluie, à l’intersection de la rue Union, il y a 89 ans le 5 octobre 1937.
Fonds Conrad Poirier, BAnQ.
Vue sur les édifices entourant le Square Dominion à partir de la Gare Windsor il y a 67 ans, en juillet 1959.
Fonds Henri Rémillard, BAnQ.
Montage du palais de glace au Square Dominion pour le “Carnaval de Montréal” il y a 65 ans, le 24 janvier 1961.
Fonds Henri Rémillard, BAnQ.
Ancienne église Saint-Louis-de-France, sur la rue Roy entre les rues Hôtel-de-Ville et Laval, détruite par le feu il y a 93 ans, en 1933.
Le site aujourd’hui, selon le même angle:
Fonds André Hamel, BAnQ | GoogleMaps.
Site du Complexe Guy-Favreau avant sa construction, il y a 49 ans, en 1977. L’ancienne école présente sur le site avait été démolie.
Fonds Ministère de la Culture et des Communications, BAnQ.
Fête de la Saint-Jean-Baptiste sur l’Ile Notre-Dame il y a 39 ans, le 23 juin 1987. On aperçoit entre autre la chanteuse Marjo.
Fonds La Presse, BAnQ.
Stationnement dans le secteur de ce qui est aujourd’hui le Quartier International, il y a 36 ans, le 26 janvier 1990. Le quadrilatère du haut est maintenant le Humaniti, et au bas l’extension colorée du Palais des Congrès.
Fonds Le Devoir, BAnQ.
Je ne m’ennuie vraiment pas de ce Montréal des années 90 avec sa multitude de stationnements à ciel ouvert qui enlaidissaient la ville et où l’automobile dominait le secteur des transports. De la grisaille omniprésente, où les valeurs environnementales ne faisaient pas encore partie du discours public.
Que de chemin parcouru depuis, à mon grand soulagement. Plus de places publiques élégantes, plus de parcs, plus de verdure partout, des rues piétonnières et des rues paysagées donnant plus de place aux piétons, des pistes cyclables dans tous les quartiers, des ruelles vertes, des parcs et places éponges, de nouveaux quartiers résidentiels aux rues invitantes, le fleuve plus accessible, etc etc.
Vraiment il faut avoir connu ces années plutôt pauvres sur le plan urbanistique et environnemental pour apprécier les nombreuses réalisations d’aujourd’hui. Par ailleurs je suis fier d’avoir été témoin de cette incroyable transformation urbaine et des nouveaux grands projets en cours, qui ont longuement nourri mon optimisme. En effet la ville n’a jamais cessé d’évoluer positivement et n’aura jamais été aussi belle que maintenant, avec un avenir à mon avis encore plus prometteur.
Ce ne sera peut-être pas vraiment encore le paradis, mais ce n’est certainement plus l’enfer. ![]()






































