Relations Canada-USA - Politique et commerce

:balance_scale: :bomb: De Cour suprême à Cour extrême…

À quelques détails près, la Cour Suprême a donné à Trump à peu près tout ce qu’ils voulait. Depuis que les Républicains ont la majorité, une portion importante des décisions se font sur le “shadow docket”. En terme simple, ce sont des décisions qui sont ordonné sans vraiment expliquer le pourquoi de la décision. Cette pratique est largement déploré et critiqué par les juges des cours en dessous de la Cour Suprême dû au manque de détail, ce qui rend l’interprétation de ces jugements difficile.

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https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-09-18/l-ambassadeur-des-etats-unis-decu-par-la-rhetorique-antiamericaine-du-canada.php

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Visite de Mark Carney au Mexique Le Canada et le Mexique s’accordent pour protéger l’ACEUM

(Mexico) Mark Carney a choisi de visiter la gare de triage du Canadien Pacifique Kansas City (CPKC) pour conclure sa courte visite au Mexique. Le réseau ferroviaire de 32 000 km de cette société canadienne est le seul à relier l’ensemble de l’Amérique du Nord, de Montréal à Mexico, symbole du libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Publié à 5 h 00

Le premier ministre du Canada revient avec un partenariat stratégique en poche et la promesse que le gouvernement mexicain ne désire pas faire cavalier seul durant la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) prévue en 2026.

« Je crois que l’accord commercial Canada–Mexique–États-Unis – ou Mexique–États-Unis–Canada – va prévaloir », a déclaré la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, lors de leur conférence de presse commune.

« Nous sommes la région la plus compétitive du monde, et la meilleure façon de faire compétition avec d’autres régions du monde est de renforcer l’accord commercial entre nos trois pays », a-t-elle poursuivi.

Les deux dirigeants se sont montrés optimistes. Comme Mme Sheinbaum, M. Carney a insisté « sans équivoque » sur l’importance de préserver la région économique nord-américaine, dont le commerce de marchandises s’élevait à 1,9 billion en 2023.

« L’ACEUM, c’est la force de l’union, la force des trois pays réunis, a-t-il affirmé. Cela contribue à ce que le monde entier envie l’Amérique du Nord. Le Canada est absolument déterminé à collaborer avec ses deux partenaires. »

L’entente touche une multitude de secteurs : les affaires étrangères, le commerce et les investissements, l’agriculture, les ressources naturelles, l’énergie, la finance, la santé, l’environnement et la sécurité publique.

Discussions avec les États-Unis sur les droits de douane

Ce rapprochement entre le Canada et le Mexique survient au moment où l’ambassadeur des États-Unis à Ottawa déplore l’attitude « antiaméricaine » du Canada qui s’est manifestée lors de la dernière campagne électorale. Il a également indiqué que le président Donald Trump aurait voulu un accord de libre-échange beaucoup plus large qui aurait inclus l’énergie nucléaire et la défense.

Oui, c’est possible d’avoir un accord plus grand comprenant la sécurité, la défense et l’économie, mais il faut que ce soit un accord qui est dans l’intérêt des Canadiennes et des Canadiens. Jusqu’à ce moment-ci, ce n’est pas sur la table.

Le premier ministre Mark Carney

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-09-20/visite-de-mark-carney-au-mexique/le-canada-et-le-mexique-s-accordent-pour-proteger-l-aceum.php

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Le démantèlement du secteur fédéral de la science, aux États-Unis, fragilise la coopération canado-américaine sur les Grands Lacs. Pertes de subventions, interdictions de voyager, suppressions de postes : les chercheurs avec qui Découverte a discuté redoutent l’effritement de l’alliance qui protège la plus grande réserve d’eau douce de la planète.

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(Ottawa) Statistique Canada indique mardi que, pour la deuxième fois seulement en près de deux décennies – hors pandémie –, le nombre de résidents américains venus au Canada en juillet a dépassé celui des résidents canadiens qui en sont revenus.

https://www.lapresse.ca/affaires/2025-09-23/les-canadiens-continuent-de-bouder-les-voyages-aux-etats-unis.php

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Bois d’œuvre Washington annonce de nouveaux droits de douane

Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré lundi qu’il imposait de nouveaux droits de douane de 10 % sur le bois d’œuvre et le bois importés et de 25 % sur les meubles en bois. Le Canada pourrait être durement touché par cette mesure.

Publié à 0 h 38

Chloé Bourquin La Presse

](https://www.lapresse.ca/auteurs/chloe-bourquin)

Selon la proclamation publiée sur le site de la Maison-Blanche, les importations de bois d’œuvre, de bois de construction et de meubles « mettent en péril la sécurité nationale des États-Unis », ce qui justifie ces nouveaux droits de douane en vertu de l’article 232 de la Loi sur l’expansion du commerce.

