Trottinettes électriques en libre-service

Discussion sur les Trottinettes électriques en libre-service
image

Oh dear… je ne suis pas certaine. Il faudrait certainement mieux encadrer leur utilisation pour ne pas en voir trainer partout en ville.

Montréal pourrait donner une deuxième chance aux trottinettes en libre-service

Ulysse Bergeron
16 mars 2022

Même si aucune trottinette en libre-service ne roulera à Montréal et Longueuil cet été, les deux villes en envisagent le déploiement sur leur territoire dès 2023, malgré l’échec retentissant d’une première tentative dans la métropole québécoise en 2019.

L’administration de Valérie Plante évalue « les scénarios possibles pour 2023 », confirme par courriel au Devoir Hugo Bourgoin, chargé de communication à la Ville. Il ajoute qu’au cours des derniers mois, Montréal « a eu des discussions avec différents opérateurs de trottinettes électriques », et qu’une « décision quant au modèle choisi sera prise et annoncée au cours des prochains mois ».

En 2019, Lime avait déployé 200 trottinettes à Montréal. Qualifiant le projet d’échec, l’administration y avait mis un terme à l’hiver 2020. Une des raisons évoquées : seulement 20 % des trottinettes avaient été stationnées dans des aires réservées à cet effet. La police avait délivré 333 contraventions aux conducteurs, dont 324 pour non-port du casque.

« Montréal ne veut pas se transformer en police des trottinettes, avait alors déclaré le conseiller municipal Éric Alan Caldwell, responsable du projet. Si on veut un règlement qui fonctionne, c’est la responsabilité des opérateurs de faire en sorte que le déploiement se fasse de façon claire et ordonnée. »

Discussions à Longueuil

Et Montréal n’est pas la seule ville à envisager le déploiement de services de trottinettes sur son territoire. Dans les derniers mois, Longueuil a elle aussi eu des discussions avec des entreprises établies au Canada, dont les américaines Bird et Lime ainsi que l’australienne Neuron.

À l’instar de la métropole, aucun service n’est prévu cet été, note Louis-Philip Prévost, conseiller spécial de la nouvelle mairesse de Longueuil, Catherine Fournier. Les délais étaient trop courts, indique-t-il : « Il faut adopter un règlement municipal pour ensuite faire la demande au ministère des Transports, ce qui prend un peu de temps. Et on doit établir des ententes avec les entreprises en question. »

Dans un bref courriel envoyé au Devoir, un représentant de Neuron confirme son intérêt, sans toutefois détailler la teneur des discussions : « Nous nous en remettons à la Ville de Montréal et à la Ville de Longueuil pour tout futur programme de micromobilité sur leur territoire. »

Établie dans cinq pays et présente dans quatre municipalités canadiennes depuis l’an dernier, l’entreprise australienne a inscrit deux représentants au Registre des lobbyistes du Québec pour obtenir l’autorisation des deux villes afin d’implanter et exploiter son service de trottinettes électriques.

Lime et Bird ont également entamé des démarches similaires. Dans le cas de Bird, importante entreprise américaine inscrite à la Bourse de New York, ses représentations auprès de Montréal visent aussi la modification du Règlement relatif aux véhicules non immatriculés en libre-service sans ancrage.

Derrière la métropole

Pour ne pas répéter l’expérience montréalaise de 2019, plusieurs éléments doivent être considérés. « Est-ce qu’il doit y avoir des ancrages ? Combien tout cela va-t-il coûter à la Ville, parce que ce ne sera pas à coût nul ? Est-ce que le port du casque devra être obligatoire ? » dit M. Prévost.

Si Longueuil va de l’avant, ce sera conditionnel à la décision de Montréal, ajoute-t-il. « Montréal est juste à côté. Le pont Jacques-Cartier relie nos deux centres-villes. Si on fait une comparaison avec Bixi, 50 % de nos déplacements se font en direction de Montréal. On ne peut pas aller de l’avant si eux n’embarquent pas. Les services sont intégrés. »

Longueuil privilégierait un modèle s’articulant autour de la concurrence qui diffère du projet de Montréal en 2019, où plusieurs exploitants offriraient leurs services. En ce sens, l’approche ressemblerait à celle d’Ottawa, qui a sélectionné l’an dernier trois entreprises — Bird, Lime, Neuron — pour déployer 1200 trottinettes sur son territoire. « Ce ne sera pas une entente exclusive avec une seule entreprise », assure M. Prévost.

