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Ce qu’on voit les yeux fermés

PHOTO GETTY IMAGES

De plus en plus de yogis proposent des techniques de « méditation de phosphènes », où on se concentre sur ce qu’on voit les yeux fermés plutôt que sur ses sentiments et pensées, note le biologiste néerlandais Jan Hesselink.

Quand on ferme les yeux, même dans l’obscurité la plus totale, on voit souvent des formes et des couleurs. Il s’agit de phosphènes, des phénomènes lumineux neuronaux. Des chercheurs tentent aujourd’hui de les utiliser pour améliorer le traitement de la dépression.

« Les phosphènes sont des hallucinations visuelles », explique Paul Taylor, neuroscientifique à l’Université de Zurich, qui étudie le sujet depuis près de 20 ans. « Ça peut être des auras durant des migraines, ou des hallucinations visuelles avec certains troubles comme le parkinson ou l’épilepsie, ou simplement quand on ferme les yeux dans l’obscurité et qu’on voit faiblement des formes et des couleurs. Il est aussi possible de créer des phosphènes sous forme d’éclairs lumineux quand on fait de la stimulation magnétique transcrânienne. »

Le psychologue de Zurich travaille lui-même sur les phosphènes causés par la stimulation magnétique transcrânienne. « Ça nous donne une mesure de l’excitabilité des neurones du cortex visuel du cerveau », dit-il.

Il est possible que l’excitabilité des neurones des différentes régions du cerveau soit corrélée, dit M. Taylor. Si c’est le cas, une mesure de l’excitabilité des neurones du cortex visuel pourrait servir à calibrer la stimulation magnétique transcrânienne agissant sur d’autres zones du cerveau, responsables par exemple de troubles comme la dépression ou le parkinson.

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Méditation

Ces phosphènes « naturels » sont une composante essentielle de l’expérience spirituelle, selon Jan Hesselink, un biologiste néerlandais qui a fait carrière en psychopharmacologie de la douleur avant de s’intéresser, depuis quelques années, aux phosphènes.

« Les hallucinations visuelles font partie de la vie des mystiques depuis Hildegarde de Bingen, une bénédictine du XIIe siècle, et les premiers maîtres bouddhistes, dit M. Hesselink. Les choses qu’on voit dans l’obscurité sont universelles : les chrétiens parlent d’anges, le yoga de lumière intérieure. C’est une manifestation biologique de la conscience, de l’activité du cerveau, qui est universelle. »

De plus en plus de yogis proposent des techniques de « méditation de phosphènes », où on se concentre sur ce qu’on voit les yeux fermés plutôt que sur ses sentiments et pensées, note M. Hesselink. « Les phosphènes sont un phénomène réel. C’est un peu comme quand on regarde un ciel très étoilé. Beaucoup de gens ont un sentiment bien réel, soit de communion avec l’immensité, soit de paix. Je pense que l’étude des phosphènes naturels va nous amener à beaucoup mieux comprendre l’expérience humaine. »

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La NASA se mobilise pour empêcher le télescope Swift de retomber sur Terre

(Cape Canaveral) La NASA se dépêche de sauver un télescope vieillissant d’une chute vers la Terre grâce à une mission de sauvetage audacieuse.

Cette opération de sauvetage, d’un coût de 30 millions, débutera dès cette semaine avec le lancement prévu d’un robot de sauvetage.

La NASA a fait appel à la jeune pousse Katalyst Space Technologies pour propulser l’observatoire Swift sur une orbite plus élevée, d’où il pourra continuer à détecter certaines des plus grandes explosions de l’univers.

Un engin spatial à trois bras construit par Katalyst poursuivra Swift dès son décollage depuis un atoll des îles Marshall, dans le Pacifique, à bord d’une fusée Pegasus lancée depuis un avion. Le décollage pourrait avoir lieu dès mardi.

Scrutant le cosmos depuis son lancement en 2004, Swift s’enfonce de plus en plus rapidement en raison de la forte activité solaire récente. Il doit atteindre une orbite plus élevée et plus stable dès que possible pour survivre.

Le télescope spatial Hubble de la NASA – lui aussi menacé – pourrait être le prochain sur la liste.

