Technologies de l'information – Actualités

Le Nord-du-Québec progresse pour combler la «fracture numérique»

Quelque 30 000 résidents du Nord-du-Québec ont vu leurs habitudes Internet changer, au cours des dernières semaines, avec l’implantation d’une toute nouvelle plateforme. «Plus l’accès à Internet s’améliore, plus les horizons s’ouvrent pour la communauté.»

Centralisés sur une seule et même plateforme, les forfaits disponibles sont plus facilement comparables, explique Mme Poirier. Où qu’ils soient sur le territoire couvert, les usagers peuvent donc plus aisément sélectionner l’offre de réseau Internet qui correspond à leurs activités.

Pour les utilisateurs du réseau, cette nouvelle façon de faire instaure un «avantage concurrentiel sur le marché», insiste-t-elle. En analysant les prix, ces derniers peuvent dorénavant choisir selon les besoins spécifiques leur foyer, explique la cheffe de projet.

Résumé

La communauté crie de Waskaganish, en bordure de la Baie-James, fait partie du territoire couvert. (TIRÉE DU SITE DU COLLÈGE DAWSON/TIRÉE DU SITE DU COLLÈGE DAWSON)

Quelque 30 000 résidents du Nord-du-Québec ont vu leurs habitudes Internet changer, au cours des dernières semaines, avec l’implantation d’une toute nouvelle plateforme. «Plus l’accès à Internet s’améliore, plus les horizons s’ouvrent pour la communauté.»

Le réseau haut débit est maintenant plus accessible pour les résidents du territoire d’Eeyou Istchee et de certaines régions de la Baie-James.

Déployée sur un territoire de quelque 275 000 kilomètres carrés, la technologie de la société d’ingénierie Arcadis permet d’assurer une connexion Internet plus efficace pour 14 communautés, dont neuf cries.

De quoi contribuer à freiner la «fracture numérique» qui persiste chez ces communautés nordiques, estime la cheffe de projet principale chez Arcadis, Véronique Poirier.



«Au final, c’est un grand avantage pour [les consommateurs] parce que la compétition est là», résume-t-elle, en entrevue au Soleil.

Depuis décembre dernier, la solution d’Arcadis permet de réunir sur une seule et même plateforme l’ensemble des opérations du réseau haut débit à accès ouvert déjà mis en place par le Réseau de Communications Eeyou. Les résidents du vaste territoire desservi par le nouveau système ont ainsi accès à l’ensemble des offres des différents fournisseurs internet en quelques clics.

Le vaste territoire du Réseau de communications Eeyou. (Réseau de communications Eeyou)
Centralisés sur une seule et même plateforme, les forfaits disponibles sont plus facilement comparables, explique Mme Poirier. Où qu’ils soient sur le territoire couvert, les usagers peuvent donc plus aisément sélectionner l’offre de réseau Internet qui correspond à leurs activités.

Pour les utilisateurs du réseau, cette nouvelle façon de faire instaure un «avantage concurrentiel sur le marché», insiste-t-elle. En analysant les prix, ces derniers peuvent dorénavant choisir selon les besoins spécifiques leur foyer, explique la cheffe de projet.

Pour l’éducation, la santé et «les marchés mondiaux»

Déjà, d’importantes répercussions sont envisagées au sein des communautés. En assurant l’accessibilité et la transparence de l’offre Internet, la solution implantée au mois de décembre pourrait permettre de limiter la «fracture numérique» qui persiste dans le Nord-du-Québec, selon l’organisation.

Une amélioration considérable des services fournis pourrait rapidement se refléter dans le dynamisme du développement socio-économique régional, mentionne Mme Poirier.



«Avec un Internet à haute vitesse accessible à plus de résidents dans ces milieux ruraux, c’est clair que ça ouvre la porte à des possibilités au niveau des marchés mondiaux, à des soins de santé et à l’éducation numérique.»

«Plus ils ont accès à l’Internet, plus des horizons s’ouvrent pour la communauté.»

