Réseau eau potable de Montréal - Discussion générale

Discussion sur le réseau d’eau potable de Montréal.

Ressources:

Eau | Ville de Montréal (montreal.ca)


Dans l'actualité: Le jour où Montréal a failli manquer d’eau

Ville de Montréal - L’eau de Montréal - Conduites (montreal.qc.ca)

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

À l’été 2019, les autorités de Montréal ont découvert qu’une énorme conduite d’eau située le long de l’autoroute Ville-Marie risquait d’exploser, menaçant de couper l’alimentation en eau potable des Montréalais.

Une énorme conduite reliant la principale usine d’épuration de Montréal à son principal réservoir était en si mauvais état, en 2019, qu’elle aurait pu exploser. Plus d’un million de Montréalais auraient été privés d’eau potable quelques heures plus tard, dans la chaleur de l’été, alors que le tunnel Ville-Marie aurait pu être complètement inondé.

Publié le 6 mars 2021 à 5h00

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Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Été 2019. Le cellulaire de Sylvain Ouellet, le vice-président du comité exécutif de Valérie Plante, se met à vibrer. C’est la directrice du Service de l’eau de la métropole.

« Quand elle m’appelle sur mon cellulaire sans avertissement, règle générale, ce ne sont pas des bonnes nouvelles », a expliqué M. Ouellet, il y a quelques jours, en se remémorant cette période.

L’élu a vu juste. Alors que les Montréalais profitent du beau temps, une lumière rouge vient de s’allumer sur le tableau de bord des services municipaux : une conduite névralgique qui alimente le plus important réservoir d’eau potable de la métropole est en si mauvais état qu’elle menace de rompre, le long de la rue Saint-Antoine, entre Atwater et Guy.

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Source : Ville de Montréal

Et une conduite de ce type, en acier et en béton, ne fend pas sous la pression. Elle explose.

Si le pire survenait, le centre de l’île de Montréal – avec 1,2 million d’habitants et tous ses grands hôpitaux – manquerait d’eau potable après 16 heures. L’eau potable se serait plutôt déversée dans le tunnel Ville-Marie, situé tout près, qui aurait pu être complètement inondé, tout comme la ligne orange du métro et le quartier Petite-Bourgogne.

Un bris sur cette conduite-là de façon non planifiée, en plein milieu de l’été, c’est le scénario catastrophique ultime qui était évalué : il n’y avait plus d’eau dans les arrondissements centraux, plus d’eau au centre-ville, plus d’eau dans les hôpitaux.

Jean-François Dubuc, chef de division au Service de l’eau

Il y a bien des réservoirs, mais « en plein milieu de l’été, c’est une question d’heures [avant la panne sèche]. On a une réserve d’à peu près 16 heures », ajoute M. Dubuc.

Une crise d’une ampleur jamais vue depuis le verglas de 1998, admet la Ville de Montréal.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Sylvain Ouellet, vice-président du comité exécutif de Montréal

Cette conduite était « vraiment vitale », a résumé M. Ouellet. Rien ne sert de mobiliser une armada de camions-citernes, a fait valoir l’élu a posteriori : « C’est impossible d’alimenter Montréal avec des camions d’eau. Il n’y a juste pas assez de camions. » Loin de l’œil du public, les autorités de la sécurité civile se réunissent tout de même pour se préparer au pire et évaluer les scénarios possibles.

En cas de problème, Valérie Plante aurait pris la parole publiquement pour exiger que les Montréalais diminuent de façon importante leur consommation d’eau. Certains grands consommateurs industriels auraient été mis à l’arrêt.

État « très alarmant »

Retour quelques jours en arrière. C’est un rapport d’expertise d’une firme externe qui expose l’état déplorable de cette artère d’aqueduc : sur 900 mètres, la conduite est cinq fois plus dégradée que ce à quoi s’attendait le Service de l’eau. Le sel de déglaçage épandu en abondance sur l’autoroute Ville-Marie, en surplomb, serait en cause.

