Relations Canada–USA - Politique et commerce

Doug Ford semble saisir la situation:

(Toronto) L’Ontario facturera 25 % de plus pour l’électricité livrée à 1,5 million d’Américains à partir de lundi, en réponse aux droits de douane de Donald Trump, a déclaré jeudi le premier ministre Doug Ford.

Ce n’est pas à Trump de simplement choisir aléatoirement ce qui sera plus-ou-moins taxé. J’aimerais une réaction équivalente d’Hydro.

Ford ne recule pas, au contraire

Mais M. Ford a doublé les mesures de rétorsion de l’Ontario après l’annonce de la dernière suspension du président Trump. Il a déclaré que les deux pays devaient mettre fin à cette guerre commerciale et renégocier immédiatement l’accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique.

M. Ford et le premier ministre Justin Trudeau ont tous deux déclaré qu’ils ne renonceraient pas aux mesures de rétorsion tant que tous les droits de douane ne seraient pas supprimés.

« Nous devons aller jusqu’au bout jusqu’à ce qu’il supprime complètement les droits de douane », a déclaré M. Ford jeudi. Il estime que le président américain a mal calculé la détermination du Canada. « Je n’ai jamais vu le patriotisme se répandre dans ce pays comme nous l’avons fait au cours des deux derniers mois », a déclaré M. Ford.

« Il a sous-estimé la résilience du peuple canadien, la force du peuple canadien, et continuons simplement d’avancer et de nous battre pour ce qui est juste. »

M. Ford a déclaré qu’il voulait toujours travailler avec les États-Unis pour créer les deux pays les plus prospères du monde en partageant davantage d’énergie et de minéraux essentiels.

Le premier ministre a également menacé de couper complètement l’électricité aux trois États américains d’ici début avril si les droits de douane demeurent.

Elbows Up comme on dit dans le reste du pays depuis mardi.

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Ce qui démontre clairement l’absence totale de planification. De vrais amateurs qui se ridiculisent eux-mêmes durablement face à la communauté internationale. La confiance est définitivement perdue vis à vis de la pire administration américaine dans l’histoire des USA, après seulement 6 semaines de pouvoir. Difficile d’imaginer 4 ans…

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Une réponse plus efficace serait d’imposer des taxes sur nos exportations stratégiques vers les États-Unis, notamment la potasse, le bœuf, le porc, les céréales et l’huile de canola – des produits dont l’économie américaine dépend largement.

:100:

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Trump a lui-même mis un tarif douanier de 25 % sur la potasse canadienne… qui a été baissé à 10 % aujourd’hui …. En pleine période où les agriculteurs américains sont en train de négocier leurs prêts avec les banques pour acheter ce qu’ils ont besoin pour démarrer la saison… :woman_facepalming:t2:

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Tu n’as pas bien lu l’article, j’ai l’impression.

Les maires ne sont pas là pour rencontrer Donald Trump. Ils sont là pour participer au Great Lakes Day. C’est organisé par l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, dont ils font part, avec des centaines d’autres maires et représentants.

L’événement spécifique dont il est question ici est une réunion à la Maison Blanche, qui existe bien et doit avoir lieu demain. Les maires canadiens se sont vu refusés l’accès. L’événement aura lieu avec seulement 3 maires américains.

La mission au Great Lakes Day continue quand même. Il y a 3 jours de rencontres et de congrès pour le groupe. Et visiblement ce sont des alliés du côté américain qui sont capables de militer pour les problèmes créés par la situation. On peut penser qu’on doit lâcher nos alliances et nos partenaires en signe de résistance, mais le but du voyage n’était pas de rencontrer Donald Trump et de lui parler de préservation écologique.

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Et c’est là qu’on ne s’entend pas: Il n’y a pas de séparation identitaire entre le POTUS actuel et sa demeure. C’est explicitement pour cela qu’ils se sont vu refusé l’accès.

Bush, Clinton, Bush Jr, Obama, Biden, cette situation -et l’article qui en découle- n’existerait même pas pour être rapportée. Mais on est pas en situation normal.

Quelles alliés, et quelles pouvoirs ont-elles que même les membres du Congrès n’ont pas à influencer le président actuel?!?

Exactement. On joue au touriste aux États-Unis (d’un point de vue purement économique, la délégation paie les Américains pour sa consommation américaine, à moins qu’elle soit totalement subventionnée, ce qui me surprendrait grandement).

Oh, les villes des Grands Lacs veulent jaser alors qu’on parle ouvertement au niveau Provincial de couper le courant?! Croit-on que ce genre de manoeuvre affecterait moins les alliances et partenaires commerciaux qu’un congrès de maires?

