TramCité (Tramway de Québec)

Peu d’arbres centenaires le long du tracé du tramway, selon une experte

L’adjectif « centenaire » est parfois utilisé pour décrire les quelque 1500 arbres qui seront abattus le long du tracé du tramway à Québec. Mais une faible proportion de ceux-ci seraient âgés de 100 ans ou plus, selon une experte.

“Il n’y a pas beaucoup d’arbres de cet âge en général dans la ville de Québec”, lance d’emblée Alison Munson, professeure retraitée de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval.

Le boulevard René-Lévesque est particulièrement visé par les futures coupes d’arbres en lien avec le projet TramCité. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Claude Bellemare

Sur le boulevard René-Lévesque, l’insertion du tramway menace de nombreux ormes d’Amérique et érables argentés, doyens du couvert forestier de la ville. Ces deux feuillus donnent l’impression d’être centenaires, car ils poussent très vite, remarque l’experte, mais la plupart n’ont pas 100 ans.

Alison Munson base ses estimations sur la taille et le type d’arbres qui poussent à Québec. La circonférence [du tronc] donne une bonne idée de l’âge, dit-elle.

Si on regarde les diamètres et les espèces qui sont là, il y en aurait peut-être quelques-uns, quelques dizaines au mieux, qui sont proches de 100 ans.

Une citation de Alison Munson, professeure retraitée de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval

Elle croit que les plus vieux arbres dans ce secteur sont principalement situés près de la Grande Allée et sur les plaines d’Abraham, et non sur le tracé du tramway. Ailleurs à Québec, le nombre d’arbres centenaires est encore plus faible, croit-elle.

Âge des arbres

Pourquoi si peu de centenaires?

Dans le sud du Québec, plusieurs espèces d’arbres peuvent théoriquement vivre jusqu’à 400 ans, mais les végétaux qui poussent en ville ont la vie dure. La densification urbaine, l’activité humaine, les maladies et les insectes ravageurs ont fauché plusieurs arbres en santé au fil des années.

On a perdu beaucoup de vieux arbres par la maladie hollandaise de l’orme et, plus récemment, avec la vague d’agrile du frêne, remarque Mme Munson.

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Tunnel du tramway : les travaux préparatoires débuteront en septembre

Les travaux préparatoires en vue de la construction du tunnel du tramway commenceront au début du mois de septembre, ce qui causera plusieurs entraves à la circulation à la rentrée.

En mai, le gouvernement du Québec avait annoncé le devancement des travaux pour la réalisation du tunnel qui doit permettre au tramway de circuler entre la Haute-Ville et la Basse-Ville de Québec.

Des travaux lourds seront donc réalisés dès septembre entre l’avenue Turnbull et la rue de l’Amérique-Française, où la trémie du tunnel doit être construite plus tard.

“Les travaux souterrains consistent à déplacer les conduites et les réseaux qui se trouvent sous le tracé du tramway : conduites d’eau, tuyaux d’égout, câbles de télécommunications, conduites de gaz et fils électriques”, explique TramCité dans une présentation faite au comité de bon voisinage disponible en ligne.

L’accès aux résidences, aux commerces et aux institutions sera maintenu en tout temps, tout comme la collecte des matières résiduelles, précise-t-on.

“Des nuisances temporaires, telles que du bruit, de la poussière et des vibrations, sont à prévoir. Des mesures pour réduire ces inconvénients seront mises en place”, peut-on lire.

Esquisse d’une trémie de tunnel (Image d’archives)

Photo : Ville de Québec

Entraves

Les travaux, réalisés par Kiewit, auront lieu à proximité d’un important pôle de mobilité, soit la colline Parlementaire.

Des entraves et des modifications à la circulation et au stationnement sur rue sont à prévoir dans le secteur. Au démarrage des travaux, une voie par direction sera maintenue. Progressivement, les travaux nécessiteront la fermeture du boulevard René-Lévesque entre l’avenue Turnbull et la rue de l’Amérique-Française, en conservant les accès locaux.

Une citation de TramCité

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Je trouve ça assez dingue que personne, en X années de débat sur le tramway et ce tunnel, n’ait pensé à percer un tunnel cyclable avec.

Ça réglerait en grande partie le problème majeur du réseau cyclable de Québec : le passage de la basse à la haute ville.

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C’est déjà le bordel de faire un tunnel pour un tramway ! Imagine les radio-poubelles se démener si un tunnel se faisait que pour les cyclistes !!!

