Sports et loisirs - Activités, lieux et infrastructures

De nombreuses municipalités ont donc annoncé la fermeture préventive de leurs installations en terre battue, en vertu de la recommandation d’Environnement Canada.

C’est notamment le cas pour l’arrondissement d’Outremont, à Montréal, qui a annoncé à ses citoyens qu’il procéderait à la fermeture des terrains en terre battue dans les parcs Joyce, Saint-Viateur et F. -X. Garneau.

La date de réouverture est méconnue et la Ville de Montréal insiste que « les terrains seront rouverts uniquement lorsque nous aurons la certitude que les produits utilisés sur ces terrains sont sécuritaires. »

Même scénario pour les terrains du parc Maurice Richard à Repentigny, ou encore dans les municipalités de Prévost et de Rosemère.

Près de la moitié des piscines intérieures de la métropole sont en mauvais état, selon des données obtenues par Le Devoir.

Des 30 piscines intérieures de la Ville de Montréal, 14 ont un indice d’état moyen de D ou de E, ce qui signifie que « les bâtiments nécessitent des travaux majeurs pour en préserver l’intégrité à long terme » et que « des bris ou pertes de service sont observables ». Selon les données de la Ville, les piscines extérieures, quant à elles, se portent mieux : seulement 8 piscines sur 61 sont en mauvais état, et plus de 40 % reçoivent la note « A ».

À l’heure actuelle, le Sentier national représente 1650 kilomètres de sentiers, de Gatineau à Gaspé. Il traverse neuf régions : Outaouais, Laurentides, Lanaudière, Mauricie, Québec, Charlevoix, Manicouagan, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie. Or, il manque des tronçons ici et là pour avoir un sentier continu.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Diverses infrastructures permettent de traverser de grandes régions du Québec malgré les obstacles naturels.

« La linéarité du sentier et la capacité à le terminer, c’est un énorme enjeu, reconnaît Grégory Flayol. Ce l’était dans les années précédentes, ce l’est davantage aujourd’hui parce que les menaces et les embûches augmentent. »

Il y a des projets de loi sur la foresterie et sur l’exploitation minière qui ne nous permettent pas d’espérer une accélération de la création de sentiers de connexion.

Grégory Flayol, directeur des programmes chez Rando Québec

La stratégie immédiate consiste donc à mettre en valeur les sentiers existants.

« On a des sections du Sentier national qui sont quand même continues sur plus de 500 kilomètres. C’est quand même beaucoup. »

C’est loin des 4265 kilomètres du Pacific Crest Trail, entre la frontière mexicaine et la frontière canadienne, ou des 3500 kilomètres de l’Appalachian Trail, qui relie la Géorgie au Maine. Par contre, on se compare avantageusement au Pennine Way, le premier sentier national créé en Angleterre, qui s’étend sur 431 kilomètres, ou au légendaire GR20, en Corse, qui fait 180 kilomètres.

Un sentier de longue randonnée n’a donc pas besoin d’être immensément long pour acquérir un statut mythique. Et il n’a pas besoin d’être parcouru en entier pour présenter des bénéfices.

« On ne parle pas nécessairement de 90 jours de randonnée sur le Sentier national, mais des séjours de deux, trois, quatre jours, précise Grégory Flayol. On a des chiffres qui démontrent que non seulement c’est en croissance au Québec, mais c’est un produit vraiment solide à l’international. »

L’étude permet notamment de voir quelles sont les attentes des randonneurs au long cours. Beaucoup souhaitent notamment du transport de bagages et des navettes, de même qu’une offre plus diversifiée en matière d’hébergement. À l’heure actuelle, on retrouve surtout des sites de camping rustique, des refuges sans services et des abris à trois côtés (lean to).

Il y a des gens qui veulent partir à la découverte de la longue randonnée et qui sont un peu moins autonomes. Ce serait effectivement intéressant d’avoir des produits et services pour être en mesure de bien accompagner ces gens avec un petit peu plus de confort.

Grégory Flayol, directeur des programmes chez Rando Québec

Mais il n’est pas question de développer des produits et des services sur l’ensemble du tracé.

« Nous avons une vision de vocation différente pour chaque secteur du Sentier national. Il y a des endroits où c’est très pertinent de développer des produits et des services, et il y a des endroits où on pense que l’expérience sauvage avec des aménagements légers avec plus d’autonomie devrait être la vocation principale. »

La création d’hébergements plus confortables le long de certaines sections du sentier jouerait évidemment un rôle de levier de développement touristique régional.

