Secteur Bridge-Wellington (Devimco) - Jusqu'à 30 étages

image

4 Likes

Je trouve le titre de cet article un peu tendancieux parce qu’il laisse croire à l’exclusion de certains groupes d’intérêt dans l’exercise de consultation.


Bassin Peel Pas de place pour Bronfman et Devimco à la table de concertation

PHOTO YVES TREMBLAY, LES YEUX DU CIEL, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE

Le secteur du bassin Peel est stratégique en raison de son envergure, environ 8,5 hectares, et de sa localisation, porte d’entrée sud-ouest du centre-ville.

La Ville de Montréal poursuit sa réflexion sur l’avenir du bassin Peel, dans le sud-ouest du centre-ville. Elle vient de constituer une table de concertation pour l’aider à formuler sa vision de développement, mais sans y inviter les principaux promoteurs privés ayant un intérêt dans le secteur.

Publié le 30 août 2021 à 7h00

Partager

André Dubuc

André Dubuc La Presse

Aux abonnés absents figurent le Groupe baseball Montréal de Stephen Bronfman, qui veut y construire un stade de baseball des ligues majeures, et Devimco, qui détient des options d’achat sur de grands pans du territoire jouxtant le bassin Peel. Ce dernier souhaite y aménager un ambitieux quartier résidentiel doublé d’un pôle d’emplois dans les technologies propres ainsi que des équipements civiques.

Ce n’est pas la première fois que la Ville de Montréal ignore M. Bronfman. Au printemps dernier, dans le cadre d’une concertation citoyenne confiée à l’Institut du Nouveau Monde, la Ville avait oublié d’inviter Groupe baseball Montréal à participer aux trois premiers ateliers. Le groupe avait par la suite demandé et obtenu la permission de participer aux deux derniers ateliers.

Lisez l’article « Consultation au Bassin Peel : la Ville de Montréal avait oublié d’inviter Stephen Bronfman »

Le secteur du bassin Peel est stratégique en raison de son envergure, environ 8,5 hectares, et de sa localisation, porte d’entrée sud-ouest du centre-ville.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Stephen Bronfman

Selon les informations reproduites dans un mémoire de l’Institut de développement urbain du Québec (IDU), publié ce lundi matin, la table de concertation est composée de 16 personnes, dont une majorité est formée de fonctionnaires de la Ville (4) et de membres de groupes communautaires (5).

Les propriétaires de terrains du secteur public, comme la Société immobilière du Canada, sont aussi autour de la table avec quatre représentants, de même que trois représentants des acteurs économiques : la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest, la minoterie ADM Agri-industries et les Forges de Montréal.

Pour le moment, la présence de l’IDU autour de la table n’est pas non plus assurée. L’organisme, qui défend les intérêts des promoteurs immobiliers, a publié de sa propre initiative un mémoire pour faire entendre sa vision quant à l’avenir de ce secteur négligé autrefois à vocation industrielle.

« Outre notre présence à la table, on demande qu’il y ait cinq promoteurs pour qu’il y ait une compréhension des intérêts économiques, dit Jean-Marc Fournier, PDG de l’IDU, de la même façon qu’on y trouve des groupes de la société civile au nombre de cinq. C’est très bien que le comité ait une compréhension des intérêts sociaux, mais à la table, jusqu’ici, il n’y avait pas la même compréhension des intérêts économiques. On veut s’assurer d’avoir une répartition qui permet de voir tous les enjeux. » L’IDU propose aussi l’ajout de deux élus municipaux.

Par ailleurs, l’Institut invite la mairesse Valérie Plante et les autres candidats à la mairie à préciser, avant les élections municipales, leur vision concernant l’avenir du bassin Peel et de tout le secteur qu’on appelle Bridge-Bonaventure, lequel englobe notamment la Pointe-du-Moulin (le silo no 5) et la Cité du Havre.

