Réseau cyclable de Québec - Discussion générale

Dans la majorité des observations, les compteurs sous-estiment le nombre de passages. Il y a eu le cas de Laurier qui avait eu des problèmes et comptait les autos, mais c’est un problème des compteurs sur bandes cyclables et il a été réparé.

Note : eco-compteurs font des comptages manuels pour valider l’installation.

Après avoir abandonné l’usage des vélos avec assistance électrique de la Ville de Québec, je me suis racheté un vélo conventionnel et ai commencé à découvrir les différents circuits cyclistes de la ville et la région.

Dimanche dernier je me suis rendu à la limite de Wendake à partir de la maison via le parc linéaire de la Rivière Saint-Charles jusqu’au Bassin Louise. Puis le corridor des Cheminaux (12 km de faux plat pour un total d’une quarantaine de km tout au bout du village Huron, aller et retour). Avec la côte de la Pente Douce jusqu’au chemin Sainte-Foy en haut de la falaise pour finir. Ouf! C’était ma première randonnée d’importance et mon premier véritable test pour la montée finale.

J’ai tellement aimé ça que je suis allée ce matin aux Chutes Montmorency. Même itinéraire via le parc linéaire de la rivière, puis direction est le long du corridor du littoral.
















Donc une autre belle balade à mon actif. Une des prochaines sorties sera encore une fois la rivière, puis le Vieux-Québec, la traversée à Lévis puis la piste le long du fleuve, aussi bien sûr éventuellement la Promenade Champlain et bien d’autres à suivre. :person_biking: :man_biking: :person_mountain_biking: :man_mountain_biking:

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Une autre balade en vélo, cette fois-ci hier vendredi à la plage de la Baie de Beauport. Accès gratuit à ce site superbe où on trouve toutes sortes de services et d’activités nautiques. Il y a aussi un camping pour visiteurs. La semaine c’est plus tranquille, cependant les weekends c’est noir de monde.
















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Québec paiera 1,5 M$ pour remplacer la piste cyclable fermée par le Port

Le corridor du Littoral passait auparavant sur le stationnement privé de l’Administration portuaire de Québec, près du bassin Louise. (Frédéric Matte)

Le nouveau lien cyclable pour remplacer le tronçon fermé en 2024 à la tête du bassin Louise coûtera plus d’un million de dollars à la Ville de Québec, tandis que le projet qu’étudiait le Port pour reprendre les droits sur ses terrains est tombé à l’eau.

En bordure du fleuve, à proximité de la rue Dalhousie, ce corridor trônait au premier rang des axes cyclables les plus fréquentés de Québec. Il fait partie du Sentier Transcanadien, réseau de 29 000 kilomètres de sentiers qui traversent le Canada.

En rouge, le segment de la piste condamné et en jaune, le détour proposé par la rue Abraham-Martin. (Table de concertation vélo)…

Des trottoirs élargis et des banquettes végétalisées seront également aménagés «afin d’assurer une meilleure cohabitation entre les piétons et les cyclistes» sur la rue Abraham-Martin.

Une esquisse du projet de remplacement de la piste cyclable, sur la rue Abraham-Martin (Ville de Québec)

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Je peux confirmer avoir expérimenté certains de ces tronçons qui sont clairement dangereux et qui devront être réaménagés sécuritairement. À ce propos la région de Québec est véritablement en retard en comparaison de Montréal. Mais la volonté ne manque pas pour sérieusement améliorer le réseau.

Cicatrices cyclables: les pires tronçons de Québec

Sans accotement et avec seulement une bande de gravier et de roches sur le côté, les cyclistes doivent prendre leur place dans la voie de circulation de la route de l’Aéroport. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

1 DE 3 / Le Soleil a demandé aux cyclistes quels tronçons de Québec et de Lévis sont les plus dangereux. Nous avons reçu plus de 75 témoignages. Aujourd’hui, les pires tronçons de Québec.

Louis-XIV, le «privilège» de rouler sur le trottoir

«Sous l’autoroute Laurentienne, sur le boulevard Louis-XIV, c’est tellement dangereux qu’on a le “privilège” de rouler sur le trottoir», raconte un cycliste sous notre publication Facebook.

Ce boulevard ne fait pas partie du réseau cyclable de la Ville, mais plusieurs cyclistes l’empruntent pour rejoindre, entre autres, le Corridor des Cheminots, situé tout près. À cet endroit, sous Laurentienne, aucune voie cyclable n’est aménagée. Les cyclistes peuvent seulement profiter d’une permission de circuler sur le trottoir sur une courte distance. Une fois cette portion terminée, ils se retrouvent sans piste cyclable ni accotement.