Tout comme Swift, Hubble perd de l’altitude à mesure que le Soleil émet des éruptions solaires successives. Ghonhee Lee, PDG de Katalyst Space, a déclaré que le robot de nouvelle génération de son entreprise, encore en cours de développement, pourrait venir à la rescousse du télescope Hubble, bien plus imposant, d’ici quelques années.

Seule la Chine a tenté une mission similaire à celle qui va avoir lieu, en plaçant avec succès un satellite sur une orbite cimetière plus élevée il y a quatre ans.

« C’est le premier robot spatial américain à monter en orbite pour accomplir une telle mission, a déclaré M. Lee à l’Associated Press. La NASA dispose de tous ces grands observatoires de longue date […] tous peuvent bénéficier d’un service comme celui-ci. Ce que nous démontrons donc avec cette mission, c’est qu’il s’agit d’une nouvelle stratégie à ajouter à notre arsenal. » …

Plusieurs défis

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Armée américaine/ Gare à la prescription de testostérone

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, veut soumettre tous les militaires américains de 30 ans et plus, y compris les femmes, à un dépistage annuel de leur taux de testostérone. Ceux présentant un déficit pourraient, s’ils le souhaitent, recevoir un traitement hormonal substitutif. Un traitement qui comporte toutefois plusieurs risques. Voici ce qu’il faut comprendre d’une mesure qui soulève autant de questions médicales que politiques.

Pourquoi le Pentagone veut-il mesurer la testostérone des militaires ?

Selon Pete Hegseth, cette mesure permettra de s’assurer que les soldats disposent des capacités physiques nécessaires pour combattre sur un champ de bataille. « Il s’agit de restaurer et d’optimiser vos capacités naturelles », affirme le chef du Pentagone.

Pour Éric Sauvé, ancien officier des Forces armées canadiennes, cette décision s’inscrit dans la vision que Hegseth cherche à imposer aux forces armées américaines. « Il veut refaire les forces à son image : macho, viriles, où les femmes et les Noirs n’ont pas leur place. Il parle constamment de létalité et de virilité », dit-il.

Est-ce que dépister systématiquement la testostérone est recommandé ?

Non. « Il n’y a pas d’évidence que dépister systématiquement la testostérone basse soit utile », affirme le Dr Rémi Rabasa-Lhoret, endocrinologue à l’Institut de recherches cliniques de Montréal et au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

« Dans les bonnes pratiques cliniques, on ne dose pas la testostérone s’il n’y a pas de symptômes de manque de testostérone. »

Pourquoi est-il si difficile de diagnostiquer un manque de testostérone ?

Parce que les symptômes sont souvent peu spécifiques.

« La fatigue, par exemple, peut avoir une multitude de causes », explique le Dr Rabasa-Lhoret.

Chez un militaire, elle peut être liée à un entraînement intensif, au manque de sommeil, au stress ou à de nombreux autres facteurs. Même des symptômes plus évocateurs, comme une dysfonction sexuelle, peuvent avoir d’autres causes qu’une baisse de la testostérone.

Les militaires sont-ils plus sujets à souffrir d’un déficit de testostérone ?

Ce traitement comporte-t-il des risques ?

La testostérone est-elle populaire ?

Pourquoi les femmes sont-elles incluses ?

Cette décision est-elle liée au débat sur les militaires transgenres ?

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Les mers livrent des secrets de notre passé

Une cité bretonne engloutie par les eaux. Des mosaïques romaines visitées par les poissons. Et une mystérieuse civilisation indienne disparue il y a 3500 ans. Les archéologues ne cessent de nous étonner avec leurs découvertes sous-marines.

Une légende bretonne

Les épaves de Gibraltar…

… et celles de Suisse

Des thermes sous l’eau

La disparition des Harappéens

Protéger les épaves

Voyage tragique en Antarctique en 1910 Des images montrent l’épave fantomatique du navire Terra Nova

PHOTO DE LA SOCIÉTÉ GÉOGRAPHIQUE ROYALE DU CANADA ET DE LA WOODS HOLE OCEANOGRAPHIC INSTITUTION, FOURNIE PAR ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Cette image montre la proue bâbord de l’épave du Terra Nova, au large de la pointe sud du Groenland.