« Les élections ne sont pas un prétexte pour retarder l’action, dit Jean-Marc Fournier, mais une bonne occasion pour partager sa vision et pour s’engager. Les élections sont toujours un bon moment pour dire quelque chose. Une des fins recherchées avec le dépôt de notre mémoire est de suggérer aux différents candidats d’exprimer publiquement ce qu’ils ont l’intention de faire et à quel rythme ils ont l’intention de le faire. »

Un port d’Hambourg cité en exemple

Pour sa part, l’IDU souhaite y voir un aménagement urbain intégré avec des activités économiques, culturelles, civiques – lire école – et résidentielles avec sa part de logements sociaux. Il cite l’exemple de la requalification urbaine réussie du port d’HafenCity à Hambourg, en Allemagne.

L’objectif est d’y réaliser un aménagement selon le principe de la « Ville du quart d’heure » élaboré par le professeur Carlos Moreno. M. Moreno sera d’ailleurs l’invité de l’IDU lors d’un prochain webinaire en septembre.

« La qualité des aménagements et l’intégration architecturale des bâtiments en font une référence européenne », lit-on dans le mémoire de l’Institut.

Selon les estimations de l’IDU, il est possible de construire 11 000 logements en plus d’aménager près de 4 millions de pieds carrés de terrain pour des usages civiques, sportifs, communautaires et des lieux d’emplois dans le secteur Bridge-Bonaventure (bassin Peel et Pointe-du-Moulin, entre autres).

L’Institut arrive à ces chiffres en fonction d’une densité de construction semblable à ce qui est proposé dans le programme particulier d’urbanisme (PPU) du quartier des Faubourgs, à l’entrée sud-est de la ville. L’organisme plaide aussi pour la construction d’une gare du Réseau express métropolitain au sud de la rue Wellington.

L’IDU propose qu’une ébauche de PPU pour le secteur Bridge-Bonaventure soit présentée dès le début de 2022. L’Office de consultation publique de Montréal entamerait ensuite ses travaux. L’objectif est d’adopter le règlement de zonage en 2023.

« Il faut aller de l’avant maintenant, soutient M. Fournier. Je l’ai écrit il y a un an. Je l’écris encore. J’espère qu’on va y arriver un moment donné. »
https://www.lapresse.ca/affaires/2021-08-30/bassin-peel/pas-de-place-pour-bronfman-et-devimco-a-la-table-de-concertation.php

Secteur Bridge-Bonaventure L’occasion de revenir en ville

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

« S’il peut être plus complexe de transformer des quartiers déjà totalement occupés pour implanter la “ville du quart d’heure”, Bridge-Bonaventure se présente comme un site unique pour réussir dès maintenant des quartiers diversifiés où on peut résider et travailler puis se divertir à 15 minutes en transport actif », écrit l’auteur.

Au sortir de la crise sanitaire qui a si lourdement touché le centre-ville et qui nous a ralliés à l’idée de tout mettre en œuvre pour accueillir encore plus de résidants au centre-ville, le développement du secteur Bridge-Bonaventure est en soi une formidable occasion pour réussir une nouvelle entrée de ville permettant d’ajouter à la vie communautaire du centre-ville de Montréal.

Publié le 30 août 2021 à 7h00

Partager

Jean-Marc Fournier

Jean-Marc Fournier Président-directeur général de l’Institut de développement urbain du Québec

Avec la proximité du centre-ville et du Vieux-Montréal, les infrastructures intermodales ainsi qu’un environnement spectaculaire tant naturel qu’urbain, enrichi par les vues extraordinaires sur le fleuve, le corridor vert et bleu du canal de Lachine, les îles et le mont Royal, ce secteur a tout ce qu’il faut pour attirer de nombreux nouveaux résidants désirant y donner vie.

Le secteur Bridge-Bonaventure connaît aussi quelques contraintes. Il est caractérisé par l’absence d’écoles, d’installations sportives et communautaires, d’espaces verts et de parcs nécessaires à des milieux de vie complets. Plusieurs de ses sols sont contaminés en raison de son passé industriel, et les voies ferrées et gares de triage qu’on y trouve impliqueront des interventions publiques pour créer les conditions favorables à son réaménagement.

À l’heure de la crise climatique, nombreux sont ceux qui plaident pour la « ville des proximités », ce que Carlos Moreno appelle la « ville du quart d’heure ». Il propose une densification heureuse qui prend appui sur le transport durable et permet une diversité de services publics et privés à quelques pas de chez soi. Montréal s’est joint aux 40 autres membres du réseau des villes qui veulent adopter cette vision.

