Québec va avoir une liaison en transport en commun 5 étoiles avec son IKEA. C’est un club select de villes qui peuvent se targuer de ça, même en Europe c’est assez rare !
Tramway : l’abattage d’arbres sur René-Lévesque dès le printemps?
Les travaux d’abattage d’arbres le long du corridor du projet de tramway pourraient commencer dès la mi-avril, selon des documents d’appel d’offres consultés par Radio-Canada.
Le comité exécutif de la Ville de Québec vient d’octroyer le contrat à l’entreprise Asplundh Canada, dont les bureaux se trouvent à Terrebonne. Les travaux ont été commandés par le service de la foresterie urbaine et de l’horticulture de la Ville de Québec, sur le site d’appel d’offres du gouvernement du Québec.
L’entreprise réalisera l’abattage nécessaire des arbres le long du parcours de 19 km du tramway au coût de 2,8 millions de dollars. Ce sont environ 1500 arbres qui devraient disparaître du paysage dans les prochaines années.
Des arbres seront abattus sur le boulevard René-Lévesque dans le cadre du projet de tramway.
Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère
Dans le document d’appel d’offres, on peut lire que, dans les secteurs de Montcalm et de Saint-Sacrement, le démarrage de travaux se situe dans la semaine débutant le dimanche 19 avril. Le document ne donne cependant pas d’informations détaillées sur le nombre d’arbres touchés.
Résumé
Les travaux préparatoires qui seront lancés au printemps incluent des travaux d’excavation. C’est lors de cette étape que les racines des arbres risquent d’être touchées et endommagées.
La Ville de Québec refuse de confirmer que les premiers arbres seront coupés en avril. À ce stade, nous n’avons pas de précisions supplémentaires à offrir en ce qui concerne le calendrier des travaux, précise-t-on par courriel.
La Ville s’engage à communiquer les informations dès que possible, reconnaissant qu’il y a un intérêt vraiment élevé pour la question des arbres.
Pas dit explicitement
L’abattage des arbres est une surprise pour le coprésident du conseil de quartier Montcalm, Mathis Gagnon. Il ne croyait pas que les arbres seraient coupés durant la phase préparatoire des travaux. Ça nous prend de court, reconnait-il en entrevue à Radio-Canada. Je pensais que l’abattage allait se faire plus tard, dans un an.
Mathis Gagnon a bien suivi les conférences de presse de l’administration Marchand, le mois dernier, sur le projet de tramway. La Ville a annoncé les chantiers pour l’année en cours, sans jamais évoquer la coupe d’arbres. Ça aurait dû être communiqué, plaide-t-il. Ça n’a pas été dit explicitement.
Le conseil de quartier Moncalm est en faveur du projet, mais le coprésident rappelle que le dossier des arbres est particulièrement sensible. Il déplore d’avoir appris les informations par les médias. Il y a beaucoup de personnes qui sont moins favorables au projet. De l’apprendre de cette façon-là, ce n’est pas la bonne façon.
Il y a un effort, mais on s’attendrait à avoir un niveau supérieur de communication et d’information.
Une citation de Mathis Gagnon, coprésident, conseil de quartier Montcalm
Même son de cloche du côté du conseil de quartier Saint-Sacrement. Il faut en parler, déplore le président, Bertrand Gemme, qui estime que la Ville a raté une belle occasion d’être transparente. Quand c’est rendu que des citoyens mettent des noms sur leurs arbres pour les sauver, je crois que c’est un dossier très sensible dans la population.
Le dossier des arbres a fait maintes fois les manchettes dans les dernières années. Des citoyens riverains se sont battus pour éviter l’abattage des arbres. Bertrand Gemme espère que la Ville ne tardera pas à donner plus d’informations.
Marchand contre-attaque sur le tramway
Maquette de l’intérieur du tramway de Québec (Ville de Québec)
LE CONSEIL EN BREF / Critiqué une nouvelle fois par l’opposition dans le dossier du tramway, le maire Bruno Marchand a contre-attaqué, mardi, avant son entrée au conseil municipal.
«Manque de crédibilité» sur les arbres
D’abord au sujet des arbres qui devront être abattus tout au long du tracé du futur tramway — pour lesquels l’opposition officielle s’est inquiétée lundi d’un «désastre écologique» annoncé — le maire de Québec a reproché un «manque de crédibilité» à ses adversaires.