La proclamation indique que ces nouveaux droits de douane entreront en vigueur le 14 octobre, mais qu’ils augmenteront le 1er janvier 2026 pour atteindre 30 % pour les meubles en bois rembourrés et 50 % pour les armoires de cuisine et les meubles de salle de bains importés de pays qui ne parviennent pas à conclure un accord avec les États-Unis.

Les constructeurs immobiliers américains se sont opposés à de nouveaux droits de douane et ont mis en garde contre une hausse des prix.

Le Canada risque d’être durement touché par cette décision, puisqu’il est de loin le plus grand fournisseur de bois d’œuvre des États-Unis.

Il est également déjà soumis à des droits de douane « antidumping » et « compensateurs », pour un total combiné de 35,2 %.

Déjà, au début de juin, plus d’un millier de travailleurs de la compagnie forestière Rémabec1 ont perdu leur emploi pour une période indéterminée, en attendant des conditions « plus favorables » pour l’industrie.

Pour l’industrie canadienne du meuble, la question reste encore de savoir si elle continuera ou non d’être exemptée de ces nouveaux droits de douane en vertu de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM)2.

Donald Trump a également déclaré jeudi dernier sur Truth Social vouloir imposer d’autres droits de douane à compter du 1er octobre, qui frapperaient les produits pharmaceutiques à un taux de 100 % et les camions lourds à un taux de 25 %.

1. Lisez « Rémabec licencie l’ensemble de ses employés » 2. Lisez « Bluff ou secousses en vue ? »

En savoir plus

  • 90 %
    Les États-Unis reçoivent plus de 90 % des exportations québécoises de meubles résidentiels.

Source : Association des fabricants de meubles du Québec

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2025-09-30/bois-d-oeuvre/washington-annonce-de-nouveaux-droits-de-douane.php

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Spectacles aériens aux États-Unis Les pilotes canadiens volent la vedette pendant le blocage budgétaire

La patrouille acrobatique des Forces armées canadiennes est en train de voler la vedette dans certains des plus importants spectacles aériens des États-Unis, en raison de la paralysie budgétaire qui cloue au sol les meilleurs escadrons de voltige américains.
Publié à 5 h 00

Vincent Larouche Équipe d’enquête, La Presse

](https://www.lapresse.ca/auteurs/vincent-larouche)

Les Snowbirds de l’Aviation royale canadienne ont été la vedette du Pacific Airshow d’Huntington Beach, en Californie, le week-end dernier, l’un des plus courus au pays de l’Oncle Sam.

Au départ, les Canadiens devaient partager le ciel avec les mythiques Thunderbirds de l’US Air Force et les légendaires Blue Angels de la marine américaine. Le blocage budgétaire qui paralyse une partie du gouvernement fédéral a toutefois forcé ces deux dernières équipes à annuler leur participation.

Dans leurs vieux appareils Canadair CT-114 Tutor, en service depuis plus de 60 ans, les pilotes de l’escadron de démonstration des Forces armées canadiennes en ont tout de même mis plein la vue aux spectateurs.

Avec leurs avions et leurs tenues de vol rouge et blanc ainsi que leurs formations aériennes signatures comme la Feuille d’érable, le Cormoran ou la Bernache du Canada, ils ont aussi offert une rare manifestation de symboles patriotiques canadiens au public américain, à une époque où les relations entre les deux pays se sont beaucoup dégradées.

« Dieu merci, le Canada n’est pas encore le 51e État », a déclaré Kevin Elliott, le directeur du Pacific Airshow, en entrevue au New York Times avant le début du spectacle des pilotes canadiens. Ceux-ci ont « sauvé la situation » au cours du week-end, selon lui.

Commentaires élogieux

Sur les réseaux sociaux, plusieurs spectateurs ont manifesté leur appréciation. « On vous adore, assurez-vous de revenir l’an prochain », a mentionné une dame en ajoutant un émoji de cœur et un drapeau canadien.

« Bon travail pendant le week-end. Merci ! », a écrit un homme, ajoutant des émojis des drapeaux canadien et américain ainsi qu’un salut militaire.

« Tellement de plaisir à vous voir voler ! Merci d’avoir offert une performance formidable ! », a renchéri un autre internaute américain.

« Les Snowbirds incarnent le professionnalisme, les habiletés et le dévouement qui font la réputation des membres des Forces armées canadiennes. Leurs spectacles sont une source d’inspiration pour la poursuite de l’excellence et laissent une impression durable partout où ils se produisent », a souligné David Lavallée, officier d’affaires publiques civil de la 1re Division aérienne du Canada, dans un message envoyé à La Presse.

Autre évènement majeur

L’escadron canadien présentera le spectacle de clôture d’un autre important spectacle aérien américain dimanche prochain : le Fleetweek Airshow de San Francisco.