L’Institut de développement urbain du Québec (IDU) s’inscrit dans cette orientation et propose de s’inspirer des transformations du port d’HafenCity, à Hambourg, pour guider les choix à venir. La requalification du port allemand a été réalisée avec l’objectif d’y intégrer des bureaux, du résidentiel, des équipements communautaires et des espaces publics. En misant sur la densité et la mixité des usages et des fonctions, cette ville d’Allemagne a réussi à créer des quartiers attrayants, inclusifs et complets.

Aujourd’hui, nous rendons publique notre vision dans le cadre de nos collaborations avec la Ville en vue de l’adoption du plan directeur pour le secteur proposant des espaces de vie inclusifs et de qualité.

[Consultez le mémoire de l’IDU sur le secteur Bridge-Bonaventure](https://cdn.ca.yapla.com/company/CPY33CMa1BQmWqtEySkcIKp/asset/files/IDU-M % C3 %A9moire-Bridge %20Bonaventure_2021-08-25_VF.pdf)

La concrétisation de cette vision implique des investissements privés et publics importants de même que l’adoption de réglementations adaptées au site. En tant qu’entrée du centre-ville, le secteur n’aura pas les mêmes coefficients d’occupation au sol (COS) qu’au centre-ville (12) ou dans Griffintown (10,5). Avec un COS de 6, ce qui est déjà prévu au secteur des Faubourgs, et la flexibilité nécessaire en ce qui a trait aux hauteurs et aux superficies de plancher pour atteindre ce coefficient, puis avec une planification qui prévoit une échelle humaine au niveau de la rue et un dégagement des vues, le secteur devient une formidable occasion d’inverser les tendances à l’étalement urbain et de permettre à de nombreux citoyens de « revenir en ville ».

Aller de l’avant maintenant

Forts de nombreuses consultations qui ont déjà eu lieu, les sous-secteurs de la Pointe-du-Moulin, le bassin Wellington et le triangle de la Pointe-Saint-Charles permettent d’aller de l’avant dès maintenant en adoptant cette approche. Déjà, il y a près d’un an, en réfléchissant à la relance post-pandémique, nous suggérions d’y accélérer les travaux.

Avec une mixité d’usage, et tout en valorisant les immeubles patrimoniaux, ces sous-secteurs prioritaires qui ont déjà fait l’objet de consultations pourraient accueillir plus de 10 000 nouveaux logements, des commerces, des bureaux et une zone d’innovation.

S’il peut être plus complexe de transformer des quartiers déjà totalement occupés pour implanter la « ville du quart d’heure », Bridge-Bonaventure se présente comme un site unique pour réussir dès maintenant des quartiers diversifiés où l’on peut résider et travailler puis se divertir à 15 minutes en transport actif.

Au-delà de ces trois sous-secteurs, nous croyons que la Cité-du-Havre et le quai Bickerdike méritent aussi une attention particulière. Nous invitons les autorités à réfléchir à leur intégration au secteur Bridge-Bonaventure. Évidemment, ces deux sous-secteurs ne sont pas au même stade de préparation pour y passer à l’action dès maintenant. En même temps que la Ville voudra lancer le développement de l’entrée sud-ouest du centre-ville, elle devrait amorcer les consultations pour mesurer la faisabilité d’une intégration réussie de ces deux sous-secteurs.

Les autorités municipales s’inquiètent à juste titre de la pénurie et du coût du logement à Montréal. Elles ont souvent exprimé le souhait de pouvoir compter sur plus d’appartements et l’importance d’en améliorer l’abordabilité. Avec l’effet de la crise sanitaire sur les taux d’occupation des bureaux au centre-ville, elles ont manifesté l’intention d’y privilégier rapidement le développement résidentiel. Nous partageons cet objectif. La feuille de route que nous proposons vise l’adoption d’un premier programme particulier d’urbanisme (PPU) au début de 2022, puis une consultation de l’Office de consultation publique de Montréal et enfin l’adoption finale du PPU en 2022.

Bridge-Bonaventure offre la possibilité de planifier et de développer autrement ; nous souhaitons que les décideurs publics passent de la parole aux actes et saisissent l’occasion d’agir sans attendre.