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En campagne électorale, «[le parti] disait: ‘’on va aller dans le nord, couper des boisés, pour ouvrir des quartiers de maisons à faible densité’'», a rappelé Bruno Marchand.
Respect citoyens proposait un élargissement du périmètre d’urbanisation «en montagne et à proximité des cours d’eau» pour y faire du développement résidentiel «à ultra-faible densité avec la préservation de 60 % du territoire naturel».
«On ne nous a jamais dit combien d’arbres ils étaient prêts à couper.»
— Bruno Marchand, maire de Québec
S’il ne nie pas l’impact de la construction du tramway sur la canopée, il réitère l’intention de son administration de replanter 20 arbres par arbre dont la coupe est inévitable.
Résumé
Le nombre d’arbres à abattre est chiffré à 1500 le long des 19 kilomètres de tracé. À ce jour, plus de 15 000 arbres ont déjà été plantés en compensation.
«À terme, on va avoir encore plus de verdure», promet-il.
Il est prévu que les interventions arboricoles se déroulent jusqu’en 2028. Mais la séquence des travaux reste encore à être précisée, nuance M. Marchand.
«On n’a jamais pensé cacher ça, s’est-il défendu. Je n’ai pas manqué de sensibilité. C’est moi qui pousse pour qu’on fasse de la communication proactive comme on n’en a jamais fait».
Financement «béton» pour le tramway
Alors que le parti politique dirigé par Stéphane Lachance continue de s’inquiéter du bouclage du financement du projet de tramway et de la concrétisation des contributions promises par les gouvernements du Québec et du Canada, le maire Bruno Marchand a réitéré mardi avant son entrée au conseil municipal avoir l’«assurance» que les sommes nécessaires seront au rendez-vous.
La veille, son cabinet répétait que le premier ministre François Legault et le ministre [des Transports] Jonatan Julien l’avaient eux-mêmes réaffirmé à «plusieurs reprises».
«Personne ne remet ça en question», a insisté M. Marchand.
Il est d’ailleurs «signé béton» dans les ententes pour le projet de tramway avec le gouvernement du Québec et CDPQ Infra, que la part à assumer par la Ville de Québec ne dépasserait jamais 750 millions de dollars.
«L’opposition, c’est la seule prise qu’elle a. Elle le sait que le projet avance, elle essaie juste de trouver une prise quelque part. Son travail, c’est de dire qu’il y a un doute», accuse-t-il.
«Ne vous laissez pas emberlificoter par ça: il n’y a pas de doute.»
— Bruno Marchand, maire de Québec
Quant aux propos que le chef de l’opposition attribue au ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, lorsqu’il affirme que le gouvernement provincial n’avait pas l’intention d’éponger un éventuel manque, si Ottawa ne remplit pas sa promesse de payer 40 % de la facture, le maire de Québec les balaie.
«On ne va pas discuter de ce qu’aurait dit M. Simard à M. Lachance pendant qu’on n’était pas là. À quelqu’un qui a une oreille sensible juste à entendre la moitié de ce qui est dit parce qu’il a un agenda. Les discussions que j’ai avec M. Simard et avec l’ensemble du gouvernement sont toujours cohérentes et concordantes», a-t-il assuré.
Station de tramway au Grand Théâtre : le maire Marchand ferme la porte
Dans le tracé actuel du tramway, les deux stations les plus proches du Grand Théâtre sont situées sur l’avenue Cartier et la colline Parlementaire, soit à quelques centaines de mètres de l’établissement. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard
Malgré les inquiétudes du Grand Théâtre de Québec, le maire ferme la porte à l’ajout d’une station de tramway plus près de l’établissement culturel.
Dans le tracé actuel du tramway, les deux stations les plus proches du Grand Théâtre sont situées sur l’avenue Cartier et la colline Parlementaire, soit à quelques centaines de mètres de l’établissement.
Bruno Marchand a fermé la porte à l’ajout d’une station qui pourrait desservir directement l’institution culturelle.
"Ça n’arrivera pas. Le tracé, il est celui-là. Les stations sont à ces endroits-là. Repartir en conception-référence pour placer une " station dans une trémie, c’est se donner malheureusement une responsabilité qui fait en sorte qu’on peut décaler le projet qui peut ramener un paquet de questionnement, un travail qui est déjà et qui est prêt à partir, a prévenu le maire Marchand, mardi.
