Revitalisation du Village

Pas encore, ils sont supposés faire une annonce d’ici la fin de l’hiver (aux dernières nouvelles).

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Article sur le site d’Urbania

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«Plus grand-chose ne brille dans le Village»

Le Village gai, sur la rue Sainte-Catherine est. / Josie Desmarais/Métro Photo: Archives Josie Desmarais/Métro

Sliman Naciri

11 mars 2023 à 15h08 - Mis à jour 11 mars 2023 à 17h48 4 minutes de lecture

Criminalité, déclin économique, itinérance… Face aux nombreuses difficultés qui accablent leur quartier aujourd’hui, les membres de la Société de développement commercial (SDC) du Village tirent, une fois de plus, la sonnette d’alarme.

Accompagnée d’une lettre ouverte dépeignant une bien sombre image du quartier coloré, le regroupement lance une pétition réclamant au ministre des Services sociaux Lionel Carmant, la création d’un comité permanent intergouvernemental sur les enjeux «qui menacent la survie du Village». Cette pétition est marrainée par la députée solidaire, Manon Massé.

«Depuis plusieurs mois, voire depuis plusieurs années, plus grand-chose ne brille dans le Village. Nous éteignons plutôt des feux et luttons constamment contre divers enjeux explosifs. Aujourd’hui, les nombreux problèmes qui enflent dans le quartier rongent le moral de nos membres et mettent à mal plusieurs de nos initiatives et projets. Seule et avec les ressources dont elle dispose, notre SDC ne peut pas intervenir face à l’envergure de la catastrophe», alerte la directrice générale de la SDC du Village, Gabrielle Rondy.

Sentiment d’impuissance

Dans sa lettre ouverte intitulée, «Le statu quo n’est plus une option pour le Village», la SDC décrit une «zone sinistrée», paralysée par les travaux, minée par des problèmes d’insalubrité, de criminalité et plus largement, par une «crise sociale et humanitaire». La Société, qui se dit impuissante face à la gravité de la situation, lance un cri du cœur.

«Le Village doit redevenir un espace d’épanouissement pour toutes les communautés 2SLGBTQ+», soutient la SDC du Village. / Photo : Gracieuseté La SDC du Village

Elle évoque, en symbole de cette crise, la récente fermeture du mythique magasin Archambault qui a illuminé l’intersection des rues Berri et Sainte-Catherine pendant de nombreuses années. Avant de concéder qu’elle a le sentiment d’être dans une impasse et ne sait plus à quels moyens recourir.

«Jour après jour, les commerçant·e·s du Village sont les premiers répondants, impuissants, face à cette crise qui génère de la misère humaine sous toutes ses formes. Appels au 311, appels au 911, lettres ouvertes, questions au conseil d’arrondissement, messages sur les réseaux sociaux, messages aux journalistes : plus personne ne sait où se tourner pour que les choses changent réellement dans le Village».

Comment faire briller le Village, dont les enjeux liés à la cohabitation, à l’itinérance et à la criminalité ternissent l’expérience de toustes?

Gabrielle Rondy, la directrice générale de la SDC du Village.

Appel à l’aide

La SDC exhorte les différentes entités concernées par les enjeux qui touchent le Village à intervenir, afin que ce dernier puisse connaitre de meilleurs jours. Elle pointe notamment du doigt le gouvernement provincial pour la question de l’itinérance et la municipalité pour les problèmes liés à la sécurité.

«Le Village doit redevenir un espace d’épanouissement pour toutes les communautés 2SLGBTQ+, bien évidemment, et un secteur de développement économique, social et culturel au cœur de notre métropole», soutient-elle.

Le regroupement met aussi sur la table l’idée d’un redécoupage de son territoire, l’actuel étant déconnecté de la réalité économique du quartier, selon la SDC. Du même souffle, cette dernière invite les entreprises qui ne sont pas encore membres à intégrer le collectif afin que les voix s’unissent pour «réclamer des interventions à la hauteur des besoins».

«Nous invitons les entreprises, qui ne font actuellement pas partie de la SDC, mais qui sont dans ce quadrilatère (de Saint-Hubert à De Lorimier, entre les rues Robin et René-Lévesque), à nous contacter, afin de joindre nos voix», demande l’association.

Célébrant l’histoire du quartier, son ouverture et ses valeurs d’inclusion, ainsi que les personnes qui l’ont bâti, la SDC martèle que le Village doit «retrouver son rôle crucial d’espace sécuritaire et de phare de développement socioéconomique effervescent, audacieux, créatif et résilient».