La proximité d’une élection municipale ne devrait pas être un prétexte pour retarder l’action, mais une opportunité pour partager ses visions et s’engager.
https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2021-08-30/secteur-bridge-bonaventure/l-occasion-de-revenir-en-ville.php

2 Likes

Il y a un aussi texte de Jean-Marc Fournier, ex-ministre et PDG de l’IDU

Secteur Bridge-Bonaventure

L’occasion de revenir en ville


PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE
« S’il peut être plus complexe de transformer des quartiers déjà totalement occupés pour implanter la “ville du quart d’heure”, Bridge-Bonaventure se présente comme un site unique pour réussir dès maintenant des quartiers diversifiés où on peut résider et travailler puis se divertir à 15 minutes en transport actif », écrit l’auteur.

Au sortir de la crise sanitaire qui a si lourdement touché le centre-ville et qui nous a ralliés à l’idée de tout mettre en œuvre pour accueillir encore plus de résidants au centre-ville, le développement du secteur Bridge-Bonaventure est en soi une formidable occasion pour réussir une nouvelle entrée de ville permettant d’ajouter à la vie communautaire du centre-ville de Montréal.

Publié le 30 août 2021 à 7h00
Jean-Marc Fournier Président-directeur général de l’Institut de développement urbain du Québec

Avec la proximité du centre-ville et du Vieux-Montréal, les infrastructures intermodales ainsi qu’un environnement spectaculaire tant naturel qu’urbain, enrichi par les vues extraordinaires sur le fleuve, le corridor vert et bleu du canal de Lachine, les îles et le mont Royal, ce secteur a tout ce qu’il faut pour attirer de nombreux nouveaux résidants désirant y donner vie.

Le secteur Bridge-Bonaventure connaît aussi quelques contraintes. Il est caractérisé par l’absence d’écoles, d’installations sportives et communautaires, d’espaces verts et de parcs nécessaires à des milieux de vie complets. Plusieurs de ses sols sont contaminés en raison de son passé industriel, et les voies ferrées et gares de triage qu’on y trouve impliqueront des interventions publiques pour créer les conditions favorables à son réaménagement.

À l’heure de la crise climatique, nombreux sont ceux qui plaident pour la « ville des proximités », ce que Carlos Moreno appelle la « ville du quart d’heure ». Il propose une densification heureuse qui prend appui sur le transport durable et permet une diversité de services publics et privés à quelques pas de chez soi. Montréal s’est joint aux 40 autres membres du réseau des villes qui veulent adopter cette vision.

L’Institut de développement urbain du Québec (IDU) s’inscrit dans cette orientation et propose de s’inspirer des transformations du port d’HafenCity, à Hambourg, pour guider les choix à venir. La requalification du port allemand a été réalisée avec l’objectif d’y intégrer des bureaux, du résidentiel, des équipements communautaires et des espaces publics. En misant sur la densité et la mixité des usages et des fonctions, cette ville d’Allemagne a réussi à créer des quartiers attrayants, inclusifs et complets.

Aujourd’hui, nous rendons publique notre vision dans le cadre de nos collaborations avec la Ville en vue de l’adoption du plan directeur pour le secteur proposant des espaces de vie inclusifs et de qualité.

Consultez le mémoire de l’IDU sur le secteur Bridge-Bonaventure

La concrétisation de cette vision implique des investissements privés et publics importants de même que l’adoption de réglementations adaptées au site. En tant qu’entrée du centre-ville, le secteur n’aura pas les mêmes coefficients d’occupation au sol (COS) qu’au centre-ville (12) ou dans Griffintown (10,5). Avec un COS de 6, ce qui est déjà prévu au secteur des Faubourgs, et la flexibilité nécessaire en ce qui a trait aux hauteurs et aux superficies de plancher pour atteindre ce coefficient, puis avec une planification qui prévoit une échelle humaine au niveau de la rue et un dégagement des vues, le secteur devient une formidable occasion d’inverser les tendances à l’étalement urbain et de permettre à de nombreux citoyens de « revenir en ville ».