« C’est un des meilleurs spectacles aériens au monde. Les gens viennent d’Asie, d’Europe et d’ailleurs. L’évènement est présenté par United Airlines, pour vous donner une idée. J’ai vu des centaines de spectacles aériens, et celui-ci est de loin le plus beau. La baie de San Francisco fait comme un amphithéâtre, avec le pont Golden Gate, Alcatraz, le port, et des gens tout autour. C’est unique », explique Jim Breen, organisateur de l’évènement.

Encore une fois, les escadrons de démonstration militaires américains qui devaient s’y produire devront annuler leur présence, à moins d’un accord de dernière minute avec le Congrès américain pour adopter un budget fédéral.

Les Canadiens pourraient donc encore être l’attraction principale d’un spectacle d’envergure en sol américain.

« Ils seront notre attraction principale si les autres ne peuvent malheureusement pas venir, mais les gens vont apprécier le spectacle, peu importe ce qui arrive », affirme M. Breen.

Chaque fois que les Snowbirds ont participé à la Fleetweek par le passé, ils ont conquis le public. « Les gens les adorent », dit-il.

« Ils repartent en disant : “Wow, je ne savais pas qu’ils étaient aussi fantastiques !” »

« Les Snowbirds visent toujours la perfection, qu’ils soient ou non la vedette principale, et ils sont fidèles à leur mission d’inspirer la prochaine génération à poursuivre ses rêves, que ce soit dans le domaine de l’aviation ou ailleurs », affirme de son côté David Lavallée.

Qui sont les Snowbirds ?

Les Snowbirds sont l’équipe acrobatique de démonstration des Forces armées canadiennes depuis 1971. Ils sont commandés par le lieutenant-colonel Guillaume Paquet, de Saint-Quentin, au Nouveau-Brunswick.

Leurs avions volent en formation à environ 1,2 m de distance et atteignent 590 km/h lors des démonstrations.

Lorsque deux appareils se croisent à pleine vitesse, ils sont espacés de dix mètres et leur vitesse de rapprochement atteint presque la vitesse du son.

Dix membres de l’équipe sont morts dans l’exercice de manœuvres difficiles et risquées au fil des décennies.

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-10-08/spectacles-aeriens-aux-etats-unis/les-pilotes-canadiens-volent-la-vedette-pendant-le-blocage-budgetaire.php

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L’aluminium du Québec dérouté vers l’Europe

Frappé par une taxe de 50 % sur le marché américain, le lingot d’aluminium du Québec a changé de destination et pris le chemin de l’Europe au cours des derniers mois.

Publié à 6 h 00

Hélène Baril La Presse

](https://www.lapresse.ca/auteurs/helene-baril)

Depuis le début de l’année, les exportations d’aluminium vers les Pays-Bas sont en hausse de 74,5 %, tandis que les exportations vers l’Italie ont doublé et celles vers la Pologne ont quadruplé par rapport à l’an dernier, a fait savoir Statistique Canada, mardi.

Le marché a pivoté pour s’ajuster aux droits de douane américains, explique le porte-parole de l’industrie, Jean Simard. Une partie des lingots de base, un produit de commodité qui est le même partout dans le monde, a été exportée sur les marchés européens tandis qu’une autre partie a été stockée.

En temps normal, 94 % de la production canadienne d’aluminium est exportée aux États-Unis et 84 % de cette production vient du Québec.

Comme les utilisateurs américains d’aluminium canadien avaient fait des réserves avant l’entrée en vigueur des droits fixés d’abord à 25 % et ensuite à 50 %, la demande aux États-Unis a fléchi et les alumineries canadiennes n’ont pas trouvé preneur aux États-Unis au prix augmenté par les droits de douane, d’où leur décision de rediriger leurs lingots vers d’autres marchés.

Pertes énormes

Comme ça ne se fait pas du jour au lendemain, les producteurs ont quand même continué d’exporter aux États-Unis en absorbant une partie des droits de douane. Au cours des derniers mois, Rio Tinto estime avoir perdu 300 millions US et Alcoa a déclaré une perte de 100 millions US à cause des droits de douane, a rappelé M. Simard.

Les droits de douane font aussi mal à l’industrie américaine qui dépend de l’aluminium canadien, comme les constructeurs de voitures.

Ford a encaissé une perte 800 millions US au deuxième trimestre parce qu’il n’a pas augmenté le prix de ses véhicules comme il aurait dû le faire pour refléter la hausse de 50 % du prix de l’aluminium.

En 2024, avant les droits de douane américains, les producteurs canadiens exportaient en moyenne pour 1,1 milliard de dollars d’aluminium aux États-Unis chaque mois. Depuis l’imposition des droits de douane, les exportations moyennes mensuelles ont chuté à 848 millions, une baisse de 24 %.

