Une volte face purement opportuniste qui ne convaincra personne.
Tramway : des commerçants de la 1re Avenue à Limoilou seront expropriés
Le projet de tramway est évalué à 7,6 milliards de dollars. (Image d’archives)
Photo : Alstom / Ville de Québec
Publié à 17 h 00 HNE
Pour préparer l’arrivée du tramway, la Ville de Québec devra exproprier des commerçants et des résidents de la 1re Avenue, dans Limoilou. Les propriétaires concernés ont déjà « été informés du processus d’acquisition ».
La Ville a dans son collimateur les terrains sur lesquels se trouvent la Brûlerie Limoilou, le dépanneur Couche-Tard, la succursale Pizza Salvatoré, le restaurant Tu Bong et des immeubles d’habitation, notamment.
Les expropriations seront évitées si l’administration Marchand parvient à conclure des ententes avec les propriétaires. On souhaite toujours s’entendre de gré à gré, a affirmé, mardi, le maire Bruno Marchand.
La Ville a besoin du terrain sur lequel est situé le dépanneur Couche-Tard pour que le projet de tramway se réalise.
Photo : Radio-Canada
L’acquisition de ces terrains est jugée nécessaire.
Pour combler les nombreux besoins en mobilité et assurer une desserte sécuritaire, l’emprise de la 1re Avenue doit être élargie, peut-on lire dans un sommaire décisionnel rendu public lundi.
Son élargissement permettra l’aménagement de stations de tramway.
Ça sert à faire passer le tramway.
Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec
Le maire confirme que la démolition est inévitable pour certains bâtiments. Dans le cas échéant, les propriétaires concernés seront accompagnés et dédommagés, promet-il.
Le maire de Québec, Bruno Marchand, confirme que la démolition est inévitable pour certains bâtiments.
Photo : Radio-Canada
Certains, c’est des expropriations totales. On va les accompagner pour les reloger, pour les soutenir dans cette période-là. D’autres, c’est des expropriations partielles, précise M. Marchand.
Opposition aux expropriations
Sans surprise, Respect citoyens, fermement opposé au projet de tramway, a voté contre les 20 sommaires décisionnels portant sur les expropriations qui ont été présentés mardi après-midi à l’hôtel de ville lors de la première séance du conseil municipal depuis les élections du 2 novembre.
Ces sommaires ont tout de même été adoptés, comme Québec forte et fière, le parti de Bruno Marchand, est majoritaire.
Les trois élus de Respect citoyens : Mélanie Sauvé, Stéphane Lachance et Marc Roussin.
Photo : Radio-Canada / Louise Boisvert
Pour moi, le tramway demeure un mauvais projet, a réitéré Stéphane Lachance, maintenant chef de l’opposition.
Le conseiller municipal du district de Val-Bélair s’explique mal pourquoi la Ville se précipite à vouloir exproprier des commerçants, d’autant que le financement du projet de tramway n’est toujours pas attaché, avance-t-il.
Stéphane Lachance participait mardi à sa première séance du conseil en tant qu’élu.
Photo : Radio-Canada
On veut continuer à avancer, mais au point de vue du financement, on n’a rien de finalisé. Je me demande où est l’urgence, en tant que telle, d’aller de l’avant avec ce type de décision là, déplore l’élu.
Normalement, la logique des choses, c’est que tu vas de l’avant à partir du moment que t’es sécurisé.
Une citation de Stéphane Lachance, chef de l’opposition
Le fédéral, qui devait payer 40 % de la facture totale évaluée à 7,6 milliards de dollars, ne finance que 18 % du projet pour le moment.
Nous, on [s’attend] à ce que le fédéral [respecte] sa promesse, répond Bruno Marchand.
[Joël] Lightbound l’a dit. Il croit au tramway. Le premier ministre Carney a ajouté du financement en infrastructure. Il n’y a pas de raison que ça n’arrive pas, croit le maire.
Le début des travaux est prévu en 2027 et la livraison du tramway en 2033.
Avec la collaboration de Louise Boisvert et d’Olivier Lemieux
TramCité : important appel d’offres lancé pour le secteur de Chaudière
L’entrepreneur, qui sera sélectionné en février, aura pour mandat de réaliser les travaux entre l’avenue Blaise-Pascal et le boulevard de la Chaudière, tout près du magasin Ikea.
Photo : Radio-Canada / Dominic Martel
Félix Morrissette-Beaulieu](Félix Morrissette-Beaulieu | Profil | Radio-Canada)
Publié hier à 14 h 27 HNE
La Ville de Québec vient de lancer un appel d’offres pour le déplacement des réseaux d’aqueduc et d’égouts dans le secteur de Chaudière en vue de la réalisation du tramway. D’autres appels d’offres sont à venir.
L’entrepreneur, qui sera sélectionné en février, aura pour mandat de réaliser les travaux entre l’avenue Blaise-Pascal et le boulevard de la Chaudière, tout près du magasin Ikea, confirme l’administration municipale.