Aller de l’avant maintenant

Forts de nombreuses consultations qui ont déjà eu lieu, les sous-secteurs de la Pointe-du-Moulin, le bassin Wellington et le triangle de la Pointe-Saint-Charles permettent d’aller de l’avant dès maintenant en adoptant cette approche. Déjà, il y a près d’un an, en réfléchissant à la relance post-pandémique, nous suggérions d’y accélérer les travaux.

Avec une mixité d’usage, et tout en valorisant les immeubles patrimoniaux, ces sous-secteurs prioritaires qui ont déjà fait l’objet de consultations pourraient accueillir plus de 10 000 nouveaux logements, des commerces, des bureaux et une zone d’innovation.

S’il peut être plus complexe de transformer des quartiers déjà totalement occupés pour implanter la « ville du quart d’heure », Bridge-Bonaventure se présente comme un site unique pour réussir dès maintenant des quartiers diversifiés où l’on peut résider et travailler puis se divertir à 15 minutes en transport actif.

Au-delà de ces trois sous-secteurs, nous croyons que la Cité-du-Havre et le quai Bickerdike méritent aussi une attention particulière. Nous invitons les autorités à réfléchir à leur intégration au secteur Bridge-Bonaventure. Évidemment, ces deux sous-secteurs ne sont pas au même stade de préparation pour y passer à l’action dès maintenant. En même temps que la Ville voudra lancer le développement de l’entrée sud-ouest du centre-ville, elle devrait amorcer les consultations pour mesurer la faisabilité d’une intégration réussie de ces deux sous-secteurs.

Les autorités municipales s’inquiètent à juste titre de la pénurie et du coût du logement à Montréal. Elles ont souvent exprimé le souhait de pouvoir compter sur plus d’appartements et l’importance d’en améliorer l’abordabilité. Avec l’effet de la crise sanitaire sur les taux d’occupation des bureaux au centre-ville, elles ont manifesté l’intention d’y privilégier rapidement le développement résidentiel. Nous partageons cet objectif. La feuille de route que nous proposons vise l’adoption d’un premier programme particulier d’urbanisme (PPU) au début de 2022, puis une consultation de l’Office de consultation publique de Montréal et enfin l’adoption finale du PPU en 2022.

Bridge-Bonaventure offre la possibilité de planifier et de développer autrement ; nous souhaitons que les décideurs publics passent de la parole aux actes et saisissent l’occasion d’agir sans attendre.

La proximité d’une élection municipale ne devrait pas être un prétexte pour retarder l’action, mais une opportunité pour partager ses visions et s’engager.

Pour accéder au mémoire :

Si une minoterie et une forge sont membres de la table de concertation, je ne vois aucunement pourquoi les 3 principaux promoteurs du secteur ne pourraient y siéger: Devimco, Brocco (développement du N de PSC), Groupe Baseball Mtl…

Et l’idée de l’IDU que des élue.e.s y siègent me semble plus que pertinente: ça en prendrait au moins 1 de V-M + 1 du S-O.

1 Like

L’IDU voit du développement résidentiel dans 3 sous-secteurs

8 Likes

Réplique Secteur Bridge-Bonaventure : prêcher par l’exemple


PHOTO YVES TREMBLAY, LES YEUX DU CIEL, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE | « Sachant que les besoins de logements abordables sont pressants, que la protection du patrimoine industriel constitue le phare de l’identité de ce secteur, que la transition écologique est urgente et que le secteur est stratégique du point de vue du développement, Lemay croit qu’il est pressant d’agir sans plus attendre en s’appuyant sur une vision claire, porteuse et rassembleuse », écrit l’auteur.

En réaction au texte d’André Dubuc, « Bassin Peel : Pas de place pour Bronfman et Devimco à la table de concertation », publié le 30 août

La Presse | Publié le 6 septembre 2021 à 12h00

Louis T. Lemay
LOUIS T. LEMAY, PRÉSIDENT DE LA FIRME D’ARCHITECTURE LEMAY

Le texte écrit par le journaliste André Dubuc au sujet de l’avenir du secteur Bridge/Bonaventure de Montréal1 a suscité une réaction et une réflexion au sein de notre organisation. Nous avons cru bon d’en faire part aux lecteurs de La Presse ainsi qu’à tous les membres de la communauté montréalaise, et ce, dans le but d’enrichir le débat afin de s’assurer que ce secteur de la métropole reçoive toute l’attention qu’il mérite.