Il n’y aura pas de mouvement aux stations qui sont présentées. Il n’y aura pas de mouvement au tracé qui est présenté. On avance et on va le livrer.
Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec
Des aménagements conviviaux à prévoir?
Le maire de Québec ajoute qu’il est sensible aux préoccupations du Grand Théâtre et se dit ouvert à trouver des voies de passage.
“Le parc de l’Amérique-Française, qui va être en face, devra être rénové à la suite des constructions de tramway. On verra ce qu’on peut faire pour faire en sorte que les gens qui débarqueront à la station de la colline Parlementaire puissent se rendre au Grand Théâtre sous des formes qui seront conviviales, intéressantes, peut-être protégées des intempéries. À voir. On a aucune idée, présentement, qu’est-ce que ça peut être.”
“On sera sensible à voir avec le Grand Théâtre ce qu’on peut faire, mais il n’y aura pas de mouvement de stations, rien de nouveau qui va s’ajouter”, conclut le premier magistrat.
TramCité : la Ville précise ses travaux et l’abattage d’arbres à l’ouest de l’UL
Résumé
La Ville de Québec dévoile un calendrier plus précis des travaux à venir dans le dossier du tramway dans l’ouest de la ville, entre le secteur de Chaudière et l’Université Laval. Environ 70 arbres seront abattus dans le corridor Pie-XII à partir de la fin mars. Sur le chemin des Quatre-Bourgeois, les travaux préparatoires vont débuter le 13 avril et vont s’échelonner jusqu’en 2028.
Le maire de Québec et ses équipes ont dévoilé davantage d’informations mardi en lien avec ses travaux préparatoires.
Les échéanciers concernent particulièrement le secteur de Chaudière et le plateau de Sainte-Foy, dans l’ouest de la ville. Des changements pourraient être apportés advenant des délais de conception ou d’approvisionnement, ou selon l’obtention des autorisations environnementales.
Dans le cas du chemin des Quatre-Bourgeois, les travaux vont s’échelonner jusqu’en 2028, prévient le chef du bureau de projet du tramway, Daniel Genest.
Dates à retenir
À proximité de la rue Mendel
- Travaux de foresterie anticipés dès le 30 mars
- Travaux préparatoires anticipés dès le 13 avril
Dans la montée Mendel
- Travaux de foresterie en cours et d’autres anticipés dès le 27 avril
- Travaux préparatoires anticipés dès le 11 mai
Dans le corridor d’énergie Pie-XII
- Travaux de foresterie anticipés dès le 30 mars
- Travaux préparatoires anticipés dès le 13 avril
Secteur du Plateau de Sainte-Foy
- Sur le chemin des Quatre-Bourgeois (Pie-XII à Duplessis)
- Travaux de foresterie anticipés dès le 6 avril
- Travaux préparatoires anticipés dès le 20 avril
Sur le boulevard Laurier
- Travaux de foresterie anticipés dès le 27 avril
- Travaux préparatoires anticipés dès le 30 mars
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Environ 70 arbres abattus dans le corridor Pie-XII à la fin mars
Mardi, la Ville a mis l’accent sur la protection des arbres lors des travaux à venir dans le secteur ouest.
L’administration, avant d’abattre un arbre, assure qu’elle va prioriser la transplantation, l’élagage et l’instauration d’une zone de protection.
134 arbres devront toutefois être abattus pour laisser place à des infrastructures dans le secteur ouest des travaux. La majorité, près de 70, sera abattue dans le corridor du boulevard Pie-XII, et ce, à partir du 30 mars.
Une quarantaine devront aussi l’être dans le secteur du chemin Quatre-Bourgeois et du boulevard Laurier à partir du mois d’avril. Soit par élagage, transplantation ou en bénéficiant d’une zone de protection, 255 arbres seront protégés. La Ville ajoute toutefois que 50 d’entre eux sont à risque d’abattage.
Le but, c’est d’atteindre le minimum d’arbres coupés, rappelle Bruno Marchand. Pour chaque arbre abattu, 20 seront plantés. Selon moi, il n’y a pas grand projets au Québec qui ont ce ratio de compensation là.