Les travaux devraient débuter lors de la prochaine saison des travaux. Rappelons que le centre d’entretien du tramway sera construit dans ce secteur.
Mendel et pôle d’échanges Sainte-Foy
La Ville lancera d’autres démarches d’approvisionnement afin de sélectionner des entrepreneurs pour divers chantiers le long du tracé, notamment en vue de l’aménagement de la montée Mendel, qui permettra au tramway de faire le lien entre le secteur de Chaudière et Sainte-Foy.
Ces travaux porteront principalement sur le déplacement et la modernisation des réseaux souterrains sur la portion du tracé à l’ouest du pôle d’échanges de Sainte-Foy, sur la construction de la montée Mendel et son ouvrage d’art ainsi que sur des interventions ciblées en foresterie urbaine, explique la Ville par communiqué.
Ainsi, l’entreprise chargée d’abattre des arbres dans ce secteur sera elle aussi sélectionnée prochainement.
En septembre dernier, la Ville a sélectionné l’entrepreneur qui a amorcé la réalisation des travaux d’aqueduc et d’égouts, de réseaux techniques urbains, d’éclairage et de feux lumineux, de voirie et d’aménagement sur le boulevard Laurier.
La Ville a pour mandat de faire effectuer les travaux préparatoires pour l’arrivée du tramway, selon l’entente cadre qu’elle a conclue avec CDPQ Infra et le gouvernement du Québec.
La Ville de Québec prévoit décaisser, en 2026, 159 millions de dollars pour paver la voie à son tramway. Il s’agit de la plus importante bouchée que la capitale aura à assumer d’ici la mise en service du réseau structurant si le coût, présentement estimé à 7,6 milliards de dollars, demeure le même d’ici 2033.
Il s’agit du plus important investissement inscrit dans le budget de la capitale présentée mercredi, surpassant même ceux de 131 millions de dollars prévus pour le maintien et le développement des infrastructures.
En comparaison, la capitale a sorti de ses coffres, jusqu’à maintenant, 45,1 millions de dollars pour aménager l’arrivée du tramway. Avec les contributions attendues du gouvernement du Québec et d’Ottawa, le total des sommes déboursées en 2026 pour le tramway atteindra 347,4 millions de dollars.
La Ville prévoit débourser un maximum de 675 millions de dollars pour la réalisation de son tramway. Advenant une hausse des coûts, la contribution de la capitale pourrait grimper jusqu’à un plafond de 750 millions, prévu dans l’entente conclue entre le gouvernement du Québec, la Ville et CDPQ Infra.
17 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Vision - Réseaux urbains ailleurs dans le monde
Où auront lieu les travaux du tramway en 2026?
L’année 2026 devrait être la dernière année consacrée exclusivement aux travaux préparatoires du tramway, avant le lancement officiel du chantier en 2027. La livraison de ce qui porte maintenant le nom de TramCité est prévue pour 2033.
Simon Bélanger • 8 décembre 2025
Passage du tramway sur la rue de la Couronne, selon les images initialement produites par la Ville de Québec.
Crédit photo: Ville de Québec
En début de semaine dernière, la CDPQ Infra, maître d’œuvre du projet TramCité, rencontrait les membres de son comité de liaison, afin de faire le point sur le calendrier 2026.
«Le comité de liaison est une instance de dialogue et d’information avec les communautés, essentielle à la bonne réalisation du projet. Il regroupe, en plus des représentants de CDPQ Infra et de la Ville de Québec, les présidents des conseils de quartier situés le long du tracé, les représentants des secteurs commercial, sociocommunautaire et de la santé. Son rôle est de favoriser la transparence, d’informer sur l’avancement du projet et de recueillir les préoccupations des milieux concernés», explique Claudie Côté-Chabot, directrice adjointe, relations média et porte-parole de CDPQ Infra.
Travaux à venir en 2026
La Ville de Québec procédera à plusieurs interventions majeures sur le terrain.
Dès janvier 2026, ceux-ci se mettent rapidement en branle du côté de l’avenue Cartier (entre les rues Crémazie Ouest et Fraser) et de l’avenue De Salaberry (entre les rues Crémazie Ouest et De Maisonneuve). Ces travaux sont liés à la relocalisation d’infrastructures de Bell. Ils se trouvent en continuité avec d’autres travaux du même genre réalisés au cours des derniers mois dans le secteur de Montcalm et Saint-Sacrement.
À ce sujet, deux séances d’information, l’une pour les commerçants (14h) et l’autre pour le grand public (19h) se tiendront en ligne le lundi 15 décembre. La Ville présentera les étapes des travaux et donnera des détails sur les entraves à la circulation. Ces travaux dureront environ quatre semaines, en janvier et en février prochain.
À l’hiver 2026, des travaux préparatoires toucheront aussi la rue Père-Marquette (Montcalm) et le boulevard Laurier. Au printemps 2026, les interventions toucheront plus spécifiquement le boulevard René-Lévesque, le chemin des Quatre-Bourgeois et les secteurs Chaudière et Mendel.