Comme les réserves des clients américains commencent à se tarir, le plein effet des droits de douane va les frapper, avance Jean Simard. « Ça veut dire que le marché va être très serré et que certains acheteurs vont peut-être choisir de réduire leur production à cause du prix élevé de l’aluminium », dit-il.

Le Québec très touché

Les exportations canadiennes vers tous les pays ont diminué de 3 % en août, après trois hausses mensuelles consécutives, selon les chiffres publiés mardi par Statistique Canada.

Les exportations vers les États-Unis sont en baisse de 3,4 %. Les produits frappés de droits de douane affichent les plus fortes baisses, notamment les automobiles et les pièces d’automobiles, dont les exportations reculent de 3,9 %.

L’économie du Québec est particulièrement affectée par le recul des exportations vers les États-Unis. En plus de l’aluminium, les exportations de cuivre sont en baisse de 27 % en août.

Les exportations de bois d’œuvre ont chuté de 25,4 % en août et sont maintenant à leur plus bas niveau depuis mai 2020, selon Statistique Canada.

Ce recul prononcé est lié à la hausse des droits antidumping et des droits compensateurs décrétée par les États-Unis et entrée en vigueur à la fin du mois de juillet et au début d’août.

D’autres droits de douane américains de 10 % sur le bois d’œuvre canadien et les meubles en bois doivent s’ajouter à compter du 14 octobre.

https://www.lapresse.ca/affaires/2025-10-08/l-aluminium-du-quebec-deroute-vers-l-europe.php

Tarifs : une entreprise de Lévis ferme la porte au marché américain et mise sur le Canada

Alors que la hausse des tarifs douaniers américains frappe sans cesse les entrepreneurs depuis mars dernier, le fabricant et distributeur lévisien de pièces d’auto neuves, Transit, a mis en place son « déploiement canadien ». Il a décidé d’ouvrir deux nouveaux entrepôts dans les régions de Laval et Toronto ainsi qu’un autre dans l’Ouest canadien prochainement.

Quand tu dis que tu vas perdre 25 % de ton chiffre d’affaires [à cause des tarifs douaniers américains], ça shake […]. On s’est reviré de bord sur un 10 cennes et on s’est dit : ‘‘Qu’est-ce qu’on fait?’’ Ce qu’il fallait faire, c’était de se concentrer au Canada et d’ouvrir plus de succursales, lance Stephan Guay, président-directeur général de Transit.

Avec ces ouvertures, l’entreprise lévisienne pourra répondre plus rapidement à sa clientèle, notamment au niveau des délais de livraison, et solidifier la présence de l’entreprise d’est en ouest.

Ainsi, Transit a ajouté une succursale à Scarborough, en banlieue de Toronto, et une à Laval tandis que celle prévue dans l’Ouest canadien devrait ouvrir à la fin 2025 ou au début 2026.

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Visite de Mark Carney à la Maison-Blanche Le ton a changé… et c’est déjà beaucoup

[

Michel C. Auger Collaboration spéciale

](https://www.lapresse.ca/auteurs/michel-c-auger)

On peut vouloir réduire la visite de Mark Carney à Washington à une simple question : est-ce que c’est une victoire pour le Canada ? La réponse sera non. Rien n’a changé, sinon le ton de la conversation.

Publié à 7 h 00

Mais c’est déjà beaucoup.

Évidemment, le chef conservateur Pierre Poilievre a clairement indiqué qu’il n’accepterait rien de moins qu’une victoire. Il ne sera pas satisfait d’un simple changement de ton.

Mais le président Trump n’a pas soudainement réalisé que ses droits de douane nuisaient à son si gentil voisin du Nord. Il les revoit au nom de ses propres intérêts. Même si le président ne le dira jamais ouvertement, il vient d’accepter le fait que sa politique économique basée sur des droits de douane imposés aux autres pays nuit à l’économie des États-Unis.

Cela veut dire qu’il faut négocier avec le Canada, qui reste son principal partenaire commercial, pour que les échanges demeurent à un certain niveau. M. Trump dit toujours qu’il veut que les Américains achètent d’abord des produits américains, mais ce n’est pas possible dans tous les secteurs, tant les deux économies sont intégrées et complémentaires.

Le président Trump et le premier ministre Carney ont donné instruction à leurs ministres de se concentrer sur trois secteurs, soit l’acier, l’aluminium et l’énergie. Le ministre responsable du Commerce avec les États-Unis, Dominic LeBlanc, est d’ailleurs resté à Washington pour continuer les discussions.

Ça ne veut pas dire que les choses vont se régler très rapidement. Mais le changement de ton n’est pas qu’une simple politesse, il signifie que les États-Unis sont prêts à faire des concessions, en particulier sur des dossiers qui ont fait très mal au Canada.

Plusieurs indices indiquent que cela était devenu urgent pour la partie américaine. Il est significatif que l’invitation soit venue du président Trump. C’est lui qui avait senti le besoin de parler directement au premier ministre Carney.