D’ici à ce que les trottinettes fassent leur apparition, Longueuil misera sur le développement du réseau Bixi. « Il y a un appétit pour cela, ici. Chez nous, contrairement à Montréal, il n’y a pas encore de vélos électriques, ce qui est envisagé. »

Les deux villes devront surtout recevoir l’aval du ministère des Transports du Québec, dont le projet pilote destiné aux trottinettes en libre-service se termine en 2023. « Il faudrait voir s’il ne faudrait pas allonger cette période », dit M. Prévost.

Le projet pilote du gouvernement établit l’âge autorisé pour louer un de ces véhicules ainsi que les chemins publics qu’il est possible d’emprunter. « Il reste encore du travail avant que tout cela soit autorisé », ajoute le conseiller spécial de la mairesse de Longueuil.

1 Like

Pas ça…

Pas très pratique pour faire ses courses.
Un petit sac d’épicerie dans chaque main, bon courage!

Le seul moyen de réellement encadré, c’est de créer des stations désignés, comme les Bixi, et que si la ville en voit un ‘‘trainer’’ hors des stations, c’est saisie immédiate. Les ‘‘stationnements’’ sur rue que la ville avait faite ont été un désastre.

3 Likes

Ça n’aurait tout de même que très peu d’impact si les utilisateurs peuvent mettre fin à leur location alors que la trottinette n’est pas dans une station. C’est ça le problème en ce moment, les règles ont beau exister les applications n’en tiennent pas compte et l’utilisateur n’a aucune conséquence à laisser sa trottinette n’importe où, si ce n’est qu’une hypothétique amende dans plusieurs mois. Et ni les compagnies, ni la ville n’a les moyens pour faire la police en temps réel. Il faut que chaque compagnie mette en place l’option dans leur application qui géolocalise la trottinette dans la zone avant d’autoriser l’abandon.

Sauf que n’importe quels nouveaux utilisateurs qui ne sont pas familiers avec le concept, s’ils voient une ‘‘borne’’ Lime ou autres, ils vont être beaucoup plus portés instinctivement à aller stationner leur trottinette là, au lieu d’essayer de trouver un marquage au sol dans le rue quelque part dans les environs, qui n’a pas été occupé par un camion de livraion ou un stationnement rapide…

Bien d’accord avec toi là-dessus, ça prend une indication claire que c’est une station. Mais je soutiens quand même que ça prend l’impossibilité de l’abandonner ailleurs. Les trottinettes du genre ne sont pas conçues pour avec une attache à une borne comme on voit sur les Bixi par exemple.

En plus une station, ça n’a pas besoin d’être très élaboré. J’ai utilisé les vélos de Donkey Republic à Copenhague cet hiver (les vélos orange sur Maps plus bas) et ils fonctionnent comme ça: ils n’ont pas de bornes à proprement parler, mais ils doivent être laissés dans des stations. Ces stations sont des simples rack à vélos public, et on ne peut pas en laisse plus que 2-3 par rack sinon l’application ne nous le permet pas. Ça reste assez informel, mais assez clair pour l’utilisateur novice.

1 Like

Y’a un autre univers de problèmes potentiels avec les trottinettes électriques. J’aurais bien aimé m’en acheter une mais ça reste illégal en ce moment au Québec. Le problème c’est que c’est comme avec les vélos, une minorité de gens ne suivent pas les règlements de la route et en trottinette électrique c’est encore plus dangereux parce que y’a moins de stabilité à cause des plus petites roues et comme les rues de Montréal sont pas en très bon état… aussi, certaines personnes vont sur les trottoirs avec leur trottinette ce qui met les piétons en danger.

Faut aussi prendre note que plusieurs trottinettes électriques sur le marché comme par exemple le Phantom de Apollo Scooters (qui sont d’ailleurs à Montréal) peuvent aller jusqu’à 55KM+/heure, et ont des moteurs beaucoup plus puissants que ce qui est permis pour les vélos électriques.

Donc voilà, la légalisation amènera probablement d’autres problèmes que le stationnement chaotique.

En effet c’est un problème vraiment pas évident à régler, notamment au niveau de la sécurité, autant pour le conducteur que pour les piétons. Déjà l’état lamentable de certaines rues, les obstacles comme les cônes omniprésents et parfois imprévisibles et la circulation dense et difficile au centre-ville, font que cette activité parait au premier abord plus dangereuse que tout autre moyen de transport.

Je comprends la Ville qui non seulement veut protéger les usagers et le public piétonnier, mais souhaite aussi en même temps éviter une avalanche de poursuites pour le mauvais entretien d’un certain nombre de rues en ville, qui peuvent devenir une cause principale d’accidents. N’oublions pas non plus l’incidence sur les assurances et les indemnisations, puisque l’interdiction au niveau provincial devrait les exclure automatiquement de la couverture de la SAAQ.

