Au bout d’un moment il va falloir que l’on se pose collectivement des questions sur notre système de représentation et/ou de notre façon de planifier les infrastructures si les projets nécessaires ne se font pas parce qu’il n’y a pas de gains électoraux à les faires …
Le transport en commun, ça devrait être comme le réseau d’eau, on le fait et on le planifie parce qu’on en a besoin, pas parce que ça fait gagner des voix …
C’est clair qu’un jour lors de la construction, un gars va échapper son beam de métal sur la voie, ou une autre avarie du genre. On parle de travaux qui vont durer 2 à 4 ans, surtout si on doit gérer des travaux de nuit. Pour rappel il y a eu un accident en 2023, à la station Île-des-Sœurs où un camion sur la voie est entré en collision avec un autre ce qui a causé des dommages et bloqué les tests du REM pendant quelques jours.
Donc c’est faisable de construire des stations alors que la ligne est en service mais on s’expose à des pépins du genre.
Si tu regardes un train rentrer en station, tu vas constater que la distance entre la station (au niveau des portes palières) et le train qui passe est quelques centimètres.
Donc c’est un peu plus complique qu’on le pense
Et qu’en est-il des stations à Griffintown et à Pointe-Saint-Charles? Les discussions avancent, assure Julien Hurel. Nous attendons le feu vert du gouvernement.
La station Griffintown-Bernard-Landry, initialement connue sous le nom de Bassin Peel, fait partie des plans de CDPQ Infra depuis l’époque de planification des travaux. Or, une station supplémentaire avait été demandée par la Ville de Montréal en 2022.
Plutôt que devoir perturber le réseau deux fois et pour économiser, CDPQ Infra attend ainsi de savoir si l’ajout de la station Bridge-Bonaventure sera approuvé avant d’aller de l’avant.
L’ajout d’une station du REM sera encore retardé si Québec solidaire empêche l’adoption d’une loi sur l’accélération de projets d’envergure nationale, dénonce Eric Girard. « Un chantage odieux », rétorque Etienne Grandmont.
Avec seulement quatre jours restant à la session parlementaire, le gouvernement risque visiblement de manquer de temps pour que l’ensemble des projets de loi actuellement dans l’entonnoir soient adoptés d’ici vendredi.
À l’entrée des salles de commission, lundi, le ministre des Finances a pratiquement annoncé la mort au Feuilleton du projet de loi 5, surnommé « Q-5 », parce qu’il s’inspire de la pièce législative fédérale C-5 pour bâtir le Canada, adoptée pour contrer l’effet des tarifs de Trump.
« Si le projet de loi n’est pas adopté demain à midi, il va mourir », s’est inquiété M. Girard, devant la presse parlementaire.
À Montréal, M. Girard souhaitait profiter de ce projet de loi afin de pouvoir construire la future station Bridge–Bonaventure du REM, au centre-ville, en même temps que la station Griffintown–Bernard-Landry. Le projet piloté par CDPQ Infra requiert 25 millions $ additionnels. La construction en simultané des deux stations permettrait de limiter les inconvénients pour les usagers, a rappelé le ministre Girard, qui est aussi responsable des Infrastructures.
[…]
c’est juste la station de PSC qui est techniquement bloquée, celle de Griffintown est sous la Loi sur le REM qui permet à la CDPQ infra de faire fi de tous les règlements municipaux pour accélérer sa construction.
Avec la Loi actuelle, pour Griffintown, pas besoin de faire approuver les PIIA par l’arrondissement, pas besoin de demander de permis de construction, pas besoin de demander de permis d’occupation du domaine public, pas besoin de respecter le règlement sur le bruit et éviter de faire du bruit la nuit, etc…
En effet, sauf que la Caisse ne se lancera pas dans la construction de Griffintown-Bernard-Landry seulement, elle souhaite faire les deux stations en même temps.
Malheureusement, GBL fait donc les frais de ce blocage par extension.