Dans son article, M. Dubuc indique que l’IDU (Institut du développement urbain) a publié un mémoire la semaine dernière en réaction à la création de la table de concertation du Bassin Peel qui a pour mandat de se positionner et d’accompagner la Ville de Montréal afin d’élaborer une vision et de développer des outils de planification pour le secteur en question.

Il précise que ce groupe de réflexion inclut des représentants du milieu communautaire, quelques propriétaires du secteur public, de même que des représentants de la Ville, sans toutefois inclure aucun élu, promoteur ou investisseur. Or, nous considérons que le fait de limiter le type d’intervenants autour d’une telle table pourrait être néfaste pour les bienfaits du développement harmonieux de ce secteur, de même que pour sa vitalité et sa pérennité.

Nous sommes profondément convaincus – et notre modèle d’affaires en témoigne – que la diversité des expertises et des perspectives est la clé de l’innovation et de la créativité. Ceci s’applique non seulement en urbanisme et en architecture, mais aussi dans tous les domaines qui reposent sur les efforts coordonnés d’un groupe d’intervenants pour mener à bon port une idée originale.

En ce sens, le fait d’inclure des promoteurs, des investisseurs et des élus aux discussions qui auront lieu ne pourrait qu’être bénéfique et productif pour l’avenir du secteur visé et pour la ville qui l’abrite. En effet, il y a fort à parier qu’une approche ouverte et inclusive permettrait de mettre de l’avant une vision et des objectifs clairs pour le développement de ce secteur névralgique.

En plus d’établir des cibles précises, une table élargie qui ferait place à tous les intervenants concernés aurait également l’avantage de permettre la création d’un échéancier commun pour la réalisation des différentes étapes à venir. Cette approche permettrait également d’obtenir l’engagement de tout un chacun pour s’assurer d’aller de l’avant avec un projet répondant aux besoins des Montréalais.

Chez Lemay, lorsque nous offrons nos services intégrés en aménagement, nous nous assurons d’impliquer l’ensemble des acteurs concernés dans nos projets dès la conception. Nous sommes d’avis que le secteur Bridge-Bonaventure doit aussi bénéficier de cette approche inclusive.

En effet, il est grand temps de passer de la réflexion à l’action, et d’avoir un positionnement clair de la part des élus quant au projet d’avenir de ce secteur. D’autant plus que le site a déjà fait l’objet d’un grand nombre de consultations au cours des trois dernières années, incluant un exercice d’envergure2 de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) qui a recensé plus de 4000 participations.

Le défi, bien entendu, sera de concilier les intentions des communautés, des développeurs, des autorités municipales et de l’ensemble des intervenants afin de réaliser un projet porteur qui fera la fierté des Montréalais, tout en assurant la transition écologique du secteur.

De plus, sachant que les besoins de logements abordables sont pressants, que la protection du patrimoine industriel constitue le phare de l’identité de ce secteur, que la transition écologique est urgente et que le secteur est stratégique du point de vue du développement, Lemay croit qu’il est pressant d’agir sans plus attendre en s’appuyant sur une vision claire, porteuse et rassembleuse.

Il nous semble essentiel que le site Bridge-Bonaventure demeure une priorité pour l’administration municipale étant donné les nombreux enjeux en présence.

En effet, c’est dans ce secteur que convergent de nombreux projets qui contribueront à redéfinir complètement l’entrée de Montréal au cours des prochaines années. Pensons seulement au triangle de Pointe-Saint-Charles Nord, à la transformation de l’autoroute Bonaventure entamée par la société Les ponts Jacques Cartier et Champlain, de même qu’à la future transformation de la cour de voirie de la Commune qui a récemment fait l’objet d’un concours international.

Nous croyons profondément au potentiel du secteur Bridge-Bonaventure pour redonner sa pleine valeur à l’entrée de ville et à tous les quartiers qui s’y rattachent. Il nous semble donc primordial de définir, dès maintenant, les lignes directrices et les objectifs du développement du secteur. Il est essentiel, pour l’avenir de la métropole et de ses citoyens, de faire de cette initiative un projet phare et une réalisation exemplaire en développement durable pour les années à venir.