Regroupées sous un même toit, les opérations des différents fournisseurs deviennent également plus simples à coordonner, explique la cheffe de projet. Un avantage considérable, vu l’étendue du territoire couvert.

Advenant des «fautes sur le réseau», les opérateurs pourront, à l’avenir, planifier le déploiement de leurs employés selon les besoins et, ainsi, assurer une gestion plus efficace du service sur le territoire, prédit l’organisation.

«S’il faut déployer un technicien sur le terrain […] ils savent exactement, en temps réel, où est la faute.»

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Où sont rendues les jeunes pousses de #2016

Janvier n’est pas encore terminé que certains internautes adeptes des réseaux sociaux s’ennuient déjà… de 2016. Cette nostalgie pousse des gens de tous les horizons à revisiter ce qu’ils faisaient il y a dix ans. Prêtons-nous donc au jeu en revenant sur les dix jeunes pousses montréalaises de 2016 qu’on estimait comme les plus prometteuses.

https://www.lapresse.ca/affaires/techno/2026-01-22/ou-sont-rendues-les-jeunes-pousses-de-2016.php

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« On a une quarantaine de projets d’une valeur de plus de 1,4 milliard de dollars sur la table » en technologies de l’information, lance le ministre de la Cybersécurité et du Numérique du Québec, Gilles Bélanger. Il évoque même un potentiel d’un milliard par année au cours des dix prochaines années.

C’est là toute l’importance, selon lui, d’accéder à la souveraineté numérique et de faire appel à des entreprises locales pour réaliser les projets gouvernementaux afin de conserver les données sensibles en territoire québécois et de garder le plein contrôle sur leur utilisation.

Dans la politique de souveraineté numérique qu’il annoncera vendredi, le ministre Bélanger croit avoir trouvé une manière de privilégier les compétences québécoises dans les appels d’offres.

« Les menaces au niveau des données et de nos contenus sont évidentes », explique-t-il. « Si le gouvernement américain peut décider de contrôler les F-35 qu’on achète chez [lui], [il peut] contrôler plusieurs autres choses », a expliqué M. Bélanger en entrevue à Radio-Canada en faisant référence aux inquiétudes soulevées par des experts quant à la possibilité que les États-Unis contrôlent ces avions de chasse à distance.

Dans le contexte des hostilités commerciales entre les États-Unis et le Canada, le ministre Bélanger croit détenir les arguments nécessaires pour prioriser les entreprises d’ici « en considérant les enjeux de sécurité nationale ». « C’est une priorité pour moi », a-t-il assuré.

Par exemple, si le Conseil du Trésor donne son autorisation, un article de la Loi sur les contrats des organismes publics permet de retenir des enjeux stratégiques ou nationaux dans les appels d’offres afin de prioriser certaines entreprises. M. Bélanger nomme plusieurs acteurs québécois capables de compétitionner avec les GAFAM, tels que CGI, Levio ou Cofomo.
[…]

Mise à jour – 2026‑05‑02
Selon plusieurs témoignages sur Reddit, des administrateurs — dont Richard Lee du groupe REM des usagers — et des modérateurs de groupes Facebook nord‑américains ont été soumis à des restrictions injustifiées (impossibilité de publier ou de commenter) jusqu’au 29 juillet 2026. Leurs anciennes publications sont également devenues invisibles au public. La cause reste incertaine : certains pensent que l’IA de Facebook a interprété une activité élevée comme du spam. Meta n’a pas confirmé s’il s’agit d’un bug, et aucune date de rétablissement n’a été annoncée. Pour l’instant, Facebook exige que la sanction soit purgée jusqu’au 29 juillet 2026.

Source : https://www.reddit.com/r/facebook/comments/1t09msx/your_account_is_restricted_from_joining_and/?solution=9b432265a26eec139b432265a26eec13&js_challenge=1&token=bbbe4bf1c9a2b5160829c4be34da5861fd3cda59f39958fd2478faac98e06910&jsc_orig_r=&utm_source=chatgpt.com

Des cybercriminels étrangers pourraient s’intéresser davantage aux activités du Canada en raison de sa position géographique, selon l’agence nationale de cyberespionnage.

