Sécurité publique à Montréal

Same goes pour la crise du logement pourtant je ne vous vois pas essayer de la relativiser. Au contraire on pousse pour avoir du logement social et abordable constamment. Même si nous sommes la grande métropole la plus abordable du continent.

Pourquoi alors vouloir que les gens relativisent la violence qui augmente dans leur ville ? Ce qui fait peur c’est surtout de voir que les jeunes sont de plus en plus armés et se tirent dessus pour un oui et pour un non. Dans ton discours je te sens assez éloigné de tout ça. Ça sonne un peu comme « calmez vous les pompons ». Moi je connais des gens qui sont morts par armes à feu. Et ça ne touche plus que des individus criminalisés. De simples disputes se transforment en fusillades pour des motifs farfelus. Des mères qui vont chercher le corps de leur enfant criblé de balles. C’est plus qu’une simple stat.

Et en finissant il y a une grosse augmentation des évènements liés aux décharges d’armes à feu qu’il y ait mort ou pas et ça c’est un fait. Donc pour moi c’est tout à fait légitime que les gens soient paranoïaques. Maintenant selon notre propre réalité il est possible qu’on s’en fiche plus ou moins mais il ne faut pas remettre en question le ressenti des autres pour autant.

D’après le gouvernement du Quebec on a observé une augmentation de 145% des tentatives de meurtre dans la région rien qu’entre 2019 et 2020. Si ce n’est pas effrayant ça je sais pas ce que c’est.

C’est définitivement un appel, en effet, à se calmer les pompons. En matière de résolution de problème, de justice et de criminalité, tomber dans les anecdotes personnelles et dans le côté affectif et émotionnel ne servira jamais les intérêts de personne. C’est en fait le meilleur chemin pour prendre de mauvaises décisions, non-éclairées.

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Manquer de sensibilité non plus, but whatever.

C’est un peu une drôle de comparaison, on s’attaque autant à l’un qu’à l’autre en ce moment. Parce que ce sont deux problèmes de société assez fondamentaux.

Et la situation du logement s’est détérioré énormément selon des données. Les homicides n’ont pas explosé cette année, est-ce qu’on doit agir comme si le chiffre était plus élevé sans qu’il le soit? Je parle seulement homicides ici.

C’est juste une part de la définition d’un problème. Ça ne veut pas dire que les inquiétudes sont illégitimes. Il y a définitivement une situation à régler au niveau de la criminalité.

Tu parles aussi de la nature des crimes, et c’est effectivement une part de cette définition du problème. Les règlements de compte et les conflits prennent une part plus importante. Pour citer La Presse:

Mais en 2021, on a enregistré 25 meurtres sur 37 (67,5 %) dont le mobile était un conflit ou un règlement de comptes au sein du crime organisé. Cette année, en six mois, ces deux mobiles se profilent derrière 8 homicides sur 13, soit 61,5 %.

C’est primordial à savoir pour cibler nos interventions. Et c’est aussi important pour le sentiment de sécurité dans la population générale, positivement ou négativement.

Avec chacun des crimes d’armes à feu, on a vu des éditoriaux plus farfelus les uns que les autres, de la récupération politique franchement peu intéressante. On est allé jusqu’à blâmer la personnalité de Valérie Plante. Le Journal de Montréal blâmait les pistes cyclables. Ce n’est pas de cette façon qu’on va arriver à des solutions concrètes pour réduire la quantité d’armes dans les rues.

Malheureusement, c’est encore un cas où les politiciens peuvent pelleter facilement le blâme ailleurs. “On a donné plus d’argent pour engager des polices, c’est donc dans les mains de la ville”. Et le discours se décentre de thèmes comme la porosité de la frontière, de l’approche de prévention, etc… Qui sont fondamentaux.

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In any cases, stats have to be viewed holistically.

Say, for example, we see a decrease in suicides; does that mean there’s a decrease in cases of major depressive disorder or suicides attempts? What methods are favored in attempts? How is clinical depression treated ?

Centering the discourse around homicides rates seems reasonable, but it disregards so many other metrics that influences people feeling of insecurity or perception of criminality. The death of ten individuals at night involved in criminal activities doesn’t quite hit the same way as a single death of a random teenager in broad daylight or hearing more frequent gunshots.

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Vous parlez tous d’homicides. Je parle de l’augmentation de la violence armée. Et elle est très grande.

Et ma comparaison avec le logement venait du fait que je ne vois personne ici dire qu’on devrait se calmer avec le cout du logement même si on est une ville abordable. Au contraire. Pourtant le même calmez vous les pompons pourrait être balancé dans ce cas là.
Alors pourquoi niveau sécurité où l’on parle de vie humaine on devrait relativiser ? Une augmentation de la violence c’est une augmentation de la violence. Ce qui se passe a Baghdad ou a Johannesburg ne change rien pour moi et mon sentiment de sécurité.