Finalement, la 1re Avenue (Limoilou) et le quartier Saint-Roch seront également au cœur de travaux majeurs.
«En 2026, des travaux de déplacement des réseaux souterrains seront réalisés le long du tracé. Ces travaux visent à libérer l’emprise du tramway des infrastructures souterraines et à maintenir les services aux citoyens durant la construction. […] Les tronçons précis et l’échéancier seront confirmés après l’attribution des contrats, prévue au début de 2026 pour René-Lévesque et la 1re Avenue. Les appels d’offres pour le secteur ouest seront lancés à l’hiver 2026», précise la porte-parole de CDPQ Infra.
Même si les tronçons précis restent à confirmer, mentionnons quand même que la Ville de Québec a déjà octroyé un contrat de 325 700$ pour les travaux de réseaux techniques urbains liés à Hydro-Québec et Bell Canada dans Saint-Roch. Ces travaux viseront les rues De la Salle, du Parvis, des Commissaires et de la Reine.
Des travaux de foresterie pourraient aussi avoir lieu à divers endroits du tracé.
Fin du calendrier 2025
En 2025, la Ville de Québec et CDPQ Infra ont procédé à des travaux de divers ordres sur le tracé du futur tramway.
Ceux-ci comprenaient la réfection de puits d’accès de Bell, au coin des avenues Holland, Brown et Cartier. Dans le dernier cas, ce sera plutôt complété au début de 2026. Mentionnons aussi l’installation de vannes d’aqueduc sur les rues perpendiculaires à la 1re Avenue et au boulevard René-Lévesque.
Dans le quartier Saint-Roch, la Ville a aussi aménagé une zone de connexion temporaire sur la rue de la Maréchaussée, destinée aux services du RTC. Les travaux visaient aussi la finalisation et l’inventaire des fouilles archéologiques sur le site du futur pôle Saint-Roch. Les rues du Chalutier et des Embarcations ont aussi été au centre d’un important chantier pour la construction de réseaux souterrains.
Plus à l’ouest, le boulevard Laurier a également fait l’objet de travaux sur les réseaux techniques urbains et d’aqueduc.
Des interventions touchant le réseau Énergir ont aussi eu lieu dans des rues perpendiculaires au boulevard René-Lévesque.
Finalement, tout le long du tracé, CDPQ Infra a procédé à des forages pour évaluer la qualité des sols.
Cet article bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.
Lire aussi :
TramCité : la moitié des 30 000 arbres déjà en terre
Alors que le projet de tramway continue de diviser les citoyens, un aspect avance presque e[…]
Lachance veut un maximum d’argent d’Ottawa pour le tramway
Stéphane Lachance, chef du parti Respect citoyens.
Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin
Olivier Lemieux](Olivier Lemieux | Profil | Radio-Canada)
Publié hier à 18 h 44 HNE
Le chef de Respect citoyens, Stéphane Lachance, somme le gouvernement Legault d’obtenir un financement fédéral additionnel pour le tramway. Selon lui, aucune demande officielle n’a encore été faite dans le dossier.
Honnêtement, je suis resté surpris, a lancé le chef de l’opposition lors d’un point de presse à l’hôtel de ville, jeudi.
Lors d’une rencontre récente avec le député de Louis-Hébert et lieutenant pour le Québec du gouvernement Carney, Joël Lightbound, on lui aurait confirmé que la Coalition avenir Québec (CAQ) tardait à déposer une demande officielle dans le cadre du nouveau programme de financement fédéral.
Il semble y avoir un problème de communication entre le fédéral et le provincial.
Une citation de Stéphane Lachance, chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec
Alors que le gouvernement Legault cherche à convaincre Ottawa d’assumer 40 % de la facture finale du projet de tramway, Stéphane Lachance demande au ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, de passer de la parole aux actes.
Soyez clair dans votre demande! s’impatiente-t-il. M. Lightbound ne le sait pas! Il nous l’a dit, il n’a pas de demande!
Stéphane Lachance demeure opposé au tramway, mais reconnaît la victoire majoritaire du maire Marchand aux dernières élections municipales. Il souhaite maintenant que le montage financier du projet soit clarifié dans les meilleurs délais.
L’Ontario ne se fait pas prier
Une compilation effectuée par Radio-Canada, en date du mois dernier, montre que l’Ontario obtient plus de la moitié des investissements autorisés par le nouveau Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC).
Le FTCC, confirmé dans le dernier budget fédéral, prévoit des investissements de 30 milliards de dollars sur 10 ans dès le 1er avril 2026.
Faute d’une entente avec le gouvernement fédéral pour encadrer les transferts à venir, le Québec demeure les mains vides.
Le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, croit pouvoir obtenir rapidement des sommes pour le Québec.