Cela devenait même urgent parce que ses droits de douane ont commencé à faire augmenter l’inflation et le coût de la vie. Avec les effets politiques que cela peut avoir aux États-Unis à un an des élections de mi-mandat.

De toute évidence, le président Trump a compris le message que beaucoup de gens d’affaires aux États-Unis ont commencé à lui envoyer, et cela explique en partie le ton plus amical qu’il avait à propos du Canada.

Les trois secteurs de l’économie canadienne qui connaissent le plus de difficultés à cause des droits de douane américains sont l’acier, l’aluminium et le bois d’œuvre. Mais ce sont trois produits que les États-Unis ne produisent pas en quantité suffisante pour leurs propres besoins. Ils doivent les importer, et la façon la plus simple de se les procurer est chez le voisin canadien.

Ce n’est pas seulement une question de proximité, c’est aussi le résultat de la très grande intégration des économies des deux pays. Des droits de douane élevés sur des produits de base ont, en fin de compte, des effets sur l’ensemble de l’économie américaine.

Les droits de douane sur l’acier et l’aluminium produits au Canada sont actuellement de 50 %, alors que pour le bois d’œuvre, ils sont de 27 %. Cela, bien évidemment, a fait en sorte que les prix ont augmenté de façon importante aux États-Unis.

L’aluminium, en particulier, est à son prix le plus élevé en trois ans, alors que la production mondiale – surtout en Chine et en Australie – est en baisse. Et bâtir une aluminerie prend une dizaine d’années. Il n’y a donc pas moyen, à court terme, d’augmenter la production aux États-Unis.

L’aluminium, en particulier, est stratégique pour tout ce qui touche la production du secteur militaire. Ironiquement, les droits de douane ont été imposés en vertu des pouvoirs présidentiels en matière de sécurité nationale.

Il ne serait pas surprenant de voir le bois d’œuvre devenir sous peu un autre secteur où les États-Unis devront faire des concessions. Environ 30 % du bois d’œuvre utilisé aux États-Unis venait traditionnellement du Canada.

Les droits de douane font en sorte que le bois canadien est désormais hors de prix. Ce qui fait augmenter les prix dans l’ensemble de l’industrie de la construction. Et ils pourraient augmenter davantage si les États-Unis devaient aller de l’avant avec leur menace de faire passer les droits de douane de 27 % à 45 %.

M. Trump avait raison de dire que le Canada est un concurrent des États-Unis et que les deux pays voulaient souvent la même chose. Ce qu’il a décrit comme un « conflit naturel ». Mais le ton n’était vraiment pas le même que celui qu’il avait employé du temps de Justin Trudeau. Mark Carney est traité comme un allié plutôt que comme un adversaire.

Mais ce qui est encore plus important, c’est que le président Trump croit maintenant que cet allié peut lui être utile. C’est déjà ça.

https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2025-10-08/visite-de-mark-carney-a-la-maison-blanche/le-ton-a-change-et-c-est-deja-beaucoup.php

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Brittlestar a traduit les compliments de Carney envers Trump :rofl:

Oléoduc Keystone XL Un zombie pour amadouer Trump

Paul Journet La Presse

](https://www.lapresse.ca/auteurs/paul-journet)

C’est une surprise, mais ça ne devrait pas l’être. Lors de sa rencontre avec Donald Trump, Mark Carney a sorti de son jeu une carte oubliée : un projet zombie, l’oléoduc Keystone XL.
Publié à 5 h 30

Face au président américain, le Canada ne fait pas le poids. La relation est inégale. Certes, notre voisin a besoin de nous. Mais nous dépendons davantage de lui.

Le locataire de la Maison-Blanche cherche des victoires. M. Carney croit en avoir trouvé une qui ne lui ferait pas mal : ressusciter cet oléoduc abandonné en 2021.

Les écologistes dénonceront ce nouveau recul environnemental. Mais du point de vue de M. Carney, cela reste gérable. Car cet oléoduc n’est pas le plus controversé. Et il pourra se vanter d’avoir obtenu en contrepartie des concessions – ou, du moins, d’avoir évité le pire au chapitre des punitions américaines. Sans oublier les applaudissements qu’il recevra dans les Prairies, où il cherchera à diminuer la grogne.

L’Alberta met tout son poids en ce moment pour relancer un oléoduc qui ressemble au défunt projet Northern Gateway, qui relierait l’Alberta à la côte nord-ouest du Pacifique. Or, la Colombie-Britannique s’y oppose. Les Premières Nations sur ce territoire n’en veulent pas non plus. Une loi empêche les pétroliers de s’y approvisionner dans les ports. Ça commence mal.