Ma comparaison entre les deux sujets s’arrête là. Ta réalité c’est ta réalité. Le fait qu’on te dise que dans d’autres endroits les gens souffrent plus que toi ne change rien à ta vie. C’est tout ce que je disais.

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Merci.

Régler un problème demande toujours de se calmer le pompon. C’est tout ce que @Archie disait plus haut. Que ce soit la crise du logement, le crime organisé, ou mon four qui prend en feu.

Il ne faut pas voir ça comme une attaque ou un rejet de ses sentiments ou son vécu. Une personne va être en détresse de ne pas trouver un logement abordable, tout comme se retrouver plus proche d’une montée de la violence est légitimement inquiétant. Je suis bien d’accord que c’est du réel.

Ce sont deux choses séparées, et ce sont deux choses légitimes. Il y a cependant un problème quand on mélange le tout.

Toi et @Michael_A êtes très pertinents dans vos interventions. Et c’est très vrai qu’il y a d’autres dimensions que les homicides au problème. Vous n’avez pas du tout tort. D’un autre côté, il ne faut pas non plus rejeter d’autres chiffres qui cernent la problématique, les homicides sont assez centraux. Le déclencheur des statistiques d’homicides était une remarque qu’on était “déjà à 25 meurtres cette année”. Mettre ce chiffre en contexte n’est pas déplacé, c’est une remarque sur une donnée. Et renchérir que le problème est plus large que les homicides ne l’est pas non plus. Les deux ne sont pas particulièrement en opposition, IMO.

J’ai l’impression qu’à expliquer cela je donne une impression de position insensible face à des gens plus concernées, mais ce n’est pas le cas et je suis désolé si j’ai simplement mal exprimé ma position.

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We are talking about the very basic human right to security; it’s inevitably going to elicit some personal and emotional response for most people. The issue needs to be approached comprehensively, however discordant feelings of insecurity and stats may appear to be. Approaching the issue more qualitatively could actually help better understand what some might perceive as more anecdotal or sentimental reaction to the issues, lead to creative interventions, and allocate resources more effectively.

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Non je comprends parfaitement ce que tu dis et c’est bien expliqué. Et c’est vrai que la récupération politique est dégueulasse de la part de certains qui veulent juste dépeindre Montréal comme un ghetto ethnique dangereux. Il y en a beaucoup qui sont à l’affut de la prochaine fusillade pour pondre leurs articles dégueulasses. Eux et moi ne sont absolument pas motivés par les mêmes choses. Eux veulent prouver un point (Montréal c’est de la merde et surtout depuis que c’est plein de gens comme moi) alors que moi je veux juste que ça s’arrête. . Mais quand même le PM de la province se permet de faire ce genre de réflexion à la télé…

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Oui, il faudrait ajouter des jeux de données sur la sécurité publique en entête.

Un tournant depuis 4 mois sur les événements de décharges d’armes à feu, en forte baisse.

On y mentionne les différentes équipes qui luttent contre ces crimes: le nouveau programme du SPVM Arrêt avec 60 policiers, les enquêteurs des Équipes multisectorielles dédiées aux armes à feu (EMAF), les escouades Stupéfiants chapeautées par la Division du crime organisé (DCO), et les Équipes intégrées de lutte au trafic d’armes (EILTA). Ça fait de nombreux acronymes.

Texte intégral

Décharges d’armes à feu à Montréal En forte baisse depuis quatre mois

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Une voiture garée sur la 31e Avenue près de la rue Beaubien dans Rosemont a eu les vitres fracassées par des coups de feu, le 13 septembre dernier.

Après un début d’année chaud, les fusillades sont en forte baisse depuis cet été à Montréal. Cette accalmie pourrait même signifier que 2022 connaîtra moins d’évènements de coups de feu que l’an dernier.

Publié à 0h00

Daniel Renaud

DANIEL RENAUDLA PRESSE

Alors qu’on a enregistré 81 meurtres, tentatives de meurtre et décharges d’armes à feu sur l’île de janvier à mai 2022 inclusivement, contre 60 pour la même période l’an dernier, la tendance a été complètement inversée pour les mois de juin à septembre, selon des statistiques obtenues auprès du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Ainsi, pour les mois de juin à septembre, 105 évènements de coups de feu sont survenus à Montréal en 2021 contre 73 pour la même période cette année, une baisse d’environ 30 %.