Un financement bouclé
Si le gouvernement Legault demande à Ottawa de bonifier sa participation de 1,44 milliard de dollars dans le tramway, le financement du projet n’en demeure pas moins bouclé.
En vertu des ententes signées en décembre dernier, c’est l’entrée en scène de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) qui permet de compléter le montage financier.
Le président et chef de la direction de CDPQ Infra, Jean-Marc Arbaud. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
La facture de 7,6 G$ du tramway doit être réévaluée en 2027, lorsque les travaux préparatoires seront terminés et que le chantier principal pourra commencer.
CDPQ Infra, désormais maître d’œuvre du projet, s’est engagé à assumer jusqu’à 30 % de la facture finale.
Le maire Marchand a obtenu la confirmation que la contribution de la Ville de Québec n’excèdera pas 750 millions, peu importe le coût final du chantier.
Tramway : des travaux en janvier et février sur Cartier, René-Lévesque et De Salaberry
L’année 2026 commencera en force dans le quartier Montcalm, avec des entraves majeures dans le secteur de l’avenue Cartier, de l’avenue De Salaberry et du boulevard René-Lévesque, entre le 12 janvier et le 27 février. Le tout s’inscrit dans le calendrier de travaux préparatoires nécessaires à l’implantation du futur tramway.
Simon Bélanger • 16 décembre 2025
D’importants travaux auront lieu dans le quartier Montcalm, entre le 12 janvier et le 27 février.
Crédit photo: Simon Bélanger
Les travaux se multiplieront en 2026 pour planifier l’aménagement du tramway. De la 1re Avenue au boulevard Laurier, en passant par le quartier Saint-Roch ou le boulevard René-Lévesque, des chantiers d’envergure se mettront en place. Le détail des interventions et leur localisation exacte seront précisés au début de l’année 2026.
Un peu partout, l’objectif sera le même : déplacer les réseaux souterrains (égout, aqueduc, gaz, réseaux de télécommunications), afin de libérer les emprises situées sous le tracé du tramway. C’est aussi l’occasion de remplacer des installations désuètes.
Dans Montcalm, ce sont des infrastructures de Bell qui doivent être déplacés. Des travaux majeurs ont d’ailleurs déjà eu lieu au cours de l’automne au coin des avenues Cartier et Fraser.
Reconstruction d’un puits d’accès de Bell, dans le cadre des travaux du tramway.
Crédit photo: Simon Bélanger
Quatre phases de travaux
Les travaux dans le secteur des avenues Cartier, De Salaberry et du boulevard René-Lévesque se tiendront, en quatre phases, du 12 janvier au 27 février. Une pause est prévue du 7 au 15 février, à l’occasion du Carnaval de Québec, afin d’éviter les entraves majeures.
Le calendrier de travaux a été présenté aux commerçants et aux résidents de Montcalm lors de deux séances d’information en ligne tenues lundi dernier. L’accès aux commerces et aux résidences doit être maintenu en tout temps pendant la durée des travaux. Les débarcadères seront aussi maintenus et des signaleurs pourront gérer les livraisons et les manœuvres des véhicules.
Des agents de l’équipe Info-Chantier seront déployés sur le terrain pendant les travaux.
«Pourquoi on planifie des travaux à l’automne aussi tard et dans les prochaines semaines à l’hiver? C’est vraiment pour la réalisation hors des périodes trop achalandées, autant pour les commerçants que les différents usagers du secteur», a précisé William Gagnon-Moisan, ingénieur chez CDPQ-Infra.
Détail des secteurs des travaux touchés par chacune des quatre phases.
Crédit photo: Ville de Québec/CDPQ Infra
Phase 1 – Avenue Cartier – secteur Sud – 12 au 23 janvier
Pendant la première phase de 10 jours, l’avenue Cartier, entre le boulevard René-Lévesque Ouest et la rue Fraser, sera fermée à la circulation automobile. L’accès local est conservé pour les résidents et les commerces. Le trottoir du côté ouest sera inaccessible, tout comme la zone de stationnement. Les piétons sont invités à emprunter le trottoir du côté est.
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Des débarcadères pour les livraisons sont à l’étude sur la rue Fraser. Dans ce secteur, 5 arbres devront être abattus. Ceux situés plus près de l’avenue Fraser seront replantés au printemps, tandis que le sort de ceux près du boulevard René-Lévesque est encore incertain.
Rappelons que dans le projet TramCité, 20 arbres devront être plantés pour chaque arbre abattu.
Phase 2 – Avenue Cartier – secteur Nord – 26 janvier au 6 février
La seconde phase se déplacera au nord, entre le boulevard René-Lévesque Ouest et la rue Crémazie Ouest. Encore une fois, le trottoir sera inaccessible du côté ouest. Même chose pour les espaces de stationnement sur rue, sur le même côté.
Phase 3 – Intersection de l’avenue Cartier et du boulevard René-Lévesque – 16 au 20 février
Après une pause de travaux pour le Carnaval de Québec, la plus importante entrave se déploiera au cœur du boulevard René-Lévesque. Celle-ci sera d’une durée de 5 jours, plutôt que de 10 jours.