« Mon équipe est venue me voir avec les résultats. On les a analysés et on s’est rendu compte très rapidement qu’on faisait face à une situation critique », s’est rappelé M. Dubuc, en entrevue téléphonique avec La Presse.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

Le tunnel Ville-Marie, près duquel se trouve la conduite névralgique. Si elle avait cédé, le tunnel aurait été inondé, tout comme la ligne orange du métro et le quartier Petite-Bourgogne.

« Ce n’est pas une conduite centenaire, c’est une conduite qui a peut-être une cinquantaine d’années. Elle n’était pas très vieille. C’est une des raisons pour lesquelles on a été surpris par son état de dégradation », a continué le fonctionnaire, qui évoque un état « très alarmant ». « Le corps de cette conduite-là est constitué d’un cylindre d’acier entouré d’un câble d’acier précontraint. La corrosion attaque ces câbles. » Le tout est recouvert de béton de part en part, censé assurer une couche de protection étanche. C’est en faisant passer un courant électrique dans la structure d’acier – et en analysant la qualité de transmission de ce courant – que les techniciens peuvent mesurer l’état de dégradation du tuyau.

Le Service de l’eau de la Ville de Montréal, qui doit gérer 4300 kilomètres de conduites dans un état très variable, est habitué à calculer les risques associés aux bris de ses tuyaux.

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Dans ce cas-ci, l’immense conduite de deux mètres de diamètre est trop importante et son état est trop dégradé pour simplement prévoir son remplacement à moyen terme : c’est le principal lien entre l’usine d’eau potable Atwater, à Verdun, et le réservoir McTavish, situé dans le flanc du mont Royal. Avec leur rythme estival de consommation, les Montréalais auraient mis moins d’une journée à vider les millions de litres d’eau du réservoir. « Ce genre de scénario-là n’est pas possible pour Montréal. Il n’est pas possible pour n’importe quelle autre ville de toute façon. »

La conduite problématique, « on a décidé de la mettre hors service » le 16 juillet 2019, a expliqué M. Dubuc. Un retrait ordonné permettait de se replier vers des conduites secondaires, toutefois sollicitées au-delà de leur capacité, le temps de construire un tuyau de contournement, puis de remplacer la conduite problématique.

À la vitesse grand V

Mais un tel remplacement ne pouvait pas se faire au rythme habituel d’attribution des contrats de la Ville de Montréal, déjà lent, mais encore ralenti dans les dernières années par de multiples niveaux de contrôles éthiques.

Le Service de l’eau a pris la voie rapide pour résoudre le problème : la mairesse Plante a déclaré une situation de force majeure dans ce dossier, libérant les fonctionnaires de certaines formalités, les tuyaux ont été précommandés et le contrat de remplacement a rapidement été accordé par le conseil municipal. Résultat des courses : un projet de 10 mois à une trentaine de millions de dollars, terminé trois semaines avant l’échéance, au printemps dernier. La conduite a été remplacée sur environ 600 mètres et remise à neuf sur environ 300 mètres.

PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE MONTRÉAL

La conduite de deux mètres de diamètre a été remplacée sur environ 600 mètres et remise à neuf sur environ 300 mètres.

« Il n’y a pas eu d’hésitation à traiter ce dossier-là de façon prioritaire, a expliqué Sylvain Ouellet. Il fallait rapidement trouver une solution et régler le problème d’ici l’été suivant. »

C’était vraiment un contre-la-montre. Si on suivait les procédures habituelles de la Ville, on n’aurait eu aucune chance de terminer les travaux pour le début de l’été. De mémoire, ça faisait des décennies que des conduites d’aqueduc aussi grosses n’avaient pas été installées au Québec. Donc, il n’y en a pas en stock.

Sylvain Ouellet, vice-président du comité exécutif

Les fonctionnaires avaient d’ailleurs une oreille compréhensive : l’élu du district de François-Perrault avait lui-même été témoin de l’explosion d’une conduite d’aqueduc près du boulevard Pie-IX, quatre ans plus tôt. Le tuyau était plus petit et beaucoup moins névralgique, mais les dégâts avaient tout de même été importants : « Ça avait inondé plusieurs rues de mon district. […] C’était vraiment impressionnant. »

