Le débat sur le financement de la police est certes intéressant, mais concrètement la police n’a jamais été définancé à Montréal. On est dans le théorique, et visiblement nullement la cause de la violence actuelle.
En fait l’augmentation du budget du SPVM en 2022 a été la plus importante depuis 2002, à 45 millions de dollars. La ville a augmenté de manière importante le budget du SVPM, même si 73% des gens qui ont participé à la consultation publique budgétaire l’an dernier voulait une baisse du budget. L’administration a décidé de faire exactement le contraire de ces consultations avec un réinvestissement record.
Depuis 2002, le budget de la sécurité publique est passé de 429 millions de dollars à 724 millions de dollars. Si on avait simplement suivi l’inflation, ce budget serait de 653 millions de dollars aujourd’hui.
Il faut aussi noter qu’après 2 ans, le taux de résolution des meurtres du SPVM est de 92%. Les criminels se font attraper. Parfois faut avoir un brin de patience, mais les enquêtes débouchent. Les criminels responsables vont pratiquement tous se retrouver en prison.
Montréal est une ville extrêmement sécuritaire, et malgré une augmentation des incidents avec les armes à feu, on reste une ville extrêmement calme par rapport à nos consœurs nord-américaines. Bien entendu, on veut que cela reste la norme, alors il est normal de chercher des solutions et de ne pas faire preuve de laxisme. Mais beaucoup se fait déjà. Les crimes sont résolus, de l’argent est injecté dans le SPVM, on essaye d’engager des policiers (on ne peut pas engager n’importe qui, normal que ça soit plus difficile que d’engager un commis d’épicerie), les gouvernements supérieurs annoncent des mesures… Faut un peu de patience aussi.
“Depuis 2002, le budget de la sécurité publique est passé de 429 millions de dollars à 724 millions de dollars. Si on avait simplement suivi l’inflation, ce budget serait de 653 millions de dollars aujourd’hui.”
L’augmentation doit être comparée à l’inflation (salaires des policiers) mais aussi à l’augmentation de la population desservie, soit de l’effectif policier requis pour assurer un niveau de service équivalent (non dilué).
Je ne connais pas le résultats mais une analyse basée seulement sur l’inflation monétaire me semble incomplète pour arriver à une conclusion.
C’est bien vrai, mais c’est sûrement plus complexe qu’un ratio de la population aussi. Par exemple si un quartier voit sa population augmenter de 50% par de nouveaux projets immobiliers, je doute qu’on doit augmenter la présence policière de 50% pour desservir le même territoire et conserver un niveau de criminalité similaire. Il y a tellement de variables.
À titre de référence, la population de l’agglomération de Montréal a augmenté de 10.5% entre 2001 et 2021, le budget est 10.8% au-dessus de l’inflation. Je n’avais pas exactement les mêmes années, on n’a bien sûr pas la population de 2022 encore! Dans ce cas, le budget est resté similaire à la population, mais pourtant le crime a beaucoup diminué durant ces 20 années.
Il faut quand même reconnaître que l’administration Plante n’a pas beaucoup d’atomes crochus avec le SPVM et se borne jusqu’à présent qu’à réclamer des actions de la part des autres ordres de gouvernement.
Je pense que ya une nuance a apporter entre les atomes crochus avec linstitution quest le SPVM et la Fraternité des policiers qui est son syndicat. Mais oui en effet avec la fraternité, il ny a pas d’atomes crochus. Est ce que cest derangeant? Pas outre mesure.
Ah non pas d’accord. L’administration Plante cultive une méfiance manifeste envers l’institution SPVM, elle va même aller jusqu’à soumettre le choix de la direction à un veto “populaire” exercé dans un processus de consultation qui sera inévitablement noyauté par les militants anti-police.
L’administration se mêle non seulement d’allocation budgétaire (embauches) elle se mêle aussi des opérations (techniques policières, caméras corporelles…).
Alors oui l’administration joue un rôle important aujourd’hui qui ne contribue pas à solutionner le problème, elle fait de l’interférence en rappelant quotidiennement au SPVM et aux policiers que leur travail est sous probation et généralement désapprouvé.
Le texte de Facal est effroyablement démagogique, inutile, et franchement à la limite du dangereux en avançant des associations insultantes, sans preuve, sans support. J’espère que personne ne prendra cela au sérieux.
Maria Mourani est une personne bien plus intéressante dans le domaine. Cependant, je crois qu’elle surestime grandement l’influence de certaines idées de la base militante de Projet Montréal (ainsi que d’une large part de la population d’ailleurs). La raison est simple: l’administration Plante a fait des choix différents. Il n’y a pas eu de réduction du budget ou de désarmement, malgré une volonté de la base militante ET une volonté populaire exprimée au dernier budget.