Résumé

Les cyclistes peuvent seulement profiter d’une permission de circuler sur le trottoir sur une courte distance. Une fois cette portion terminée, ils se retrouvent sans piste cyclable ni accotement. (Philippe Chabot/Le Soleil)

Le conseil de quartier des Chutes-Montmorency a aussi attiré notre attention sur un «endroit très connu, dangereux et fréquenté par les cyclistes»: la portion du boulevard Louis-XIV, à partir de Courville, qui mène à la Base de plein air de Beauport.

«Il n’y a pas de piste cyclable et on voit tous les jours des cyclistes circuler sur le boulevard Louis-XIV au milieu des automobilistes et des camionneurs», souligne Audrey Croteau, secrétaire de l’organisation.

Les cyclistes n’ont d’autre choix que de s’engager sur la voie de circulation ou de rouler dans l’accotement sablonneux. (Philippe Chabot/Le Soleil)

Bien que la base soit située à quelques pas du quartier, aucune autre route ne permet de s’y rendre à vélo. Un chemin offrait une autre option, mais il n’est pas nécessairement adapté à tous les types de vélos et était cadenassé au moment de notre passage.

Un chemin vers la Base de plein air de Beauport était cadenassé au moment de notre passage. (Philippe Chabot/Le Soleil)

Les cyclistes n’avaient donc d’autre choix que de s’engager sur la voie de circulation ou de rouler dans l’accotement sablonneux.



«Un accident finira par survenir avec un vélo, c’est inévitable», laisse tomber Mme Croteau.

La route de l’Aéroport, étroite et fissurée

Une portion de la route de l’Aéroport, entre la route Sainte-Geneviève et l’avenue Notre-Dame, où se trouve le camping Québec en Ville, est bordée de bandes cyclables de part et d’autre.

Plusieurs cyclistes nous ont indiqué qu’il s’agit du passage le plus direct pour se rendre à Val-Bélair à vélo. Mais les voies cyclables bien aménagées, situées tout juste à côté, s’arrêtent brusquement avant ce tronçon.

Les voies cyclables bien aménagées s’arrêtent brusquement avant la portion de la route de l’Aéroport, entre la route Sainte-Geneviève et l’avenue Notre-Dame. (Philippe Chabot/Le Soleil)

Sans accotement et avec seulement une bande de gravier et de roches sur le côté, les cyclistes doivent prendre leur place dans la voie de circulation.



«La chaussée est fissurée et très inégale sur presque toute sa longueur», indique Manuel Gagnon. De fait, la voie en direction de Val-Bélair présente plusieurs fissures qui ne pardonnent pas aux pneus de vélo.

La voie en direction de Val-Bélair présente plusieurs fissures qui ne pardonnent pas aux pneus de vélo. (Philippe Chabot/Le Soleil)

«J’utilise quand même ce chemin, puisque je n’ai pas le choix pour me rendre dans des secteurs aménagés pour les cyclistes, mais disons que je ne me sens pas en sécurité, encore moins lorsque je me déplace avec le chariot ou le banc de bébé», affirme Emie Trottier.

Pour un autre cycliste, l’ajout d’une véritable voie cyclable contribuerait aussi à améliorer la circulation dans le secteur. «Ça désenclaverait», estime-t-il. Val-Bélair «étouffe», avait d’ailleurs déploré au Soleil le conseiller municipal et chef de l’opposition, Stéphane Lachance, qui réclamait plus d’options pour relier le quartier à la ville.

Chemin Saint-Louis, l’accotement Houdini

«Envoye, direct dans le trafic», lance un cycliste. Pendant près de 800 mètres, l’étroite bande cyclable du chemin Saint-Louis, après le pont de Québec en direction de la rue Maguire, disparaît complètement. Les cyclistes doivent alors s’insérer dans la circulation, au milieu des voitures et des autobus.

Pendant près de 800 mètres, l’étroite bande cyclable du chemin Saint-Louis, après le pont de Québec en direction de la rue Maguire, disparaît complètement. (Philippe Chabot/Le Soleil)

«J’y suis passé avec des enfants et j’ai cru les voir passer sous les camions. Plus jamais», raconte un autre utilisateur du réseau.

Si une bonne partie de la chaussée a été repavée récemment, la bande cyclable présentait encore, lors du passage du Soleil, plusieurs fissures sur les sections qui n’ont pas été refaites.