La diminution est également sensible lorsqu’on retient uniquement les décharges d’armes à feu sans victimes : il y en a eu 68 pour les mois de juin à septembre en 2021, contre 42 pour la même période cette année, une baisse de 38 %.

17 %

Moins d’armes à feu ont été saisies par les policiers du SPVM depuis le début de l’année comparativement à la même période en 2021 : 384 contre 465, une baisse de 17 %.

Alors que 2022 semblait vouloir être encore plus sombre que 2021, on a enregistré 154 meurtres, tentatives de meurtre et décharges avec armes à feu entre janvier et septembre cette année, comparativement à 165 pour la même période l’an dernier, soit une baisse de 7 %.

Le SPVM prévient toutefois qu’il s’agit de statistiques préliminaires et que les données sont comptabilisées chaque mois à partir des rapports d’évènements rédigés par les policiers.

Bien malin qui pourrait expliquer les raisons de cette baisse. De plus, on ne sait pas ce qui attend les Montréalais durant les trois derniers mois de l’année.

Un tournant

Depuis le début de l’année, même durant les mois où il y a eu moins d’évènements de coups de feu, Montréal a connu certaines journées particulièrement chaudes, notamment le 23 août, alors que deux hommes ont été tués par balle à une demi-heure d’intervalle, l’un dans le stationnement du Centre Rockland, l’autre sur la terrasse d’un restaurant de la rue Saint-Denis.

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Périmètre de sécurité établi au Centre Rockland, le 23 août dernier, après une fusillade

À la suite de ces évènements qui ont soulevé l’émoi parmi la population, la directrice par intérim du SPVM, Sophie Roy, et son état-major ont annoncé la création du programme Arrêt.

Il s’agit d’une équipe composée d’une soixantaine de policiers — patrouilleurs et enquêteurs — affectés exclusivement à la saisie d’armes à feu. Il est toutefois encore trop tôt pour dresser un bilan de ce programme.

Outre les policiers du programme Arrêt, les enquêteurs des Équipes multisectorielles dédiées aux armes à feu (EMAF) et des escouades Stupéfiants chapeautées par la Division du crime organisé (DCO) luttent contre la prolifération des armes à feu dans la métropole, sans oublier les patrouilleurs qui en saisissent lors d’interventions de routine.

Les enquêteurs du SPVM sont également présents dans les Équipes intégrées de lutte au trafic d’armes (EILTA), qui sont le fer de lance de la stratégie québécoise Centaure annoncée par le gouvernement Legault l’an dernier.

Diminution à Laval

Il y a un mois, le Service de police de Laval (SPL) a annoncé une diminution de 52 % des évènements de coups de feu sur son territoire depuis le début de cette année par rapport à la même période l’année précédente.

Le directeur du SPL, Pierre Brochet, a expliqué cette diminution par l’adoption d’une stratégie d’intervention cet été qui consiste à exercer de la pression sur les individus à problèmes qui sont connus sur l’île Jésus.

Pour joindre Daniel Renaud composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse.

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Cela vaut ce que ça vaut… :wink:

Montreal Is Canada’s Safest City & It Ranked Top 3 In The Whole World

It’s also the only city in North America on the list. :world_map:

MTLBlog.com | Nov. 14th, 2022 | Sofia Misenheimer, MTL Blog, Associate Editor


People walk and bike on a Mount Royal path. | Khairil Junos | Dreamstime

Montreal is one of the safest places in the world, according to a new ranking. The Canadian city placed in the top three in the State of Travel Insurance Safest Destinations report compiled by travel insurance provider Berkshire Hathaway Travel Protection. There is one caveat though: firearms.

The report warns travellers about the prevalence of guns in Montreal and the crackdown by authorities to prevent more from entering the city or province.

No other Canadian city made it onto the safety list, although Canada as a whole did place in the top 10 for safest countries.

If you’re still not sure where to travel in 2023, you may want to look to Europe. The Netherlands, Denmark, and Iceland topped the list of safest countries. The safest cities were Reykjavik, Copenhagen and Montreal.

In terms of safe countries, there were some surprise changes on the list this year. New Zealand fell from second to 10th, Canada dropped from third to sixth, and Ireland fell from eighth to 12th.

Some of the biggest drops were Japan (down from 5 to 19), Costa Rica (down from 15 to 31) and Brazil (down from 25 to 42).

Ireland and the U.K. fell below the Top 10, while the Netherlands and Denmark secured top spots after making it into the Top 15. In fact, Scandinavian countries made four out of the top 10 spots with Norway and Sweden also ranked high on the list.

The ranking analyzed survey responses from nearly 2,000 travellers who had been to the destinations, along with third-party data on security considerations like safety for underrepresented groups, weather emergencies and health measures.