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Pour le moment dans les dernières nouvelles, la méthode de creusage n’a pas encore été établie. On en est aux préparatifs et aux analyses. Comme il faudra garder deux voies de circulation locale (une dans chaque sens) durant les travaux, puisqu’on est dans un quartier résidentiel densément peuplé, la logistique deviendra nettement plus critique que dans un chantier conventionnel.

Concernant une voie cyclable souterraine en parallèle, je ne crois pas que ce soit vraiment pertinent pour une question de coût et de logistique. Il y a un élévateur pour personnes au bas de la falaise à Saint-Roch, un élévateur pour vélos dans le même secteur serait plus approprié et plus économique. À noter aussi que la plupart des grandes lignes d’autobus à Québec ont un support pour deux vélos à l’avant du véhicule et le service est gratuit avec un billet de transport ordinaire.

Je te dis pas que ça aurait été réaliste de le faire, mais juste le fait que personne n’y ait pensé, même parmi les plus progressistes organismes environnementaux de la ville, démontre bien la mentalité à Québec.

En tout respect, ça n’a pas de sens cette idée de tunnel cyclable. Depuis que le vélo existe, les habitants de Québec montent et descendent les côtes entre haute et basse ville. Il y a plusieurs itinéraires plus faciles que d’autres tels la côte de la Potasse, la pente Douce ou la piste cyclable près de la côte Gilmour pour ne citer que ceux-là. En outre, avec l’immense popularité du service àVélo, ses adeptes enfourchent des machines à assistance électrique leur facilitant la vie dans les côtes. Pas besoin de s’enterrer pour faire du vélo à Québec !

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Il y a pas tant d’utilisateurs qui montent et descendent en réalité, essentiellement sur la Pente-Douce (qui fait faire un gros détour pour de nombreux trajets). L’utilisation est coupée entre haute et basse ville.

Le tunnel permettrait d’offrir un itinéraire direct, entièrement sécurisé et doux en dénivelé.

Excuse moi et en tout respect mais ce n’est pas parce que personne n’a pensé à une idée aussi irréaliste et loufoque que cela témoigne d’une certaine “mentalité”. Il est assez évident que ce serait excessivement cher et que cet argent aurait un bien meilleur impact s’il était alloué à d’autres initiatives vélo ou simplement de TEC.

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Dans un monde idéal.. mais dans la réalité il y a d’autres priorités plus pressantes.

De toute façon le vélo électrique privé fait de plus en plus d’adeptes, alors le dénivelé ne posera plus autant problème. Un autre détail important: la falaise est des deux côtés de la Haute-Ville (fleuve et versant nord), ensuite elle fait des kilomètres de longueur, à partir du Vieux-Québec et loin dans Ste-Foy passé les ponts à l’ouest. J’y suis allé avec mon vélo cette semaine vers le IKEA et j’ai dû me payer un dénivelé minimum de 80m. Ce qui fait qu’à moins d’habiter près du supposé tunnel, ce serait faire pour une majorité d’utilisateurs, un long détour pour monter soit au départ ou à l’arrivée, ou soit les deux.

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Je vois pas en quoi ça couterait si cher d’élargir/ce serait si irréaliste, de quelques mètres le tunnel percer pour le tramway. Bergen l’a fait avec un tunnel qui est même entièrement séparé de celui du tram sur 3km (ici on parle de 1,5 à 2km).

Je ne dis pas que ça se ferait et que ce serait réaliste (et forcément positif d’un pdv coût/ bénéfice par rapport à d’autres options), je dis juste que le fait que personne n’y ait ne serait-ce que penser démontre que Québec (et plus largement au Québec car ce genre de grosses infras cyclables ferait polémique à Montréal aussi), malgré les efforts mis par l’administration et certains organismes locaux, reste très en arrière sur la vision du vélo.

Mon point : on est encore à l’étape du vélo qu’on développe sur la route uniquement, avec des petites infras avec un peu de peinture et de béton. On commence à peine à avoir des vrais projets avec pistes à mi-hauteur à Montréal depuis 5 ans mettons, mais on a pas atteint cette coche de grosses infras entièrement dédiées au vélo (on pourrait parler de stationnement souterrains en lien avec ALTO par exemple).

Pour les gens qui vont plus à l’ouest que Montcalm il y a la pente douce qui pose aucun souci et sans détour.

