Je parle de ma carrière professionnelle à temps plein et non de ma carrière politique à temps partiel ![]()
Merci de préciser, je trouvais étrange qu’on laisse un fonctionnaire travailler n’importe et n’avoir aucun liens avec le terrain
Je ne sais pas quel est le nombre minimal de jours en présentiel pour les cols blancs, mais je sais qu’il y a au moins une journée précise où le présentiel est obligatoire et toutes les réunions se tiennent cette journée là. C’est au choix de la direction du département.
J’aimerais mieux cette formule-là que de laisser l’employé déterminer quels jours il est au bureau et se retrouver seul à faire du Teams au bureau pendant que les collègues sont chez eux ![]()
Je sais de source sûre qu’à la Ville de Montréal, c’est 2 jours obligatoires au bureau pour les professionnels et la majorité des cols blancs. Certaines catégories d’emplois de cols blancs qui doivent aller sur le terrain (inspecteur à la réglementation, etc) c’est minimum 4 il me semble.
Dans certains ministères fédéraux c’est encore courant le 100% télétravail!
Si la nature des opérations ne demande pas d’être présent pour réaliser le travail, le présentiel régulier n’a pas sa raison d’être. Les gens peuvent collaborer à distance. Comme ils l’ont toujours fait avec les collègues des bureaux d’autres villes. C’est encore plus faisable avec les technologies d’aujourd’hui. Les histoires genre collaboration, esprit d’équipe c’est du n’importe quoi. De un, ça se développe à distance aussi (dans un contexte professionnel). De deux, l’important est que les tâches soient réalisées, les biens produits, les services rendus; on s’en fout de l’entreprise en tant que telle, c’est une construction mentale; l’important ce sont les gens.
Le présentiel est poussé par les décideurs narcissiques qui veulent leur cour, leurs subordonnés autour d’eux pour se sentir importants.
Réservez le présentiel pour les gens très sociaux qui ont besoin des autres autour.
T’en qu’à faire on laisse faire n’importe qu’elle tâche par un robot… travailler pour une compagnie et n’avoir jamais mis les pieds dans le bureau ou n’avoir juste jamais rencontré ses collègues en personne, c’est littéralement déshumanisé l’emploi.
On passe une grande majorité de notre vie à travailler, essayons de rendre l’expérience attrayante en interagissant avec d’autres humains. Des diners improvisés ou des 5 @ 7 c’est dur de rendre sa spontané si la personne par de Ste-Dorothé pour rejoindre son équipe qui voulait allez prendre un verre au Time Out pour célébrer les 10ans de services de leur directeur des finances…
Oui ça fonctionne peut être pour certaines personnes, mais clairement pas pour la majorité des gens. Travailler pour une entreprise c’est aussi un esprit d’équipe et le sentiment de faire partir de quelque chose. Si vous arriver à avoir un sentiment d’appartenir à quelque chose tout en restant à votre table de cuisine, temps mieux, mais je crois que ça reste une minorité.
Le télétravail a été bénéfique durant le pandémie, mais de là a faire un carrière de 25-30ans et de jamais se pointer en personne, c’est déshumanisant. Un appel teams reste un appel teams, des fois des conversations en vrais pour certaines personnes, ça la plus de valeur qu’un simple front qu’on peut se mettre, vu qu’on a pas l’interlocuteur en face.
Oui les tâches peuvent quand même être faites à distance, mais ça laisse beaucoup plus de place à faire autre chose. De plus, combien abusent, ahhh je vais faire une commission, j’ai un 15min de temps mort avant mon meeting, ah je vais faire mon lavage entre 2 appels… ça reste beaucoup productif qu’une journée complète dans un bureau. Oui ça l’a ses avantages, sauf que ça ouvre la porte a des abus.