Un déficit d’investissement massif

Cette histoire se termine relativement bien, mais elle ne doit pas obscurcir la réalité, font valoir élus et fonctionnaires : le réseau d’aqueduc de Montréal est en très mauvais état après des années d’investissements minimaux. Le mois dernier, le comité exécutif de Valérie Plante s’est fait rappeler par la directrice du Service de l’eau, Chantal Morissette, que la majorité des infrastructures du réseau nécessitaient des réfections majeures, à coup de graphiques démoralisants.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Chantal Morissette, directrice du Service de l’eau à la Ville de Montréal

« Les actifs de l’eau vieillissent », a-t-elle dit, affirmant que malgré une augmentation importante dans les dernières années, le réseau d’eau potable était sous-financé. En additionnant le rattrapage du retard accumulé et l’entretien normal du réseau, il manquerait environ 415 millions par année dans le budget du service, une somme colossale. « Nous devons augmenter encore les investissements. »

Le déficit d’entretien du réseau d’eau potable est évalué à 3 milliards. Près du tiers de l’eau potable que Montréal produit ne se rend jamais dans les robinets des Montréalais, en raison du grand nombre de fuites qui gangrènent le réseau.

La résolution de la crise en cinq dates

16 juillet 2019 : Après l’analyse technique, la conduite est fermée, son débit est envoyé vers des conduites secondaires qui dépassent alors leur capacité d’accueil normale.

20 août 2019 : Le ministère des Affaires municipales donne son accord pour accélérer le processus d’appel d’offres en annulant certaines formalités.

30 octobre 2019 : Avant même d’avoir trouvé son entrepreneur, la Ville de Montréal achète le tuyau qui sera nécessaire afin de l’obtenir rapidement.

4 décembre 2019 : En urgence, le comité exécutif de la Ville de Montréal confie à l’entreprise Michaudville le contrat de réfection.

26 mai 2020 : Mise en service de la conduite principale, remplacée aux deux tiers et réparée sur son dernier tiers.
https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2021-03-06/le-jour-ou-montreal-a-failli-manquer-d-eau.php

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Ce n’est pas très sexy de parler de réseau souterrain d’égouts et d’eau potable. Mais sans ces infrastructures, la qualité de vie des montréalais deviendrait vite infernale. Et pourtant ces conduites indispensables sont encore négligées et souffrent d’un déficit d’entretien majeur. Alors plus on développe en surface avec de plus en plus de tours au centre-ville, plus l’urgence se fait sentir. Alors on aura beau se plaindre des entraves à la circulation, on n’est pas au bout de nos peines, car il reste encore beaucoup à faire.

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Sylvain Ouellet est probablement la personne que je connaisse qui rend ça le plus intéressant. Il a fait à plusieurs reprises des cafés-rencontres à ce sujet et à chaque fois, les gens en ressortaient ébahis de l’importance et de l’ampleur du sous-terrain montréalais (donc l’aquéduc, les tuyaux de gaz, les lignes électriques).

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Le coût des infrastructures de l’eau explose à Montréal

Journal Métro | Les Choix De La Rédac | 05:00 16 mars 2021 | Par: Zacharie Goudreault, Métro

Le coût des infrastructures de l’eau explose à Montréal
Photo: François Lemieux/TC Media

Les dépenses dans les infrastructures de l’eau devront doubler dans les prochaines années dans la métropole pour assurer la sécurité des Montréalais et protéger l’environnement. Un enjeu majeur qui impliquera des sommes colossales, que la Ville ne pourra assumer à elle seule.

Les dépenses dans l’entretien des infrastructures de l’eau, qui comprennent notamment les réseaux d’aqueduc et d’égout, les entrées de service en plomb et les usines d’eau potable, ont connu une forte croissance dans les dernières années à Montréal.

Alors que la Ville avait déboursé 255 M$ à cette fin en 2015, elle y a plutôt dédié 456 M$ cette année, dans son dernier budget.

Or, le Service de l’eau de la Ville évalue que des dépenses de 990 M$ annuellement seront nécessaires au cours des 10 prochaines années dans ces infrastructures. C’est environ deux fois plus que la somme que prévoit investir la Ville, soit environ 4,9 G$ sur une décennie.