Mais pour les gens qui vont plus à l’est en venant du nord, il y a peu de chemins adéquats. Cela dit l’idée du tunnel du tram n’est absolument pas la seule ni la plus réaliste pour régler cet enjeu. Le plus rapide en l’état ce serait de faire une piste sécurisée sur la côte de la Potasse et à travers tout SJB pour connecter le Chemin Ste-Foy. Mais ça reste qu’il y a un trou béant pour monter/descendre entre de la Potasse et la Pente-Douce. La côté d’Abraham, quand moins d’autobus y passeront avec le tramway sera une bonne option aussi.

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Dans mon secteur après une plus longue randonnée cycliste et pour économiser mes dernières énergies j’opterai pour le support à vélo de la ligne métrobus 802, à la hauteur de la rivière Saint-Charles au croisement de Marie-de-l’Incarnation. Par contre je peux très bien monter la Pente-Douce (total 90 m jusqu’à Ch. Sainte-Foy) après une quinzaine de kilomètres notamment le long de la rivière.

Dans une optique de randonnée peut-être, mais dans une optique de cyclisme utilitaire, c’est différent.

Dans une optique utilitaire les vélo de la Ville sont tout à fait satisfaisant puisqu’ils sont tous à assistante électrique et qu’il y a maintenant beaucoup plus de stations dans tous les quartiers et de vélos.

Honnêtement, ça serait plus facile et beaucoup moins couteux, et plus rapide pour monter, de faire ça :

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Je n’opterais pas pour un seul tunnel à coût très élevé, alors que de multiplier les ascenseurs pour relier la haute et la basse-ville serait beaucoup utile pour mailler le réseau, en plus d’être intéressant pour les piétons.

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Abattage d’arbres pour le tramway de Québec/ Bruno Marchand appelle au calme

(Québec) Le maire de Québec appelle les opposants au projet de tramway au calme à quelques jours du début de l’abattage d’arbres sur le boulevard René-Lévesque. Des ouvriers chargés d’abattre un arbre le long du tracé ont récemment été insultés, dénonce Bruno Marchand.

« Il y a des propos qui ont été émis qui faisaient en sorte qu’ils ne pouvaient plus faire leur travail dans un contexte sécuritaire », a déploré le maire mercredi.

J’exige qu’on respecte nos employés. Je les invite à porter plainte à la police quand c’est nécessaire. On va protéger nos employés et nos contracteurs.

Bruno Marchand, maire de Québec

Les chantiers du futur tramway de Québec vont prendre de l’ampleur à la rentrée. Parmi une multitude d’interventions, la Ville doit couper dans les prochaines semaines 50 arbres sur le boulevard René-Lévesque, où passera le tramway.

Les arbres matures de René-Lévesque, avec leur canopée généreuse, sont devenus un symbole chez les opposants au projet. Le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Québec, Stéphane Lachance, a déjà dénoncé le « désastre écologique » que représente, selon lui, leur abattage.

En tout, 22 % des arbres le long du tracé de 19 km doivent être abattus, soit quelque 1500 spécimens. La Ville s’est d’ailleurs engagée à planter 20 arbres pour chaque arbre abattu. Elle indique que 21 000 ont déjà été plantés un peu partout sur son territoire.

Sur René-Lévesque spécifiquement, 230 arbres seront abattus. Les premiers coups de scie seront donnés dans la semaine du 24 août.

Cris et crachats envers des travailleurs

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Tramway : 50 arbres abattus sur René-Lévesque dès l’automne

La Ville de Québec a annoncé qu’elle entamera l’abattage d’une cinquantaine d’arbres sur le boulevard René-Lévesque pour le tramway dès cet automne. Les détails avec Olivier Lemieux.

La Ville de Québec prévient que l’abattage d’arbres sur le boulevard René-Lévesque débutera la semaine prochaine. Une cinquantaine d’arbres sont visés le long tu tracé du tramway, entre l’Université Laval et le parc de l’Amérique-Française.

Le maire Bruno Marchand rappelle que l’abattage est seulement réalisé en dernier recours. Il souligne que l’objectif est de conserver au moins 75 % des arbres d’alignement sur l’ensemble du tracé et jusqu’à 90 % sur le boulevard René-Lévesque.

Bruno Marchand dénonce par ailleurs un cas de comportement disgracieux envers des travailleurs qui ont procédé à l’abattage d’arbres ailleurs sur le tracé dans les dernières semaines.
[…]

Ça va être fait mécaniquement, ou par drill and blast. Je pourrais me tromper, mais au mieux que je sache, les courbes sont trop serré pour utiliser un TBM.

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