Je vois pas trop le rapport du narcissisme ici, si un leader veut que son équipe aie une cohésion et une bonne harmonie, ça aide d’avoir des relations et des interactions en personne. C’est pas un meurtre et mystère sur zoom qui créer du team-building… l’humain reste une créature sociale, alors ‘‘imposer’’ des jours obligatoires, c’est littéralement pas la fin du monde. Si quelqu’un est complètement contre, que cette personne travail dans un domaine où elle a à être littéralement seule à journée longue ou pour soi-même, si ce déplacer en personne c’est trop demandé…
Personnellement, moi je suis au bureau 3-4 jours/semaine même si je ne suis «obligé» d’y être que 2 jours/semaine (hint-hint). Mes raisons sont très simple:
- Je ne veux pas amener le travail outre mesure à la maison. Quand j’étais 100% du temps en télétravail pendant la pandémie je faisais régulièrement davantage que ce qui était requis en termes d’heures travaillées. Mais en même temps, je ne pense pas que j’étais plus productif pour autant. Aller régulièrement au bureau me permet de mieux séparer ma vie professionnelle de ma vie personnelle. La coupure est plus nette. Je suis sur que certains sont capable de faire ça à la maison, mais je pense que pour beaucoup, cela est peu réaliste.
- Faire des tâches collaboratives est objectivement plus facile en présentiel. La littérature scientifique tend à supporter cette affirmation aussi. Mon travail inclut une bonne dose de travail d’équipe, je peut dire que je vais plus loin en étant plus souvent au bureau. Les rencontres virtuelles sont souvent moins spontanées et incitent à terminer hâtivement la conversation; sans parler des gens qui arrivent énormément en retard dans ces rencontres et ce définitivement plus qu’en présentiel.
- Quand je travaille à la maison, je suis souvent plus fatigué à la fin de la journée, parce que je ne suis pas sorti dehors et que je n’ai pas vu/parlé à aucun humain. En plus, quand on est en présentiel, on rencontre et on noue des liens avec des gens qui ne sont pas que des collègues immédiats. Ce qui est bénéfique socialement et permet d’évité la pensée en silo qui est si courante.
Néanmoins j’aime certains aspects du télétravail. Ça permet de finir plus tôt, ce qui n’est pas négligeable quand on a des enfants. Ça permet d’accomplir des tâches domestiques au lieu de se déplacer pour aller au bureau. Alouette.
Tout ça pour dire que beaucoup de gens y voient leur compte en allant au bureau. Mais de garder une certaine flexibilité sur son horaire demeure un avantage indéniable pour tout employé, cela va également de soit.
Je suis désolé, mais c’est une vision très extrovertie de ce que devrait être un environnement de travail.
Je suis là pour faire un boulot. Et je préfère de loin le faire dans mes bobettes chez moi qu’au bureau ou je serai continuellement dérangé et distrait par les autres et leurs interruptions.
Pis moi je ne suis pas au travail pour me faire des amis. Je pointe le soir, ça fini là. Au diable les 5 à 7. J’ai mes propres amis et ma propre famille, j’ai pas besoin d’expériences de socialisation forcées avec mes collègues de travail, qui sont généralement malaisantes.
Et pour ce qui est des “abus”. ne faisons pas comme si il n’y a jamais eu des gens qui passaient leur journée à prendre des pauses-cigarettes ou qui allait naiser au bureau d’un collègue pour papoter et perdre leur temps avant le télétravail.
Cette vision est plutôt limitée aussi, pour ne pas dire égoïste.
Pour les jeunes employés qui débutent, le télétravail rend l’apprentissage de son travail beaucoup plus difficile. Le feedback est moins direct, on se sent plus gêné de poser des questions. On n’est pas exposés aux conversations de couloir qui permettent de mieux comprendre le contexte de ce qu’on fait. C’est plus dur de se faire des contacts dans l’entreprise.
Et je suis bien contente pour les introvertis, mais le travail demeure une activité à laquelle on consacre énormément de temps. C’est tout à fait normal et attendu que cette partie de nos vies soit une source significative de contact social. Bien s’entendre avec ses collègues contribue au sentiment de satisfaction au travail.
Bref, je crois que ni le télétravail à 100%, ni le retour au bureau à 100% pour tout le monde soit la solution. Ça prend de la flexibilité pour tout le monde. Les jours dédiés de travail au bureau et de rencontres sont bénéfiques, à mon avis.
Bah c’est votre perception, je suis désolé, si votre réalité ne semble pas aussi optimale que la mienne dans mon environnement de travail. Et si vous trouvez que c’est une vision trop extrovertie, je suis désolé que votre milieu de travaille ne vous permette pas d’avoir ce genre d’idéal.
