Je vois encore beaucoup de pancartes électorales de tous les partis un peu partout ![]()
Des souvenirs merveilleux, j’étais si fier de travailler au COJO et d’avoir tout vu de l’intérieur dès le début de mon emploi en février 1973. Plus de trois ans de travail dans une atmosphère souvent électrisante, avec des rebondissements parfois inattendus.
Il y eu aussi bien sûr des émotions vraiment pénibles à vivre, particulièrement durant la grève de la construction où nous avons failli perdre les Jeux. L’autre grande déception aura été le jour où nous avons appris que la tour du stade ne serait pas complétée pour l’ouverture des Jeux. Un couteau dans le coeur doublé d’un véritable sentiment d’échec.
Quoi qu’il en soit, nous avons fait en sorte de surmonter le choc et travaillé encore plus fort. D’abord pour faire oublier les ratés du chantier, ensuite pour se concentrer afin de faire malgré tout de ces Jeux un succès à tous les points de vue. Je crois que nous y sommes tout de même arrivés… mais malheureusement avec une pointe d’amertume dans l’âme.
Si ça peut aider, j’ai l’impression que de nos jours ce n’est pas vraiment connu que les Jeux ont ouvert sans que la tour n’ait été complétée. Bon ça ne fait que 8 ans qu’on vit au Québec mais je ne l’avais jamais entendu avec l’avoir vu ici il y a une semaine ![]()
Quel était ton travail?
Le coup a été très dur à prendre parce que le design stade-tour était connu mondialement. Il avait suscité un grand intérêt car tout le monde voulait voir ce formidable ensemble architectural futuriste unique au monde. D’ailleurs tout le marketing tournait autour de ce concept qui avait séduit autant la Ville de Montréal, que le COJO, les gouvernements locaux, la Presse Internationale, les Fédérations internationales de sports olympiques d’été et jusqu’au CIO.
Si ça peut te soulager, il n’est pas impensable de prétendre que la tour aurait pu s’effondrer durant les jeux ce qui aurait été absolument effroyable, il m’arrive de penser à ça!
Quand j’ai postulé pour un poste (j’avais 22 ans) il n’y avait que 30 employés au siège social du COJO (rue Notre-Dame) incluant le président Roger Rousseau. J’ai accepté un poste d’entrée comme commis-messager, puis j’ai fait mon chemin à l’intérieur de l’administration pour devenir l’adjoint du directeur de l’Accueil du Camp Jeunesse. Un formidable défi où il a fallu concevoir tout ce service dans le moindre détail, qui durant les Jeux comptait plusieurs centaines d’employés.
C’est mon poste précédent (analyste-documentaliste) qui m’avait énormément aidé à obtenir ce dernier job. Puisque je travaillais déjà avec tout le matériel d’archive et de documentation, et que je j’entretenais des liens directs avec tous les départements et les services du COJO.
Oui, il semble qu’un rapport d’ingénierie après coup disait que la tour tout béton aurait été trop lourde et instable, on a donc terminé la structure en hauteur avec une armature d’acier. Mais je n’ai pas vu cette étude. Par contre il y a cet intéressant article sur la tour La renaissance de la tour du stade olympique de Montréal | Radio-Canada
Merci de partager vos souvenirs bien sentis de ces moments importants de l’histoire montréalaise. C’est toujours apprécié d’entendre ces anecdotes, racontées par ceux et celles qui l’ont vécu, d’une époque qui nous parait aujourd’hui grandiose à bien des égards.
Merci d’avoir partagé ton histoire. La déception que vous avez ressentie témoigne de votre fierté pour votre travail. Je sais que c’est une opinion controversée, mais je pense que Montréal devrait se représenter pour les Jeux olympiques. Le stade est plus beau que jamais et vaut la peine d’être vu du monde entier.
On remarque que la neige colle sur les nouveaux panneaux vitrés au sommet et s’accumule aussi dans les coins de la toiture dû aux vitres. Sait-on si la fenestration et le sol au toit seront chauffés une fois complété afin de prévenir cette accumulation et empêcher que ça glisse le long des parois? Ou bien le fera-t-on “manuellement”?
Le Stade Olympique le 28 septembre 1976, deux mois après les Jeux Olympiques. Il n’était pas peint à cette époque, mais sur le béton brut.
Fonds Ministère des Communications, BAnQ.
J’ai entendu cette histoire aussi ! Je crois que le “pied” la base de la tour est à environs 10-20m sous terre pesant plusieurs milliers de tonne pour contrebalancer le poids du sommet qui lui pèserais seulement 800 tonnes !
Je consois que construire une tour de 165m de haut est difficile, si en plus vous rajouter 45° d’inclinaison à la chose, c’était presque magique pour l’époque !
Quand tu vas dans le sous-sol du stade, il y a des pièces avec le roc exposé sur lequel repose la base du stade. J’avais pris cette photo, il y a maintenant plusieurs années, alors que j’y étais pour un tournage.
Un Stade presque neuf fin prêt pour de prochains Jeux Olympiques? Tout est déjà là, avec une belle tour rénovée en plus ![]()
Pas la meilleure photo, mais les couleurs sont enfin revenus sur la tour après plusieurs mois sans illumination !
Le type de spectacle que le Stade Olympique veut se réapproprier, une fois les rénovations complétées. 60,000 spectateurs en transe pour le spectacle du groupe “New Kids On The Block” le 4 août 1990.
Wow, je me souviens très bien de cette époque… j’avais 13 ans. Ma femme que je connaissais déjà dans le temps trippait sur le groupe. Ma soeur avait des posters du groupe. Sur l’une des photos il y a une fille qui tient une revue avec leur photo, je suis pas mal certain que j’avais cette revue.
Notre stade a la plus grande capacité au Canada, et est facilement dans le top 10 des stades couverts en Amérique du Nord. Evenko devra bien gérer, y’a un potentiel d’attractivité immense.






