« Il y a de l’intérêt pour le Canada. Une des raisons est qu’on est voisins des États-Unis, qui sont très ciblés [par des cybermenaces] », explique la cheffe du Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CST) en entrevue à l’émission Les coulisses du pouvoir.

Selon le gouvernement canadien, les États-Unis figurent parmi les pays les plus ciblés par les cyberattaques, souvent liées à des tensions géopolitiques.

L’intérêt croissant d’Ottawa à renforcer les liens diplomatiques et économiques à l’étranger augmente aussi le risque pour le Canada de se retrouver dans la mire de cybercriminels. « On a un premier ministre qui est sur la scène internationale, ce qui veut dire qu’on a des intérêts internationaux, que quelqu’un pourrait avoir un intérêt envers le Canada et qu’on peut être ciblé », ajoute Mme Xavier.
[…]

Reportage vidéo

Le Canada plus vulnérable aux cyberattaques en raison de sa proximité avec les États-Unis

La position géographique du Canada le rendrait plus vulnérable aux cyberattaques. Selon l’agence nationale de cyberespionnage, la proximité du Canada avec les États-Unis en fait une cible de choix pour les cybercriminels, qui convoitent particulièrement les informations détenues par Ottawa en matière d’intelligence artificielle.

Désinformation La Russie joue dans nos têtes… et nos référendums

Si la tendance se maintient, le Canada aura un automne chaud en débats sur la souveraineté.

En Alberta, une pétition vient de récolter plus de signatures qu’il n’en faut pour réclamer un référendum sur la séparation de la province.

Au Québec, la prochaine campagne électorale abordera de front la question de l’indépendance, puisque le Parti québécois promet un référendum dès son premier mandat.

Cette remise en question de l’unité nationale sera un terrain de jeu idéal pour les puissances étrangères qui veulent déstabiliser le Canada, à commencer par la Russie.

La désinformation russe érode déjà nos institutions démocratiques et mine notre cohésion sociale. Il s’agit d’une menace à notre sécurité nationale qu’il faut contrer de toute urgence, prévient un rapport du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale, de la défense et des anciens combattants, dévoilé la semaine dernière1.

Le Kremlin met le paquet. Sur le web, il inonde les populations d’une mer d’informations erronées en exploitant les divisions sur des sujets sensibles, comme la communauté LGBTQ+, l’immigration, etc. La Russie dépense 3 ou 4 milliards annuellement pour disséminer des informations trompeuses, alors que le Canada ne consacre que 20 ou 30 millions pour la contrer.

Nous sommes donc mal équipés pour nous défendre.

Pourtant, la menace ne date pas d’hier. Dès 2014, les campagnes de propagande russes ont ciblé les élections aux États-Unis et en Europe, sans compter le référendum sur le Brexit qui a mené à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne2.

Le Canada n’est pas épargné. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter le Répertoire des cyberincidents de la Chaire Raoul-Dandurand3. On y traite notamment de CopyCop, un réseau d’influenceurs relié à Moscou qui tenterait de diviser le public canadien à partir de sites web, de chaînes YouTube et de comptes TikTok faisant la promotion du séparatisme albertain.

L’intelligence artificielle leur facilite la tâche. Auparavant, il fallait une armée de trolls pour créer du contenu. Aujourd’hui, des robots peuvent écrire des textes à la vitesse de l’éclair, avec photos et vidéos truquées à l’appui.

Mais ce n’est pas tout. En diffusant une quantité phénoménale d’informations mensongères, les propagandistes russes parviennent ensuite à polluer les outils d’intelligence artificielle utilisés par le grand public. C’est le modus operandi du réseau tentaculaire Portal Kombat, qui alimente des sites web à travers le monde, dont celui de Pravda Canada4.

(…)

Le Québec collabore avec la France pour tourner le dos à Teams et à WhatsApp

La visite en France de la première ministre québécoise est l’occasion de renforcer la collaboration des deux gouvernements en matière de souveraineté numérique. Le Québec aimerait s’inspirer des Français pour offrir aux fonctionnaires des outils de messagerie et de visioconférence qui ne sont pas des applications américaines, comme Teams ou WhatsApp.