La bande cyclable présentait encore, lors du passage du Soleil, plusieurs fissures sur les sections qui n’ont pas été refaites. (Philippe Chabot/Le Soleil)

«Ça a enfin été repavé en partie. Ce n’était vraiment pas un luxe. Mais pour ce qui est de la sécurité, il y aurait place à l’amélioration», tranche une cycliste sur Facebook.

3e Avenue, une portière si vite arrivée

Sur la 3e Avenue, la bande cyclable est coincée entre les voitures stationnées et celles qui roulent sur la rue. Plusieurs cyclistes disent s’y sentir vulnérables, craignant qu’une portière s’ouvre devant eux.



Sur la 3e Avenue, plusieurs cyclistes se sentent vulnérables sur la bande cyclable, craignant qu’une portière s’ouvre devant eux. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

«C’est une super belle piste cyclable, mais il y a énormément de gens qui ouvrent leur portière sans faire attention. Quand je suis avec ma fille de 8 ans, qui n’a pas conscience de tout son environnement, je trouve ça quand même stressant de faire du vélo avec elle», raconte au téléphone Anaïs Morel.

«Une porte qui s’ouvre devant un cycliste, un coup de guidon pour l’éviter, un camion qui arrive un peu vite… Je serai profondément triste, mais pas surprise quand il y aura un accident, ajoute une autre cycliste. Ce n’est qu’une question de temps. Je préfère rouler dans la voie.»

Entre Neilson et Hochelaga, le «trou béant»

Chaque jour, de nombreux cyclistes, parfois de jeunes étudiants, passent sous le viaduc de l’autoroute Duplessis, puis traversent au-dessus de l’autoroute Henri-IV pour se rendre notamment à l’école secondaire Rochebelle, qui accueille plus de 2200 élèves.

Sur ce trajet, aucun aménagement ne protège les cyclistes. Entre le corridor VivaCité du boulevard Neilson et celui du boulevard Hochelaga, aucune piste cyclable ne permet de relier les deux axes. Les usagers peuvent emprunter d’autres tracés, mais même Google Maps propose aux cyclistes de passer par ce secteur jugé dangereux par plusieurs.

Entre le corridor VivaCité du boulevard Neilson et celui du boulevard Hochelaga, aucune piste cyclable ne permet de relier les deux axes. (Philippe Chabot/Le Soleil)

«C’est un trou béant dans l’infrastructure cyclable de Sainte-Foy. Plusieurs cyclistes empruntent cette route de toute façon, souvent en roulant sur le trottoir. Mais c’est mieux de rouler dans l’illégalité que de mettre sa vie en danger», déplore Alexandre Olivier.

Sur place, Le Soleil a constaté que le secteur est peu adapté aux vélos, particulièrement sous le viaduc où la visibilité est réduite.

Le Soleil a constaté que le secteur est peu adapté aux vélos, particulièrement sous le viaduc. (Philippe Chabot/Le Soleil)

«C’est hyper dangereux, mais en même temps c’est un axe de déplacement central, et le seul possible en hiver, qui dessert une école secondaire entre autres. Ça fait longtemps que les citoyens réclament un prolongement de l’axe cyclable existant», mentionne une autre cycliste sur Facebook.

Attention! Obstacles

Une pancarte de signalisation temporaire, un bloc de béton, des barrières métalliques: plusieurs cyclistes ont indiqué au Soleil que certains obstacles sur les pistes cyclables peuvent parfois être plus dangereux que le tronçon lui-même.

Un bloc de béton au beau milieu de la piste cyclable, sous l’autoroute Dufferin-Montmorency. (Facebook)

L’un d’eux dénonce la présence d’un bloc de béton au beau milieu de la piste cyclable, sous l’autoroute Dufferin-Montmorency, en face de l’usine White Birch. Un autre estime que les barrières métalliques installées le long de la promenade Champlain peuvent poser problème, notamment dans certains virages très serrés où les cyclistes doivent souvent empiéter sur le gazon pour passer.

Une cycliste dénonce aussi la présence de pancartes de signalisation temporaires placées directement dans les voies cyclables, «comme si c’était un no man’s land». Lors de son passage, Le Soleil en a d’ailleurs aperçu une sur la bande cyclable de la route de l’Aéroport, tournée à 90 degrés.



Une pancarte de signalisation temporaire placée directement dans la voie cyclable de la route de l’Aéroport. (Philippe Chabot/Le Soleil)

«On ne voit plus que l’épaisseur de la pancarte en circulant dans la voie. Ces panneaux, réfléchissants sur leur face, deviennent invisibles le soir et la nuit. Voilà pourquoi j’appelle cette pratique hyper dangereuse les “tranche cyclistes”», lâche-t-elle.

