Technologies de l'information – Actualités

Je suis d’accord avec toi, mais tant que nous n’avons pas un modèle québécois, je ne vois pas trop l’intérêt d’avoir spécifiquement des centre de données pour IA chez nous. On continuerait à envoyer notre argent à OpenAI et Anthropic, eux exploiteraient notre énergie peu chère et nous aurions très peu d’emplois supplémentaires, tout en devant absorber les différents coûts environnementaux de ces centres de données.

Et à mes yeux, il est trop tard pour embarquer dans la course des LLM. Même l’Europe est très peu compétitive et n’a que Mistral, qui est loin d’être un gros joueur pour le moment.

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Achat de bande de basse fréquence

L’ombre de SpaceX plane sur les télécoms

La menace que représente la technologie satellitaire pour des entreprises d’ici comme Bell, Québecor ou Cogeco continue d’alimenter les conversations.

L’accord conclu par SpaceX pour acquérir des fréquences mobiles aux États-Unis a provoqué une vive réaction boursière.

Les titres des principales entreprises américaines du secteur (Verizon, AT & T et T-Mobile) ont tous chuté d’au moins 10 % vendredi.

L’impact s’est aussi fait sentir au Canada.
L’action de Cogeco Communications a perdu 7 % vendredi. BCE a flanché de 5,5 %. Québecor, Rogers et Telus ont plié de 4 %.

Cette acquisition de spectre comble une lacune technique importante sur la voie menant à un statut d’opérateur mobile majeur de SpaceX aux États-Unis, commente l’analyste Ken Herbert, de RBC. Les nouvelles fréquences permettront de complémenter l’accès par satellite.

« La transaction répond directement au problème de couverture à l’intérieur des bâtiments », note l’analyste Aravinda Galappatthige, de la firme Canaccord.

« Cette initiative visant à défier les opérateurs de téléphonie mobile traditionnels illustre une fois de plus la volonté de SpaceX de s’attaquer à de grands marchés bien établis grâce à des solutions technologiques innovantes », dit Ken Herbert.

Avec l’acquisition précédente de licences de spectre d’EchoStar, SpaceX dispose désormais de l’architecture de base d’un réseau mobile principal, soutient Aravinda Galappatthige.

Des effets au Canada

Malgré les rebonds boursiers observés en début de semaine, la menace de SpaceX pour le secteur canadien des télécommunications semble de plus en plus prise au sérieux.

Les répercussions se font surtout sentir sur le sentiment du marché et les multiples d’évaluation plutôt que sur les fondamentaux, dit Aravinda Galappatthige.

S’il est impossible d’ignorer l’ampleur de l’ambition et des capacités de SpaceX, l’analyste Adam Shine, de la Financière Banque Nationale, considère que SpaceX représente une menace concurrentielle plus importante au sud de la frontière en raison de la structure actuelle en place au pays et du discours du gouvernement Carney sur l’importance de la souveraineté.

« Le fédéral a beaucoup parlé ces derniers temps de la souveraineté canadienne. Cette position ne cadre pas avec le fait qu’Ottawa puisse dérouler le tapis rouge à SpaceX ou fermer les yeux pour laisser cette entreprise s’implanter comme un cheval de Troie afin de devenir le cinquième opérateur sans fil national au pays », souligne cet expert dans une note envoyée cette semaine à ses clients.

« Cela serait insensé et véritablement destructeur pour les dépenses en infrastructure nationale ainsi que pour toute prétention en matière de souveraineté. »

Son collègue Aravinda Galappatthige, de la firme Canaccord, abonde dans le même sens.

« La menace générale que représente la technologie satellitaire pour le secteur des télécommunications est bien plus marquée aux États-Unis qu’au Canada, en raison du cadre réglementaire local et des considérations liées au spectre », dit-il dans un rapport publié mardi.

La menace pour la téléphonie mobile n’est pas nécessairement imminente parce que les contraintes physiques demeurent importantes.