Plusieurs parcours du RTC seront déviés, dont les Métrobus 800 et 801, qui emprunteront Grande Allée, entre les avenues des Érables et Turnbull. Les parcours 19, 25, 107, 283, 291, 292 et 294 sont aussi touchés. Des arrêts seront non desservis et déplacés sur Grande Allée.
L’accès au trottoir et à la traversée du côté ouest sera impossible, pour passer de l’autre côté du boulevard René-Lévesque. De plus, des interruptions temporaires d’eau devront être faites. Elles doivent être annoncées à plus de 24 heures d’avis.
Phase 4 – Intersection de l’avenue De Salaberry et du boulevard René-Lévesque – 23 au 27 février
Cette dernière phase, qui devait initialement avoir lieu en décembre, a finalement été reportée à la fin du mois de février. Les entraves seront similaires à celles de la phase 3, à l’exception que l’avenue Cartier sera ouverte à la circulation.
Les détails des interventions restent encore à préciser pour cette dernière section.
De la prévisibilité, demandent les commerçants
Au-delà de quelques enjeux liés à la livraison de matériel ou l’accès aux stationnements pour les employés, une demande des commerçants de l’avenue Cartier et du boulevard René-Lévesque était récurrente lors de la séance d’information : prévisibilité.
Plusieurs auraient aimé savoir en détails les zones touchées par les prochains travaux en 2026, ainsi que les dates de chantier.
«La réalité, c’est qu’en général, que ce soit dans Montcalm ou ailleurs en ville, […] on se fait avertir à la dernière minute pour les travaux. […] C’est sûr que c’est difficile pour nous, c’est difficile de minimiser les impacts dans ce temps-là», affirme Martin Parrot, copropriétaire de Griendel, qui se réjouit néanmoins de la réalisation du tramway.
Même demande chez Guy Dubois, propriétaire de la boutique Un coin du monde.
«Comme marchand, mes commandes pour l’été, pour l’automne prochain, se font là. Si je sais que j’ai un impact majeur, je veux être capable de mesurer, de m’alléger la tâche un peu. […] J’imagine que les dates ou l’ampleur des travaux est déjà connu pour les secteurs impactés», s’interroge le commerçant de l’avenue Cartier.
Édouard Garneau, directeur adjoint affaires publiques chez CDPQ Infra, a rappelé lors des deux consultations que les travaux visent à déplacer les infrastructures souterraines et que le printemps 2026 est visé pour le boulevard René-Lévesque.
«Où exactement dans le boulevard René-Lévesque? À quel moment? Avec quelles méthodes d’interventions? Tout ce niveau de détail-là, c’est nécessaire d’avoir un fournisseur en réalisation pour venir confirmer ce niveau de détail-là», assure M. Garneau.
Les appels d’offre ont été lancés en 2025 et les fournisseurs seront sélectionnés au début de l’année 2026.
Finalement, le désir de prévisibilité était aussi présent chez Marie Langlois, directrice générale de la SDC Montcalm.
«Il ne faut pas oublier non plus que nous autres on a des gros événements. Ça, c’est planifié d’avance et on prend des contrats avec des gens. […] J’arrive au mois de juin, j’ai un marché aux puces. Si j’ai 25 000 personnes qui viennent au marché aux puces et que j’ai des travaux, ce n’est plus du tout la même réalité. J’ai beaucoup d’appréhensions pour l’année 2026», prévient Mme Langlois.
D’autres séances d’information en 2026
Lors de la séance destinée aux citoyens, Paul Mackey s’est interrogé sur l’absence de nouvelles consultations publiques sur l’aménagement du tramway depuis la reprise du projet par CDPQ Infra.
Édouard Garneau, de CDPQ Infra, a rappelé qu’une démarche de communications avait été mise en place dans les derniers mois avec des parties prenantes.
«Ce qui s’en vient, c’est vraiment une période de conception détaillée avec les différents fournisseurs, qui ne partent pas d’une page blanche. Ils partent de tout ce qui avait été élaboré en termes de conception de référence pour le projet. […] Cela inclut tout ce qui a été fait comme démarches, et il y en a eu des nombreuses, des démarches d’échanges et de consultation avec les communautés», ajoute M. Garneau.
Il rappelle notamment une consultation entourant l’aménagement de la station située près du Collège Saint-Charles-Garnier, en 2022.
«À part Saint-Charles-Garnier, il n’y a pas eu de consultation publique», critique M. Mackey.
Du côté de la 1re Avenue, dans Limoilou, une consultation publique se tenait le 27 novembre. Celle-ci portait sur un changement réglementaire à l’urbanisme, mais ne touchait pas la conception détaillée du projet. L’événement avait d’ailleurs laissé bien des citoyens sur leur faim.