C’est la définition même de Tone Deaf qui s’exhibe dans cette histoire: ne pas comprendre la situation dans lequel on s’embarque.

Tout ce voyage est l’équivalent de continuer à aller visiter une ile des Bermudes pour des vacances tout de suite après qu’elle a été ravagée par un houragan, avec le prétexte que c’est qu’on a toujours fait.

Effectivement, je ne crois pas que la réunion prévue demain avec 3 maires et des inconnus à la Maison-Blanche soit la même chose qu’une rencontre avec le président. Encore moins que celle de deux chefs d’État dans le Bureau Ovale, retransmise à la planète entière.

Je crois que ta caractérisation de l’évènement est erronée. Mais, si on veut reprocher à nos maires de faire du tourisme inutile dans un congrès, d’accord, c’est une vision qui se défend.

Il semble avoir de nombreux experts pensant que ce qui fait plier le président américain, c’est la grogne des Américains. Peut-être qu’on ne devrait pas laisser passer des occasions d’amplifier certaines voix discordantes, aussi petites soient-elles. Mais peut-être qu’on devrait uniquement y aller à la manière Ford et s’excuser de ces occasions. Franchement, je pense qu’il est impossible de savoir exactement ce qui fonctionnera ou non. Dans tous les cas, je ne vais pas me fâcher plus qu’il faut de voir des maires participer à des conférences de maires. C’est au pire un boycottage manqué.

Valérie Plante au Téléjournal

le reportage

Guerre commerciale : mission des maires à Washington

Les villes pourront, elles aussi, participer à l’effort de guerre dans cette dispute commerciale entre le Canada et les États-Unis.

Un nouveau règlement leur permettra de discriminer les entreprises américaines des appels d’offres.

Le reportage de Marie-Josée Paquette-Comeau.

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Je pense ici notamment au secrétaire au Commerce Howard Lutnick, ex-PDG de la firme d’investissement Cantor Fitzgerald, un vrai homme d’affaires qui semble jusqu’à maintenant capable de manœuvrer dans l’univers tordu de son patron. On verra combien de temps il sera en mesure de contenir les ardeurs destructrices de Donald Trump.

Après le fentanyl, les immigrants illégaux et les milliards de subventions américaines qui favorisent la production de biens à l’étranger et gonflent le déficit budgétaire américain, Donald Trump ne trouve plus d’arguments pour justifier sa décision d’imposer des droits de douane de 25 % sur tous les produits canadiens et mexicains qui entrent sur leur territoire.

Personne à part quelques fanatiques aveuglés par la partisanerie ou par un patriotisme économique exacerbé n’est favorable à la désintégration d’un espace économique et commercial continental aussi bien intégré que l’Amérique du Nord depuis la signature de l’ALENA en 1994.

Donald Trump aurait dû s’inspirer du vieux dicton qui dit que si ça n’est pas cassé, on ne répare pas, plutôt que de tout briser sans avoir l’assurance qu’on va être capable de reconstruire quelque chose d’au moins équivalent à ce qui existait si ce n’est supérieur.

Nos contrats sont structurés de telle sorte que ce soit nos clients, comme Boeing, Lockheed, Northrop, Sikorsky qui vont payer les frais de douane. S’ils ne sont pas contents, ils ont juste à aller se plaindre à leur président, c’est lui qui leur impose ces droits.

Martin Brassard, PDG de Héroux Devtek

Les marchés ne croient plus en Donald Trump. Ils étaient capables de survivre avec l’imprévisible, ils ne supportent pas l’improvisateur.

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https://www.lapresse.ca/affaires/2025-03-07/contrairement-a-l-ontario/pas-de-taxe-sur-l-electricite-quebecoise-pour-le-moment.php

Il n’est pas clair non plus que l’Ontario puisse mettre cette menace à exécution ou carrément couper l’électricité aux Américains sans l’approbation du gouvernement fédéral, étant donné que les échanges commerciaux interfrontaliers sont de compétence fédérale.

Se pose aussi la question de savoir comment percevoir cette taxe visant une ressource qui ne connaît pas de frontière terrestre et qui n’a jamais été soumise à des droits de douane.

Du côté américain, les organisations qui gèrent les échanges d’électricité sont dans l’embarras avec les droits de douane de 10 % de l’administration américaine qui s’appliquent en principe depuis mardi sur le marché libre1 (ou marché spot).

Des changements « complexes » (…)

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Des conséquences majeures

En plus de perturber la chaîne d’approvisionnement, ces frais portuaires pourraient forcer les armateurs du monde entier à décharger leurs marchandises au Canada qui devront ensuite être acheminées par voie terrestre.