Nous croyons fermement que l’avenir de Montréal passe par ce type de grands projets transformateurs et stimulants à fonctions urbaines mixtes.

4 Likes

Nouveau stade de baseball: un oui à certaines conditions pour Ivanhoé Cambridge

Ivanhoé Cambridge n’appuiera pas n’importe quel projet d’amphithéâtre sportif


PHOTO COURTOISIE, HARDIESSE PRODUCTIONS | La présidente et cheffe de la direction d’Ivanhoé Cambridge, Nathalie Palladitcheff, hier, à la tribune du Cercle canadien de Montréal.

JOURNAL DE MONTRÉAL | MARTIN JOLICOEUR | Mardi, 28 septembre 2021 00:00

La présidente du bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) se dit prête à contribuer au projet de construction d’un nouveau stade de baseball au centre-ville de Montréal, mais pas à n’importe quel prix.

« On n’associera certainement pas notre nom et celui de la Caisse [à ce projet], si c’est juste pour avoir cet objet-là [un stade]. Ça ne ferait pas de sens », prévient Nathalie Palladitcheff.

En marge d’une conférence du Cercle canadien de Montréal hier midi, la grande patronne d’Ivanhoé Cambridge a confirmé avoir eu des discussions avec l’équipe de promoteurs qui espèrent le retour d’une équipe professionnelle de baseball dans la métropole.

Bronfman et compagnie

« On a discuté avec l’équipe. On essaie de voir quel rôle on pourrait jouer. C’est encore préliminaire. C’est encore trop tôt pour le dire. […] Mais on [leur] a dit que s’ils cherchaient quelqu’un et que s’ils étaient intéressés à ce l’on travaille ensemble, nous, on voulait avoir un regard sur le global [l’ensemble du projet] ».

Ce projet de stade de plusieurs centaines de millions de dollars, au Bassin Peel, est mené par Stephen Bronfman (Claridge). Il profite de l’appui d’hommes d’affaires, dont font partie entre autres Eric Boyko (Stingray), Stéphan Crétier (GardaWorld) et Mitch Garber (Cirque du Soleil).

Fitzgibbon déjà au travail

Vendredi dernier, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a confirmé au Journal travailler à la mise sur pied de différents scénarios de financement pour le projet.

Une annonce serait même prévue, après les élections municipales du 7 novembre, pour communiquer les détails d’une union sportive, en garde partagée, entre les villes de Montréal et de Tampa Bay.

« Personnellement, ce n’est pas le stade de baseball qui m’intéresse tant que ça. Mais plutôt tout ce qui pourrait se faire autour. […] C’est-à-dire un vrai quartier de ville construit à la mode 2020-2030. Avec une composante de logements abordables et des composantes technologiques […]. Pour moi, ce serait l’occasion de compléter l’offre immobilière actuelle. »

Pour la numéro un du bras immobilier de la Caisse, Montréal manque de logements locatifs. Après des années de construction effrénée de condos, elle est d’avis que
Griffintown gagnerait à développer une offre d’immeubles locatifs, abordables, adaptés aux moyens des plus jeunes.

« C’est sûr que les développeurs et vendeurs de terrains cherchent à avoir le meilleur prix. Et le meilleur prix aujourd’hui, c’est les condos. Mais est-ce que ça correspond encore à une demande ? »

Un quartier d’abord

Devant ce projet, la responsabilité de la Caisse est de s’assurer, dit-elle, qu’il trouve vraiment sa place dans la « mosaïque de Montréal ». La PDG dit avoir appris de l’implication d’Ivanhoé dans le développement du nouvel amphithéâtre des Islanders de New York.

« On est vraiment dans une vision de quartier, plus que dans une vision d’immeuble. […] Un stade sans rien autour deviendrait vite un quartier mal fréquenté que les gens quitteraient dès le match terminé. Si c’est ça, c’est raté. »

1 Like

Logements abordables par Devimco et Ivanhoé Cambrigde? …Ce serait une première!