D’autres tronçons en rafale

  • Boulevard Laurier, à la hauteur de la rue Sauvé: aucun feu de circulation ne permet aux cyclistes se dirigeant vers l’ouest, en direction de Place Laurier à partir des bâtiments de Beneva, de traverser de façon sécuritaire la rue Sauvé. Un aménagement jugé mal adapté par plusieurs cyclistes.
  • Rue de la Faune: l’accotement entre Saint-Émile et la prison de Québec est décrit par plusieurs cyclistes comme «l’un des pires» du réseau de la ville.
  • Chemin des Quatre-Bourgeois: la piste cyclable aurait besoin d’un sérieux resurfaçage, selon plusieurs cyclistes qui la décrivent comme étant en «très mauvais état».

Enfin, il convient de souligner que plusieurs cyclistes et organismes ont salué les efforts de la Ville de Québec pour développer des aménagements cyclables plus sécuritaires au cours des dernières années.

Demain, les pires tronçons cyclables de Lévis.

À lire aussi…

Réseau cyclable: la Ville de Québec partait de loin

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Marquage en cours pour le prolongement du Corridor Viva Cité de la 4e avenue dans Limoilou. À peine marquée, déjà utilisée !

Il manque encore les bollards. C’est loin d’être parfait (la section plus au nord s’en rapproche… surement la piste la mieux faites en ville, à mi-hauteur avec trottoirs traversants), mais c’est un grand plus pour le quartier.

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À noter que la passerelle cyclable mentionnée dans cet article a été démolie depuis.

Une piste cyclable qui ne mène nulle part planifiée à Québec

Les pavés d’une bande cyclable bidirectionnelle se dirigeant vers la rue Lee ont été installés à l’intersection de la rue de la Pointe-aux-Lièvres, permettant de lier un potentiel lien cyclable au parc en face.

Photo : Radio-Canada / Frederic Vigeant

Un tronçon cyclable a été planifié le long de la rue Lee, dans l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres. Le problème, c’est qu’il mène à une passerelle fermée qui risque d’être démolie.

Le tracé de la bande cyclable qui est dans les cartons pour la rue Lee vers le nord mène au réseau cyclable du parc de la Pointe-aux-Lièvres. Or, en direction sud, les cyclistes ne pourront poursuivre leur chemin que sur le segment de piste qui longe le nord de l’autoroute Laurentienne avant de retourner vers la rue de la Pointe-aux-Lièvres.

L’autre entrée de cette piste en demi-cercle a d’ailleurs déjà été réaménagée en même temps que le reste de la rue de la Pointe-aux-Lièvres.Planifié en 2024 et entamé cet été, le projet de réfection de la rue Lee fait partie de la phase 3 de l’aménagement de l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres. Sur le site internet de la Ville de Québec, on peut lire qu’il inclut une piste cyclable rejoignant la passerelle Lee qui surplombe l’autoroute Laurentienne.

Celle-ci était aussi mise de l’avant, il y a quelques jours, dans la présentation du projet immobilier La Serre pour le terrain vacant situé entre l’autoroute Laurentienne et les rues Lee et de la Pointe-aux-Lièvres. Le projet comprend d’ailleurs 200 espaces de stationnement pour bicyclettes.

Extrait de la présentation du promoteur du projet La Serre faite à la population le 24 septembre.

Photo : Patriache

Les travaux sur le côté ouest de la rue Lee ont été réalisés cet été, en même temps que ceux de la rue de la Pointe-aux-Lièvres. Le projet de réaménagement du côté est de la rue, là où la piste cyclable est envisagée, est en phase de planification.

Plus de détails

Il y aura un appel d’offres pour la suite [des travaux sur la rue Lee] quand nous serons prêts, dit le porte-parole de la Ville de Québec, Jean-Pascal Lavoie, sans préciser comment sera utilisé l’aménagement cyclable récemment réalisé à l’intersection.

Des plans à revoir?

Le porte-parole confirme que les plans de réaménagement de la rue Lee prévoient effectivement l’intégration d’une piste cyclable. Pour le moment, aucune somme n’a été dépensée pour sa construction, comme celle-ci n’a pas encore été réalisée, laissant planer la possibilité de modifier les plans d’origine.

Les travaux ne seront pas réalisés avant la fin du chantier de l’édifice La Serre, indique Jean-Pascal Lavoie.