Lundi, Christine Fréchette doit s’entretenir avec le président français, Emmanuel Macron . Elle prévoit aussi rencontrer le premier ministre du pays, Sébastien Lecornu. Selon nos informations, il sera notamment question d’intelligence artificielle et de son intégration à l’État.

Une source indique que l’un des objectifs est de voir les possibilités de collaboration et de partage d’expertise.

Déjà, le ministère de la Cybersécurité et du Numérique du Québec a amorcé le travail avec la direction interministérielle du numérique de la France.

Le 30 mars, les deux entités ont signé une déclaration d’intention avec la volonté de renforcer la souveraineté numérique, la mutualisation des solutions numériques et le progrès économique.

L’idée est de s’affranchir des GAFAM [Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft], indique une autre source bien au fait de ces démarches pour mieux protéger les données des citoyens.

Concrètement, l’entente prévoit de favoriser des initiatives conjointes et le partage d’expertises, notamment pour l’environnement numérique de travail, les outils collaboratifs souverains utilisés par le personnel de l’État dans les tâches quotidiennes, incluant la messagerie instantanée, et la visioconférence.

Au Québec, les fonctionnaires utilisent les visioconférences et la messagerie Teams de la multinationale américaine Microsoft.

Photo : Getty Images / Rawpixel

En France et en Belgique : les applications américaines interdites aux fonctionnaires

Plus de détails

En France, l’État a développé Tchap , la messagerie instantanée du secteur public, utilisée par plus de 600 000 employés de l’administration publique pour communiquer en sécurité.

Depuis septembre 2025, tous les fonctionnaires doivent abandonner les applications comme WhatsApp, Teams ou Telegram au profit de Tchap.

Dans les derniers mois, la Belgique a déployé Beam, une nouvelle application de messagerie sécurisée destinée aux fonctionnaires et aux militaires.

Les employés de l’État et de l’armée ne pourront plus utiliser les services des messageries électroniques commerciales pour leurs communications professionnelles.

Dans les deux cas, l’idée est d’éviter l’espionnage et les plateformes américaines soumises au Cloud Act, une loi qui permet à Washington de contraindre des entreprises américaines à remettre les données qu’elles détiennent, même si elles sont hébergées hors des États-Unis.

D’autres collaborations possibles

Selon nos informations, le Québec et la France ont aussi amorcé un travail commun concernant l’interopérabilité des systèmes d’identification numérique du citoyen québécois et français.

L’entente prévoit aussi que les deux gouvernements coopèrent sur le déploiement de l’intelligence artificielle générative au sein de l’État, ainsi que sur l’infonuagique et les outils de développement de logiciels afin de garantir l’autonomie stratégique de l’État.

À lire aussi :

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Avez-vous eu des problèmes à vous connecter sur votre compte Google ce matin? J’ai essayé de faire une recherche Google et d’aller sur mon Youtube, mais sans succès.

J’ai du aller sur Microsoft Bing pour chercher des réponses sur ce “down”, mais en vain.

RÉEDIT: C’est correct. Le service est revenu à normal. C’était seulement Google par ordinateur qui ne fonctionnait pas. Il n’y a pas eu de problème sur les téléphones intelligents.

Dans La Presse

Atteinte à la vie privée | Un Montréalais veut lancer une action collective contre Google

Un jour, Philip Wouda discute sous-vêtements masculins avec un ami. Le lendemain, il reçoit une publicité concernant précisément ces articles de garde-robe. Ça vous rappelle quelque chose ? Vous pourriez faire partie d’une action collective demandée contre Google, pour atteinte à la vie privée.

Cette requête d’action collective a été faite à la Cour supérieure du Québec à Montréal cette semaine. Si elle va de l’avant, elle représenterait tous les Québécois qui se sont procuré un appareil électronique Google équipé de l’assistant vocal.