(St. John’s) Une expédition menée par la Société géographique royale du Canada a permis de capturer des images détaillées et en gros plan du navire qui a transporté l’explorateur Robert Falcon Scott lors de son voyage tragique en Antarctique en 1910.

L’épave envoûtante du Terra Nova repose au fond de la mer du Labrador, à environ 18 kilomètres au large de la pointe sud du Groenland.

La Société géographique, en partenariat avec la Woods Hole Oceanographic Institution, a diffusé mardi des images de la proue large et ornée du navire ainsi que de ses deux roues. Ces images ont été prises dans le cadre de l’expédition « Heroic Age » menée par ces organisations, qui les a conduites la semaine dernière jusqu’à l’épave du Quest, le navire sur lequel l’explorateur anglo-irlandais Ernest Shackleton a trouvé la mort en 1922.

D’une certaine manière, cette expédition constitue le dernier chapitre de l’histoire de deux des figures les plus célèbres de l’« âge héroïque » de l’exploration antarctique, a expliqué John Geiger, directeur général de la Société géographique.
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Des chercheurs repèrent du sucre dans l’espace

La science vient d’ajouter un peu de douceur à notre compréhension de notre galaxie.

Des chercheurs ont repéré du sucre dans l’espace interstellaire. Cette découverte fournit un indice important sur les origines du sucre sur Terre et peut-être sur l’émergence de la vie, selon un article publié lundi dans la revue Nature Astronomy.

« C’est du vrai, vrai sucre », souligne Brett McGuire, astrochimiste au Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui n’a pas participé à l’étude. « C’est incroyablement excitant. »

Les origines du sucre sur Terre sont mystérieuses. Les scientifiques savent qu’il devait être présent très tôt, parce qu’il est nécessaire à l’émergence de la vie. Mais les expériences en laboratoire visant à recréer les conditions chimiques menant à la création de ces molécules ont échoué à maintes reprises.

Alors comment le sucre est-il arrivé sur Terre ? Les scientifiques pensent qu’il a pu être apporté par les comètes et astéroïdes qui se sont écrasés sur Terre au début de l’histoire de la planète. En effet, plusieurs types de sucres, dont le glucose et le ribose, ont été trouvés sur des astéroïdes et des météorites.

Une nébuleuse à saveur de framboise

Apparition de la vie

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Je n’en reviens pas que les USA aient approuvé ceci… en même temps l’administration actuelle et la science ne vont pas de pair…

:woman_facepalming:t2:

En plus de polluer l’espace avec des milliers de satellites, imaginez les effets sur la faune :expressionless:

La Commission fédérale des communications des États-Unis (FCC) a donné l’autorisation à l’entreprise Reflect Orbital pour le déploiement de son satellite test, dont l’objectif est de réfléchir la lumière du soleil vers la surface de la Terre durant la nuit.

Baptisé Earendil-1, ce prototype équipé d’un miroir déployable d’une taille de 18 mètres sur 18 mètres sera placé à une altitude de 625 kilomètres. Il permettra de réfléchir la lumière du soleil vers la surface de la Terre, créant ainsi un faisceau de 5 kilomètres de large au sol.

Ce satellite permettra de tester la technologie de l’entreprise, qui veut, à terme, vendre de la lumière solaire à la demande grâce à une constellation de 50 000 satellites à l’horizon 2035.
[…]

Plus long article de la part de CBC

U.S. FCC approves giant space mirror to deliver ‘sunlight on demand.’ Here are the implications

Ça va faire de la chicane et ça risque de mal tourner. Il y a des gens de la NASA qui doivent s’être fait coudre leur palme à leur visage en permanence.

C’est comme lorsque M. Burns voulait contrôler le soleil

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En plein ce que je pensais !

Anyway, la dernière tentative, fait par les russes avec Znamya, a donné une lumière équivalente à la pleine lune, avec un diamètre de 5km, qui se déplaçait à 8km/s !