Au Canada, Aravinda Galappatthige mentionne que le cadre réglementaire, c’est-à-dire les règles relatives à la propriété étrangère et le moratoire sur le spectre pour les services par satellite, constitue un bouclier efficace.

Contrairement aux États-Unis, dit-il, aucun opérateur de satellite n’a encore acquis de spectre mobile terrestre sous licence au Canada.
(…)

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Vie numérique Est-ce que l’internet est brisé ?

L’internet, le grand réseau informatique devant unir les humains dans un énorme village global, ne va pas bien. Les gouvernements, les principaux fournisseurs et les grandes plateformes en ont fait une courtepointe de petits réseaux régionaux disparates. Et voilà que les robots en ont essentiellement pris possession.

« Ouaip, c’est arrivé pas mal plus vite que je l’avais prédit. Je pensais que ce serait à la fin de 2027, puis quelque part au début de 2027, mais le trafic agentique a grandi tellement vite que les robots génèrent désormais plus de trafic en ligne que les humains, pour la première fois de l’histoire de l’internet. »

Par les robots, pour les robots

C’est Matthew Prince, PDG de Cloudflare, une entreprise spécialisée dans le filtrage du trafic web (pour s’assurer, entre autres, que vous êtes bien un humain…), qui a fait cette affirmation. C’était en juin dernier. Depuis, ça n’a fait que continuer.

Dans son Radar, un outil en ligne qui suit les tendances et les habitudes des internautes partout sur la planète, on voit bien que les robots sont de plus en plus nombreux à se promener sur l’internet. Ils représentaient un peu plus de 50 % du trafic internet au début de l’été. Ils en composent les deux tiers (66 %) en ce moment.

La plupart des robots d’intelligence artificielle (IA) vont sur la Toile pour s’entraîner. Ils absorbent le contenu qu’ils trouvent et s’en servent pour devenir de meilleurs engins de génération de contenu en tout genre.

Cette tendance a deux effets pervers sur l’internet. Le premier : de plus en plus de sites web et de plateformes en ligne modifient leur contenu pour plaire aux robots, plutôt qu’aux humains. Leurs créateurs sont désireux de bien paraître dans l’IA agentique, ces applications qui automatisent certaines tâches. Si la majorité des gens passent par ChatGPT pour commander des repas sur un site, ce site s’arrangera pour afficher son menu d’une façon qui le rendra plus compréhensible par l’IA, plutôt que par les visiteurs humains.

L’autre effet pervers est l’effondrement des modèles d’IA (« model collapse », en anglais). C’est ce qui se produit quand une IA est entraînée à partir de contenu généré par l’IA. Plus les robots seront présents sur l’internet, plus cet effondrement dégénératif risque de se produire.

Des frontières de plus en plus numériques

Les robots ne sont pas les seuls à mettre à mal le concept originel de l’internet.

Des entreprises privées contrôlent arbitrairement la bande passante de leur propre infrastructure ou effacent certains contenus dans certaines régions du monde. C’est le cas du service Starlink de SpaceX, qui a été accusé la fin de semaine dernière de réduire le débit de son réseau internet en Ukraine pour influencer le cours de la guerre d’invasion russe.

Au même moment, TikTok a décidé d’interdire toute forme de publicité sur son réseau d’un documentaire très peu flatteur qui porte sur le multimilliardaire Elon Musk. Au Brésil, c’est Meta qui est accusée d’avoir limité la portée des messages publicitaires du président Luiz Inácio Lula da Silva, en pleine campagne électorale.

Les gouvernements de la planète sont aussi en train d’éroder l’universalité du réseau internet. Évidemment, les régimes autoritaires comme la Chine contrôlent depuis des années ce qui se publie et se partage sur leurs réseaux intérieurs, pour ne pas nuire à la stabilité du gouvernement. Les pays démocratiques sont tranquillement en train de faire la même chose, pour d’autres raisons.