Google Assistant est la commande intégrée dans plusieurs biens de la multinationale et activée de façon vocale (« Hey Google », ou « Ok Google ») ou manuelle. Les produits Google Home, Google Pixel et Google Nest Hubs notamment en sont munis.

D’autres actions collectives du genre ont été menées aux États-Unis dans les dernières années, aboutissant à des règlements de plusieurs dizaines de millions de dollars.
[…]

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C’est simple, si tu ne veux pas que ton appareil Google t’envoie de la publicité ciblée, ouvre un compte secondaire et associe ce compte à ton appareil.

On commence à peine à saisir les pièges de l’IA au travail

Depuis un an ou deux, des entreprises ont commencé à utiliser des agents d’intelligence artificielle comme de véritables « employés », allant même jusqu’à les inclure dans leur organigramme.

Emma Wiles, professeure à l’Université de Boston, s’intéresse à l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les travailleurs. Elle est tombée sur ce phénomène en octobre, lors d’une conférence où deux responsables des ressources humaines affirmaient que traiter les agents d’IA comme de vrais employés permettait d’augmenter la productivité et de donner une longueur d’avance aux entreprises.

Mme Wiles et trois collaborateurs du Boston Consulting Group ont fouillé le sujet et découvert un problème. Dans une expérience impliquant des dizaines d’entreprises ayant des « employés IA », les chercheurs ont constaté que les gestionnaires vérifiaient moins les documents quand on leur disait que c’était un employé IA qui en était l’auteur. Ils sont passés à côté d’erreurs que d’autres gestionnaires, auxquels on avait dit que le travail avait été réalisé par un humain, ont repérées.

« Pas mon problème »

Mme Wiles a une hypothèse : les gestionnaires estiment que débusquer les erreurs de l’IA n’est pas leur responsabilité. Si quelque chose tourne mal, c’est la faute de l’équipe technique ou des cadres qui ont décidé de faire entrer l’IA. « Bref, ce n’est pas leur problème », résume-t-elle.

L’IA a un biais pro-IA

Il a même son nom dans l’organigramme

Sa conclusion : au cours des derniers siècles, les chercheurs et les dirigeants d’entreprise ont développé des pratiques fiables pour gérer les humains. Mais la psychologie de la gestion de l’IA « anthropomorphisée » est radicalement différente et « on y va à l’aveuglette ».

« Il faudra quelqu’un pour étudier ça aussi », ajoute-t-elle.

Cet article est paru dans le New York Times.

(…)

Une nouvelle qui est passée sous mon radar: Environnement Canada a arrêté le service radio météo :

Cet usager de Reddit témoigne que ce n’est pas toujours facile d’avoir du réseau pour trouver l’info: https://www.reddit.com/r/Quebec/s/vn2EmSm4en

D’ailleurs, il y a une pétition à la chambre des communes pour garder le service en vie : Petition e-7290 - Petitions

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Une opposition aux centres de données voit le jour partout au Canada

Partout au Canada, des chantiers sont en cours pour construire des centres de données gigantesques en vue d’un essor massif des technologies d’intelligence artificielle (IA). Mais l’opposition se renforce également, la population s’inquiétant des conséquences de ces installations sur la collectivité.

Les centres de données sont devenus le symbole des inquiétudes qui entourent l’IA.

“Un centre de données destiné à l’IA est en quelque sorte l’avatar physique de l’IA. Il s’agit donc d’un espace physique, fait de béton et d’acier, consacré à une technologie dont les Canadiens craignent de plus en plus qu’elle ait un effet vraiment perturbateur sur leur vie”, a dit David Coletto, PDG d’Abacus Data.

“Les préoccupations locales sont liées aux ressources que ces centres de données consomment. On parle d’électricité, d’eau et de bruit”, a-t-il mentionné.

Les opposants aux projets d’implantation ont fait entendre leur voix, de Vancouver à Olds, en Alberta, en passant par Hamilton, en Ontario.
Les habitants d’Olds se mobilisent contre un projet de campus composé de 10 bâtiments et doté d’une capacité totale de production d’électricité au gaz de 1,4 gigawatt.