«C’est le déficit [d’investissements] accumulé qui est vraiment cruel et qui nous rattrape», a réagi lundi à Métro le responsable des infrastructures de l’eau au comité exécutif, Sylvain Ouellet, jetant ainsi le blâme sur les précédentes administrations municipales.

Un enjeu de sécurité

L’an dernier, la Ville a d’ailleurs dû effectuer des travaux d’urgence pour réhabiliter une conduite d’eau névralgique sous la rue Saint-Antoine Ouest afin d’éviter que celle-ci n’explose, inondant une partie du centre-ville.

«Il va falloir trouver les moyens de financer l’eau à la hauteur des besoins», a ainsi soulevé à la séance du comité exécutif du 10 février dernier la directrice du Service de l’eau de la Ville, Chantal Morissette. Cette dernière voit là un enjeu de taille «pour assurer la santé et la sécurité des Montréalais, mais aussi pour des raisons environnementales».

Un point de vue que partage la présidente-directrice générale du Centre d’expertise et de recherche en infrastructures urbaines (CERIU), Catherine Lavoie.

«Si une conduite est à la fin de son cycle de vie et qu’elle s’effondre, la route va s’effondrer dessus», signale-t-elle en entrevue à Métro.

«Et quand on s’attend à un effondrement [pour agir], on augmente énormément les dépenses pour tout reconstruire.» -Catherine Lavoie, PDG du CERIU

Un entretien insuffisant des infrastructures de traitement des eaux usées augmente aussi les risques d’avoir à déverser celles-ci dans le fleuve Saint-Laurent. Un tel déversement avait causé l’émoi en 2015, sous l’ancienne administration de Denis Coderre. Plusieurs autres municipalités de la province ont aussi déversé leurs eaux usées dans des cours d’eau au cours des dernières années.

«Au niveau des eaux usées, les normes [gouvernementales] augmentent constamment et les pluies augmentent aussi. Donc, ça fait en sorte qu’on doit avoir des usines plus performantes, plus de bassins de rétention. On se retrouve avec beaucoup de dépenses anticipées dans les prochaines années», soulève Sylvain Ouellet.

Manque de financement

Québec et Ottawa offrent chaque année d’importantes subventions aux municipalités pour réparer leurs infrastructures de l’eau. Mais celles-ci ne tiennent plus compte de la croissance des dépenses de la métropole en la matière, constate l’élu de Projet Montréal.

«On demande au gouvernement de nous accompagner là-dedans», indique-t-il. La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a d’ailleurs interpellé Québec à ce sujet en prévision de son prochain budget en demandant l’intégration d’un «volet métropole» dans les programmes de financement concernant les infrastructures de l’eau.

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation souligne pour sa part qu’il a accordé depuis 2019 des centaines de millions de dollars à la Ville pour l’aider à «réaliser de nombreux projets au cours des prochaines années» dans ses infrastructures d’eau potable et d’eaux usées.

«Il importe que la Ville, tant avec que sans le soutien financier des gouvernements, maintienne également ses efforts d’entretien et d’investissement afin de réduire les déficits de maintien d’actifs et les risques de défaillance liés à l’âge de ses infrastructures», affirme un porte-parole par courriel.

Revoir les priorités budgétaires

En arrivant en poste, l’administration de Valérie Plante a gonflé ses dépenses dans les infrastructures de l’eau, faisant grimper celles-ci à 493 M$ en 2018, soit 35% de plus que l’année précédente.

Or, c’est cette même année que la mairesse a fait l’objet de vives critiques pour avoir haussé les taxes municipales de 3,3% en moyenne, soit au-dessus du niveau de l’inflation. Celle-ci était en partie attribuable à une augmentation de 1,1% de la taxe de l’eau.

La Ville a depuis imposé annuellement des hausses de taxes moins élevées. En parallèle, les dépenses dans les infrastructures de l’eau ont diminué au cours des deux dernières années pour atteindre 459 M$ en 2019 et 405 M$ en 2020, indique le dernier budget de la Ville.

«Au lieu de continuer à investir [davantage], ils mettent un frein à cela», déplore le chef intérimaire d’Ensemble Montréal, Lionel Perez. Sans prendre position sur la question de la taxation, il propose plutôt que la Ville révise ses priorités budgétaires. Celle-ci pourrait par exemple couper dans sa masse salariale afin de dénicher des fonds pour ses infrastructures de l’eau, estime l’élu d’opposition.