Ça ressemble plus à une façon de syphoner l’argent d’investisseurs crédules !

J’ai déjà présenté le même article (112 de ce fil) en novembre 2025.

Quoi qu’il en soit, c’est du pur délire que de vouloir même essayer une technologie semblable, sans parler des nuisances pour la sécurité de l’espace, qui commence déjà à être congestionnée.

D’ailleurs avec la surface de 5 kilomètres cette lumière impacterait, même pour une courte durée, tous les gens à l’intérieur de ce périmètre, qu’il soit d’accord ou pas.

Un précédent qui deviendrait vite une nuisance potentielle pour tout le monde sur la planète. Cela montre le degré d’irrespect, d’absence de jugement et d’immoralité dans lequel glisse les USA de Trump.

Faire rentrer plus de soleil quand la Terre est en train de se réchauffer, pas très brillant.

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Ça peut l’être si tu vends des airs climatisés avec.

Un climatiseur n’enlève pas de chaleur.

Non, mais tu oublies qu’il fait chaud dehors quand tu es au frais à l’intérieur…

Démystifier la science/ Même si elles brûlent, nos forêts captent des GES

Est-il vrai que la forêt canadienne émet plus de gaz à effet de serre qu’elle n’en capte ?

Non, mais certaines années, c’est presque le cas, à cause des incendies de forêt.

« À l’échelle du pays, les forêts canadiennes sont des puits de carbone », explique Oliver Sonnentag, chercheur à l’Université de Montréal. « Mais quand il y a beaucoup d’incendies de forêt, leurs émissions sont presque équivalentes au carbone atmosphérique capturé par la croissance des forêts. Avec l’augmentation de la quantité d’incendies de forêt, ça devient un équilibre. »

Le record d’incendies de forêt au pays, qui datait de 1989, a été surpassé en 2023 et en 2025.

Oliver Sonnentag gère un vaste réseau de capteurs pour mesurer de façon précise les émissions naturelles de méthane et de CO2 dans les Territoires du Nord-Ouest. En janvier, dans le journal scientifique Nature Geoscience, il s’est penché sur le rôle climatique des forêts canadiennes. Et il a été surpris.

« On avait l’hypothèse que la chaleur allait stimuler la photosynthèse », explique le chercheur. Il s’agit du processus par lequel les végétaux capturent du CO2 atmosphérique pour former de la matière, et relâchent de l’oxygène.

« Mais finalement, les forêts sont un puits de carbone plus important, non pas en raison d’une plus grande photosynthèse, mais surtout à cause d’une respiration réduite », dit M. Sonnentag. La respiration des végétaux, processus inverse à la photosynthèse, intervient quand les plantes consomment de l’oxygène et émettent du CO2.

Un puits de carbone est un écosystème qui absorbe plus de gaz à effet de serre qu’il n’en émet.

La respiration des forêts est moins grande parce que les microbes sont moins actifs par temps chaud.

Oliver Sonnentag, chercheur à l’Université de Montréal

Dans les prochaines années, ce mécanisme sera accentué par El Niño, le phénomène atmosphérique du Pacifique qui accentue les vagues de chaleur au Canada.

« C’est un peu comme les changements climatiques sur stéroïdes, dit M. Sonnentag. La diminution de la respiration durant les années El Niño signifie que les forêts canadiennes capteront davantage de carbone atmosphérique. Ça veut dire que même avec des incendies de forêt importants, elles resteront des puits de carbone. Mais quand El Niño sera terminé, dans quelques années, il se peut que les années où il y a des incendies de forêt importants, la forêt canadienne soit une émettrice nette. »

Brûlis préventifs

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Étude/ Un vaccin pourrait révolutionner la lutte contre plusieurs types de cancer

Les compagnies pharmaceutiques Merck et Moderna ont annoncé dans un communiqué diffusé mercredi les résultats préliminaires de l’essai de phase 3 chez des patients atteints d’un mélanome de stade IIB à IV. Plus de 1100 patients ont participé à l’étude.