Keystone XL serait plus facile à vendre. Il s’agit d’un quatrième tracé dans le réseau existant d’oléoducs, qui acheminerait le pétrole de l’Alberta au Nebraska, pour ensuite se rendre jusqu’aux raffineries du Texas ou de l’Illinois. Chez nous, il passe seulement en Alberta et en Saskatchewan, où on y est favorable. Le tracé traverserait des zones écologiques sensibles et des Premières Nations s’y opposent. Mais dans les deux cas, ces problèmes se déroulent de l’autre côté de la frontière. Loin de M. Carney.

Le meilleur exemple du moindre mal que représente Keystone XL : Justin Trudeau y était favorable, alors qu’il était contre Northern Gateway.

Pour l’environnement, cela reste un incitatif à émettre plus de gaz à effet de serre. Mais il y a tout de même une différence entre un gisement et un tuyau. L’espoir des écologistes devrait être que la transition énergétique avance assez vite pour réduire la demande de pétrole, et donc l’utilité du projet. La principale victime serait le privé et ses actionnaires, qui font le pari que la planète échouera à diminuer assez rapidement sa dépendance aux énergies fossiles, et qui espèrent en profiter financièrement.

Le dossier a changé depuis 2021. Keystone XL ne peut plus être analysé sans parler du conflit avec Washington.

Le Canada, comme tant d’autres pays, comprend que les droits de douane de M. Trump ne sont pas une simple tactique de négociation. Ce n’est pas un moyen. C’est une fin.

Il ne reviendra pas à l’ère du libre-échange. Le nouvel objectif est de limiter les dégâts.

L’aile écologiste du caucus libéral digérera mal ce énième recul vert. Mais M. Carney plaidera qu’on doit juger le dossier dans le contexte plus vaste de la négociation à venir avec les États-Unis.

Au minimum, on ne peut pas le blâmer de retourner toutes les pierres.

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2025-10-09/oleoduc-keystone-xl/un-zombie-pour-amadouer-trump.php

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La caricature de Côté

Par André-Philippe Côté, Le Soleil

9 octobre 2025 à 04h02

Un message a été fusionné à un sujet existant : Ailleurs dans le monde - Politique et économie

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2025-10-11/visite-payante-pour-davie-a-la-maison-blanche.php

Michael Sabia à Washington

Le « régleur de problèmes » de Mark Carney

L’ancien grand patron de Bell Canada, de la Caisse de dépôt et placement du Québec et plus récemment d’Hydro-Québec est l’un des joueurs pivots de Mark Carney dans la joute canado-américaine.

https://www.lapresse.ca/affaires/2025-10-11/michael-sabia-a-washington/le-regleur-de-problemes-de-mark-carney.php

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Reprise des négociations sur fond de tensions

(Ottawa) Les discussions entourant un accord commercial entre le Canada et les États-Unis ont repris à Washington, alors que le Canada menace de poursuivre le constructeur automobile américain Stellantis et qu’un nouveau sondage révèle qu’une majorité de Canadiens croient que s’entendre avec les Américains est hautement prioritaire.

Publié à 0 h 00

Antoine Trépanier La Presse

Le Canada menace de poursuivre

Les tensions sont présentement vives au pays, particulièrement en Ontario où le géant automobile Stellantis a annoncé cette semaine qu’il transférait la production de véhicules Jeep destinée à l’origine à une usine de Brampton vers l’Illinois.

Stellantis s’est engagé à investir 13 milliards de dollars au sud de la frontière et à augmenter sa production américaine, offrant un gain à l’administration Trump qui souhaite voir davantage d’entreprises s’installer aux États-Unis.

« Cela fait partie de l’engagement du président Trump à revitaliser l’industrie manufacturière, à relocaliser la production et à préparer le terrain pour une nouvelle ère de prospérité américaine », a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué.

La nouvelle a plutôt fait bondir le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, qui a qualifié Donald Trump de « tyran au sud de la frontière » qui le « rend complètement fou ».

Dans une lettre transmise mercredi au siège social américain de Stellantis, la ministre fédérale de l’Industrie, Mélanie Joly, a qualifié la décision d’ « inacceptable » et menacé l’entreprise de poursuites.

Elle rappelle que l’entreprise avait accepté de maintenir l’ensemble de ses activités au Canada, y compris celles de Brampton, en échange d’un soutien financier substantiel pendant plusieurs décennies. Elle fait référence aux mesures de sauvetage prises par le gouvernement en 2009 en faveur du secteur automobile pendant la crise financière, alors que Stellantis était « au bord de la faillite ».

« Tout manquement à cet engagement sera considéré comme une défaillance », écrit-elle.

M. Ford doit rencontrer le premier ministre Mark Carney, jeudi, dans la région de Toronto. Durant un point de presse mercredi, M. Ford a dit que si M. Carney ne parvient pas à un accord avec les Américains, il se devra de riposter « durement aux États-Unis » puisque le président ne fait que continuer à écraser le Canada.