Les travaux de réalisation du tramway doivent commencer en 2027, avec une mise en exploitation à partir de 2033.
La présentation détaillée des travaux est disponible à cette adresse : https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/participation-citoyenne/activites/fiche.aspx?IdProjet=961
Cet article bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.
Tramway : la circulation sur René-Lévesque sera « très différente », prévient Marchand
Le boulevard René-Lévesque sera interdit périodiquement à la circulation de transit en raison des travaux à venir pour le tramway. Les Métrobus seront réorientés sur la Grande Allée au printemps.
À partir de l’Université Laval jusqu’au Grand Théâtre, il va y avoir des travaux à travers trois grandes sections de ce tronçon-là qui vont se faire à différentes périodes, commencer à différentes périodes, a prévenu le maire Marchand.
Pendant ces phases de travaux, seule la circulation locale sera permise. Les Métrobus, qui circulent présentement sur René-Lévesque, seront réorientés sur la Grande Allée à partir du 21 mars. Les détails seront dévoilés par le Réseau de transport de la Capitale (RTC) mercredi.
Une fois que René-Lévesque est fermé, [la circulation] est-ouest, ouest-est ne se fera plus. Vous ne contournerez pas René-Lévesque pour après y revenir plus tard. La circulation sur René-Lévesque va être très, très différente, voire presque absente pour la circulation de transit.
Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec
Le maire de Québec prévient que la circulation sur le boulevard René-Lévesque sera « très, très différente » en 2026 avec l’intensification des travaux du tramway.
Le maire et son équipe ont dévoilé lundi le calendrier des travaux à venir.
Résumé
Les différentes entraves feront en sorte que les automobilistes en transit délaisseront d’eux-mêmes le boulevard, affirme Bruno Marchand. On n’aura pas besoin de mettre de policiers. La contrainte des travaux va faire en sorte que les gens vont la vivre. Les solutions qu’on va leur proposer vont nécessairement être les plus faciles. Le temps gagné va être d’une évidence, croit le maire.
Cases de stationnement
Les cases de stationnements qui longent le boulevard devraient également être enlevées graduellement, avance Marc des Rivières, directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente de la Ville de Québec. Le retrait des stationnements va venir au moment où la Caisse va nous faire signe et nous dire : ‘‘Je suis prêt[e] à réaliser des travaux’’, explique le directeur.
Ce qu’on va souhaiter d’ici ce temps-là, c’est de rencontrer les citoyens, que l’on convient avec eux quelle serait la meilleure stratégie à mettre en œuvre pour réorganiser le stationnement dans le quartier, affirme Marc des Rivières.
Prévenir plutôt que guérir
On pourra pas passer sur les heures de pointe la même quantité de gens en enlevant des artères disponibles, notamment comme René-Lévesque, ça va avoir des effets, avertit Bruno Marchand.
C’est pourquoi il décide de dévoiler le calendrier en plein mois de janvier. On est plus de deux mois avant l’intensification des travaux et on veut dire aux citoyens : oui, ça s’en vient, oui, il y aura des effets. On va essayer de vous accompagner le mieux possible, ajoute le premier magistrat.
Il assure toutefois qu’il n’y aura pas de retour en arrière à ce stade-ci du projet. Il y a une chose qui est sûre, contrairement à d’autres travaux où on ouvre une rue et on la construit, dans ce cas ci, il n’y aura pas de retour en arrière au sens où nous transformons la ville pour le mieux, pour moins de congestion.
Des entraves majeures à Québec pour les travaux du tramway en 2026
Les résidents de Québec se buteront à plusieurs entraves majeures dès le 1er avril en raison des travaux préparatoires sur le tramway.
Rues fermées, retraits d’espaces de stationnements, congestion et seront notamment au rendez-vous sur une grande partie du tracé de 19 km.
Un reportage de Mathieu Boivin.
Tramway : la circulation sur René-Lévesque sera « très différente », prévient Marchand
Le maire et son équipe ont dévoilé lundi le calendrier des travaux à venir. Les détails avec Marie-Pier Mercier.
La Ville de Québec détaille les principaux travaux à venir pour la construction du réseau de tramway en 2026. En lançant plusieurs chantiers en même temps pour une mise en service en 2033, elle appréhende une augmentation des temps de déplacement aux heures de pointe. Certains trajets d’autobus seront aussi déroutés, notamment sur les boulevards René-Lévesque et Laurier.
Les travaux préparatoires menés par la Ville s’intensifieront à partir d’avril 2026, a annoncé la Ville lundi. Le calendrier des travaux est le fruit d’un imposant travail de collaboration entre la Ville, responsable des travaux préparatoires, et CDPQ Infra.
Le secteur entre les pôles Chaudière et Saint-Roch sera au cœur de la prochaine saison de chantiers.
[…]
Des commerçants du boulevard René-Lévesque trouvent tardif le dévoilement d’informations concernant le calendrier des travaux préparatoires du tramway. Ils demandent plus de prévisibilité.