Pour le moment le segment de bande cyclable qui a été aménagé cet été pour lier la rue Lee et le parc en traversant la rue de la Pointe-aux-Lièvres ne mène à rien.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

Selon lui, aucun projet n’a été annoncé pour se connecter à une piste cyclable sur la rue Lee. La Ville poursuit ses analyses afin d’assurer la continuité des déplacements actifs dans ce secteur stratégique et d’améliorer les liens entre les quartiers de part et d’autre de l’autoroute Laurentienne, indique-t-il.

Il mentionne que la Ville aménage présentement un lien cyclable dans le parc Victoria pour relier la rue Caron et la piste cyclable de la rivière Saint-Charles dans l’axe de la rue des Embarcations.

Un abaissé de trottoir et un aménagement de pavés a été installé à l’autre entré de la piste cyclable menant vers la passerelle Lee, lors de la réfection de la rue de la Pointe-aux-Lièvres.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

Fermeture définitive pour la passerelle

La passerelle qui enjambe l’autoroute Laurentienne, reliant les rues Lee et Robert-Rumilly est au centre d’un litige opposant l’administration municipale au ministère des Transports et de la Mobilité durable, puisque personne ne veut assumer la propriété et l’entretien. Elle a été fermée sans explication en novembre.

Dans un point de presse au mois de mai, le directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente de la Ville de Québec, Marc Des Rivières, avait souligné que la passerelle était dangereuse et qu’il n’était pas approprié de permettre [son] utilisation sans réaliser des réparations importantes. C’est aussi lui qui avait évoqué sa potentielle démolition.

La passerelle qui enjambe l’autoroute Laurentienne a été fermée sans explication le 7 novembre 2025. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

Une possible interconnexion du réseau cyclable est envisagée si l’autoroute Laurentienne était transformée en boulevard urbain, comme le demande l’administration Marchand et plusieurs autres acteurs de la société civile. Or, le gouvernement sortant a retiré le projet du Plan québécois des infrastructures (PQI) de 2025.

Dans le programme particulier d’urbanisme (PPU) pour le pôle Wilfrid-Hamel–Laurentienne présenté en 2022, il est proposé d’aménager de nouvelles intersections à niveaux à partir de la rue Lee pour franchir l’hypothétique boulevard urbain. Ces nouvelles intersections pourraient permettre de rediriger les parcours actifs en remplacement des passerelles aériennes.

En ce moment, la Ville de Québec confirme que la passerelle Lee ne rouvrira pas. Elle est plutôt en discussion avec le ministère des Transports du Québec pour aménager une traverse piétonne un peu plus au sud, à l’intersection de l’autoroute Laurentienne et de la rue de la Croix-Rouge.

La pratique hivernale du vélo est en forte croissance à Québec, alors que le nombre d’adeptes a triplé en cinq ans.

C’est ce que conclut le plus récent rapport de l’organisme Vélo Québec, dévoilé mardi, qui se penche spécifiquement sur la ville de Québec.

Entre 2020 et 2025, le nombre de cyclistes déclarant rouler en hiver a été multiplié par plus de trois, passant de 6 000 à 19 000 adeptes. C’est la plus forte progression observée parmi les villes étudiées par Vélo Québec.

Le déneigement des pistes cyclables par la Ville de Québec, parfois décrié, explique cette progression, selon l’organisme.
[…]

Les cyclistes de Québec sont de moins en moins nombreux à remiser leur vélo dès l’arrivée des premiers flocons. La capitale québécoise, qui ne comptait que 6000 adeptes de bicyclette hivernale en 2020, en recensait 19 000 en 2025. Il s’agit, selon un rapport de Vélo Québec publié mardi, de « la plus forte progression observée parmi les grandes villes québécoises. »

Cette augmentation a suivi la croissance du réseau blanc, soit le tissu de pistes cyclables déneigées par la Ville. En 2020-2021, à peine 30 km de sentiers restaient accessibles pendant la saison froide, soit moins de 10 % du réseau. En 2024-2025, au terme du premier mandat de Bruno Marchand, lui-même cycliste et maire convaincu de la nécessité de faire de la place à la petite reine dans les rues de sa ville, Québec comptait 136 km de pistes cyclables déneigées ou damées.

Le nombre de cyclistes hivernaux a donc triplé pendant que le réseau blanc, lui, allongeait sa longueur par quatre fois et demie. L’engouement pour le vélo hivernal demeure toutefois à bien des coups de pédale de rejoindre la ferveur observée pendant la haute saison, où Vélo Québec a recensé 223 000 cyclistes en 2025.
[…]

Le rapport de Vélo Québec : Vélo Québec | L’état du vélo à Québec en 2025 : une pratique en croissance, été comme hiver

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Québec | La haine envers les cyclistes ne réglera rien, dit Bruno Marchand

Les questions de mobilité soulèvent les passions à Québec. On en a eu une autre démonstration jeudi, lorsque le maire Bruno Marchand s’est fait invectiver par un automobiliste au moment de dévoiler une toute nouvelle piste cyclable.