« J’en ai assez de rester les bras croisés. Il faut riposter, a-t-il dit. Il me rend complètement fou. Et je ne vais pas le laisser écraser l’Ontario. »

Dans une déclaration écrite, le premier ministre Mark Carney a laissé entendre mardi que « jusqu’à ce qu’un contexte commercial du secteur de l’automobile nord-américain plus certain soit établi », notamment en vertu de l’examen prochain de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, « les décisions concernant d’éventuels investissements dans ce secteur continueront d’en subir les effets ».

La présidente nationale d’Unifor, le syndicat qui représente les travailleurs de Stellantis, a appelé le gouvernement à avoir une « approche coordonnée, rassemblant tous les secteurs » et à ne pas « sacrifier un secteur au profit d’un autre ».

« On ne peut pas conclure des accords parallèles sur l’énergie, l’acier ou l’aluminium, qui sont précisément les matériaux dont les États-Unis ont besoin. Si nous abandonnons ce levier, nous n’en aurons plus aucun », a déclaré Lana Payne.

Une priorité « critique »

Un sondage Ipsos commandé par l’Institut économique de Montréal (IEDM), dont La Presse a obtenu copie, montre que 59 % des répondants au Canada estiment que la signature d’un nouvel accord commercial avec les États-Unis devrait être une priorité « critique » pour le gouvernement fédéral.

Qui plus est, deux tiers des Canadiens (66 %) considèrent que la relation économique avec les États-Unis est « très importante pour l’économie canadienne » et 67 % estiment qu’un accord économique « solide » avec les Américains est « essentiel pour la croissance économique du Canada ».

Ipsos a interrogé 1000 Canadiens âgés de 18 ans et plus sur le web du 29 septembre au 1er octobre 2025. La marge d’erreur est de plus ou moins 3,8 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

« Malgré les tensions actuelles, le maintien d’une relation cordiale avec notre voisin immédiat demeure une priorité pour les Canadiens », affirme le président fondateur de l’IEDM, Michel Kelly-Gagnon.

Discussions avec l’Inde et la Chine…

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2025-10-16/accord-commercial-canada-etats-unis/reprise-des-negociations-sur-fond-de-tensions.php

Négociations commerciales Carney optimiste de conclure une entente avec Trump

(Ottawa) Le premier ministre du Canada, Mark Carney, affirme qu’une entente commerciale avec les États-Unis « est possible » prochainement, lui qui rencontrera le président Donald Trump en Asie la semaine prochaine.
Publié à 10 h 01 Mis à jour à 11 h 03

Antoine Trépanier La Presse

À son arrivée au Parlement mardi, Mark Carney a déclaré que les négociations intensives avec les Américains avaient toujours lieu et que le Canada tente d’améliorer son sort dans des secteurs ciblés.

« On peut améliorer nos relations commerciales dans les secteurs de l’acier, de l’aluminium, de l’énergie et on espère dans l’automobile et le bois d’œuvre », a déclaré M. Carney.

Depuis que le premier ministre Carney s’est rendu à Washington, au début du mois, son ministre du Commerce Canada – États-Unis, Dominic LeBlanc, et le greffier du Conseil privé, Michael Sabia, ont passé plusieurs journées dans la capitale américaine.

L’affaire a rebondi au Parlement après que The Globe and Mail eut rapporté mardi matin, citant deux sources confidentielles, qu’un accord commercial entre le Canada et les États-Unis sur les trois secteurs pourrait être prêt à être signé par les deux dirigeants lors de la Réunion des dirigeants économiques du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), la semaine prochaine.

L’acier et l’aluminium canadiens sont frappés de droits de douane de 50 %, l’énergie, les minéraux critiques et la potasse, de 10 %, et les produits non conformes à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), de 35 %.

À Ottawa, M. LeBlanc a pour sa part déclaré qu’il serait « [trop] optimiste de prétendre qu’on est à quelques jours de signer une entente en Corée ».

« Je suis optimiste de nature, mais nous avons encore du travail devant nous […] On continue le travail, mais on n’a pas mis d’échéancier précis comme ça », a-t-il dit en mêlée de presse.

M. Carney a néanmoins indiqué qu’il devrait rencontrer le président américain Donald Trump en Corée du Sud la semaine prochaine durant le sommet de l’APEC.

« Dans le contexte, ce qui est plus important, ce sont des négociations, des discussions, avec les pays de l’Asie. L’Indonésie, tous les pays de [l’Asie du Sud-Est], la Chine et ça c’est la principale raison pour laquelle j’irai en Asie », a ajouté M. Carney qui participera à deux sommets internationaux du 24 octobre au 1er novembre.

Le gouvernement fédéral montre de plus en plus d’intérêt à développer ses relations diplomatiques et économiques avec la Chine, après des années difficiles.

La semaine dernière, la ministre des Affaires étrangères Anita Anand a effectué une visite à Beijing où elle a rencontré son homologue Wang Yi en vue de faire progresser les relations bilatérales.