6 Likes

Devimco veut connaître les intentions des candidats à la mairie. Le supplice de la :droplet:. :exploding_head:

Patience, les élections approchent… :ballot_box:

Bassin Wellington: Devimco perd patience

Martin Jolicoeur | Journal de Montréal | Publié le 14 octobre 2021 à 11:34


TOMA ICZKOVITS/ AGENCE QMI

Le grand patron de Devimco Immobilier perd patience; il presse les candidats à la mairie de Montréal de vite faire connaître leur position dans le délicat dossier du développement du secteur Bassin Wellington, convoité par le Groupe Baseball Montréal.

«On a présenté notre vision à la Ville en mars 2018. Trois ans plus tard, au terme de multiples consultations, on attend toujours, déplore le président du Groupe Devimco, Serge Goulet. […] Maintenant que tout le monde s’est fait entendre, les candidats aux élections devraient annoncer leurs couleurs.»

Les deux principaux candidats à la mairie de Montréal, Valérie Plante, cheffe de Projet Montréal, et Denis Coderre, chef d’Ensemble Montréal, étaient particulièrement visés.

Le poids lourd de l’immobilier s’exprimait ainsi en marge d’une pelletée de terre organisée hier à Montréal, sur le site de l’ancienne Maison de Radio-Canada. Sur ce vaste terrain du quartier des Faubourgs, devenu propriété du Groupe Mach, Devimco entend construire au coût de 800 millions de dollars, un ensemble immobilier de dix tours de «plus de 2000» unités de condos.

Stade de baseball

«La Ville nous avait dit qu’elle annoncerait sa vision de développement du secteur à l’été 2021, a poursuivi le PDG de Devimco. Or, ça adonne bien, c’est les élections. En faisant connaître leurs couleurs maintenant, les électeurs pourraient au moins voter en toute connaissance de cause.»

Le site connu sous le nom du Bassin Wellington constitue une vaste zone industrielle et commerciale enclavée du quartier Pointe-Saint-Charles. Des milliers de navetteurs la traversent soir et matin, par la rue Bridge, pour accéder au pont Victoria, entre Montréal et la Rive-Sud.

C’est dans cette zone que le Groupe Baseball Montréal, de l’homme d’affaires Stephen Bronfman, souhaite ériger son nouveau stade de baseball professionnel. Autour de ce dernier naîtrait un nouveau quartier à vocation résidentielle et commerciale, auquel Devimco entend bien participer.

«On ne fait pas de politique, on fait de la business», se défend le promoteur. Devimco possède déjà 700 000 pi2 de terrains dans le secteur, à peu près l’équivalent de la Société immobilière du Canada, principal propriétaire foncier de l’ensemble Bridge-Bonaventure.

Des expropriations possibles

Il y a deux semaines, le Journal révélait l’existence de plans d’implantation, préparés par Stantec, une société de génie-conseil albertaine, montrant l’orientation envisagée du nouveau stade de baseball de quelque 450 000 pi2.

Selon ces plans, l’immense centre multifonctionnel de Loto-Québec et son stationnement étagé de 350 000 pi2, tout juste en face du magasin Costco de la rue Bridge, semblent à risque d’expropriation, au moins partielle.

Il en va de même d’u moins une portion des installations du plus grand producteur de céréales et farines au Canada, P&H Milling Group, dont les silos à grains et entrepôts pourraient aussi disparaître sous le futur stade.

Québec pourrait aider

Dans la foulée, la Caisse de dépôt et Placement du Québec (CDPQ), par l’intermédiaire de son bras immobilier, Ivanhoe Cambridge, s’est dite intéressée à participer à l’élaboration de ce nouveau quartier, à certaines conditions. La principale consisterait à avoir un «regard global» sur l’ensemble du projet.

«On n’associera certainement pas notre nom et celui de la Caisse [à ce projet], si c’est juste pour avoir cet objet-là [un stade]. Ça ne ferait pas de sens», avait confié au Journal sa pdg, Nathalie Palladitcheff.

Les coûts de construction de ce nouveau stade pourraient, dit-on, aisément dépasser le milliard de dollars. Le mois dernier, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a confirmé au Journal travailler à la mise sur pied de différents scénarios de financement pour le projet.

y’était temps !!