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🎾𝗥𝗲́𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝘁𝗲𝗻𝗻𝗶𝘀 𝗲𝗻 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗯𝗮𝘁𝘁𝘂𝗲🎾

Selon les conditions météorologiques, la réouverture des terrains de tennis est prévue graduellement à partir de mardi 9 septembre 2025.

Les équipes travaillent pour nettoyer et remettre en ordre les terrains. Cette décision a été prise à la suite des analyses qui se sont avérées négatives de la possible présence d'amiante du produit utilisé sur nos terrains.

Les modalités de compensation pour la perte du droit de jeu pendant la durée de la fermeture seront communiquées sous peu.

Merci de votre compréhension et bon retour au jeu!

Le site de la future “piste à rouleaux” ou “pumptrack” de l’Ile des Soeurs sur le boulevard de la Forêt, en terrain plutôt boisé, et à proximité de la forêt protégée et du parc Adrien D. Archambault. C’est délimité par une membrane textile, mais les travaux n’ont pas débuté. On a relocalisé les couleuvres selon l’affiche.

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L’Arrondissement de Verdun a inauguré le 20 septembre dernier quatre paniers de basketball à la patinoire Bleu Blanc Bouge (BBB) du parc Willibrord à Verdun.

Pour l’occasion, des représentants et représentantes du Camp Énergie ont animé des activités de soccer, hockey et basketball avec les jeunes du quartier. Des joueurs de l’équipe masculine de basketball de l’école secondaire Monseigneur-Richard étaient présents.

En plus des quatre paniers, un marquage au sol pour délimiter un terrain de handball et deux de basketball a été ajouté. Jusqu’à récemment, il n’y avait que six terrains de pickleball.

L’ajout des paniers de basketball a été financé par la Fondation des Canadiens pour l’enfance, qui a créé des patinoires BBB à travers le Québec. La patinoire du parc Willibrord est la dernière à acquérir ces paniers.

L’Arrondissement de Pierrefonds-Roxboro est fier d’annoncer le début des travaux de son tout premier skatepark, qui sera aménagé au parc d’À-Ma-Baie dans le secteur est. Pour souligner l’événement, les élus et les équipes du projet ont procédé à une pelletée de terre symbolique le 18 septembre.

Situé sur un terrain longtemps inoccupé, à proximité de la maison des jeunes, le skatepark deviendra un pôle dynamique pour les adeptes de ce type de sport. Conçu par la firme spécialisée Spinworks, le projet propose un aménagement inclusif et innovant, pensé par des skaters, pour les skaters. Il offrira une variété de lignes d’approche favorisant la créativité dans les parcours, ainsi que des zones ombragées et des espaces pour les spectateurs.

Accessible à tous, peu importe l’âge ou le niveau d’expérience, cette installation promet de devenir un lieu rassembleur et stimulant pour toute la communauté.

Cette nouvelle infrastructure est attendue avec enthousiasme par les amateurs de planche à roulettes, de trottinette et de BMX. L’installation, dont l’ouverture est prévue au printemps 2026, représente un investissement de 1,7 million de dollars.

Les nouveaux terrains de pickleball au parc de l’École secondaire de la Pointe-aux-Trembles sont désormais officiellement ouverts.

Ces deux nouveaux terrains s’ajoutent à ceux déjà en place, bonifiant l’offre pour les adeptes de ce sport en pleine expansion. Avec maintenant quatre terrains disponibles, les joueuses et joueurs de tous niveaux peuvent profiter d’un espace convivial pour pratiquer, s’initier ou perfectionner leur jeu. Ce nouvel aménagement répond à l’engouement croissant pour le pickleball, un sport accessible, dynamique et idéal pour bouger en plein air.

26 septembre 2025

Des infrastructures de loisirs renouvelées au parc Grovehill. Crédit : Ville de Montréal

Après un an de travaux et un investissement de près de 4 M$, l’Arrondissement de Lachine a inauguré les nouvelles installations sportives du parc Grovehill.

Le projet, conçu par Expertise Sports Design LG et réalisé par Charex inc., comprend des terrains de volleyball de plage et de basketball modernisés ainsi qu’une aire de planche à roulettes repensée.

Les aménagements incluent des paniers de basketball abaissés favorisant l’accessibilité, des obstacles variés pour stimuler les parcours des planchistes, ainsi qu’un nouvel éclairage visant à améliorer la sécurité.