Elle finit son texte avec 4 idées, qui sont 4 mesures (sauf les chiffres au hasard qu’elle lance) qui ont été annoncés ou exprimés clairement déjà par l’administration.
Je crois que c’est un brin dissonant de reprocher aux élus de ne rien faire, et ensuite de trop en faire et s’en mêler en faisant des embauches et en poussant certaines solutions, qui sont des solutions avancées par Maria Mourani, et conspués par Facal d’ailleurs.
Le problème avec ces problématiques, c’est qu’on voit des idéologies opposées chercher à tirer profit de la situation. Dans le contexte, l’administration y est allé avec conservatisme prudent: plus de budget, des embauches, un volet prévention. Une bonification de ce qu’on voit depuis longtemps, ni plus ni moins. Les appels à des changements radicaux sont écartés, que ce soit la « manière américaine » de Facal, qui ne tient même pas du municipal, ou le définancement et le désarmement. On évite les inconnus.
La gauche bizounours confrontée à la dure réalite de la nature humaine. Quoi!? De la violence, des criminels, ça existe??!
Plante qui n’a pas cessé de faire la leçon à la police depuis des années de manière plus ou moins subtil, poussée par la branche extrémiste de son parti. Elle récolte ce qu’elle a semé.
Si la police a arrêté d’effectuer son travail parce qu’elle se fait critiquer, ce serait franchement irresponsable de leur part.
Personnellement, je ne crois pas que cela soit la raison.
Cependant, c’est vrai que le travail de la police est beaucoup critiqué depuis quelques années. C’est un phénomène qui se retrouve partout en Occident. C’est un enjeu complexe, pas une affaire de parti politique local.
Je ne met pas le blâme entièrement sur Plante. En fait, selon moi, il est clair que la récente montée de la criminalité est en grande partie dû à la pandémie. On constate le même phénomène aux États-Unis et en Europe d’ailleurs. Les gens étaient enfermés chez eux, déprimés, frustrés, ont perdus leurs emplois. Ils s’ennuient et prennent la rue pour se désennuyer.
Ceci dit le message que nos politiciens envoient à propos de nos institutions est aussi important. La confiance des gens dans notre système de justice et notre sécurité publique est primordiale sinon c’est notre démocratie qui écope. Quand des politiciens remettent en question l’honnêteté des policiers à des fins électorales, c’est incroyablement dangereux et irresponsable. Ça mine la confiance de la population et ça donne le gros bout du bâton aux criminels qui seront plus enclin à provoquer de la violence.
On peut aussi critiquer le texte de Facal, le fait est que la malhonnêteté intellectuelle d’une certaine gauche radicale est rendue si flagrante, si ridicule et si peu dénoncée dans les grands médias (parce que supposément toujours vertueuse) que certains s’en remettent à la caricature (mais à peine) par exaspération.
La question ici est à savoir si l’administration Plante prend ses responsabilités et si elle mine le travail policier en entretenant la méfiance à son égard et un apparent manque de soutien.
Malgré le démenti (ambigu) de son administration, on ne peut encore exclure que tous les fonds reçus de Québec on été investis dans la lutte à la criminalité armée. Répéter que le budget a été augmenté n’est pas suffisant, on veut voir les chiffres.
Projet Montréal, affilié à QS, est fortement inspiré par les campagnes de la gauche radicale américaine. Le Defund the Police ne s’applique pas très bien à notre contexte mais il est pourtant repris avec enthousiasme par les militants.
Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas se montrer critique devant les pratiques policières (profilage par exemple) mais faire un effort particulier pour garder les effectifs le plus bas possible ne contribue pas à la solution.
On peut additionner à cela l’émergence d’une criminalité moins organisée. L’approche du SPVM devra probablement être différente que celle face aux motards ou la mafia.
Je suis d’accord. Je crois cependant que la ligne est difficile à tracer. Personnellement, je ne pense pas que l’administration Plante a complètement dérapé lorsqu’elle a émis des doutes sur certaines interventions du SPVM, ou d’autres éléments connexes, cela reflétait les inquiétudes du public. Mais il est bien possible qu’une accumulation de ces remises en question soit nuisibles et que les élus doivent avoir plus de retenu. D’un autre côté, trop de retenu stagne les réformes nécessaires. C’est une question complexe, qui dépend beaucoup des perceptions individuelles. On est cependant loin de la polarisation des opinions que l’on voit aux États-Unis. À quel point le débat doit être tourné vers cet aspect de la problématique, par rapport aux facteurs énumérés plus haut?
Ça je crois que personne n’est contre une grande transparence. J’ai trouvé beaucoup de chiffres sur le financement du SPVM, ses effectifs réels, ses effectifs maximums. Cependant c’est très éparts, et souvent quelques années de retard.