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Je suis convaincu que Manon Massé à une solution.
J’ai confiance. :heart_hands:

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D’aussi loin que je me rappelle dans mon enfance (années 50-60) ce quartier ouvrier a toujours été marginalisé et pauvre. J’avais des tantes qui y habitaient, notamment sur la rue Beaudry. C’est d’ailleurs là où j’ai pris conscience du phénomène des robineux en ville comme on les appelait à l’époque. Puisqu’on en croisait beaucoup sur Ste-Catherine, Dorchester et plus au sud vers le port, la rue Craig et le secteur des usines depuis longtemps disparues.

Un écosystème approprié de services publics établi pour gens démunis n’est donc pas nouveau. Il a conséquemment donné naissance à une panoplie de services à leur intention et dont subsistent un certain nombre encore aujourd’hui. Or avec la démolition d’une grande partie du quartier pour faire place à Radio-Canada, on a achevé de fragiliser le tissu urbain et déstructuré de plus belle son économie.

Ensuite est venu le temps des descentes de police dans les bars gay, qui ont créé des remous dans l’ouest au centre-ville, puis favorisé peu à peu la migration des affaires sur Ste-Catherine Est, là où l’immobilier était nettement moins cher.

Rapidement la concentration des nouveaux lieux de rassemblements homosexuels sur cette partie du quartier a conduit à l’élaboration d’une nouvelle identité du quartier Le Village. Une nouvelle population jeune s’est constituée, favorisant l’émergence d’une foule de commerces de proximité. L’ambiance de la rue est devenue plus festive et a connu de belles années de prospérité, avant de décliner à son tour délaissée par les nouvelles générations montantes.

Tout cela s’est superposé pendant plusieurs années sur la problématique des itinérants par une cohabitation de deux mondes sans véritable relation, le tout complété par la petite criminalité (vendeurs et consommateur de drogues illicites) qui a attiré un autre genre d’errance, plus jeune et différente de la clientèle classique des services sociaux.

Donc un tableau peu reluisant qui peut expliquer en partie la désaffection du Village et sa difficulté à retrouver son dynamisme des dernières décennies.

Quant à l’idée d’inclusion, c’est plutôt un mythe qu’une tendance réelle. Puisqu’il n’y a pas grande chose de commun entre le monde de l’itinérance, celui des minorités LGBT, les délinquants et le reste de la population. Au mieux on peut parler de tolérance, qui cependant pèse lourdement sur l’image globale du quartier, qui peine aujourd’hui à attirer sa juste part de développement économique.

J’en conclus qu’il faudra de gros efforts de concertation autant de la part de la Ville, que des gouvernements et des services sociaux. D’abord pour répondre aux criants besoins de logements sociaux et abordables pour le quartier.

Ensuite en contrôlant la sécurité et la délinquance qui fait fuir les investisseurs et la clientèle des commerces. Finalement la rénovation permanente des espaces publics, rues et places dans le but de rajeunir l’image du quartier et lui insuffler un nouveau dynamisme.

Car ici les préjugés son tenaces vis à vis de cette partie du centre-ville. Cette dernière nécessite d’ailleurs une action urgente et coordonnée de la part de tous les intervenants, afin de renverser le plus tôt possible un déclin qui se fait de plus en plus évident. :grimacing:

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C’est déjà un peu plus propre que plus tôt cet hiver. Depuis la multitude d’articles qui ont suivi l’annonce de la fermeture du Archambault on dirait que la Ville s’est comme réveillée au sujet de la propreté.

Le plus dommage, c’est que 100% des personnes à qui je parle du Village ont la même réponse: Tu vas voir, avec Esplanade Cartier, les terrains de Radio-Canada et Molson ça va s’améliorer la situation… En d’autres termes: la gentrification va faire son travail… Ce qui est super pour mon portefeuille, mais clairement pas pour la société…

Je peine à voir ce qui pourrait arriver de bien… Le provincial se fiche complètement du problème. Connaissant la CAQ, ça doit même les arranger que toute cette misère soit concentrée dans un comté qu’ils ne veulent pas gagner.

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donc Manon ne sert à rien?

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C’est une député assez extraordinaire en fait. C’est juste que la problématique du Village dépasse le pouvoir d’un seul député.

C’est déjà assez bien qu’elle réside dans la circonscription et qu’on se sente représenté, comparé à pas mal d’autres endroits au Québec.

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Ville de Montréal | Affrontement sur le sauvetage du Village


PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE
Robert Beaudry, responsable de l’urbanisme au sein de l’administration Plante, a annoncé jeudi la création d’une « cellule de crise intergouvernementale » pour aider le quartier.