Le chantier s’est également accompagné d’un réaménagement paysager complet, avec la plantation de 35 arbres, 70 arbustes et plus de 1 000 vivaces.

Source : Arrondissement de Lachine (Ville de Montréal)

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Un message a été fusionné à un sujet existant : Parc Jarry - Plan directeur

Par Isabelle Pion, La Tribune

23 novembre 2025 à 04h05

Le mont Ham a une altitude de 713 mètres. «L’hiver, c’est féérique», commente Michel Nault, qui a atteint les 1000 montées cet été. (Parc régional du Mont-Ham)

CHRONIQUE / Mille montées du mont Ham, rien de moins.

Le nombre peut paraître grand, mais il n’est surtout pas une affaire de records pour le Sherbrookois Michel Nault, qui consigne ses randonnées dans son calepin.

Un jour où il a atteint 800 ascensions, il s’est dit qu’il allait peut-être franchir une 1000e montée… Et il y est parvenu cet été. Le randonneur a un faible pour cette montagne offrant une vue à 360 degrés. Et pour l’équipe qu’il croise régulièrement… beau temps mauvais temps.



Michel Nault cumule les sommets depuis environ 16 ans. (Jean Roy/La Tribune)

L’ancien préposé aux bénéficiaires et infirmier aujourd’hui retraité enfile les sommets depuis environ 16 ans ici comme aux États-Unis. Il a d’ailleurs à son actif 36 des 48 sommets des montagnes Blanches, les fameuses «4000 footers».

Au fil du temps, ses notes sont devenues un véritable carnet de bord où il recense ses trajets, ses rencontres, et parfois ses chutes, me lance-t-il en souriant. Une tonne d’informations que vous ne retrouverez pas sur Strava et qu’il relit à l’occasion, question de se rappeler de bons souvenirs.

Était-il un grand sportif? «Non», me lance-t-il en riant. Il s’est acheté un vélo, mais n’en fait pas beaucoup. «Monter une montagne, c’est difficile. Moi, je les trouve toutes difficiles.»

Le Sherbrookois Michel Nault lors de sa 1000e montée du mont Ham l’été dernier. (Collaboration spéciale)

Certains se mettent à l’activité physique graduellement. Pour lui, le déclic s’est fait d’un coup. Michel Nault a eu un coup de coeur pour la vue au sommet du mont Ham.

Comme quoi il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.

L’homme âgé d’aujourd’hui 68 ans aimait bien son quart de travail le soir pour profiter pleinement de ses journées. À coup de trois ou quatre randos par semaine, du mont Orford en passant par Gosford, les parcours se sont vite accumulés. À la retraite, les randonnées se sont multipliées.



«Je n’ai pas l’air d’un randonneur, je le sais, lance-t-il en riant. Ça ne m’a jamais empêché de monter; j’y vais à mon rythme. Il y a plein de monde qui me dépasse et ça ne me dérange pas.»

Et il n’est surtout pas question de se presser pour redescendre une fois au sommet. L’éloge de la lenteur, c’est bon pour tous les aspects de la randonnée… y compris profiter de la vue.

La sédentarité en hausse

Lorsque je l’ai contacté pour une entrevue, M. Nault a bien failli me dire non. Il ne pensait pas avoir beaucoup de choses à me dire. Mais il avait entendu lui aussi ces chiffres préoccupants sur l’activité physique des Canadiens cette semaine. Il a finalement accepté.

Au cas où ça vous aurait échappé, un rapport de ParticipACTION montrait que seulement 32 % des adultes font le nombre de pas recommandés (7500) chaque jour. Une chute marquée par rapport à 49 % en 2021.



Autre donnée intéressante : l’inactivité physique coûterait 3,9 milliards de dollars par an au système de santé, toujours selon ce rapport.

C’est aussi de ça dont j’avais envie de jaser avec lui, des motivations derrière chacun de ces pas.

«Je suis sûr que l’activité physique nous éloigne de la maladie […] Je ne suis pas quelqu’un qui fait de l’anxiété en soi, mais ça aide quand même. Ça permet d’être zen dans la forêt, d’être loin des bruits de la ville. Ce qui est le fun aussi, c’est le partage avec les gens, les échanges.»

Pas étonnant que des médecins prescrivent des activités en nature, souligne-t-il.