En juin, des opposants ont organisé une manifestation à Vancouver contre l’ouverture de centres de données destinés à l’IA.

À Hamilton, un projet visant à établir un campus de centres de données sur le front de mer a suscité une vive opposition. Et ce ne sont là que quelques-unes des collectivités en première ligne face aux efforts visant à accroître considérablement la capacité des centres de données au pays.

Une forte capacité au Canada

De nombreuses inquiétudes

Un enjeu politique majeur

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Trouvez réponse à vos questions/ Boîte de réception

Chaque mercredi, notre journaliste répond à vos questions en lien avec le numérique et les nouvelles technologies.

Des textos gratuits, désinstaller Gemini, déjouer l’abonnement d’Apple

Livres en français, dépôt gouvernemental et risques liés aux orages

WiFi public, portefeuille Apple et internet partagé

Logiciels malveillants, gestionnaire de mots de passe, assistance technique et Marketplace

Permis de surfer sur le web, point d’accès rural et WiFi d’un Airbnb

Alertes AMBER et VPN, Windows 11 et fichiers témoins

Solitaire, Windows 10 et mots de passe copiés-collés

Reconnaissance vocale, vieille adresse courriel et l’infâme nettoyage d’un PC

Service internet en région, harcèlement téléphonique et relais privé

Maison des fous, courriels promotionnels et nouvelle langue

Et bien d’autres questions pertinentes et les réponses

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Tout est extrême aux USA. Dans un autre registre la course aux centres de donnés fait des ravages chez nos voisins du sud. Un autre exemple à ne pas suivre pour le Canada et le Québec. Quelques gagnants et une grande majorité de perdants. Quand l’argent laboure la terre et transforme des communautés en villages fantômes.

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Chronique de Yves Boivert

Centres de données en Pennsylvanie /Gagner le gros lot sans avoir acheté de billet

Notre chroniqueur traversera les États-Unis cet automne pour couvrir la campagne électorale de mi-mandat. Cette semaine, gros plan sur une vallée de la Pennsylvanie où s’invitent les centres de données, pour le meilleur et pour le pire.

(Berwick, Pennsylvanie) Marilee Kiliti est née sur cette terre que ses parents ont cultivée. Elle pensait y mourir. Mais se faire offrir 50 fois la valeur de la propriété, ça se refuse difficilement…

Nous sommes dans un bled nommé Salem Township, dans la vallée de la Susquehanna, un des plus beaux fleuves du pays, qui se promène paresseusement dans cette vallée qui commence à peine à jaunir.

Blackstone QTS a choisi ce coin du nord-est de la Pennsylvanie pour construire le plus grand complexe de centres de données aux États-Unis. On n’a pas lésiné sur les moyens. Jusqu’ici, 96 familles ont vendu leur terre pour 586 millions en tout.

« La terre valait maximum 5000 $ l’acre en 2024, dit Marilee. Ils l’ont achetée 250 000 $ l’acre. Nous avions 90 acres… »

Avec ces millions tombés des nuages informatiques, elle a pris sa retraite et fait construire sa « maison de rêve ».

« Nos parents élevaient des porcs, mais ce n’était plus rentable. Nous, on a gardé une dizaine de vaches, des poules, mais juste parce qu’on aime les animaux. On ne peut plus vivre de l’agriculture ici depuis longtemps. »

Son mari était technicien en aération. Elle avait perdu son boulot au service de la paie et manœuvrait un monte-charge depuis trois ans.

« Va savoir pourquoi, j’avais toujours rêvé de manœuvrer un monte-charge… Mais jamais de devenir millionnaire ! » C’était comme gagner à la loterie sans avoir acheté de billet.

À la différence d’autres projets aux États-Unis, où les terrains sont achetés discrètement un à un, celui de Blackstone QTS s’est fait avec une certaine transparence. Les propriétaires ont pu se regrouper et obtenir un prix inespéré.

Le projet est gigantesque. Les terrains acquis forment un territoire de 7 km2. C’est un gros village. On prévoit y installer un « campus » de 12 à 17 mégacentres de données, déjà un des plus gros au pays. Mais si les phases suivantes vont de l’avant, ce sera le triple. La région abritera le plus grand complexe aux États-Unis.