Assez d’action ? Pas assez d’action ? L’administration Plante a défendu ses efforts de revitalisation du Village, jeudi, alors que l’opposition annonçait son propre plan de sauvetage.

Publié à 13h38
Philippe Teisceira-Lessard
LA PRESSE

Le secteur est sous les projecteurs depuis le début de la pandémie, mais la situation s’est davantage détériorée dans les derniers mois, selon l’association locale des commerçants. La présence des itinérants et des locaux vacants y est très importante.

Robert Beaudry, responsable de l’urbanisme au sein de l’administration Plante, a annoncé jeudi la création d’une « cellule de crise intergouvernementale » pour aider le quartier. La Ville de Montréal, le réseau de la santé et la police s’y trouveront notamment.

« S’il y avait une baguette magique pour sauver le village, on le saurait et les mesures auraient déjà été mises en place », a fait valoir Robert Beaudry, qui appelle à la patience. L’élu a ajouté que les policiers des postes de quartier locaux seraient plus présents dans le secteur et qu’une patrouille de l’Équipe mobile de médiation en intervention sociale (ÉMMIS) serait dédiée au secteur Berri-UQAM sept jours sur sept.

M. Beaudry réagissait à une sortie de l’opposition à l’hôtel de ville de Montréal, qui présentait jeudi son « plan de redressement » pour le Village. On y demande notamment plus de policiers, plus d’équipes de nettoyage, plus de toilettes publiques et plus de cendriers.

L’opposition réclame aussi le retour des patrouilles effectuées par le réseau de la santé dans les rues du Village.

« Ça me brise le cœur de le dire, mais le Village – autrefois un incontournable pour les Montréalais, un incontournable pour les touristes – est maintenant un lieu de désolation qui permet de voir la misère humaine au quotidien », a déploré le chef de l’opposition Aref Salem. « Pendant que le patient se meurt, les médecins se regardent sans broncher et se demandent qui va opérer. »

M. Salem a fait valoir que l’administration Plante devait cesser de blâmer Québec et Ottawa. « Notre village mérite beaucoup plus de fierté », a-t-il dit.

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Dans Le Devoir

Discorde sur les remèdes pour sauver le Village


Valérian Mazataud Le Devoir
L’administration Plante assure qu’elle a déjà commencé à déployer des mesures pour revitaliser le secteur et rétablir un sentiment de sécurité qui fait défaut depuis la pandémie.

Jeanne Corriveau
16 h 31
Société

Le Village est malade et l’administration Plante tarde à lui donner les soins requis afin de le remettre sur pied, estime Ensemble Montréal, qui a réclamé jeudi une présence accrue des cadets du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et des intervenants sociocommunautaires, ainsi que des mesures pour attirer des commerces dans le secteur durement touché par la pandémie. L’administration rétorque qu’elle a déjà élaboré un plan pour revitaliser le quartier en crise.

Ensemble Montréal croit que la Ville doit s’assurer de la présence, en permanence, d’équipes mixtes pour répondre à la « crise humanitaire » et aux enjeux d’itinérance et prévoir une ressource ouverte 24 heures sur 24 et sept jours sur sept pour accueillir les personnes vulnérables. Elle doit aussi instaurer des incitatifs pour attirer des commerçants sur la rue Sainte-Catherine Est, où les locaux vacants sont nombreux. « On pourrait penser à un congé de taxes temporaire ou à des compensations financières comme on le voit dans d’autres villes à travers le Canada », suggère le conseiller d’Ensemble Montréal Julien Hénault-Ratelle.

« Pendant que le patient se meurt, les médecins se regardent sans broncher et se demandent qui va opérer », a lancé le chef d’Ensemble Montréal, Aref Salem, qui reproche à l’administration sa lenteur à agir. Il avance que l’arrondissement de Ville-Marie devrait notamment augmenter le nombre de toilettes publiques et mettre sur pied davantage de brigades de propreté.

L’administration Plante assure toutefois qu’elle a déjà commencé à déployer des mesures pour revitaliser le secteur et rétablir un sentiment de sécurité qui fait défaut depuis la pandémie. « Nous, les plans d’action, on les fait avec la population et non pas sur un coin de table comma l’a fait l’opposition. S’il y avait une baguette magique pour sauver le Village, on le saurait et la formule, on l’aurait déjà mise en place. On cherche à trouver des formules structurantes avec la population », a fait valoir le conseiller de Projet Montréal dans Saint-Jacques, Robert Beaudry.