M. Ouellet reconnaît d’ailleurs que la Ville pourrait procéder à certains «réaménagements» dans ses prochains budgets pour dédier plus de fonds aux infrastructures de l’eau.

«On essaie différentes méthodes pour atteindre cet objectif», conclut M. Ouellet.

Avec Naomie Gelper, Métro

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Je jasais avec une amie du ministère des finances du Québec et on parlait justement d’adopter des nouvelles pratiques en matière de prévision d’entretien des infrastructures. Ça me sidère de voir comment on a laissé le déficit de maintien augmenter pendant 30 ans sans rien faire.

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En réalité ce sont toutes les infrastructures en général qui ont souffert de sous-entretien. Les routes en sont un autre excellent exemple, tout cela au nom de l’austérité. Ce qui fait qu’on s’est épargné des dépenses ordinaire au moment où cela aurait été nécessaire, pour se retrouver aujourd’hui devant des coûts qui ont explosé et se sont généralisé à l’ensemble de nos réseaux. Une dure leçon qu’il faudra retenir car en entretien il n’y a pas de petites économies :-1:

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L’usage intensif de sels abrasifs durant de nombreuses années n’ont pas aidé. Lorsque je voyageais en Norvège l’hiver, il n’utilisait pas de sels. Un peu de sable la où s’était vraiment critiqué, et tous les véhicules étaient munis de pneus à clous, même les voitures de location.

Les gens ont appris à conduire prudemment sur les routes glacées et la vitesse est très réglementée.

Tout ça pour dire, que leur infrastructures ont moins souffert de l’obsession d’avoir des routes et des rues asphaltées en tout temps car tout ce que l’on fait fondre en surface attaque pernicieusement notre sous-sol et notre environnement.

Ce qui n’enlève rien au point qu’on ne peut pas couper indéfiniment dans l’entretien pour balancer le budget.

On peut voir les parois du réservoir et c’est impressionnant

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On va avoir de nouveaux couvercles de voirie (manhole)
Sylvain Ouellet - Je suis très heureux d’annoncer une… | Facebook

Une image du Facebook de Sylvain Ouellet:

Une image de son compte Twitter https://twitter.com/SylvainOuellet/status/1394243061249626113
manhole-mtl-1

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Ceux sur Peel ont déjà ce motif (du moins entre St-Antoine & St-Jacques)

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Je recommande le visionnement de l’excellent documentaire « La goutte de trop », où l’on voit les enjeux liés à l’eau dans les cours d’eau, lors de l’épuration et lors du traitement. La première moitié est concentrée sur la situation du réseau de Montréal.

Télé-Québec (telequebec.tv)

Le segment où l’on accompagne la mairesse de Lachine dans le ruisseau Bouchard est particulièrement intéressant puisqu’on voit le cours d’eau dans un état désolant, qui est pourtant la norme dans les cours d’eau urbains. Pour l’anecdote, cet été, j’ai participé au nettoyage d’une rivière et on a retiré plus d’une tonne de déchets sur un tronçon de 500m environ. Si je me rappelle bien, aux bords des autoroutes, c’est en moyenne 1 tonne de déchets par kilomètre linéaire, ce tronçon de rivière était donc deux fois plus pollué qu’un bord d’autoroute.

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C’est un projet peu connu, mais la prise d’eau du Canal de l’Aqueduc, par Smith Vigeant Architectes inc., a été récompensé dans la catégorie «Bâtiments industriels» des prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec!


Photos: David Boyer

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En lien avec la dernière publication de @Gtmtl. :slightly_smiling_face:

Vu sur YT: :clap:

Prise d’eau, Canal de l’Aqueduc - Prix d’excellence en architecture 2022 - Catégorie Industriels

12 avr. 2022

Ordre des architectes du Québec

Prix d’excellence en architecture 202
Catégorie BÂTIMENTS INDUSTRIELS

Prise d’eau, Canal de l’aqueduc
Par Smith Vigeant Architectes

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Gestions des eaux à Montréal « On est vraiment dans une situation d’urgence »

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Bassin végétalisé de rétention des eaux pluviales, avenue Papineau, le long du parc Frédéric-Back

Québec devra donner « beaucoup plus » d’argent aux villes dans les prochaines années, à mesure que celles-ci s’adaptent pour lutter contre la multiplication des épisodes de fortes pluies et d’inondations, plaide la Ville de Montréal, à l’aube du deuxième débat des chefs. Avec des infrastructures vieillissantes, la métropole craint autrement de s’endetter beaucoup trop rapidement.