Un homme est passé dans sa voiture, cigarette au bec, a baissé la vitre, klaxonné puis a crié un juron au maire de Québec, qui était en train de s’adresser aux journalistes sur un trottoir du secteur Charlesbourg.

Cet incident survient au moment même où les proches d’un cycliste de 11 ans tué par une automobiliste en juin dernier à Beauport disent avoir reçu des messages haineux. Ces proches désiraient installer dimanche un « vélo fantôme » pour honorer la mémoire du jeune Alex.

Une publication sur le groupe Facebook Spotted Beauport aurait dégénéré, notamment à propos des aménagements pour améliorer la sécurité sur le lieu du drame. Des dos d’âne ont été installés sur deux rues résidentielles, ce qui a déplu à plusieurs internautes.
[…]

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La popularité du vélo à Québec profite aux automobilistes, dit Marchand

Les automobilistes devraient être les premiers à se réjouir de l’augmentation de la pratique du vélo à Québec, car elle contribue à améliorer la fluidité sur les routes, soutient Bruno Marchand.

“Les gens qui ne veulent pas en faire, du vélo, ils ont le droit, puis c’est tout à fait légitime, mais ils devraient être heureux à chaque fois que quelqu’un prend son vélo parce que, dans une partie de ces cas-là, c’est des gens qui ne prennent pas leur voiture et qui libèrent la place […] sur la route”, a déclaré le maire de Québec jeudi à l’occasion de l’inauguration du corridor VivaCité de la 4e Avenue Est.

Pas de guerre à l’auto

Il a profité de l’occasion pour répéter que les efforts de son administration visant à faciliter et rendre plus sécuritaires les déplacements actifs ne devaient pas être perçus comme une volonté de faire la guerre à l’auto.

Ce n’est pas parce qu’on fait ça qu’on arrête de paver les routes. Ce n’est pas parce qu’on fait ça qu’on arrête de s’occuper que les automobilistes aient des secteurs bien pavés, fluides, qu’on [arrête de] réparer les nids-de-poule [et de] corriger les infrastructures, a assuré Bruno Marchand.

Le maire s’en est pris à certains opposants qui l’accusent de mener une “guerre à l’auto”. Il leur reproche d’attiser la haine envers les cyclistes et les piétons et de n’avoir rien à proposer pour améliorer la fluidité de la circulation.

“Seule solution”

“Faire passer plus de gens dans des axes restreints comme ici [dans Charlesbourg], ce n’est pas vrai qu’on peut faire ça en agrandissant les routes. Il y a des gens qui habitent autour, c’est impossible à faire. La seule façon, c’est de faire passer plus de moyens de transport, plus d’offres de transport pour faire en sorte que les gens choisissent ce qui est bon pour eux”, a insisté M. Marchand.

Les gens qui ne comprennent pas que, pour l’automobiliste, la meilleure solution, c’est d’offrir des moyens de transport à d’autres qui voudront bien prendre ces moyens de transport. C’est malheureux parce que c’est juste d’offrir plus de congestion.

Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec

Le maire a avancé que le service àVélo permettait d’enlever chaque année 500 000 trajets en voiture sur les routes de Québec. À son avis, cela représente un gain concret pour les automobilistes en matière de fluidité.

“Nous, on vous présente ce qui fonctionne. Si vous voulez qu’on remette plus de 500 000 trajets sur six mois en auto solo, […] on va tous y perdre”, a prévenu Bruno Marchand.

Il a également fait valoir que le corridor VivaCité inauguré jeudi sur la 4e Avenue, avec ses pistes cyclables unidirectionnelles surélevées et ses trottoirs élargis, contribue à améliorer la sécurité routière, tout comme les seuils de ralentissement aménagés près des écoles, notamment.

L’idée, a-t-il réitéré, n’est pas de faire la guerre aux automobilistes, mais de “prioriser la vie humaine”.

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plus d’offres de transport pour faire en sorte que les gens choisissent ce qui est bon pour eux

Ça devrait être le slogan de tous nos élus, pour la mobilité.