C’est franchement un excellent exemple de ce qui ne va pas chez QS: l’idéologie prime sur tout le reste et le parti ne voit pas la forêt qui se cache derrière les arbres.
QS est historiquement un parti très favorable aux transports en commun, et il détient actuellement la circonscription de Griffintown, où l’une de ces stations serait située. Il porte donc directement préjudice à ses propres électeurs.
Il est tout à fait normal qu’il soit en désaccord avec le projet de loi proposé par Girard. Mais en fin de compte, la CAQ détient toujours la majorité, et une partie de votre travail en tant que parti d’opposition consiste à obtenir des avancées pour vos électeurs, et pas seulement à faire avancer votre programme idéologique.
They rejected the bill because the CAQ refused to move the bill regarding the REM stations to be separate from the entire environmental bill, and the CAQ refused.
It’s additionally the CAQ’s responsibility to compromise on their policies if they want something to be actually be built. It’s false to generalize it to QS’s ideology.
Il s’agit de faire un sacrifice pour le bien de l’équipe.
Oui, dans un monde idéal, la CAQ aurait dû faire des compromis et séparer les projets de loi. Mais la CAQ a un côté autoritaire, fait rarement des compromis (du moins sous Legault) et, au final, elle n’a pas besoin de faire ces compromis puisqu’elle détient actuellement tout le pouvoir. Ne pas faire construire ces stations du REM n’est pas grave pour elle, car elles ne servent pas ses électeurs.
C’est une année électorale et QS devrait essayer de montrer qu’elle est capable d’obtenir des résultats pour ses électeurs. En fin de compte, elle est en position minoritaire, ce qui signifie que pour faire avancer les choses qu’elle souhaite, elle devra faire des concessions que la CAQ n’a pas à faire. La grande majorité des habitants de Griffintown se soucient probablement bien plus de cette station du REM que du reste du projet de loi, s’ils en ont même connaissance.
Je ne vois pas vraiment ce que “l’idéologie de QS” a à voir avec ça. (D’ailleurs, ça me semble plus être un poncif qu’une réalité : de quelle idéologie on parle là ? Quelle rapport avec le projet de loi ?)
Comme tu le dis très très bien. La CAQ abuse de sa position de force et fait du chantage avec ces deux stations qui auraient très bien pu être dans un autre projet de loi.
Autant que la position de QS est viable ici, autant que les résidents des secteurs touchés seront affectés par ce refus de mettre de côté les idéaux.
C’est une question d’accepter quelque chose qui est bénéfique, au détriment de différents aspects auxquels QS s’oppose. Je ne pense pas que quiconque puisse défendre la CAQ ici, mais mettre de l’eau dans son vin, c’est une façon d’en offrir à un plus grand nombre de personnes, même si c’est loin d’être idéal.
Ça me fait penser un peu à la saga du REM de l’est où on entendait que les gens de l’est méritaient “mieux”. On verra bien si les résidents qui ont élu un député QS préféreront une vision compromise ou un énième retard sur du TEC. Étant résidant du secteur et habitant à 2 mins de la future station, j’ai bien du mal à voir comment QS maximise les intérêts des résidents de la circonscription.
Les deux stations sont dans Saint-Henri–Saint-Anne, la circonsription de Guillaume Cliche-Rivard de QS.
Saint-Henri–Sainte-Anne comprend l’entièreté de l’arrondissement du Sud-Ouest + le bout de Westmount sur Saint-Antoine + une petite partie du sud de NDG
De quels idéaux on parle là? (c’est rendu réellement un prêt-à-penser cet histoire “d’idéaux” ou “d’idéalisme" quand il s’agit de parler de QS)
Je trouve ça quand même fort que l’on arrive à mettre sur le dos de QS le retard de ces deux stations, alors que clairement c’est la CAQ qui fait du chantage. La même caq qui a retardé presque tous les projets de transport collectifs, définancé le transport collectif, attendu près de 4 ans pour enfin toucher sa part du fédéral, etc.