« Je ne savais même pas ce qu’est un centre de données et je ne suis pas certaine de le savoir vraiment aujourd’hui », dit Marilee en riant.

INFOGRAPHIE LA PRESSE

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Si Salem Township a été visé, c’est qu’il y a ici la centrale nucléaire de Susquehanna, source fiable d’électricité « zéro carbone ». Mais les centres de données sont extrêmement voraces en électricité. Le département de l’Énergie prévoit qu’en 2028, ils consommeront 12 % de toute l’électricité aux États-Unis.

Ce qui est siphonné de la centrale ne va plus dans le réseau. Si tous les projets vont de l’avant dans le township, la quarantaine de mégacentres consommeront plus d’électricité qu’une grande ville américaine. Des centrales au gaz sont donc prévues. La pression sur le réseau augmentera… et la facture d’électricité aussi.

(…)

« À Salem, ils ont une centrale nucléaire, pas nous, dit Wayne Ryan, un ancien gardien de prison. On est un village avec un seul stop. On est ici parce qu’on aime le décor. Ils vont tout défigurer. C’est tout proche, juste là où les corneilles volent, tu vois… »

Tania Jose est retraitée d’une usine de rubans. Elle est sur son balcon pour fumer.

Je n’aime pas qu’ils viennent prendre nos terres. La nouvelle génération, ils héritent des fermes et ils les vendent à gros prix. Mais qui va nous nourrir ? Partout, c’est l’argent, l’argent. Offre-moi un million, je m’en fous, je vais mourir ici.

Tania Jose

États-Unis/ Le boom des centres de données vu du ciel

Voir les photos satellites…

C’est gigantesque, en effet!

Par contre l’IA et les technologies demandant des centres de données sont maintenant dans nos vis quotidiennes depuis des années. Je lisais récemment que le principal moteur de croissance du PIB aux Etats-Unis proviendra de l’IA.

Le Canada et le Québec vont-ils prendre un retard considérable s’il ne produisent pas aussi des centres de données?

Les centres de données installés au Québec appartiennent majoritairement à des intérêts états-uniens

Le collectif Numérique responsable et soutenable (NRS) et le centre de recherche et de développement COlab dressent un état des lieux des centres de données actuels et projetés au Québec, ainsi qu’une estimation de leurs besoins en électricité.

Les experts de ces deux organismes ont recensé et cartographié 72 centres de données en service au Québec. La plupart sont concentrés autour de Montréal et de Québec. Aucun de ces centres de données n’est actuellement utilisé pour l’entraînement de l’intelligence artificielle (IA) pour de gros agents de conversation comme ChatGPT. Il s’agit de centres de données qui mettent leur puissance de calcul et de stockage à la disposition des entreprises privées et des sociétés d’État du Québec, précise Alexandre Theve, chargé de projets de recherche au collectif NRS.

Ces centres de données ont représenté 3,1 % des ventes d’électricité au Québec en 2025. Leurs équipements de calcul, de stockage et de réseau entraînent une importante consommation électrique pour leur fonctionnement, leur refroidissement (car ces équipements dégagent énormément de chaleur) et leur sécurité.

Plus précisément, l’ensemble de ces centres de données (comprenant aussi les centres de cryptomonnaie) ont souscrit des contrats auprès d’Hydro-Québec totalisant près de 1488 mégawatts (MW), qu’on dénomme la « puissance totale installée ». En d’autres termes, ces centres de données ont demandé à Hydro-Québec de leur rendre disponible cette puissance d’environ 1500 MW, qui correspond à ce qu’est capable de délivrer la centrale Manic-5. Mais elles n’utilisent pas la totalité de cette puissance. Leur consommation réelle est de l’ordre de 500 à 600 MW, soit de 30 % de cette énergie en moyenne sur l’année, explique M. Theve, qui a travaillé bénévolement à cet état des lieux au sein du collectif NRS, un regroupement citoyen.