Récemment, le premier ministre Carney a rencontré le premier ministre chinois Li Qiang et a indiqué qu’il s’attendait à une autre rencontre avec des dirigeants du gouvernement, sans exclure une rencontre avec le président Xi Jinping.

https://www.lapresse.ca/affaires/2025-10-21/negociations-commerciales/carney-optimiste-de-conclure-une-entente-avec-trump.php

Droits de douane sur les camions Rien de rassurant chez Paccar

Ce n’est rien de rassurant pour la principale usine de camions du Québec, située à Sainte-Thérèse. Paccar applaudit les droits de douane de 25 % qui doivent être appliqués le 1er novembre prochain sur ses véhicules exportés aux États-Unis.
Publié à 6 h 00

Julien Arsenault La Presse

Puisque le propriétaire des marques Kenworth et Peterbilt construit plus de 90 % de ses modèles dans trois États, il s’estime en bien meilleure posture que ses concurrents n’ayant pas une aussi grande présence manufacturière au sud de la frontière.

La majorité de ses camions seront donc exemptés de droits de douane dans son principal marché.

« Ce sera une bonne chose, car nous construisons nos camions au Texas, en Ohio et dans l’État de Washington », a expliqué le chef de la direction de Paccar, Preston Feight, mardi, dans le cadre d’une conférence téléphonique avec les analystes financiers.

La situation de l’usine de Sainte-Thérèse n’a jamais été évoquée au cours de l’évènement visant à faire le point sur la performance financière de la multinationale au troisième trimestre. De quoi alimenter l’incertitude, étant donné que le complexe de 425 000 pieds carrés situé dans les Laurentides exporte la quasi-totalité de sa production vers le marché américain.

Ses modèles des classes 5, 6 et 7 des marques Kenworth et Peterbilt, qui appartiennent à Paccar, feront partie des camions sur lesquels des droits de douane doivent être appliqués.

Selon le décret de la Maison-Blanche, pour les modèles qui respectent les modalités de l’Accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), Washington limitera la surtaxe au contenu non américain. Selon Statistique Canada, en 2024, plus de 40 % des exportations canadiennes de camions lourds aux États-Unis constituaient du contenu américain.

L’impact risque donc d’être ressenti en banlieue nord de Montréal.

C’est certainement un désavantage pour l’usine [québécoise] de Paccar vis-à-vis de ses rivales américaines ainsi qu’à l’intérieur de la famille [de Paccar].

William Pellerin, avocat spécialisé en droit commercial et associé au sein du cabinet McMillan

Il n’a pas été possible d’obtenir des commentaires de la multinationale concernant ce qui attend son complexe de Sainte-Thérèse.

Outre le site québécois de Paccar, l’autre grande usine d’assemblage de camions est exploitée par le constructeur japonais Hino à Woodstock, en Ontario.

La dernière année n’a pas été de tout repos à l’usine, qui a vu Paccar effectuer quelques vagues de mises à pied en raison d’une diminution des livraisons. La plus récente était survenue en août dernier et avait envoyé 175 personnes en congé forcé. Il reste environ 850 salariés sur le site.

Les autocars dans la ligne de mire de la Maison-Blanche

Au Québec, le plus récent décret du 47e locataire de la Maison-Blanche pourrait aussi avoir des répercussions chez Nova Bus et Prevost. Une surtaxe de 10 % attend les autobus urbains et autocars. Chez les deux constructeurs, on ne s’attendait pas à se retrouver dans la ligne de mire de l’administration Trump.

« La question de savoir si nous sommes surpris, c’est oui, affirme le chef des communications et affaires gouvernementales chez Prevost, Mathieu Claise. Selon nous, cela va à l’encontre de l’ACEUM, qui est une bonne entente. »

Pour le moment, les deux entreprises affirment être en train d’évaluer le contenu du décret de Washington, qui comporte plusieurs annexes.

Chez Prevost, on maintient la cadence quotidienne de production, qui est de quatre autocars. N’empêche, plus de 80 % des recettes de l’entreprise dépendent du marché américain.

Même son de cloche chez Nova Bus. Le constructeur d’autobus urbains avait annoncé un repli dans le marché américain en juin 2023. En septembre dernier, le président-directeur général de l’entreprise, Paul Le Houillier, a indiqué à La Presse que les villes américaines ne représentaient que de 10 à 20 % du chiffre d’affaires total.

En savoir plus

1300 personnes
    Effectif québécois de Prevost, dont la principale usine se trouve à Sainte-Claire

Source : Prevost

1000
    Nombre d’employés de Nova Bus à Saint-Eustache et Saint-François-du-Lac

Source : nova bus

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2025-10-22/droits-de-douane-sur-les-camions/rien-de-rassurant-chez-paccar.php

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