Avec son mode de vie, M. Nault espère viellir en santé. Ça donne envie d’enfiler ses bottes… en montagne ou dans son quartier.

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Bilan des parcs régionaux Un atout pour la santé mentale et physique

Plus d’un million de Québécois visitent chaque année les différents parcs régionaux dans la province pour se connecter avec la nature. L’amélioration de la santé physique et mentale figure parmi les principaux bénéfices perçus par la clientèle, souligne un rapport publié jeudi. Les trois régions les plus populaires sont les Laurentides, la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches.
Publié hier à 7 h 15

Éric-Pierre Champagne La Presse

Des parcs créés par des initiatives citoyennes

Près de 70 parcs régionaux au Québec se sont regroupés depuis 2014 pour former le réseau Parq. On y retrouve entre autres des lieux bien connus des Québécois, dont le parc linéaire Le P’tit train du Nord, dans les Laurentides, le parc de la forêt Ouareau, dans Lanaudière, le parc du Mont Saint-Joseph, en Gaspésie ou encore le parc de la Gorge de Coaticook, en Estrie. « Les parcs régionaux, ce sont des territoires qui sont ancrés dans les communautés. C’est très souvent une action citoyenne pour protéger un lopin de terre qui a mené à la création d’un parc », souligne Pierre Gaudreault, directeur général du réseau Parq.

Entre 1,1 et 1,6 million de visiteurs

Les 67 parcs régionaux membres du réseau Parq accueillent en moyenne entre 1,1 et 1,6 million de visiteurs uniques par année. Le regroupement publie jeudi une étude des retombées économiques, sociales et environnementales des parcs régionaux du Québec, qui a été préparée par la firme BC2 Groupe Conseil. On y apprend notamment que les trois régions les plus populaires pour les amateurs de parcs régionaux sont les Laurentides, la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. Près de la moitié (43 %) des visites ont lieu en juillet ou en août. Les parcs ont généré des revenus 57,7 millions de dollars en 2024.

Des bénéfices importants pour la santé

Parmi les nombreux bénéfices observés par les utilisateurs des parcs régionaux, les impacts sur la santé mentale et physique se retrouvent en tête de liste tout comme la connexion avec la nature. « Ce rapport est venu confirmer certaines intuitions que nous avions déjà. Plusieurs personnes nous disaient que ça diminuait leur stress, que ça contribuait à leur bien-être », révèle Pierre Gaudreault. Près de trois quarts des répondants au sondage mené par BC2 Groupe Conseil ont indiqué que leur principal objectif était de se « connecter avec la nature et découvrir des paysages ». Parmi les bénéfices perçus par la clientèle, l’amélioration de la santé physique pointe au 2e rang et l’amélioration de la santé mentale au 4e rang.

De plus en plus d’études confirment l’importance de la nature

Rappelons que de nombreuses études ont confirmé à quel point des escales en nature se traduisaient par des bénéfices importants pour la santé physique et mentale. Une recherche publiée dans la revue Scientific Reports en 2019 signalait que passer deux heures par semaine en contact avec la nature diminuait les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité, et améliorait la santé mentale, particulièrement pour les populations vivant dans des centres urbains. Une autre étude publiée en 2009 concluait que la nature permettait d’améliorer les capacités de concentration tandis qu’une recherche dévoilée dans la revue Frontiers In Psychology (2018) signalait les bienfaits d’un séjour en nature pour réduire l’impact du stress et de l’anxiété.

Une pépinière pour les aires protégées

Fait à noter, 42 % des parcs régionaux au Québec comprennent une aire protégée. Une très forte proportion des répondants (96 %) considère d’ailleurs que les parcs contribuent à la protection de l’environnement et de la biodiversité locale. « On travaille beaucoup avec le ministère de l’Environnement et la SNAP Québec [Société pour la nature et les parcs] pour la création d’aires protégées avec des parcs régionaux, indique Pierre Gaudreault. Les données de ce rapport, ça vient nous donner des arguments pour prolonger les programmes, pour avoir un effet de levier auprès de nos partenaires financiers et gouvernementaux. »

Une meilleure qualité de vie

Parmi les principaux constats, 68 % des répondants étaient des femmes et près de la moitié d’entre eux sont âgés entre 35 et 54 ans. « Ce sont des territoires qui sont structurés. Ça permet peut-être aux gens d’avoir un sentiment de sécurité dans un parc régional, avec un gestionnaire de territoire qui est toujours présent », indique Pierre Gaudreault. Tout près de la moitié des visiteurs (46 %) sont considérés comme une « clientèle de proximité », c’est-à-dire qu’ils habitent à environ 20 km d’un parc régional. Les visiteurs « de proximité » affirment dans une très forte proportion (91 %) que la présence d’un parc régional améliore leur qualité de vie.