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Henri Ouellette-Vézina

Henri Ouellette-Vézina La Presse

« Entre 2010 et 2016, le gouvernement du Québec finançait 60 % des besoins en infrastructures de l’eau. Aujourd’hui, c’est seulement 24 %, et ça touche seulement les besoins de base, alors que les besoins augmentent pourtant rapidement », déplore la responsable de l’eau au comité exécutif de la Ville de Montréal, Maja Vodanovic.

Celle qui est aussi mairesse de Lachine chiffre à 680 millions le manque à gagner en matière d’infrastructures vertes pour répondre aux besoins, qui grandiront forcément dans les prochaines années.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE

Maja Vodanovic, responsable de l’eau au comité exécutif de la Ville de Montréal, en octobre 2021

Quand un tuyau éclate, ça coûte 10 fois plus cher de le réparer. Et en ce moment, on a tellement de travaux à faire qu’on n’a plus le choix de changer notre approche. Ça nous prend du soutien récurrent.

Maja Vodanovic, responsable de l’eau au comité exécutif de la Ville de Montréal

Depuis peu, la Ville emploie carrément un « sous-marin dans les égouts », tant la situation est critique, afin de détecter « où sont les plus grandes failles dans le système » et de les réparer rapidement. « On est vraiment dans une situation d’urgence à Montréal. On ne peut plus attendre », dit l’élue.

Vers une nouvelle gestion

« Il y a un changement de mentalité à opérer », estime le chef de la division Gestion durable au Service de l’eau de Montréal, Hervé Logé, qui qualifie la situation actuelle de « sous-financement chronique ».

Avec ses équipes, il réfléchit depuis plusieurs années au concept d’« infrastructures vertes », afin que l’eau percole non pas dans les égouts, mais ailleurs sur le domaine public. Parcs résilients, trottoirs drainants, places inondables (water squares) : ces aménagements de rétention d’eau sont multiples, et peuvent s’intégrer à l’espace. Jusqu’ici, la Ville a construit trois parcs résilients et étudie déjà 25 autres sites potentiels.

PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE MONTRÉAL

Aménagement de parc résilient aux abords du parc Pierre-Dansereau, dans Outremont

« Le changement avec ça, c’est que les gens doivent accepter de voir l’eau en surface un petit moment. L’égout, dans l’esprit collectif, c’est un vaste trou noir où l’eau va forcément disparaître. Il y a une attente citoyenne démesurée de penser que le système public va pouvoir gérer tous les puits et que l’eau va disparaître sous terre tout le temps. Mais ce n’est juste pas possible », poursuit M. Logé.

On doit réfléchir autrement avec les systèmes qu’on a. La difficulté, aujourd’hui, c’est de diriger l’eau vers là où elle a le moins d’impact.

Hervé Logé, chef de la division Gestion durable au Service de l’eau de Montréal

Environ 17 000 mètres carrés d’installations du genre « verront le jour dans les prochaines années », affirme Maja Vodanovic. « C’est beaucoup moins coûteux qu’un bassin de rétention, qui peut demander jusqu’à 100 millions de dollars, mais qui ne règle pas tous les problèmes non plus. »

À ses yeux, le « pacte vert » de 2 milliards demandé par les municipalités, auquel François Legault a fermé la porte avant de la rouvrir, est « la base ». « On ne peut pas juste se fier aux taxes foncières des gens. Si on augmentait de façon majeure les taxes de l’eau, les gens voudraient nous assassiner », évoque-t-elle, ajoutant qu’il est « logique », avec la hausse des revenus de taxation du gouvernement en raison de l’inflation, qu’une part de cet argent « revienne aux villes ».