Ainsi, soutient l’administration, une plus grande présence de policiers et de membres de l’équipe de concertation communautaire et de rapprochement (ECCR) est prévue. Deux intervenants psychosociaux de l’Équipe mobile de médiation en intervention sociale (ÉMMIS) seront dédiés au secteur Berri-UQAM sept jours sur sept et la Ville entend mettre sur pied une équipe avec le Service de sécurité incendie de Montréal afin d’inspecter les bâtiments vacants.

Le Village attire beaucoup d’attention et c’est une bonne chose, estime la directrice générale de la Société de développement commercial (SDC) du Village, Gabrielle Rondy. « Ça fait des mois que la situation s’aggrave. L’hiver, c’est encore pire parce que le mix commercial dans le Village fait qu’on n’a pas l’attractivité qu’on a durant la saison estivale. Autant au niveau municipal, provincial et fédéral, tout le monde constate les enjeux qu’on traverse et que des solutions soient mises de l’avant, c’est une bonne nouvelle », a-t-elle commenté.

La rue Sainte-Catherine a accueilli 24 nouveaux commerces en 2022 alors que 14 ont fermé leurs portes pendant la même période. À l’heure actuelle, le taux d’inoccupation des commerces est d’environ 20 %. Mme Rondy reconnaît que les travaux prévus sur la rue Sainte-Catherine Est représentent une épreuve que les commerçants appréhendent. Mais elle mentionne que l’artère sera plus attrayante par la suite. « L’an passé, le Village a accueilli plus de 2 millions de personnes seulement durant la piétonnisation », a-t-elle dit.


Et le journal Métro

Comment sauver le Village?


Une étiquette collée sur un panneau de la rue Sainte-Catherine dans le Village.
Photo: Quentin Dufranne / Métro Média

Quentin Dufranne
16 mars 2023 à 16h06 - Mis à jour 16 mars 2023 à 18h01 6 minutes de lecture

Face aux enjeux qui touchent le Village, l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Montréal a proposé jeudi matin son plan de redressement pour redonner au quartier «toute la fierté qu’il mérite». L’Arrondissement de Ville-Marie s’est de son côté défendu en disant mettre déjà en place des actions concrètes, en consultation avec les partenaires du milieu.

La Société de développement commercial (SDC) du Village lançait la semaine dernière un cri d’alerte aux différents corps politiques concernant l’état du Village, qui connaît de nombreuses difficultés, dont une hausse de la criminalité et de l’itinérance de même qu’un déclin économique.

«Le Village était autrefois un incontournable pour les Montréalais et les touristes, mais c’est maintenant un lieu de désolation qui permet de voir la misère humaine au quotidien», a déclaré le chef de l’opposition officielle, Aref Salem, lors d’un point de presse tenu le 16 mars.

Pendant que le patient se meurt, les médecins se regardent sans broncher et se demandent qui va opérer.

— Aref Salem, chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Montréal

C’est ainsi avec un plan d’action non chiffré que l’opposition souhaite répondre aux problèmes de propreté, de coordination de chantiers, de cohabitation sociale et d’inoccupation des locaux commerciaux qui fracturent l’image du Village et affectent la vie de ses résidents.

Le plan reprend par ailleurs une mesure déjà réclamée par la SDC, soit la mise en place d’un comité permanent intergouvernemental pour répondre aux enjeux d’itinérance.

Avec le sentiment d’insécurité qui règne dans le secteur, l’opposition demande l’augmentation de la présence des équipes mixtes et de l’Équipe mobile de mobilisation et d’intervention sociale (ÉMMIS) sur le terrain. Elle réclame également que davantage de cadets policiers soient déployés.

Pour répondre aux enjeux de propreté, l’opposition propose d’augmenter le nombre de cendriers, de poubelles fermées et de toilettes publiques dans le secteur. Cela devrait s’accompagner d’une hausse de la fréquence des collectes de déchets et du déploiement des brigades de propreté tout au long de l’année.

Le plan d’action propose aussi de s’attaquer au dynamisme économique du quartier, alors que le taux d’inoccupation s’élevait à 20% à la fin de l’année 2022. Pour cela, il propose la création d’un registre des locaux commerciaux vacants, tout en demandant à leurs propriétaires de reverser une cotisation à la SDC pour les inciter à remplir leurs espaces.

L’Arrondissement déplore l’«opportunisme» de l’opposition

S’il reconnaît que certaines des idées de l’opposition sont intéressantes, le conseiller municipal de Ville-Marie Robert Beaudry rétorque que l’administration Plante met déjà en place des mesures, en consultation avec les partenaires concernés.