Consultez le rapport du réseau Parq

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2025-11-27/bilan-des-parcs-regionaux/un-atout-pour-la-sante-mentale-et-physique.php

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Dame Nature fait le bonheur des amateurs de ski en ce début de saison

À travers le Québec, 35 stations de ski sont déjà ouvertes.

Les skieurs et les planchistes sont nombreux pour l’ouverture des stations de ski.

Photo : Radio-Canada / Philippe L’Heureux

Publié à 17 h 42 HNE

Plus de stations de ski et plus de pentes que par les années dernières sont ouvertes en ce début de saison dans la province. Le PDG de l’Association des stations de ski du Québec estime qu’il est « extraordinaire de voir un début de saison comme ça ». Dans toutes les régions, les amateurs de glisse ont pu dévaler les pentes ce samedi.

L’an dernier, c’est 50 % des stations qui avaient dû retarder leur saison; cette année, c’est tout le contraire, se réjouit Yves Juneau, qui représente 72 stations du Québec avec l’Association.

Le froid détesté par les uns fait, dans ce cas-ci, le bonheur des autres. Grâce aux températures plus basses que la normale saisonnière, la neige tombée dans les derniers jours n’a pas fondu et la neige artificielle tient mieux le coup.

Selon l’Association des stations de ski du Québec, plus de 35 stations ont commencé leur activités ce samedi. À Stoneham, l’ouverture des pentes a fait beaucoup d’heureux.

Photo : Radio-Canada / Philippe L’Heureux

À Stoneham, samedi, une quinzaine de pistes étaient ouvertes, dont tous les sous-bois, le parc à neige de ski et de snowboard, qui est pratiquement ouvert à 100 %, décrit, avec un large sourire, le responsable communications et marketing de RCR, Gabriel Leblanc. C’est vraiment un début de saison comme on a rarement vu ici. Dame Nature nous a vraiment aidés: avec une trentaine de centimètres de neige et tout ça!

Comme un 25 décembre

On a des pistes ouvertes comme si on était un 25 décembre, répond Gabriel Leblanc, on est très heureux avec ça. La station Stoneham ouvre habituellement la première fin de semaine de décembre selon les conditions météorologiques, mais normalement, c’est 4-5 pistes, peut-être un peu moins de neige, mais vraiment là, c’est la qualité [de la neige].

Gabriel Leblanc, responsable des communications et du marketing, RCR.

Photo : Radio-Canada / Philippe L’Heureux

Yves Juneau partage le même enthousiasme pour la saison à venir. Dans les dernières années, on n’a pas vécu ça beaucoup. Cette année, une vingtaine de stations de ski ont devancé leur ouverture d’au moins une fin de semaine, dit-il.

Et les prévisions sont bonnes aussi chez Environnement Canada. Ça devrait être des bonnes nouvelles pour les skieurs, explique le météorologue Serge Besner. Pour le mois de décembre, on prévoit un mois avec des températures sous les valeurs saisonnières. En comparaison avec l’an dernier, où les températures en décembre sont restées presque toujours au-dessus du point de congélation et avec la pluie, ce n’est certainement pas ça qu’on prévoit pour le mois de décembre, au moins.

Bon espoir pour le MSA

Même pour le Mont-Sainte-Anne (MSA), qui n’a pas pu ouvrir en même temps que les autres en raison d’un problème électrique, l’espoir d’une bonne saison est là. Pour le chiffre d’affaires, avant Noël, ça demeure marginal, entre 4 et 7 % des ventes, explique M. Juneau.

Pour le moment, les pistes du MSA devraient ouvrir le 13 décembre.

Contrairement à plus de 35 stations ailleurs au Québec, celle du Mont-Sainte-Anne n’a pas ouvert ce samedi, en raison d’un problème électrique.

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Trudel

Pour l’ensemble des stations, on mise en général sur la période des Fêtes, qui peut représenter 20 % de l’achalandage [de la saison] en temps normal, rappelle le PDG de l’Association des stations de ski du Québec, et malheureusement, les revenus des dernières années ont fait en sorte que ça a vraiment affaibli nos résultats parce qu’on avait des redoux. Mais là, on ne nous prévoit pas ça du tout cette année, ce qui fait en sorte qu’on pourrait battre des chiffres qui étaient en croissance.