L’annonce concernant les travaux prévus en 2026 par le maire Bruno Marchand et son équipe a laissé Martin Parrot sur son appétit.
« Ce qui a été annoncé hier, ce n’est pas des détails, c’est trop flou en fait. Ça ne nous permet pas de nous préparer adéquatement, ça ne nous permet pas de savoir à quoi on va s’attendre », croit le copropriétaire de la brasserie artisanale Griendel.
[…]
Chantiers du tramway : 75 % des parcours du RTC seront touchés
Création d’une nouvelle ligne de métrobus, modification de 75 % des trajets et ajustements du service : les mesures de mitigation proposées par la Ville pour aider les citoyens lors des travaux du tramway modifieront considérablement les habitudes de déplacement.
La Ville de Québec a dévoilé 30 mesures de mitigation pour tenter de faciliter la vie des gens lors des travaux, même si elle prévient que les déplacements seront considérablement transformés.
À ce stade-ci, nous avons retourné toutes les pierres possibles pour arriver de faire en sorte d’être prêts aux conséquences de ce chantier-là. Maintenant, je n’ai pas la prétention de penser qu’on va être parfaits, a lancé le maire de Québec, mercredi.
Parmi les mesures, les changements apportés aux trajets des autobus du RTC sont les plus notables.
Les Métrobus 800 et 801, le cœur du réseau, continueront de desservir la colline Parlementaire, mais leur trajet sera modifié pour se terminer dans le secteur du Grand Théâtre. Les parcours ne se rendront plus jusqu’au terminus Marly, qui sera maintenant desservi par le trajet 805.
Photo : Ville de Québec
À terme, 100 % des trajets des services Métrobus, eXpress et Couche-tard seront touchés, de même qu’environ 40 % des parcours réguliers leBus.
Au total, pas moins de 75 % des trajets seront touchés pour compenser les fermetures de tronçons, notamment sur les boulevards Laurier et René-Lévesque ainsi que sur le chemin des Quatre-Bourgeois.
Avec les mesures de mitigation, le temps moyen de déplacement en voiture entre la colline Parlementaire et l’Université Laval devrait atteindre 36 minutes, évalue la Ville, soit le double qu’actuellement.
Sans ces changements, ce temps moyen de déplacement serait toutefois passé de 18 à 52 minutes.
Résumé
55 parcours touchés dès le printemps
Cinquante-cinq parcours seront touchés dès le printemps 2026. Ainsi, 25 autobus et 25 chauffeurs seront ajoutés au réseau.
Toujours en 2026, 500 vélos du service àVélo et 16 stations seront ajoutés dans la zone à proximité des chantiers pour aider les citoyens touchés par les changements.
La Ville de Québec prévoit bonifier le service àVélo à l’été 2026 pour atténuer les tracas liés aux changements de trajet des autobus du RTC. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Mesures phares du RTC pendant les travaux :
- Création d’une ligne de Métrobus 805 pour remplacer partiellement les parcours 800 et 801
- Service Métrobus sur le boulevard René-Lévesque détourné sur la Grande Allée avec voies réservées
- Redéploiement sur le boulevard Hochelaga de Métrobus avec voies réservées et feux prioritaires
- Détours de parcours sur les boulevards Laurier et Pie-XII ainsi que sur le viaduc Henri-IV pour les parcours 807 et 804
- Fusions, abolitions et ajustements des parcours eXpress et des parcours réguliers
Les trajets 800 et 801 amputés, place au 805
À partir du printemps, les Métrobus 800 et 801, le cœur du réseau, continueront à desservir la colline Parlementaire, mais leur trajet sera modifié pour se terminer dans le secteur du Grand Théâtre de Québec. Les parcours ne se rendront plus jusqu’au terminus de Marly.
Pour se déplacer plus loin dans le secteur de Sainte-Foy, les usagers pourront correspondre avec le nouveau Métrobus 805, qui assurera la desserte de la Grande Allée jusqu’au terminus de Marly. Le RTC évalue que ce changement devrait mener à une augmentation moyenne de sept minutes des temps de déplacement entre ces deux points lors des heures de pointe.
Le trajet 805 reliera le terminus du parc Victoria, dans la Basse-Ville, à la Pointe-de-Sainte-Foy. Il circulera sur la Grande Allée jusqu’à la Cité-Universitaire, le boulevard Hochelaga, la route de l’Église et le chemin des Quatre-Bourgeois.
Le RTC assure que ces changements permettront d’assurer la fiabilité du service Métrobus, qui touche le tiers des usagers.
Augmentation et ajustement de l’aide aux commerçants
La Ville assure que les zones commerciales demeureront accessibles pendant toute la durée des travaux. De la signalisation sera installée pour informer les consommateurs le long du tracé.
L’aide financière aux commerçants qui subiront les conséquences des chantiers sera bonifiée d’une somme de 35 M$ sur sept ans. L’aide maximale sera de 30 000 $ par année pour chaque commerçant.