« Ce n’est pas sexy d’investir dans les infrastructures de l’eau. Les gens ne se rendent pas compte de l’importance que ça représente. Mais il faut le faire pour être responsables », ajoute Mme Vodanovic.

Des mesures au privé… et les entreprises

« La première étape, c’est de reconnaître vraiment combien ça coûte, les besoins actuellement ; [680 millions], ça devrait être le début des discussions. On sait que d’ici 30 ou 40 ans, les pluies comme celles qu’on a connues la semaine dernière, ça devrait arriver deux fois plus souvent », glisse quant à lui M. Logé.

PHOTO PHILIPPE BOIVIN, ARCHIVES LA PRESSE

Les épisodes de forte pluie sont appelés à se produire plus souvent en raison des changements climatiques.

Il craint que de plus en plus de gens soient du même coup affectés. « Il y aura aussi d’ailleurs des mesures à envisager de façon plus importante sur le domaine privé, pour empêcher l’eau d’entrer dans les bâtiments, surtout quand l’eau s’accumule sur les routes. On ne peut pas penser que les investissements publics vont gérer tous les impacts », poursuit le fonctionnaire.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Bassin végétalisé de rétention des eaux pluviales, avenue Pierre-de-Coubertin

Au cabinet de la mairesse Valérie Plante, on rappelle qu’une source de financement importante dans les infrastructures de l’eau devra aussi « provenir des industries privées qui en font un profit ».

« Les redevances pour l’eau puisée au Québec doivent être augmentées pour refléter sa juste valeur et cet argent doit être remis dans nos infrastructures publiques. C’est une des demandes conjointes sur lesquelles nous travaillons dans l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent », a précisé mercredi l’attachée de presse Alicia Dufour.

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Réseau d’aqueduc amélioré sous le boulevard de Pierrefonds

Portail Constructo | 28 septembre 2022

Réseau d’aqueduc amélioré sous le boulevard de Pierrefonds. Crédit : Ville de Montréal

La Ville de Montréal a annoncé que la construction d’une nouvelle conduite principale d’eau potable sous le boulevard de Pierrefonds, effectuée au cours des 18 derniers mois, est maintenant terminée.

Le projet visait à construire une conduite d’eau d’un diamètre de 90 centimètres et d’une longueur de 2,2 kilomètres afin d’assurer l’accès à l’eau potable de citoyens et d’entreprises desservis par l’usine de Pierrefonds.

Les travaux ont eu principalement lieu sur le boulevard de Pierrefonds, entre les rues de Riva-Bella et Sainte-Anne. Lors de la seconde phase du chantier, prévue en 2023-2024, la construction de la conduite se poursuivra vers l’est, jusqu’au boulevard Saint-Jean.

D’autres travaux ont également été réalisés lors de ce chantier, à savoir le remplacement de conduites secondaires d’eau et d’égout et de tronçons d’un collecteur d’égout.

Source : Ville de Montréal

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36 nouvelles fontaines à eau pour Saint-Léonard

Photo: iStock, SbytovaMN

Roxane Téjérina

1 octobre 2022 à 7h00 2 minutes de lecture

Afin de répondre aux besoins de ses résidents, l’Arrondissement de Saint-Léonard fera l’acquisition de 36 nouvelles fontaines à eau d’ici juin 2023, soit 20 fontaines extérieures et 16 fontaines intérieures.

Cette nouvelle s’inscrit dans le cadre du projet De l’eau dans ta gourde!, qui fait suite à la consultation des citoyens dans le premier budget participatif de la Ville de Montréal. Les objectifs: offrir un meilleur accès à l’eau potable dans les lieux publics fort achalandés, et poursuivre les efforts en matière de développement durable en réduisant l’utilisation des bouteilles en plastique à usage unique.

À la suite de l’appel d’offres lancé le 4 mai, le conseil d’arrondissement a recommandé d’octroyer le contrat à Can-Aqua International, le plus bas soumissionnaire, pour un montant total de 230 131,64 $. Cela représente un surplus de 6,64% par rapport au montant estimé, qui était de 215 800$.

L’acquisition de ces 36 fontaines à eau sera entièrement financée par le budget participatif de la Ville de Montréal. Le budget initial alloué à l’arrondissement de Saint-Léonard pour le programme était de 450 000$.