Déjà, on parlait de « l’effet Bruxelles » sur la volonté des pays un peu partout dans le monde de légiférer sur les technologies numériques, comme l’IA, les jeux vidéo et les sites au contenu prohibitif. Plus tôt cette année, l’expert australien en réglementation et en technologie Bronwyn Howell a lancé l’idée d’un « effet Canberra », du nom de la capitale de l’Australie. C’est là où l’idée d’imposer une vérification d’âge sur les réseaux sociaux et ailleurs sur l’internet a germé en premier, mais elle se propage ces jours-ci partout ailleurs, en Europe, au Canada et aux États-Unis, notamment.

Or, comme la réglementation varie d’un pays à l’autre, accéder à l’internet est une expérience qui diffère elle aussi d’un pays à l’autre, observe-t-il. Et à ce jeu, seules les grandes plateformes ont les moyens de suivre la parade, dit-il. À la fin, parce que c’est moins coûteux, c’est « la version la plus sévère [de toutes ces réglementations] qui finit par être celle adoptée à l’échelle mondiale », et donc, tout le monde finit par hériter d’un internet plus fermé et plus restreint qu’il l’était auparavant, ce qui va à l’encontre de l’idée derrière la genèse de ce grand réseau mondial qu’est l’internet.

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Tout va trop vite et notre vulnérabilité ne fait qu’augmenter, rien de rassurant si une crise mondiale s’installe par une perte de contrôle de nos outils de communications et jusqu’à nos moyens de gestions personnels de nos vies.

« Hécatombe » sur l’internet

Une faille de sécurité critique menace 70 % des sites web

Un outil de détection des lacunes sur les sites web propulsé par l’IA vient de découvrir une importante faille de sécurité qui affecte jusqu’à 70 % des sites web actuellement en ligne. Les experts en cybersécurité parlent d’une « hécatombe », tandis que le créateur du logiciel ciblé met tout en place pour colmater la brèche.

« C’est l’hécatombe, tout le monde en cybersécurité est dans le gros rush en ce moment pour surveiller leurs sites web, au gouvernement ainsi qu’en entreprise », dit le chef de la sécurité chez Vortex Solution et président de Crypto Québec Luc Lefebvre. « Il y a des solutions de mitigation suggérées par la Fondation PHP, mais ça devient une course contre la montre : la vulnérabilité est exploitable et l’est déjà par des outils d’IA. »

Une brèche en partie colmatée

La Fondation PHP a publié un peu avant midi mercredi deux correctifs pour son logiciel qu’elle recommande d’installer le plus rapidement possible. S’il est impossible d’installer un correctif, l’organisme propose des mesures pour minimiser les risques, mais prévient qu’« elles ne rendent pas l’installation [de PHP] sécuritaire ».

La Fondation PHP est l’organisme derrière le protocole PHP, un composant essentiel de plusieurs gestionnaires de contenus web, dont Wordpress, qui est de loin le système le plus utilisé dans le monde pour créer des sites web. Mercredi matin, la fondation a publié de l’information à propos d’une faille dans son logiciel que des personnes mal intentionnées peuvent exploiter à distance pour s’attribuer un rôle d’administrateur du site web.

La faille, surnommée PHP2Shell, regroupe une série de problèmes dans la façon dont la mémoire informatique est gérée par le logiciel de gestion de contenu web.

Lancer une attaque et exploiter cette faille n’exige que quelques secondes de travail pour un cyberpirate suffisamment aguerri. Il s’agit, selon les experts, de la plus importante faille de sécurité trouvée dans le protocole PHP depuis au moins dix ans.

En tant qu’administrateur, il est possible de modifier le site, d’accéder à du contenu publié ou simplement stocké dans ses fichiers, et si le site est connecté à l’infrastructure internet d’une organisation, d’avoir possiblement accès à cette infrastructure.