Merck et Moderna affirment que l’essai a atteint son critère d’évaluation principal, c’est-à-dire la survie sans récidive et la survie sans métastase à distance. En résumé, lorsque l’on combine le vaccin avec le pembrolizumab (un médicament d’immunothérapie) on diminue les risques de récidives. On ne sait pas toutefois de quelle ampleur exactement, puisque les détails seront dévoilés ultérieurement lors d’un congrès médical international.

La Dre Rahima Jamal, hémato-oncologue et oncologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), qui a participé à l’étude avec ses patients, rappelle que les résultats de la phase 2 ont démontré un bénéfice de 23 %. « C’est qu’on augmente la survie sans récidive de 23 % en additionnant le vaccin à l’immunothérapie », précise Dre Jamal.

Il est important de noter que le vaccin ne prévient pas le cancer de la peau. « Dans l’utilisation usuelle des vaccins qui sont le plus souvent utilisés dans les maladies infectieuses, on fait de la prévention, c’est-à-dire qu’on prend le vaccin pour ne pas attraper la grippe, la COVID ou si on l’attrape, attraper une forme qui va être plus légère. Ici, on ne prévient pas le mélanome. Ce qu’on fait, c’est que chez les patients à haut risque, en prenant ce vaccin, on diminue le risque de récidive du mélanome », explique la Dre Jamal.

Il est important de noter que le vaccin ne prévient pas le cancer de la peau. « Dans l’utilisation usuelle des vaccins qui sont le plus souvent utilisés dans les maladies infectieuses, on fait de la prévention, c’est-à-dire qu’on prend le vaccin pour ne pas attraper la grippe, la COVID ou si on l’attrape, attraper une forme qui va être plus légère. Ici, on ne prévient pas le mélanome. Ce qu’on fait, c’est que chez les patients à haut risque, en prenant ce vaccin, on diminue le risque de récidive du mélanome », explique la Dre Jamal.

L’oncologue ne cache pas son enthousiasme face à cette percée médicale. « C’est la première étude où on utilise l’ARN messager en cancérologie et ça, c’est majeur », dit-elle. Cela pourrait ouvrir la porte à traiter d’autres types de cancer avec le vaccin ARNm, car des études ont cours, notamment en cancer du poumon, du pancréas, de la vessie et du rein, détaille l’experte.

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Quand j’habitais à Pointe-au-Pic (10 ans) je pouvais voir grâce aux glaces sur le fleuve l’immobilité créée par le changement des marées. Comme si le fleuve s’arrêtait temporairement de couler. Or depuis que je suis à Québec j’ai remarqué (encore grâce aux glaces de surface) que le courant du fleuve s’inversait vers Montréal et à bonne vitesse lors de la marée montante. J’ai trouvé enfin la réponse à cette observation :clap:

Quand le Saint-Laurent change de sens

Est-il vrai que devant le Château Frontenac, le fleuve change de sens à marée montante ?

Guy Sirois

La direction du courant dans le fleuve Saint-Laurent change bel et bien selon les marées.

« C’est un phénomène connu depuis longtemps », dit Dany Dumont, spécialiste des courants marins à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

La direction du courant dans le fleuve Saint-Laurent change bel et bien selon les marées.

Le Saint-Laurent coule normalement vers le golfe du Saint-Laurent, qui se déverse ensuite dans l’océan Atlantique. Mais lorsque la marée monte, effectivement, le courant du fleuve s’inverse – et se dirige vers Montréal – sur une bonne partie du fleuve.

« Les marées montantes de l’océan sont des ondes qui pénètrent dans le fleuve », explique M. Dumont. Ces ondes finissent par se dissiper à la hauteur du lac Saint-Pierre, dit-il, « à cause du courant du fleuve qui va vers la mer, et aussi à cause de la friction sur le fond du fleuve ».

La marée montante réussit à faire changer le sens du courant dans le fleuve passé la ville de Québec. À marée montante, le fleuve coule vers Montréal jusqu’à Bécancour ou Grondines, selon la force des marées. En amont de ce point, le courant du fleuve est amoindri, mais il va dans la direction habituelle, c’est-à-dire vers le golfe du Saint-Laurent.