«Nous, les plans, on les fait avec la population et non pas sur un coin de table, comme l’opposition. S’il y avait une baguette magique pour sauver le Village, on le saurait et la formule, on l’aurait déjà mise en place, soutient l’élu de Ville-Marie. Il y a des idées qui sont intéressantes; par contre, ça doit se faire en partenariat, pas de façon opportuniste comme c’est proposé par l’opposition, quand on voit qu’il y a une crise et une attention.»

Il rappelle que l’Arrondissement a déjà assoupli la réglementation pour l’occupation des locaux vacants sur la rue Sainte-Catherine et qu’une cellule de crise intergouvernementale a été mise sur pied il y a trois semaines avec le gouvernement provincial et les autres partenaires autour de la table.

M. Beaudry reconnaît l’importance d’augmenter la présence policière sur le terrain, tout en augmentant aussi l’intervention psychosociale. L’objectif est d’avoir un équilibre entre la lutte contre la criminalité et les enjeux que vivent les populations les plus vulnérables, précise-t-il.

Le village a eu des coups difficiles et la pandémie y est pour beaucoup. C’est clair que c’est un secteur en redéfinition.

— Robert Beaudry, conseiller municipal de Ville-Marie

Une dizaine de nouveaux commerces

Sous la gouverne de Gabrielle Rondy, directrice générale de la SDC du Village, 24 commerces ont ouvert leurs portes dans le Village au cours de la dernière année. Même si certains commerçants ont dû mettre la clé sous la porte, la SDC enregistre une augmentation de dix commerces de plus qu’avant la pandémie.

«Une grande proportion de ces nouveaux commerces sont des commerces de services et de détail, ce qui est important pour les résidents du secteur, pour qui l’offre commerciale actuellement n’est pas forcément adaptée à leurs besoins», explique Gabrielle Rondy.

Elle se réjouit de l’attention portée aux enjeux touchant le Village, alors que la situation de ce dernier «se détériore» depuis plusieurs mois. «C’est une bonne nouvelle qu’autant au niveau municipal que provincial et fédéral, tout le monde constate les enjeux qu’on traverse et que des solutions sont mises de l’avant», ajoute-t-elle.

Mme Rondy dit avoir été prise de court par les travaux qui auront lieu prochainement dans le secteur, chantiers auxquels la SDC ne s’attendait pas. Ces derniers auraient ainsi ralenti certains projets prévus par son équipe. «Après deux, trois années difficiles de pandémie, ça va faire mal au secteur, mais après ça, on va se retrouver avec une rue Sainte-Catherine plus attrayante, nuance-t-elle. Mais la menace imminente des travaux va être un moment excessivement difficile à traverser.»

Avec la venue de ces travaux, certains commerçants emblématiques se questionneraient en effet quant à leur avenir dans le Village, ce qui, pour Mme Rondy, serait dommageable pour le quartier.

Il y a une semaine, la SDC du Village lançait une pétition, marrainée par la députée solidaire Manon Massé, pour réclamer au ministre des Services sociaux Lionel Carmant la création d’un comité permanent intergouvernemental pour répondre aux enjeux propres au Village.

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Bonjour à tous!

J’ai créé un compte sur twitter pour documenter les locaux vacants laissés à l’abandon dans le Village, pour sensibiliser à cette problématique. N’hésitez pas à suivre et à partager! https://twitter.com/VerruesVillage/status/1637856385802043392

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Tres bon cafe italien pres du Metro Beadry.

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Bonne idée, peut être que ça incitera les propriétaires à agir!

Si je peux me permettre un conseil: Restez factuel, sans tomber dans l’opinion ou l’expression d’une quelconque émotion dans vos tweets, c’est ce qui est le plus efficace.

Je peux même vous aider si vous voulez :slight_smile:

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Très bonne initiative. Et si cela peut aider à mettre de la pression sur les autorités concernés tout en mettant en lumière les projets et terrains à l’abandon alors ce sera très utile.

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Je ne suis pas certain de l’impact que ça aura sur les autorités… Il y a quelques semaines j’ai rencontré des gens de la SDC et de la Ville et on m’indiquait officieusement que des actions seraient prises prochainement par rapport aux locaux vacants.

Une cellule de crise… sérieux ?

Tu peux m’envoyer un message sur le compte!

Une enfilade sur la situation des locaux vacants et les actions proposées par la mairie et l’opposition! https://twitter.com/VerruesVillage/status/1638587582480097295

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Dans le Complexe Bourbon

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Je suis juste content de voir quelque chose dans les locaux commerciaux restants.

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