Les parcs Luigi-Pirandello, Coubertin, Delorme, Pie-XII, le stade Hébert et le terrain sportif Laurier-Macdonald font partie des parcs et installations de l’arrondissement qui seront dotés de fontaines.

Comme Saint-Léonard, cinq autres arrondissements feront l’acquisition de fontaines: Ville-Marie, Outremont, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève et Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Les 125 fontaines à eau du projet De l’eau dans ta gourde! représentent un budget de 2,7 M$.

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Installer des fontaines publiques pour remplir gourdes et autres contenants individuels est un choix écologique qui suit une tendance qui se répand un peu partout au Québec, même ici à Baie-Saint-Paul où la Ville a pris résolument le virage environnemental.

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Un article sur le site de la Ville au sujet de l’usine d’eau potableCharles-J.-Des Baillets

Visite d’une usine d’eau potable à la fine pointe de la technologie

Mis à jour le 20 octobre 2022
Temps de lecture : 2 min
Relié à Eau potable

Pour fournir une eau potable de qualité, les usines doivent fonctionner sans arrêt. Cet accomplissement peut être réalisé grâce à des installations modernes comme celles de l’usine Charles-J.-Des Baillets, la 3e en importance au Canada.

Entrez dans les coulisses de l’usine Charles-J.-Des Baillets en compagnie de l’opérateur Amir Sammar qui veille rigoureusement sur chacune des étapes du traitement de l’eau potable.

Fournir plus de la moitié de l’eau potable de l’île de Montréal

De la collecte de l’eau dans le fleuve Saint-Laurent à sa sortie de l’usine, Amir Sammar assure le bon déroulement de toutes les opérations à partir du poste de contrôle. C’est à cet endroit qu’on analyse les données des différents appareils et commande les manœuvres essentielles au traitement de l’eau 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le plus grand défi : garder son calme et prendre les bonnes décisions.


Amir Sammar au poste de contrôle

L’usine fonctionne en tout temps. Si une pompe doit s’arrêter, une autre est mise en marche. Un système de relais avec l’usine Atwater assure aussi une distribution ininterrompue d’eau en cas d’incident à l’une ou l’autre des installations. Ce système est important, car c’est plus de la moitié de l’île de Montréal qui est alimentée en eau potable par l’usine Charles-J.-Des Baillets.


Une pompe haute pression débite 4 200 litres par seconde.

L’équivalent de 292 piscines olympiques par jour

Située à LaSalle, l’usine Charles-J.-Des Baillets est construite sur 4 étages et abrite des équipements qui produisent près de 730 millions de litres d’eau potable par jour, soit l’équivalent de 292 piscines olympiques.


Grande galerie où l’eau est filtrée avec du sable. En tout, l’usine abrite 60 filtres.

Plus de 40 employés en action

Aspect unique à l’usine : elle compte sa propre équipe d’entretien spécialisée dans différents domaines, comme la mécanique, l’instrumentation et l’électricité. En tout, ce sont plus de 40 employés qui collaborent jour et nuit au bon déroulement de toutes les étapes du traitement de l’eau potable.


Amir devant le déversoir où l’eau est débarrassée des particules en suspensions

6 étapes pour produire l’eau potable

L’eau est :

  • prélevée dans le fleuve
  • nettoyée par un grillage qui retient les plus gros débris
  • débarrassée des particules en suspension par coagulation
  • filtrée avec du sable
  • stérilisée par l’ozonateur et traitée aux rayons ultra-violets pour éliminer les bactéries et les virus
  • traitée avec de l’hypochlorite de sodium pour conserver sa pureté tout le long de son périple à travers le réseau de distribution


Ici l’eau est pompée avant le début du traitement.

À la fin du traitement, 2 immenses conduites acheminent l’eau vers tous les arrondissements de la Ville ainsi que les municipalités de Charlemagne, Montréal-Est, Westmount, Côte-Saint-Luc, Montréal-Ouest, Mont-Royal et Hampstead.


Salle où l’eau potable est pompée vers le réseau d’aqueduc à travers 2 conduites de 2,1 et 2,4 mètres de diamètre.

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