Des commerçants de la rue Saint-Vallier ont eu accès à des programmes d’aide pour compenser leur perte d’achalandage durant les travaux. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Raphaël Beaumont-Drouin
Lorsque les dates des chantiers seront connues, des secteurs d’intervention et d’influence seront annoncés pour les commerces admissibles.
Une aide pouvant aller jusqu’à 30 000 $ pourra aussi être octroyée pour un regroupement de commerçants autres que les sociétés de développement commercial.
Un guichet unique aux commerçants, soit un numéro de téléphone et une adresse courriel disponibles, sera accessible à partir du 1er avril.
Autres mesures de mitigation :
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Ajustement des règles de stationnement
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Meilleure gestion des intersections
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Ajustement des limites de vitesse dans les quartiers
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Gestion des itinéraires de camionnage
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Maintien des accès aux zones commerciales ainsi qu’ajout d’affichage et de signalisation sur les sites
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Tournées dans les secteurs à la rencontre des citoyens
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Félix Morrissette-Beaulieu (Consulter le profil)

Félix Morrissette-Beaulieu
Entraves majeures à Québec: le maire admet que les travaux du tramway comportent «des risques»
Les nombreux travaux à venir pour préparer la venue du tramway comportent certains risques, admet Bruno Marchand. C’est pourquoi le maire de Québec estime qu’il était important de prévenir la population dès janvier.
«On fait tout pour que ce soit le plus fluide possible malgré les entraves», a soutenu M. Marchand mercredi en entrevue avec Mathieu Boivin de Noovo Info.
damn je m’attendais à 30-40%, pas 75!
If anything, this shows how much the tramway is needed, considering so many buses are already using the corridor.
La Ville de Québec cherche un entrepreneur pour réaliser d’«importants travaux» liés au tramway dans le secteur de la rue Mendel, près du IKEA. Un appel d’offres a été lancé jeudi.
Le chantier sera situé dans le secteur de la rue Mendel, où le Centre d’exploitation et d’entretien du tramway sera érigé.
L’octroi du contrat est prévu pour avril 2026 et le début des travaux est attendu dès le mois de mai, indique la Ville de Québec, par communiqué.
Le mandat comprend la construction d’une montée en remblai reliant les boulevards de la Chaudière et du Versant-Nord ainsi que d’un pont d’étagement au-dessus de la voie ferrée appartenant au Canadian National (CN).
[…]
Le député fédéral de Beauport—Limoilou Steeve Lavoie a dû se rétracter jeudi, après avoir faussement avancé que le coût du projet de tramway s’élevait désormais à 13 milliards de dollars.
«Je souhaite apporter une correction à une information que j’ai partagée plus tôt concernant le projet de tramway de Québec. Les chiffres avancés étaient inexacts et j’en assume l’entière responsabilité», s’est corrigé le député libéral dans une déclaration écrite au Soleil.
Lors de travaux parlementaires à la Chambre des communes un peu plus tôt, Steeve Lavoie avait déclaré que le coût du tramway de Québec atteignait à ce jour les 13 milliards de dollars.
[…]
On ne peut pas faire d’omelettes sans casser d’oeufs ![]()
Lorsqu’il regarde comment s’est déroulée la construction de lignes de tramway ailleurs dans le monde, le chef de l’opposition municipale fait un constat: les commerçants ont souvent «fait les frais» des chantiers. Et il craint que l’histoire ne se répète à Québec.
À quelques semaines de l’accélération planifiée des chantiers du tramway, Stéphane Lachance lève un drapeau rouge.
«Le constat, c’est que ce type de moyen [de transport] qu’on a choisi, ça va avoir un impact sur la vie des citoyens et des commerçants», avance le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Québec.
Stéphane Lachance cite le risque de voir des boutiques, restaurants et autres commerces mettre la clé sous la porte à cause des chantiers qui se déploieront le long du tracé de 19 kilomètres.
[…]
C’est sûr qu’il y aura un impact temporaire sur les commerces comme dans tous les chantiers urbains, notamment ceux qui prennent place sur des artères principales.
D’un autre côté le chantier aura à terme un impact positif, d’abord en facilitant la mobilité à Québec. Ensuite en permettant une certaine densification du territoire environnant et probablement davantage de commerces et de services partout où ce sera possible.
Pour les quartiers traversés c’est la population riveraine qui en profitera davantage autant pour des déplacements plus rapides et plus efficaces, pour plus de nouveaux logements le long du parcours, sans oublier une forme d’apaisement de la circulation locale et une meilleure qualité de l’air dans tous les secteurs concernés.
Comme le tram est un projet structurant, on peut s’attendre à beaucoup d’investissements publics et privés, pas seulement en infrastructures neuves, mais aussi en habitation, bureaux et autres services. Ainsi les finances de la Ville en profiteront grâce à un apport significatif de nouveaux revenus en plus du foncier.


