Au total, près de 6000 arbres seront touchés par les travaux du tramway. Jusqu’ici, 400 arbres ont été abattus. Environ 1000 autres restent à abattre, indique l’administration Marchand.
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Excavatrices et tronçonneuses arriveront avec les bourgeons cette année à Québec. Les travaux pour préparer la mise en place du tramway prendront leur vitesse de croisière avec la venue du printemps dans plusieurs secteurs de la capitale, selon un calendrier qui se précise sur près de la moitié du tracé de 19 km.
À l’ouest du parcours, entre les pôles Le Gendre et Sainte-Foy, le chantier doit se mettre en branle dès la fin mars, selon un échéancier préliminaire présenté mardi par la Ville de Québec. Il demeurera en place, selon les cas, jusqu’à l’automne 2027, voire jusqu’à l’été 2028.
Le calendrier est encore susceptible de changer « en fonction des contracteurs qui seront engagés », a expliqué le maire Bruno Marchand.
[…]
Les résidents de Saint-Jean-Baptiste en quête d’informations sur le tunnel du tramway
Réunis lundi en conseil de quartier, des citoyens de Saint-Jean-Baptiste ont exprimé leurs inquiétudes concernant le tunnel du futur tramway qui doit passer sous une partie du secteur. Si les craintes liées aux vibrations sont bien présentes, c’est surtout le manque d’informations détaillées transmises jusqu’ici qui alimente les préoccupations.
Le boulevard René-Lévesque Est.
Crédit photo: archives Monsaintjean (Simon Bélanger)
Rappelons que le tunnel relève de CDPQ Infra, maître d’œuvre du projet de tramway. La Ville affirme partager les données dont elle dispose, mais plusieurs résidents estiment que des éléments essentiels demeurent inconnus, notamment la profondeur exacte sous certaines propriétés et la méthode de construction retenue.
Un tunnel nécessaire pour atténuer la pente
La conseillère Mélissa Coulombe-Leduc a présenté aux personnes présentes les informations disponibles. Elle a rappelé que le tracé retenu sous Saint-Jean-Baptiste est le même depuis 2020.
« Une portion de ce tunnel se trouvera en effet sous le quartier. On sait que le tramway va entrer dans le cap à la hauteur du parc Jean-Paul-L’Allier, puis suivre la côte d’Abraham et Honoré-Mercier, pour passer sous René-Lévesque jusqu’à la hauteur du Grand Théâtre », a déclaré l’élue de Cap-aux-Diamants.
« La raison pour laquelle il y aura un tunnel dans Saint-Jean-Baptiste est pour atténuer la pente, parce qu’au-delà d’un certain pourcentage (de pente), c’est plus difficile pour un tramway que si on le faisait hors-terre. »
Toujours selon Mme Coulombe-Leduc, « il est commun qu’un tunnel soit construit sous des immeubles ».
« Ces ouvrages sont conçus en tenant compte de l’environnement dans lequel ils s’insèrent. Il existe des techniques d’excavation, la méthode de construction du tunnel n’est pas encore fixée, mais ça pourrait être par excavation. »
L’appel d’offres pour sélectionner le partenaire en ingénierie est toujours en cours, mais d’après Mme Coulombe-Leduc, il s’agirait d’une « question de jours ».
Les travaux ne débuteront pas cette année, puisque des études préalables sont encore nécessaires.
Résumé
Enfin, l’élue du secteur a ajouté que la Ville respectera les seuils vibratoires en vigueur pour limiter l’impact sur les bâtiments existants.
Des inquiétudes pour les bâtiments anciens
Dans ce quartier composé en grande partie d’immeubles anciens aux fondations de pierre, la question des vibrations suscite de grandes préoccupations. Un résident a indiqué que le tunnel pourrait passer à moins de 15 ou 20 mètres sous certaines résidences, notamment près de la rue Saint-Augustin.
« Plusieurs propriétaires dans ma rue, dont moi, n’avons pas reçu d’informations formelles sur le tracé exact, la profondeur du tunnel ou les impacts potentiels sur nos bâtiments. Une meilleure communication en amont serait souhaitable afin d’éviter toute mauvaise surprise. »
Il a précisé qu’il ne s’oppose pas au projet, mais qu’il souhaite obtenir des garanties avant le début des travaux. D’autres citoyens ont évoqué les impacts possibles sur l’intégrité des bâtiments et sur la valeur des propriétés.