D’où la réaction vive des experts en sécurité, explique Luc Lefebvre. « Tout est possible [pour le cyberpirate], comme faire modifier l’apparence du site ou voler des données sensibles. »

Cybersécurité : l’IA accélère les choses

La faille détectée ce matin est « très sérieuse », surenchérit la professeure titulaire et directrice du département de génie informatique et logiciel de Polytechnique, Gabriela Nicolescu. « Il y a un risque de fuite de données confidentielles que des services en ligne soient touchés et perturbés, ça pourrait avoir des conséquences graves. »

Par exemple, des centres de service scolaires de la province ont décidé mercredi midi d’interrompre certains services web, par mesure préventive. C’est le cas du centre de services scolaire Marie-Victorin, situé sur la rive sud de Montréal. Cette interruption est par mesure préventive. « Aucun incident n’a été constaté dans nos systèmes », a indiqué le centre.

De son côté, Gabriela Nicolescu rappelle qu’il ne faut pas céder à la panique, puisqu’il est possible de limiter les risques, notamment en appliquant les plus récents correctifs et en suivant les recommandations de la Fondation PHP.

Au-delà de la nouvelle du jour, l’omniprésence des outils d’IA en cybersécurité et dans les cybermenaces est elle aussi à prendre au sérieux, ajoute-t-elle. « Il faut s’attendre à d’autres attaques de ce type, à cause de l’IA. Ces agents sont capables d’évoluer eux-mêmes sans contraintes et sans limites, si on ne leur impose pas de limite. »

C’est un problème exacerbé par le fait que la réponse aux menaces prend toujours plus de temps que la découverte des failles et leur éventuelle exploitation par des cyberpirates.

Globalement, cet évènement rappelle l’importance d’accroître la littératie numérique du grand public, et de ne pas prendre à la légère la place de l’informatique dans notre quotidien, conclut Gabriela Nicolescu, qui demeure optimiste.

« Il y a encore beaucoup de risques, et on voit l’importance d’une bonne formation en cybersécurité, mais je suis d’avis qu’on est capable de réagir à tout ça positivement ».

Certainement la plus grosse faille de sécurité depuis Log4shell sur Java il y a quelques années, mais le langage php a toujours été considéré assez vulnérable.

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J’ai l’impression que personne n’aime PHP, mais tout le monde l’utilise. :stuck_out_tongue:

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en raison de cette faille, le site web de la stm redirige automatiquement à la nouvelle version https://beta.stm.info :slight_smile:

Des millions de sites web à travers le monde sont hors ligne ce mercredi dans la foulée de la découverte d’une faille informatique concernant près de 70 % des sites web de la planète. Au Québec, ce sont les sites de la Société des alcools du Québec (SAQ) et de la Société de transport de Montréal (STM) qui semblent concernés. Qu’est-ce qui explique cette situation?

Deux failles dans le protocole de programmation PHP, utilisée par près de 70 % des sites web, ont été révélées mercredi par la fondation PHP, qui gère le développement et les évolutions de ce protocole informatique.

Cette vulnérabilité a été découverte par l’un des modèles d’IA les plus récents du géant de l’industrie OpenAI, ainsi que ceux de Wiz (filiale de Google) et de Calif.
[…]

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Le site de la SAAQ est aussi en panne.

je viens de me rendre compte que la banque d’images de mon employeur que j’utilise pour mes PowerPoint est hors ligne :confused:

au moins, Unsplash fonctionne!

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Je viens de me rendre compte que je ne sais pas quoi faire avec mes sites :grimacing:

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PHP moderne est très agréable à travailler avec je trouve!

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C’est ça. Je l’ai détesté en 2010, mais beaucoup a changé.

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Andrew Chan de CBC explique la faille de sécurité de PHP

PHP flaw: How AI just hacked an unhackable part of the internet | About That

A security leak in the foundational PHP code that powers most of the internet has triggered a worldwide alert, forcing governments and major companies to take websites offline. Andrew Chang breaks down how advanced AI uncovered the vulnerability — and the race between defenders and hackers to secure the system.

Intro - 00:00
What is PHP? - 01:25
Hacking the unhackable - 03:14
‘If you run PHP… update now.’ - 09:02

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