L’an dernier, les données de l’Association ont montré une hausse de 5,5 % de l’achalandage dans les stations membres. Par exemple, le mont Grand Fonds, dans Charlevoix, a connu une saison record, d’après Yves Juneau, parce qu’ils ont une stratégie d’attirer les familles. Ce type de stratégie est, selon lui, une preuve qu’il faut profiter des toutes les stations, pas que sur les grandes montagnes, puisque l’ensemble permet d’en avoir pour tous les goûts et tous les budgets.

Avec les informations de Philippe L’Heureux et de Louis-Simon Lapointe

Infrastructures sportives et de plein air : Québec lance un appel de projets de 300 M$

Le gouvernement du Québec ouvrira, dès le 23 février 2026, le deuxième appel de projets du Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air (PAFIRSPA).

Dotée d’une enveloppe de 300 M$, cette mesure vise à soutenir, partout au Québec, la construction, la rénovation et la modernisation d’infrastructures destinées aux activités sportives, récréatives et de plein air.

Les municipalités, organismes à but non lucratif, coopératives de solidarité, établissements scolaires et d’enseignement supérieur ainsi que les instances des Premières Nations et inuit pourront soumettre des projets. L’aide financière pourra couvrir jusqu’à 66 % des coûts admissibles, avec un plafond de 20 M$ pour les infrastructures sportives et récréatives (volet 1) et de 500 000 $ pour les infrastructures de plein air (volet 2).

Source : Cabinet de la ministre Responsable du Sport, du Loisir et du Plein air

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Moins de la moitié des patinoires extérieures ouvertes

Moins de la moitié des patinoires extérieures de la Ville de Montréal étaient praticables samedi après-midi, alors que le congé des fêtes bat son plein.

Seulement 110 des 229 patinoires extérieures de Montréal sont ouvertes, selon la Ville.

Certains arrondissements sont moins chanceux que d’autres : aucune patinoire n’était praticable à Lachine, dans LaSalle, dans le Sud-Ouest, à Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, à Pierrefonds-Roxboro ni à Montréal-Nord, en date de samedi.

Seules 15 patinoires extérieures étaient ouvertes à la mi-décembre. La Ville de Montréal assurait alors qu’elle mettrait les bouchées doubles afin d’ouvrir la plupart d’ici les Fêtes.

Par ailleurs, comme l’a rapporté La Presse, la météo de plus en plus imprévisible rend difficile l’entretien des patinoires extérieures.

En entrevue, le porte-parole de la Ville, Marc-Antoine Bélanger, avait affirmé que les premiers arrosages des patinoires peuvent débuter lorsque la température demeure inférieure à -4 °C pendant trois jours consécutifs. Mais d’abord, les cols bleus doivent procéder au colmatage des fuites et à la saturation du sol.

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Byebye nouvelles patinoires réfrigérées :confused:

Budget 2026 de la Ville de Montréal | Les patinoires réfrigérées tombent à l’eau

Le redoux fait la vie dure aux patinoires extérieures à Montréal, mais aménager de nouvelles glaces réfrigérées n’est plus à l’ordre du jour de la nouvelle administration montréalaise.

C’est ce qu’on apprend dans le plus récent budget de la Ville de Montréal, présenté lundi par la nouvelle mairesse, Soraya Martinez Ferrada. Ou plutôt, c’est ce qu’on n’y lit pas, puisqu’on a retiré toute mention du « Programme d’aménagement des glaces extérieures ».

Ce programme, doté d’une enveloppe de 20 millions d’ici 2034, devait pourtant permettre à la métropole de se doter « de nouvelles installations réfrigérées extérieures ».

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Reportage de CBC sur le sujet

Refrigerated outdoor rinks sidelined in the new Montreal budget

Montreal Mayor Soraya Martinez Ferrada’s first budget doesn’t allocate any funds to build more refrigerated outdoor rinks. What does that mean for wintertime skaters?

Il faut s’adapter aux changements climatiques, alors il faut permettre à nos jeunes de poursuivre leurs activités extérieures, en investissant en toute logique dans des patinoires réfrigérées, la seule solution durable dans les circonstances. À mon avis ce n’est pas une dépense puisque si on tient compte de tous les avantages sur le plan social, la société (pas seulement les jeunes) en sera largement gagnante.