CDPQ Infra, un interlocuteur avare de commentaires
Au-delà des aspects techniques, plusieurs interventions ont souligné la difficulté pour les résidents d’obtenir des informations précises de la part de la CDPQ Infra sur les mesures d’atténuation prévues ou encore sur la gestion des déblais d’excavation.
Les citoyens peuvent poser leurs questions au Bureau pivot via le 311, qui les transmet aux instances concernées (CDPQ Infra). Or, selon les avis exprimés durant le conseil de quartier, ce mécanisme reste indirect et ne permet pas d’échanges concrets avec le maître d’œuvre.
En fin de la séance, le conseil de quartier de Saint-Jean-Baptiste a adopté une résolution pour demander à la Ville et à CDPQ Infra de prendre toutes les mesures nécessaires pour limiter les vibrations pendant la construction, d’inclure les mesures d’atténuation dès la rédaction des contrats et surtout, d’informer formellement et de manière continue les résidents avant le début des travaux de creusement.
Bien que certaines informations du maître d’œuvre restent partielles, la Ville de Québec a fait le point mardi concernant la planification des travaux préparatoires du tramway.
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Le quartier Saint-Roch, épicentre de la crise de l’itinérance à Québec, attend l’« électrochoc » promis en campagne électorale par le maire Bruno Marchand. Ce plan de relance ambitieux, prévu dans le prochain mois, devra toutefois cohabiter avec les pelleteuses, les cônes orange et les entraves à la circulation qui ouvriront la voie du tramway. Dans l’attente du plus important chantier dans l’histoire de Québec, Saint-Roch oscille entre l’espoir d’un nouveau départ et la crainte de voir des rues éventrées l’étouffer.
Le printemps n’amènera pas que les bourgeons et les beaux jours cette année dans la capitale : il marquera aussi le coup d’envoi d’un chantier d’une ampleur inédite dans son histoire, qui prendra racine sur la presque totalité du tracé du tramway et modifiera durablement les habitudes de circulation d’une ville charpentée pour l’automobile.
Selon l’échéancier préliminaire soumis par la Ville, Saint-Roch commencera à goûter aux travaux dans la seconde moitié de 2026. Ce secteur de la Basse-Ville, flanqué par trois accès autoroutiers, doit déjà composer avec la crise du logement, un taux d’inoccupation commerciale chiffré à 17,8 % et une hausse visible de l’itinérance et de la toxicomanie depuis la pandémie.
Ce cocktail braque déjà une lumière médiatique peu flatteuse sur le quartier. À ces turbulences s’ajoutera bientôt un immense chantier qui bouleversera entre autres la circulation dans les rues Dorchester et de la Couronne, les deux principales artères qui traversent Saint-Roch dans l’axe nord-sud.
[…]
Malgré les inconvénients ponctuels importants, le tramway est ce qui pouvait arriver de mieux à la vielle capitale et particulièrement au quartier St-Roch, qui voit l’opportunité d’un développement majeur de son économie et de son territoire. D’ailleurs une des stations majeures du réseau arrivera au pied de la côte d’Abraham en plein coeur du quartier central de Québec, où plusieurs lignes de bus convergeront éventuellement.
C’est sans aucun doute une véritable révolution du transport en commun qui s’amorce cette année. Cette dernière bouleversera la mobilité de la ville avec des inconvénients temporaires, mais ce sera pour le mieux une fois l’ensemble des travaux réalisés.
On a donc pas finit d’en parler, tandis que de mon côté j’essaierai de nourrir les fils de discussions avec notamment des photos à l’appui aussitôt le printemps arrivé.
Les travaux préparatoires du tramway au centre-ville de Québec risquent de compliquer l’été des restaurateurs de la Grande Allée. L’artère ne pourra pas accueillir de terrasses supplémentaires pendant la saison estivale, de quoi plomber les revenus des commerçants.
En raison des travaux sur le boulevard René-Lévesque, la circulation sera redirigée vers la Grande Allée dès ce printemps. La rue passera donc de deux à quatre voies routières. Pendant la période la plus faste de l’année pour les commerçants, les terrasses qui apparaissent habituellement le long des trottoirs ne pourront pas être installées, faute de place.