La Chambre de commerce maritime s’inquiète qu’il soit bientôt non économique de transporter des matières par camion ou par rails. Il y a aussi un risque d’entraîner de la congestion sur les routes américaines et dans le réseau ferroviaire.

Un de nos navires faits sur mesure pour naviguer sur les Grands Lacs dans la voie maritime et sur les côtes représente à peu près 960 camions ou 30 000 tonnes de marchandises. Ce sont des produits qui ont une faible marge de profit comme le sel, le gravier, le sable, résume Maguessa Morel-Laforce.

À long terme, ces tarifs portuaires pourraient faire exploser les coûts dans plusieurs secteurs clés de l’économie, dont l’agriculture et l’industrie manufacturière.

Le port de Vancouver est le plus grand au Canada. (Photo d’archives)

Photo : Gian Paolo Mendoza/CBC

D’un ridicule criant

Ces nouvelles règles sont un non-sens et d’un ridicule criant, selon Claude Comtois, professeur émérite au département de géographie de l’Université de Montréal.

Je pense qu’ils veulent relancer l’industrie navale aux États-Unis puisqu’ils ont cette phobie de dépendre des Chinois dans la construction navale, mais 95 % de la construction navale dans le monde se fait en Asie. La Chine, à elle seule, occupe 55 % de la construction navale sur la planète, indique le professeur.

Pour Louis Martel du Groupe CSL, le politique a pris le dessus sur le sens pratique. On aurait pu comprendre s’ils avaient voulu viser les opérateurs chinois ou les propriétaires de bateaux chinois, mais de viser des compagnies canadiennes propriétaires de bateaux chinois, ce n’est pas logique.

Le Groupe CSL possède le Nukumi, un vraquier qui transporte du sel. (Photo d’archives)

Photo : Groupe CSL

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Pendant ce temps en Colombie-Britannique, le gouvernement pense à imposer un péage aux camionneurs américains qui traversent la frontière avec l’Alaska

La population du Yukon aimerait que le gouvernement des territoires fassent de même

British Columbia is hitting back at economic threats from the United States by introducing tools to impose fees on U.S. truck traffic travelling through the province on the way to Alaska.

Premier David Eby said the tolls may not be used, but warned that Canada needs to have tools available to fight the threat of tariffs coming from President Donald Trump until he backs down from his plans altogether.

Eby made the announcement on the lawn of the Legislative Assembly building in Victoria, which had been draped with a large Canadian flag, while members of his party chanted “Canada” in the background.

Speaking to CBC News earlier in the day, Yukon premier Ranj Pillai said he’d heard from many of his constituents interested in imposing similar restrictions on U.S. truck traffic but pointed out it may be easier said than done, as it would require new infrastructure, such as toll booths and new personnel to staff it.

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Excellent texte dans le New York Times des intentions de Trump d’annexer le Canada

President Trump, in an early February call, challenged the border treaty between the two countries and told Justin Trudeau he didn’t like their shared water agreements.

He told Mr. Trudeau that he did not believe that the treaty that demarcates the border between the two countries was valid and that he wants to revise the boundary. He offered no further explanation.

The border treaty Mr. Trump referred to was established in 1908 and finalized the international boundary between Canada, then a British dominion, and the United States.

Mr. Trump also mentioned revisiting the sharing of lakes and rivers between the two nations, which is regulated by a number of treaties, a topic he’s expressed interest about in the past.

Canadian officials took Mr. Trump’s comments seriously, not least because he had already publicly said he wanted to bring Canada to its knees. In a news conference on Jan. 7, before being inaugurated, Mr. Trump, responding to a question by a New York Times reporter about whether he was planning to use military force to annex Canada, said he planned to use “economic force.”

Article-cadeau de la journaliste Matina Stevis-Gridneff :point_down: (Une bonne idée de suivre les journalistes du NYT sur Bluesky pour obtenir les liens vers leurs articles sans le paywall :wink: )

Aussi cette réaction d’une animatrice de CNN quand Mélanie Joly lui dit que le Canada prend très au sérieux les menaces d’annexion de Trump

‘My jaw is dropped’: Canadian official’s interview stuns Amanpour

Canadian Foreign Minister Mélanie Joly talks to CNN’s Christiane Amanpour about Trump’s ideas on trade, military cooperation, annexation and more.

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Il s’attaque maintenant aux produits laitiers canadiens :roll_eyes:

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Because it’s related…

Canada has announced a few support measures for businesses most affected by this war. Also, they relaxed time-sharing rules for EI.

Donald Trump veut-il redessiner la frontière canado-américaine ? : Donald Trump veut-il redessiner la frontière canado-américaine ? | La Presse

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J’ai mis un lien vers l’article original du New York Times (sans paywall) plus haut

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