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Bon, visiblement Marchand ne fait rien pour diminuer mon “crush” politique :face_with_hand_over_mouth:

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C’est la culture de l’intolérance des radios-poubelles bien incrustée dans le débat public, qui déborde aujourd’hui dans la société à Québec. Duhaime qui a commencé sa carrière dans ces radios continue à en faire écho sur le plan politique.

Guerre auto-vélo: Marchand rehausse sa «vigilance»

Dans un «climat délétère» entre les automobilistes et les cyclistes comme celui qui règne à Québec et ailleurs, le maire Bruno Marchand admet redoubler de «vigilance» pour veiller à sa sécurité.

Même s’il dit se sentir en sécurité «99 % du temps, pour ne pas dire 99,9 % du temps» dans sa ville, le premier magistrat convient que «le climat délétère nous oblige à avoir un troisième œil qui regarde autour».


À lire aussi

La haine envers les cyclistes et piétons «n’a pas sa place», dit Marchand

Pas plus tard que la semaine dernière, alors qu’il inaugurait un nouveau lien cyclable sur la 4e Avenue, à Charlesbourg, le maire s’est fait invectiver par un automobiliste, en pleine conférence de presse.

La scène a fait le tour du web et a fait jaser jusque dans les grands panels politiques de différents médias. Comme plusieurs analystes, Bruno Marchand estime que ce geste n’en est pas un isolé, mais plutôt le reflet d’un climat généralisé qui se détériore, observe-t-il.

«Ça oblige à une vigilance, parce que nécessairement, tu essaies de voir s’il n’y a pas quelque chose que tu devrais deviner avant que ça arrive.»
— Bruno Marchand, maire de Québec

Ce n’est pas la première fois que ce dernier déplore la montée de la violence qui «pollue» le débat démocratique, particulièrement en ligne.

En pleine campagne électorale, il y a un an, le maire avait appelé à «élever le débat» et à «condamner» toute violence, haine, insultes et menaces.

Loin se s’être freinée, l’escalade a atteint un nouveau niveau, avec une polarisation marquée sur les dossiers de mobilité dans la capitale.

«Ce n’est pas quelque chose qu’on balaie du revers de la main. […] Les politiciens et politiciennes ne méritent pas ça. Faire des choix en politique et que des gens soient en désaccord, ça ne mérite pas ces invectives, cette incivilité, cette haine, ces menaces. Ceux qui vous disent ça, ils sont dans le champ, ça n’a pas rapport», a défendu M. Marchand.

Plus que seulement pour lui-même, il s’est par ailleurs dit encore «plus sensible» pour les impacts de cette violence sur ses proches.



Sécurité renforcée?

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Pour l’instant la sécurité du maire lors de ses déplacements n’a pas été resserrée, lui qui se déplace toujours en compagnie de son chauffeur-accompagnateur.

Or, à savoir si elle pourrait l’être, Bruno Marchand répond que «c’est analysé continuellement».

«Le service policier évalue continuellement les menaces et pose toutes les actions possibles. Nous, dès qu’on reçoit une menace, on soumet ça aux policiers», révèle-t-il.

«On ne joue pas avec les menaces. Quelqu’un qui dit: “je ne savais pas que c’était vraiment écouté, j’ai mis ça sur les médias sociaux”. Non. Ce n’est pas une excuse.»

— Bruno Marchand, maire de Québec

Dans la dernière année, la sécurité l’entrée à l’hôtel de ville de Québec a été revue.



Pour près de 450 000 $, la protection est montée d’un cran, avec l’ajout d’un détecteur de métal dans le hall principal, afin d’«assurer un niveau de sécurité adéquate» au personnel et aux élus.

Sans que cette décision ne soit liée à un incident ou une menace quelconque, des «menaces sérieuses» d’un citoyen envers les élus et l’hôtel de ville de Québec avaient tout de même déjà été signalées aux autorités policières par la Ville, plus tôt, en 2023.

Des gens «pas écoutés», pointe Lachance

En réponse aux événements de la semaine dernière, le chef de l’opposition officielle a déploré d’avoir vu le maire être la cible de propos disgracieux. Même s’il pense qu’il en est en partie responsable.

«Je ne cautionne absolument pas ce geste-là. On doit demeurer poli, insiste Stéphane Lachance. Mais je pense que c’est aussi significatif que les gens se sentent frustrés de ne pas être écoutés, alors ça donne des situations comme ça.»

«Moi, ce que ça me dit tout simplement, c’est qu’il y a des gens qui sont exaspérés.»

— Stéphane Lachance, chef de l’opposition officielle

Se posant en défenseur des automobilistes, l’élu de Val-Bélair dénonce le positionnement de l’administration Marchand en faveur des infrastructures cyclistes, alors «qu’on en fait très peu ou même moins pour les automobilistes».