Oui c’est loin d’être parfait, mais reste qu’un employé devrait aimé son lieux de travaille et y trouver un certain sentiment de fierté sur la tâche qu’il accomplis, sinon what’s the point… juste faire sa tâche., se fouttre du reste, préférer s’isoler et ne pas avoir a interragir avec ces collègues, me paraît un peu désolant. Si on a tous cette mentalité, alors pourquoi être en société.
Si ça fonctionne pour vous et que vous être heureux, alors temps mieux, mais c’est loin d’être quelque chose qui devrait être la norme. N’importe quel nouvel employé ou stagiaire doit être sur place, ces personnes vont beaucoup plus apprendre sur le terrain que derrière un écran chez eux… je l’ai vue avec certaines personnes embauchées durant la pandémie, manque d’éthique et de professionnalisme au travail…
Meanwhile, some Canadian banks are recalling their workers into the offices 4 days/week.
Source:
C’est le retour du balancier, certains y gagnent d’autres y perdent. Ce sera meilleur pour les centre-villes dont les commerces et les services ont pâti de l’absence régulière de clientèle. Quant aux employeurs ils y trouvent sûrement leur compte dans ce rappel vers les bureaux puisque c’est leur décision.
J’ai entendu que certains CEO rappelaient les gens au travail parce que ça coutait moins cher que de renvoyer des employés, vu que ça faisait démissionner plusieurs employés et que de cette manière la compagnie n’avait pas à les mettre à pied et les dédommager.
Les dirigeants aiment avoir leurs cour de subalternes tels les nobles ou rois d’autrefois. Ils se servent de leur position de pouvoir pour se mettre en valeur. Il ne faut pas chercher plus loin. Pour comprendre l’humain, il faut regarder comment il a toujours agit depuis la nuit des temps.
Si on avait des gouvernements qui se souciaient davantage des travailleurs, ce genre de modification serait illégale. Ce n’est pas normal que l’employeur ait le pouvoir de faire ce genre de modification comme bon lui semble en cours d’emploi vu l’énorme impact sur l’employé. On laisse beaucoup trop de pouvoir à une minuscule clique patronale pour diriger toute la société.
Attention terrain glissant, le droit de gestion d’une entreprise vis à vis de ses employés est déjà encadré dans les normes du droit du travail au Québec.
Résumé
Les obligations de retour au bureau créent des tensions au pays
Par Daniel Johnson, La Presse Canadienne
6 juillet 2025 à 13h40
Des tours de sociétés bancaires sont photographiées dans le quartier financier de Toronto, le 8 septembre 2023. (Andrew Lahodynskyj/Archives La Presse Canadienne)
Alors que le nombre de jours passés au bureau devrait augmenter pour de nombreux travailleurs hybrides canadiens, les obligations de retour au bureau créent des tensions entre employés et employeurs.
Le travail à distance et hybride, stimulé par la pandémie de COVID-19, cède la place à des modalités plus proches des normes traditionnelles, maintenant que les conditions du marché du travail ont basculé en faveur des entreprises.
Certaines des plus grandes sociétés de services financiers du Canada, dont plusieurs grandes banques, ont annoncé qu’elles passeraient à quatre jours de présence obligatoire au bureau par semaine à compter de l’automne.
Les avocats spécialisés en droit du travail affirment recevoir des appels de clients qui ne souhaitent pas perdre un ou plusieurs de leurs jours de télétravail, mais que les entreprises adoptent une position plus ferme qu’il y a quelques années, alors qu’un taux de chômage plus faible favorisait les chercheurs d’emploi plutôt que les employeurs.
«Il semble qu’avec l’incertitude économique, les employeurs disposent désormais d’un plus grand pouvoir pour imposer unilatéralement ce genre de mesure et dire aux employés: si ça ne leur plaît pas, ils peuvent s’en aller», a déclaré Philippe de Villers, président de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Canada.
Les gens dans cette situation peuvent avoir l’impression de devoir choisir entre respecter la consigne ou trouver un nouvel emploi. Même si cela est vrai dans de nombreux cas, les experts indiquent qu’il existe d’autres options.
Chercher un autre emploi
Une option pour les employés qui ne souhaitent pas retourner au bureau est de chercher tout simplement un autre emploi.