For this year’s list, researchers consulted the U.S. State Department, The Economist, safety-app creator GeoSure Global, Vision of Humanity, Numbeo, and Global Finance magazine.

The top 15 safest cities in the world are:

  1. Reykjavik
  2. Copenhagen
  3. Montreal
  4. Amsterdam
  5. Seoul
  6. Singapore
  7. Tokyo
  8. Berlin
  9. London
  10. Sydney
  11. Barcelona
  12. Honolulu
  13. Rome
  14. Dubai
  15. Paris

The top 15 safest countries are:

  1. Netherlands
  2. Denmark
  3. Iceland
  4. Australia
  5. Norway
  6. Canada
  7. Germany
  8. Sweden
  9. Switzerland
  10. New Zealand
  11. Spain
  12. Ireland
  13. United Arab Emirates
  14. United Kingdom
  15. Belgium
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Double symbole

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Fady Dagher


Patrick Lagacé
Patrick Lagacé La Presse

Coup de tonnerre : Fady Dagher rentre au bercail et devient chef du Service de police de la Ville de Montréal. On le pensait menotté au siège de chef de police à Longueuil, lui qui y avait signé un contrat de huit ans, en décembre 2021.

Publié à 5h00

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Coup de tonnerre ?

Fady Dagher est auréolé d’une notoriété publique née de ses sorties médiatiques nombreuses. Il sait parler de police simplement et intelligemment. Il parle du cœur, confiant par exemple avoir lui-même fait du profilage racial…

Ce qui lui a permis, a-t-il souvent répété, d’en constater l’inutilité.

Quelques semaines après un jugement qui interdit le profilage racial, ce détail n’est pas anodin1.

À Montréal, Fady Dagher gagnera (un peu) moins que les 300 000 $ par année que Longueuil lui donnait2. Mais selon mes informations, la Ville de Montréal lui a accordé un contrat de sept ans, une durée inusitée pour un directeur du SPVM : les contrats sont habituellement de cinq ans.

M. Dagher s’est fait tirer l’oreille. Mais selon ce que j’ai pu apprendre, l’offre était tout simplement irrésistible : le SPVM est un des trois plus grands corps de police du Canada, c’est « au Service » que Fady Dagher a grandi. Il s’est longtemps préparé à en devenir le chef et il en a rêvé longtemps…

Un rêve cassé par l’administration de Denis Coderre qui, en 2015, lui a préféré Philippe Pichet.

M. Dagher s’en est allé à Longueuil et M. Pichet, lui, n’a jamais fini son mandat désastreux, terni par des scandales de toutes sortes qui ont fini par l’éjecter de son siège, du jamais vu à Montréal.

À Longueuil, Fady Dagher a bousculé les habitudes et les certitudes policières avec des idées avant-gardistes3, dont le RESO, qui fait travailler les policiers en amont des appels au 911, pour les prévenir.

L’idée est progressiste, mais l’institution policière ne l’est pas toujours : il y a eu de la résistance. Le projet est étudié par des universitaires : le verdict sur son succès quantifié (ou pas) ne sera pas connu avant quelques années.

Ce Projet RESO a reçu beaucoup d’amour des médias (dont une série documentaire à RDI) et du politique : le gouvernement du Québec a financé le RESO avec enthousiasme4.

Avec le départ surprise de Sylvain Caron à la retraite, on savait qu’il faudrait lui trouver un successeur ou une successeure à la tête du SPVM. Sophie Roy a assuré l’intérim. On ne la pensait pas intéressée par le poste… Jusqu’à ce qu’elle dépose sa candidature.

Le nom de M. Dagher n’était jamais mentionné dans les supputations des dernières semaines : comme je le disais, on le croyait solidement attaché à Longueuil. Le 3 novembre, Paul Arcand lui a quand même demandé s’il était intéressé par la direction du SPVM…

« Je ne poserai pas ma candidature, a-t-il répondu.

– Et si on vous propose de venir ?

– Je n’irai pas dans les hypothèses », a rétorqué Fady Dagher.

En écoutant attentivement la réponse, Fady Dagher bafouille un peu. Parce que c’est exactement ce qui s’est passé : « on » lui avait demandé de poser sa candidature…

Le symbole de la sélection de Fady Dagher est doublement puissant.

Un, l’approche avant-gardiste du chef Dagher à Longueuil, c’est cet esprit que l’hôtel de ville souhaite voir se répandre à Montréal… Dans un environnement social et sécuritaire beaucoup plus complexe qu’à Longueuil : Montréal est un des trois grands services de police au Canada, avec Toronto et Vancouver.