Il est difficile de percevoir ce changement de direction du courant, dans le fleuve. En revanche, on peut aisément percevoir la variation du niveau de l’eau, à certains endroits. La hauteur maximale des marées dans le fleuve – sept mètres – est à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix, en face de l’île aux Coudres, selon un article publié en 2017 par des collègues de M. Dumont dans le Journal of Waterway, Port, Coastal and Ocean Engineering. Dans le lac Saint-Pierre, le marnage (c’est-à-dire la différence entre les marées haute et basse) est de quelques centimètres.

Friction

Les marées suivent plusieurs cycles, mais les marées les plus fortes et les moins fortes sont généralement espacées de deux semaines. Elles dépendent notamment de la force gravitationnelle de la Lune et de celle du Soleil. Lorsque la Terre est alignée avec la Lune et le Soleil, les marées hautes atteignent des niveaux plus élevés.

Les marées plus fortes créent plus de friction sur les fonds marins ; leur effet est donc plus fort en aval de Québec qu’en amont. C’est ce qui explique que le maximum des marées est situé dans Charlevoix.

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Sur les plages de la Côte-Nord

La Côte-Nord est remplie de petits coins paradisiaques, comme cette plage déserte découverte près de la route 138. (Daphnée Dion-Viens/Archives)

SCIENCE AU QUOTIDIEN / «Une question me turlupine: pourquoi le sable des superbes plages de la Côte-Nord du Saint-Laurent est-il blond et fin, alors que celui des plages du côté sud est souvent gris et nettement moins fin?» demande Marie-Andrée Parent, de Québec.

On trouve évidemment de très belles plages sur la rive sud et en Gaspésie, on s’entend — celles de Coin-du-Banc et Cap-d’Espoir de part et d’autre de Percé, celle de Penouille dans la baie de Gaspé, etc. Mais il est vrai que les plages de la Côte-Nord sont particulièrement impressionnantes, tant par leur nombre que par leur étendue.

«Je me souviens de la première fois que j’ai débarqué sur la Côte-Nord, à Forestville, il y a des moments où j’avais presque l’impression d’être dans un désert», relate le chercheur en géomorphologie de l’Université Laval, Patrick Lajeunesse.

(Pendant qu’on y est: les dunes de Tadoussac m’ont laissé exactement le même sentiment la première fois que j’y suis allé.)

Vieux sable «recyclé»

L’abondance des plages de la Côte-Nord est un effet des glaciations successives, explique M. Lajeunesse. Au maximum glaciaire, il y a entre 20 000 et 25 000 ans, toute la province était recouverte d’une énorme couche de glace qui pouvait atteindre 2 à 3 km d’épaisseur (!) à la hauteur de Québec.

Et cet inlandsis, de son vrai nom, se comportait comme un gigantesque glacier qui, sur la rive nord, s’écoulait grosso modo vers le sud. Une telle masse de glace, comme on s’en doute, «râpait» le roc qui se trouvait en dessous, forçait des morceaux de roches à se frotter les uns aux autres sous de fortes pressions, et générait ainsi d’énormes quantités de sable. Il y a eu plusieurs cycles de glaciation au fil du temps qui ont charrié et «brassé» des minéraux de cette manière.

«Ce qui distingue la Côte-Nord de ce point de vue là, c’est qu’il y a eu des stabilisations glaciaires: le glacier a temporairement arrêté d’avancer. Et comme les glaciers sont essentiellement des gros tapis roulants à sédiments, il y a eu des accumulations de sables à ces endroits-là [dont certains] coïncident à peu près avec la rive actuelle», dit M. Lajeunesse.

Voilà donc d’où vient, du moins en partie, le sable des plages de la Côte-Nord. Sa couleur pâle s’explique en partie par leur teneur en quartz, qui est une roche métamorphique qui a besoin de températures situées entre 150 et 550°C pour se former — et la Côte-Nord comptent justement plusieurs zones riches en quartz.

Notons que l’on trouve aussi dans cette région-là des plages où le sable est très foncé. «Ce sont des sables riches en fer, qui viennent de la Fosse du Labrador», dit M. Lajeunesse. Ce qui donne une idée des distances sur lesquelles les glaciers pouvaient transporter des sédiments.

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