Personnellement, je crois qu’on surestime l’importance de la frange plus militante de Projet Montréal lorsqu’il est question de concret à l’hôtel de ville. L’administration Plante a stratégiquement écarté beaucoup d’éléments plus radicaux pour gagner ses élections, et n’a jamais agi sur ces recommendations de son parti ou des consultations menant vers un définancement de la police. On peut bien sûr redouter légitimement cette influence, mais c’est beaucoup plus un débat pour l’urne qu’une considération concrète sur les événements actuels, à mon avis. L’administration Coderre a moins investi dans la sécurité publique, sans militant.
(AJOUT) pour illustrer mon dernier point. Le SPVM a dépensé plus de 10 millions de dollars de moins du début à la fin de l’administration Coderre. Le SPVM a dépensé plus de 62 millions de dollars de plus depuis le début de l’administration Plante jusqu’en 2021, et le budget prévu 2022 du SPVM est en hausse de 6%, ou 45 millions de dollars, faudra voir les dépenses réelles sûrement encore plus hautes, par nécessité.
En conclusion devant la situation actuelle, je crois qu’il faut aussi souligner qu’il n’y a pas de dissention de la part de tous nos paliers de gouvernement sur l’approche face au problème. Tout le monde marche dans le rang. À savoir si les actions vont suivre cette volonté commune, ça va prendre du recul, un regard concret sur les actions qui seront prises.
Je suis de très près les nouvelles de New York parce que j’y vais souvent et que j’y ai de la famille. faire des déclarations générales comme celle-ci ne se déroule pas nécessairement dans la réalité. New York connaît une vague de violence jamais vue depuis une décennie et on a l’impression que la confiance dans la police est au plus bas. La réalité est que même si les forces de police attendent du respect des politiciens et des citoyens, les gens s’attendent à ce que la police fasse un travail efficace avec le budget qui lui est alloué. Et à New York, on a l’impression que la police joue à la corde avec les politiciens de la ville aux dépens des habitants. Au cours de laquelle leur budget est de plus de 5 milliards et devrait augmenter. Les « gauchistes » n’ont pas soudainement réalisé leur utilité. Ce que les gens disent en fait, c’est que peu importe l’argent que nous donnons à la NYPD, ils ne peuvent pas assurer la sécurité de la ville. Il y a beaucoup de facteurs en jeu, y compris les district attorneys et les syndicats, mais dans l’ensemble, tout ce que le crime fait, c’est que les gens remettent en question l’efficacité de la police plus que jamais. C’est un jeu dangereux. Respectons-nous tous les uns les autres.
It depends what you mean by track and what you mean by criminal. Once this cat is out of the bag things can be played very fast and loose, and we know from other countries that criminal is a pretty political term. We dont want to normalize 1. Mass surveillance to the degree of a “big brother” type system that basically turns the government against the freedom of its own citizens or 2. “Criminalizing” people before they have comitted any crime. We know from the second one that for some, criminals to be tracked veers into racial territory and we dont want that to be the direction the spvm goes in. We should stay level headed and think of solutions that dont involve throwing the baby out with the bathwater
Edit: id also like to add that despite the absolute media circus, Montréal remains a really safe city. They love it when we’re worked up like this, especially in election season. Lets let the newly formed gun crime division operate for a bit to determine whether they’re effective or not before creating a Quebecois version of the Stasi
For someone who says that exclusive services in french is a breach on “international rights”, you’re pretty quick to ask for big brother like surveillance. Like we say in french: deux poids deux mesures.
Those who have been released yet have committed violent crimes should be monitored. Those with ties to street gangs, should be monitored as well. Our justice system has been a failure as of late, with them releasing criminals too early or under the presupposition that they’ll “become better people”. Yet it’s always the same people, known to police, committing these acts of violence.
And sure, Montreal may be a safe city, but again that’s an excuse to me IMO. To me, it’s just downplaying the issue of rising crime. It may not be a NYC, Chicago or Miami but we’re not heading down a great path either.
I didnt want to say it as an excuse, i think its to relativize our issues. The path to where those cities are at is through history, not through a year over year uptick in gun crime that we immediately clamp down on. Like i said baby and bathwater, we shouldn’t go nuclear on an issue and start infringing on everyones human rights over this. We havent seen long term trends of administrative changes we just took
If people are comitting violent crimes they should be picked up by the police, not monitored. In the mean time, we have to assume for human rights purposes that people who emerge from their sentences deserve to try and start their lives as normal people, having served their time. If we’re even pretending the justice system is supposed to reform people, this is an assumption we have to make
It sounds like whatever is happening on the other side isn’t working properly. Putting people in longer isn’t going to make them come out any more reformed. In the mean time, sure, we should consider an individuals chance of recidivism. But increasingly hard sentences isn’t going to solve that problem unless we plan that they never get out at all