Deux, Fady Dagher devient le premier chef de la police de Montréal né hors du Canada. D’origine libanaise, il a grandi en Côte d’Ivoire. Il n’a jamais fait mystère de son amour du Québec, il estime avoir une dette envers le Québec.

Que la chose soit dite : on peut naître en Afrique de parents libanais et devenir chef de la police de Montréal. Fady Dagher en est la preuve. Espérons que cela pourra rassurer une bonne partie des citoyens de cette ville métissée.

Il arrive à la tête du SPVM dans une période de turbulences. Les fusillades nombreuses secouent le traditionnel sentiment de sécurité des Montréalais, dans un contexte où les policiers se plaignent de ne pas être appuyés par la population… Et une partie de la population, celle issue de l’immigration, principalement – comme M. Dagher –, s’estime injustement ciblée par la police.

Diriger le SPVM a toujours été un exercice périlleux, où il faut naviguer dans un environnement difficile. Il faut gagner le respect des troupes sans perdre celui de la population, dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient toute forme de mécontentement. Il faut garder le politique à distance sans se l’aliéner. Il faut prendre des décisions difficiles d’un point de vue des relations de travail sans se mettre à dos la Fraternité des policiers et policières.

Il faudra se battre pour les budgets, dans une ère où le définancement de la police fait saliver les militants, bruyants. Il faudra convaincre les policiers de faire un virage plus social… tout en arrêtant les bandits, qui existent bel et bien.

Tout ça dans une métropole où il y aura fatalement des manifestations dans les rues, peut-être un ou deux ripoux arrêtés, des fuites gênantes dans les médias, l’arrestation gênante d’un innocent et, évidemment, la proverbiale arrestation « musclée », ce qui suscitera des réactions jusqu’à l’Assemblée nationale.

Sans oublier les luttes de pouvoir au sein même du SPVM, luttes qui ont souvent dégénéré dans le passé : les courses au leadership passées ont souvent laissé du sang métaphorique sur les murs du QG de la rue Saint-Urbain, comme le rappelait récemment avec justesse Daniel Renaud dans La Presse 5.

C’est un chef solide qui prend les commandes du SPVM, plus solide que s’il avait gagné le concours de 2015.

Aujourd’hui, il sera célébré et félicité. Ce sera nul doute une des plus belles journées de la vie de Fady Dagher, il rêvait de ce jour depuis plus d’une décennie.

À partir de demain, commencent les sept années les plus exigeantes de la vie de Fady Dagher.

1. Lisez « Décision majeure de la Cour supérieure en matière de profilage racial »

2. Lisez « Huit autres années pour le chef de police Fady Dagher »

3. Lisez « Projet Immersion: district Longueuil »

4. Lisez « On change le mandat et la mission du travail policier »

5. Lisez « SPVM : le trône de fer »

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C’est quand même toute une nouvelle surprise.
Il quitte Longueuil tout d’un coup en laissant son projet de police avant-gardiste.

En même temps des histoires de climat toxique circulent et on sait qu’un tel changement ne se fait pas sans brusquer certains.

Va t’il implanter son projet à Montréal avec réussite ou va t’il y avoir plus de frictions ?

Est-ce que Longueuil saura garder cette nouvelle façon de faire de la police ?

Seul le temps pourra répondre à ces questions. L’important pour le moment est de rétablir la confiance au sein de la police à Montréal et d’apporter du sang neuf et des solutions innovantes pour redonner aussi confiance à la population. C’est un gros défi où l’échec pourrait faire très mal, espérons que les forces se concerteront pour réussir là où trop de politique a nui dans le passé aux bons résultats.

41 homicides in Montreal, first time in 15 years the city has had a figure so high and probably the first time since then the rate has been at 2 per 100,000. I think the OG poster was right on, crime was projected to surpass 2021 levels and that ended up happening.

We’re still a safe city, but to think a few years ago we were averaging 23-25 murders a year and have almost doubled that. Very scary to see.

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Le phénomène des gangs y est pour beaucoup dans l’augmentation des homicides à Montréal. Dans le même temps Toronto en a eu 69 mais avec une population supérieure. Homicide

La violence armée est à la baisse pour la première fois après 3 années de hausse. On peut aussi observer la baisse au courant de l’année:

Tableau2 spvm

Autre texte:

On est dans une tendance baissière des crimes armées, et les arrestations récentes fonctionnent. Aucune raison que ça ne continue pas en 2023 et retourner le bilan tranquillement à ce qu’on est habitué à Montréal, tant que la pression et les ressources sont là.

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Malheureusement beaucoup de ces homicides ont été des féminicides. Ce n’est pas un portrait homogène