Des intérêts états-uniens

Les experts ont également cherché à savoir à qui appartiennent ces centres de données. Pour ce faire, ils ont identifié la nationalité des actionnaires qui les contrôlent. Ils ont ainsi constaté qu’à peine le tiers de la puissance électrique installée ou, en d’autres termes, à peine un tiers de la capacité de calcul, soit 572 MW sur 1 488 MW, est détenu par des intérêts canadiens. Parmi les actionnaires autres que les actionnaires canadiens, la majorité est états-unienne et quelques-uns sont européens (Royaume-Uni, Pologne, France, Pays-Bas).

« Ce chiffre permet de se faire une idée de la capacité de calcul que nous possédons sur le territoire, soit qui est au moins en partie sous souveraineté canadienne. Il s’agit d’un ordre de grandeur qui, certes, est imparfait, puisque le fait qu’il y ait un actionnaire canadien parmi la liste des actionnaires [d’une entreprise] ne garantit pas la souveraineté. Mais ça permet de poser des questions relatives au contrôle de ces infrastructures numériques, comme : quels seraient les risques et les capacités de résilience en cas d’aggravation des tensions géopolitiques avec des pays qui seraient détenteurs de ces infrastructures-là ? » fait remarquer l’ingénieur spécialisé en énergie et informatique.

Le compte rendu fait également état de 12 centres de données qui sont en construction ou en voie de l’être. Or, aucun de ces centres en devenir n’appartient à des entreprises canadiennes ou ne comprend d’actionnaires canadiens. Mais ils monopoliseront 644 MW additionnels.

En se basant sur les documents d’Hydro-Québec, les deux organismes prévoient un taux d’accroissement de la consommation des centres de données de l’ordre de plus de 10 % par an. Hydro-Québec s’attend à une consommation supplémentaire allant de 300 MW à 1100 MW sur son réseau pour les centres de données qui s’ajouteront d’ici 2035.

Les experts estiment que 25 % des nouvelles capacités de production d’Hydro-Québec prévues en vertu du Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) d’ici 2035 « devront être consacrées aux centres de données si on veut répondre à leurs besoins énergétiques. Ne resteront que 75 % des nouvelles capacités de production pour le reste des besoins des autres industries », souligne M. Theve.

Ce dernier insiste sur le fait que cet état des lieux rassemble des données pour alimenter un débat démocratique sur cet « enjeu de l’accès à l’énergie des centres de données ».

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La manière que je le vois, c’est que les États-Unis sont un peu dans une guerre froide avec la Chine : qui gagnera la course à l’intelligence artificielle? Au Québec et au Canada, nous sommes en marge de ça, de la même façon que nous n’étions pas dans la course à l’armement nucléaire. Nous n’avons pas vraiment de compagnies qui développent des modèles d’intelligence artificielle dit « modèles frontière » et donc nous n’avons pas besoin de ces centres de données, qui sont très différents de ceux classiques.

Et bien franchement, je ne pense pas que nous devrions vraiment aller vers là, à moins que les revenus de leur consommation électrique les justifient. Le principal moteur de croissance de l’économie américaine est pas mal déjà l’IA, mais ça cache également l’état réel de l’économie en dessous et les banques en sont bien conscientes. Il y a quand même pas mal de risques et beaucoup s’inquiètent d’une bulle.

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L’IA va remplacer des emplois. Actuellement dans ma compagnie on envoie entre 500$ et 2000$ par mois par développeur chez des compagnies américaines pour des tokens IA…

Plus personne ne retournerait en arrière. Personnellement je fais des choses en 2 heures qui m’auraient pris 1 semaine dans les cas extrêmes. Et ça me désole d’être aussi dépendant des Etats-Unis. Si au moins on pouvait créer un gros joueur en Europe ce serait déjà ça de pris.

Pour moi l’IA c’est le nouveau pétrole. Essentiel à la future économie qui est en train de se bâtir.

Dans un environnement aussi foisonnant, bien des petits joueurs vont se planter mais au travers il y en aura énormément qui vont réussir.