[…]
Il faut dire qu’en principe les travaux sur René-Lévesque dureront l’année 2026, après la circulation sur l’artère devrait redevenir plus fluide, parce que la Ville ne veut pas perturber plus que nécessaire le trafic et le commerce dans la haute-ville.
Reportage vidéo au Téléjournal de Québec
Travaux du tramway : des pertes importantes pour des restaurateurs de la Grande Allée
L’artère ne pourra pas accueillir de terrasses supplémentaires cet été en raison des travaux du tramway. Le reportage de Jérémie Camirand.
On parle maintenant de permettre l’ouverture de terrasses en cour arrière pour compenser, en changeant le règlement à cet effet. Histoire à suivre…
Marchand «ouvert à tout» pour accommoder les restaurateurs de Grande Allée
Le maire de Québec veut «trouver des solutions» rapidement pour venir en aide aux commerçants de Grande Allée, préoccupés par les pertes financières causées par le mégachantier du tramway.
Résumé
Presque toutes les solutions sont sur la table pour venir en aide aux restaurateurs de la Haute Ville touchés par les travaux du tramway, a assuré Bruno Marchand, mercredi, lors d’un point de presse.
À sa sortie d’une visite des bureaux de la clinique La valise aux merveilles, dans Charlesbourg, le maire de Québec s’est montré ouvert à permettre l’installation de terrasse en cour arrière, pour pallier les pertes engendrées par le chantier.
Plus tôt cette semaine, des restaurateurs du secteur de la Grande Allée se sont dits inquiets des répercussions que pourraient avoir les travaux préparatoires du tramway sur leur capacité à accueillir un nombre satisfaisant de clients.
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Dès ce printemps, les travaux entrepris sur René-Lévesque se feront sentir sur la Grande Allée, qui passera de deux à quatre voies routières. Face à cette mesure, les restaurateurs de l’artère touristique devront faire une croix sur leur terrasse habituelle, faute de place. De quoi plomber leurs revenus, en pleine saison estivale.
«On va trouver des solutions», a toutefois assuré Bruno Marchand.
«Et pas des solutions qui vont se mettre en place dans quelques mois. On va répondre avec leurs impératifs et trouver des solutions rapidement pour que, quand viennent les beaux jours, ils puissent avoir des terrasses dans d’autres lieux.»
L’élu n’a pas non plus fermé la porte à permettre le déploiement de terrasses en soirée, comme l’ont proposé certains commerçants. «Pourquoi ne pas l’évaluer? Moi, je suis ouvert à tout ce qui peut faire en sorte qu’on soit agile», a-t-il laissé savoir.
Face au mégachantier du tramway, il est «normal» d’être contraint à une certaine réorganisation, juge le maire Marchand. Toutefois, il insiste: la Ville doit s’assurer de rester proactive en plus de s’adapter aux nouvelles réalités des propriétaires de commerces. «Je m’attends à ce qu’on soit agile et qu’on trouve des solutions avec eux.»
Bien qu’il convienne que toutes les alternatives ne soient pas envisageables, Bruno Marchand souhaite apaiser les maux de tête des restaurateurs dès «les prochaines semaines». «Il faut arriver à un constat pour leur donner cet air important.»
Le maire de Québec se rendra dans les prochains jours en Alberta pour apprendre les meilleures pratiques entourant la construction de projets structurants. Même si l’Alberta est la province du pétrole au Canada, ses deux plus grandes villes ont un système de train léger depuis longtemps auquel on ajoute, encore aujourd’hui, des phases supplémentaires.
Pour sa première mission depuis sa réélection en novembre, Bruno Marchand s’envolera lundi pour découvrir les systèmes de train léger d’Edmonton et de Calgary. L’Alberta est en avance sur le Québec pour le développement de réseaux structurants de transport collectif. « C’est vraiment étonnant », reconnaît le maire de Québec, en entrevue à Radio-Canada.
[…]
Intéressant, surtout pour la comparaison avec la Valley Line d’Edmonton. Mais pour le reste, je doute de l’intérêt de la comparaison car c’est des systèmes de LRT et non de tramway à la française, comme Québec a toujours voulu faire.