«Des employés envisagent massivement des changements de carrière. Comme on peut s’y attendre, ceux qui sont confrontés à un protocole de retour au travail plus strict sont plus susceptibles de chercher à quitter le navire et à trouver un arrangement plus flexible s’ils ne sont tout simplement pas d’accord», a déclaré Sunira Chaudhri, fondatrice et associée du cabinet Workly Law.
La tendance au retour au bureau est plus fréquente dans les grandes entreprises, comme les banques et les cabinets de comptables, que dans les petites entreprises ou celles des secteurs d’activité plus soucieux de retenir leurs meilleurs éléments, selon Jon Pinkus, avocat spécialisé en droit du travail et associé chez Samfiru Tumarkin.
La Banque de Montréal, la Banque Royale et la Banque Scotia ont annoncé qu’un plus grand nombre de travailleurs devront être présents au bureau quatre jours par semaine à partir de l’automne, invoquant des améliorations opérationnelles et des possibilités de collaboration.
Si un employé ne souhaite pas quitter son poste actuel et n’a pas besoin d’aménagements liés à sa situation familiale ou à ses besoins médicaux, il devra peut-être se conformer aux exigences de retour au bureau fixées par son employeur.
Des exceptions prévues
Des exceptions peuvent toutefois s’appliquer en fonction de la situation familiale.
La situation familiale est un problème qui peut nécessiter des aménagements, et les employeurs doivent être «très prudents», a souligné Mme Chaudhri, car de nombreux employés ayant de jeunes enfants ont organisé leurs journées en fonction de leurs responsabilités parentales.
Elle a ajouté que ces responsabilités pourraient devoir être accommodées si elles ne peuvent être assumées par un retour au bureau à temps plein. Par exemple, elle a indiqué qu’il pourrait être difficile pour une personne d’aller chercher son enfant à la garderie si elle doit être au centre-ville de Toronto jusqu’à 17 h.
«S’il est tout simplement impossible ou déraisonnable pour un employé d’effectuer ce type de changement, il peut demander un accommodement en raison de sa situation familiale», a souligné Mme Chaudhri
Si les besoins médicaux d’une personne ont changé depuis qu’elle travaillait au bureau à temps plein avant 2020, Mme Chaudhri a indiqué que les employeurs pourraient devoir envisager des aménagements médicaux.
«Les employeurs doivent être bien conscients du fait que les aménagements pourraient devoir faire partie intégrante des discussions sur le retour au travail des employés la plupart du temps», a-t-elle ajouté.
M. Pinkus a déclaré que les aménagements médicaux sont l’un des problèmes les plus courants qu’il constate chez ses clients concernant les obligations de retour au bureau. Il a affirmé que les employés pourraient avoir besoin d’aménagements pour des raisons qui pourraient rendre difficile la conduite ou la position assise prolongée.
D’autres problèmes pourraient inclure l’accès à des médicaments qui peuvent ne pas être pratiques à apporter au bureau, ou la nécessité d’être à proximité d’un hôpital ou d’un médecin.
«En tant qu’employeur, vous avez l’obligation d’accommoder une personne jusqu’à ce qu’il y ait ce qu’on appelle une contrainte excessive», a souligné M. Pinkus.
Selon le cabinet d’avocats torontois Achkar Law, une contrainte excessive désigne une difficulté ou une dépense importante liée à l’accommodement des besoins ou des demandes d’un employé.
Des actions en justice possibles
Si un employé a commencé à travailler à domicile à temps plein pendant la pandémie de COVID-19 et que son employeur ne lui a pas précisé si cet arrangement était temporaire ou permanent, mais qu’il tente maintenant de le faire revenir au bureau quatre jours par semaine, cela pourrait être considéré comme une rupture de contrat, a affirmé M. Pinkus.
Cependant, il a ajouté que, si l’employeur a communiqué clairement que le télétravail ne durerait pas éternellement, il serait plus difficile pour un employé d’intenter une action en justice.
Selon lui, les employés envisageant de refuser de retourner au bureau devraient être «très prudents», car, si leur employeur avait le droit d’imposer un retour au bureau, cela pourrait être considéré comme un départ volontaire, ce qui signifie que le travailleur n’aurait pas droit à une indemnité de licenciement.
«Si on se trompe, les conséquences sont très graves.»
Reportage TV de Radio-Canada