«On y va all in. [Une dépense de] 14,5 millions pour 1,7 km, j’ai de la difficulté à vivre avec ça. C’est encore une fois au profit des cyclistes et au détriment des automobilistes», compare-t-il à la lumière du cas du nouveau corridor VivaCité sur la 4e Avenue.



Stéphane Lachance considère que le maire et son équipe ont la volonté de «décourager» les citoyens de prendre leur voiture, avec l’ajout de plus de liens cyclables et piétonniers. «On dirait qu’on veut forcer les gens à laisser leur voiture, embarque dans le transport en commun ou utilise un vélo. Ce que je n’aime pas, c’est d’obliger. Laissez les gens choisir», défend le chef.

Le chef de l’opposition, Stéphane Lachance (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

En réplique, le maire de Québec assure que son administration en fait encore «beaucoup» pour les automobilistes, même si elle cherche à «offrir des moyens pour diminuer la congestion».

«À Montréal, l’espace public est couvert à 75 % d’infrastructures pour l’auto. À Québec, on est largement au-dessus de ça et il va toujours y avoir de l’espace pour l’auto», garantit-il.

«Il n’a jamais été dans mon intention et il ne sera jamais dans mon intention de forcer des gens à utiliser des moyens. Mettre des infrastructures en place, ce n’est pas de forcer des gens à prendre des moyens», tranche M. Marchand.

Ce sont des décennies d’intolérance encouragée par les radios-poubelles qui ont cuisiné les automobilistes (encore aujourd’hui) et les ont convaincus qu’ils devaient rester à Québec les maitres incontestés de la route et cela sans partage.


Chronique de Alain Rayes

Vélos et autos

Depuis quand le partage de la route est-il devenu une guerre ?

Je dois vous avouer être resté sans mots devant certains évènements survenus à Québec ces derniers temps.

D’abord, cet automobiliste qui a injurié publiquement le maire Bruno Marchand pendant l’inauguration d’une piste cyclable à Québec, la semaine dernière⁠1. Puis, l’histoire bouleversante des parents du jeune Alex Côté, 11 ans, mort après avoir été happé par un véhicule alors qu’il circulait à vélo.

Les parents ont dû reporter l’installation d’un vélo blanc à la mémoire de leur garçon après avoir reçu des commentaires haineux⁠2. Un vélo blanc, c’est un peu comme ces croix qu’on aperçoit en bordure des routes pour rappeler qu’une personne y a perdu la vie. Un geste de commémoration et de sensibilisation.

Imaginez un instant. Vous perdez votre enfant et même un simple hommage à sa mémoire devient prétexte à la haine.

Sincèrement, où s’en va-t-on ?

Vendredi, j’ai participé à un panel à l’émission Zone Info de RDI où nous avons discuté de ces évènements et de la cohabitation entre les usagers de la route. Et les réactions publiées ensuite sur les réseaux sociaux m’ont renversé.

Des commentaires agressifs, une vulgarité désolante, des insultes et des attaques personnelles qui n’ont rien à voir avec le fond du débat. J’ai moi-même reçu des messages où l’on s’attaquait à mon intelligence, à mes anciennes professions et même à mes motivations comme analyste chroniqueur. Sans oublier tous les commentaires de ceux qui sont profondément convaincus que nos analyses sont dictées par les directions des différents médias. Tout ça parce que j’ai dénoncé les comportements et propos dangereux d’automobilistes envers les cyclistes.

Est-ce vraiment devenu notre façon de débattre ?

On peut critiquer les politiciens, le maire Bruno Marchand, des gestionnaires, les pistes cyclables, la disparition de stationnements, les travaux routiers qui génèrent de la congestion ou certains choix politiques. Ces préoccupations sont légitimes. Mais peut-on en discuter sans mépriser ceux qui prennent des décisions ou qui pensent autrement ?

Contrairement à ce que certains semblent croire, nos routes n’appartiennent pas exclusivement aux automobilistes. La société a évolué. On se déplace en voiture, à vélo, à pied, en trottinette, en patins à roues alignées ou en transport collectif, l’un n’empêchant pas les autres.

Et que dire de ce paradoxe : chaque fois qu’une personne choisit un mode de transport alternatif à l’auto, c’est une auto de moins dans la congestion que ces mêmes automobilistes dénoncent !

(…)

Pendant ce temps à Toronto

Opinions

Pourquoi Toronto voit-il des pistes cyclables disparaître ?

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