L’activité physique est la seule vraie pilule miracle

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

La patinoire réfrigérée de l’esplanade Tranquille, dans le Quartier des spectacles

À moins d’être prêt à investir davantage en santé, ce qui est clairement irréaliste, l’État devrait faire activement la promotion d’un mode de vie sain, plaident les auteurs.

L’excellent éditorial de Stéphanie Grammond « À notre santé ! ⁠1 » expose avec une grande justesse l’urgence de réorienter notre boussole collective de la gestion de la maladie vers la promotion active d’un mode de vie sain. Nous appuyons sans réserve cet appel. Plus encore, des données récentes sur les maladies infectieuses transforment cette urgence en un impératif de sécurité nationale, qui interpelle autant les décideurs que les citoyens.

Résumé

La pandémie de COVID-19 a été un puissant révélateur, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a confirmé en décembre 2025 : l’obésité péjore le pronostic des maladies infectieuses. Nos propres analyses statistiques, basées sur les données de 23 pays de l’OCDE, font ressortir une corrélation directe et alarmante entre la prévalence de l’obésité et la mortalité liée à la COVID-19. Ce constat dépasse la seule gestion des maladies chroniques ; il s’agit de notre résilience collective face aux futures pandémies, qui surviendront inévitablement.

Face à cette menace, deux grandes stratégies se dessinent. La première consiste à augmenter massivement les ressources du système de santé. La comparaison entre le Canada et la Norvège est éclairante : avec une prévalence d’obésité similaire, la Norvège, dont les effectifs en santé sont proportionnellement presque doubles des nôtres, a connu une mortalité par COVID-19 bien moindre. Cependant, dans le contexte québécois de ressources limitées, viser un tel modèle est irréaliste.

La seconde stratégie, plus pragmatique et puissante, nous ramène à l’essence de l’éditorial de Mme Grammond : la prévention, et plus spécifiquement la lutte contre l’obésité.

Nos analyses indiquent qu’une réduction de 5 % de la population en surpoids au Québec aurait pu prévenir près de 19 % des décès dus à la COVID-19 en 2020. Pour atteindre un résultat équivalent par l’embauche, il aurait fallu recruter plus de 9200 professionnels de la santé.

L’investissement dans la prévention, notamment par la promotion d’un mode de vie physiquement actif, n’est donc pas une dépense, mais une stratégie rentable pour notre sécurité sanitaire.

Un usage pour les milliards des cigarettiers

L’activité physique est la véritable « pilule miracle ». Elle ne se contente pas de prévenir les maladies chroniques ; elle renforce directement notre système immunitaire, notre première ligne de défense contre les infections. Il est temps de cesser de la considérer comme un simple loisir pour en faire une priorité de santé publique. Cela exige des actions gouvernementales audacieuses.

Pourquoi ne pas consacrer une part substantielle des 6,7 milliards de dollars issus des recours contre les cigarettiers à la création et à l’entretien d’infrastructures sportives de proximité, accessibles et gratuites ?

Pourquoi ne pas instaurer un programme national de « santé par l’activité physique », où les médecins pourraient transférer leurs patients à des kinésiologues, avec remboursement par la Régie de l’assurance maladie du Québec ? Ces professionnels de la santé assureraient pour ces patients de plus en plus nombreux un approche holistique. Cette prise en charge allégerait la progression des dépenses sanitaires qui fragilisent de plus en plus l’accessibilité aux services de santé.

L’État doit créer un environnement propice à la santé, en rendant les choix sains plus faciles, comme le suggère la loupe nutritionnelle. Mais il doit aussi oser parler de responsabilisation. Le discours déterministe, qui présente l’obésité comme une fatalité génétique ou purement sociale, déresponsabilise et mène à l’inaction. S’il est indéniable que les facteurs socioéconomiques jouent un rôle, la capacité d’agir de chacun demeure cruciale.

Prendre en main sa santé par une meilleure alimentation et, surtout, par un mode de vie physiquement actif, n’est plus seulement un choix personnel. C’est un acte citoyen de responsabilisation personnelle et une contribution directe à la préservation de notre système de santé. En 2026, souhaitons-nous la santé, et engageons-nous, individuellement et collectivement, à la construire activement. Notre avenir en dépend.

1. Lisez « À notre santé ! »

https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2026-01-14/l-activite-physique-est-la-seule-vraie-pilule-miracle.php

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