Réseau routier du Québec - Discussion générale

C’est bien ce que je disais cet été, la CAQ a laissé aller l’entretien des routes et ponceaux. Une négligence grave qui fera que la population en souffrira longtemps après avoir mis le gouvernement Legault à la porte en 2026. :rage:


Plus récemment, le MTQ a de nouveau fermé une voie à la circulation sur ce tronçon afin de réparer deux ponceaux. Dans les avis de travaux, le MTQ n’a pas divulgué l’indice d’état de ces ponceaux.

Et “le pire est à venir”, selon le président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), Marc-André Martin. Car normalement, les travaux de remplacement d’un ponceau vétuste devraient durer 2 ans. “Mais on est rendus à 5 ans à cause de la bureaucratie et des restrictions budgétaires.”

“Imaginez, si on en a 30 ponceaux à refaire devant nous, ça va être long”, déplore Marc-André Martin.

Quant à attendre d’en être rendu aux travaux d’urgence, comme ce fut le cas au mois d’août, cela revient “à jouer à la roulette russe”, dit-il.

Le leader syndical ajoute que, même si les infrastructures sont conçues pour durer de 50 à 70 ans, “on n’arrive plus à planifier adéquatement son entretien”. Des postes d’ingénieurs prévus pour cet entretien sont supprimés, ajoute-t-il.

Le gouvernement a échappé le réseau routier.
>

Une citation de Marc-André Martin

Une région laissée pour compte

“C’est une situation extrêmement préoccupante, l’état des ponceaux, mais celle des routes et des ponts aussi”, souligne le maire de Berthierville, Pierre Lahaie. “Plusieurs infrastructures sont dans le rouge (cote E) et ça n’a pas été réparé depuis des années.”

Il souligne que la situation est particulièrement criante dans le sud de la MRC de D’Autray. Dès qu’il se déplace en Mauricie, la région voisine, l’état des routes s’améliore, raconte-t-il. “C’est flagrant, comme un autre monde. Comment ça se fait que les routes sont si belles en Mauricie, et que dès qu’on revient de ce côté-ci, c’est dans un piteux état?”

Le mois dernier, des centaines de citoyens ont formé une chaîne humaine à Lanoraie pour dénoncer le mauvais état d’un tronçon de 7 km de la route 138. Ce segment, qui fait partie de la Route verte, est jugé particulièrement risqué pour les cyclistes à cause de la quantité de nids de poule qu’ils doivent contourner. Il n’y a eu toutefois aucun suivi du MTQ depuis, selon le maire.

La situation n’est pas plus reluisante du côté des ponts, selon lui. “Si vous faites du kayak sur la rivière Bayonne et que vous passez sous la route 138, il faut faire attention parce qu’il y a des morceaux de béton des fois qui se détachent. Et c’est la même affaire avec les ponts qui relient les îles”, donne-t-il en exemple.

Ce sont des structures qui sont vraiment vieillissantes et qui ont besoin de réparations majeures. Mais rien n’est fait depuis plusieurs années.
>

Une citation de Pierre Lahaie, maire de Berthierville

Le cœur du problème est, selon lui, le manque d’investissements du gouvernement. “C’est sûr que le MTQ a des responsabilités dans l’attribution des projets, de l’entretien. Mais il faut aussi que le gouvernement fasse des investissements majeurs dans les infrastructures.”

Par ailleurs, selon le Plan québécois des infrastructures 2025-2035, déposé en mars dernier, 15 % des quelque 62 000 ponceaux à l’échelle de la province sont en mauvais ou très mauvais état. La catégorie fait effectivement figure de bonne élève; à l’opposé, 42 % des routes (y compris les autoroutes) et 40 % des ponts municipaux ont obtenu une cote D ou E.

1 « J'aime »