1 Like

J’me demande si c’est vraiment une bonne chose de ramener cela à Montréal… :thinking:

MONTRÉAL, le 31 mai 2022 /CNW Telbec/ - L’Opposition officielle à l’hôtel de ville de Montréal a tenu une conférence de presse cet après-midi au cours de laquelle elle a demandé qu’un service de trottinettes électriques en libre-service avec ancrage soit déployé dans la métropole pour 2023. Afin d’éviter que le scénario du projet pilote de 2019 se répète, les élus d’Ensemble Montréal exigent que BIXI soit mandaté pour opérer le service.

surtout que l’opposition officielle n’en voulait plus en janvier 2020… :roll_eyes:

Selon le chef de l’opposition, le conseiller municipal Lionel Perez, l’expérience des trottinettes électriques a surtout causé des problèmes, entraînant notamment des comportements délinquants de la part des usagers qui laissaient les trottinettes « n’importe où sur la voie publique ». Des trottinettes ont même été retrouvées dans le métro et dans le canal de Lachine, rappelle-t-on.

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2020-01-16/montreal-l-opposition-officielle-dit-non-aux-trottinettes-et-oui-a-bixi


Pour rappel, voici quelques articles et un éditorial sur le sujet: :unamused:

Nooon…

Québec prolonge de deux ans son projet-pilote de trottinettes électriques


*Adil Boukind, Archives Le Devoir *
La première tentative montréalaise d’implanter ces engins avait suscité de nombreuses critiques.

Ulysse Bergeron
18 h 33

Le projet pilote des trottinettes électriques en location libre-service sera prolongé pour deux ans par le gouvernement du Québec ce qui permettra aux villes intéressées de déployer ces véhicules sur deux roues sur leur territoire jusqu’en juillet 2024.

La reconduction de ce projet pilote a été annoncée en douce dans la Gazette officielle du Québec cette semaine.

Des modifications ont été apportées à la nouvelle mouture du programme pour faciliter le déploiement des flottes de trottinettes. Par exemple, les exploitants ne seront plus dans l’obligation d’offrir de formation en personnes aux utilisateurs de trottinettes électriques.

Toutefois, les entreprises de trottinettes électriques devront continuer d’offrir aux utilisateurs une formation par l’entremise d’une application mobile qui comprend de l’information sur la façon de conduire une trottinette électrique de façon sécuritaire ainsi que les règles de circulations en lien avec ce type de véhicules.

Les nouvelles dispositions du projet pilote entreront en vigueur le quinzième jour qui suit la date de la publication de l’arrêté, soit le 30 juin 2022.

Le projet pilote laisse toujours aux responsables locaux le soin de déterminer les détails techniques, notamment l’obligation ou non de point d’ancrage pour ces engins motorisés.

« La mobilité est une priorité de notre administration et nous sommes ouverts à évaluer les trottinettes avec ancrage à Montréal. Nous allons suivre avec attention le projet pilote mené par le Gouvernement du Québec », a commenté par écrit le cabinet de la mairesse Valérie Plante.

En 2019, l’unique année d’essai dans la province avait suscité de nombreuses critiques. À Montréal, l’administration avait mis un terme à l’initiative évoquant que seulement 20 % des trottinettes avaient été stationnées dans des aires réservées et que la police avait donné plus de 300 contraventions.

L’opposition au conseil municipal a pressé l’administration en place de mandater BIXI pour gérer le retour des trottinettes électriques à Montréal. Cette motion a été rejetée.

Opinion impopulaire : ça ne me dérange pas tellement que les trottinettes électriques ne soient pas laissées dans les emplacements prévus.

Pour avoir vu leur utilisation dans plusieurs villes d’Europe, ça ne m’a vraiment pas gêné et elles étaient très utilisées pour des déplacements plus courts.

2 Likes

Ça serait pas un problème, si les gens savait se gérer et si certains utilisateurs faisait le strict minimum, aka pas les laissés dans le milieu d’une rue, pas les pitcher dans le Canal etc.

1 Like

Peut-être qu’avec un système de consigne qui serait seulement remboursée une fois la trottinette retournée à un point d’ancrage prévu à cette fin, finirait par avoir raison de la désinvolture des usagés?

Je les voient partout au Centre-Ville d’Ottawa et le monde en sert pas mal. Tant qu’ils ne sont pas laissés en plein milieu du trottoir ou piste cyclable, et qu’ils ne sont trop nombreux, ça me dérange pas du tout.