Mais voilà un des problèmes de base : les fonctionnaires ne veulent pas aider les requérants à rebâtir la ville. Ils se considèrent les garants du statu quo. Un fonctionnaire de la Ville de Montréal pro-développement est rarissime. Tant que la philosophie des arrondissements restera que la ville doit être figé dans le temps, le problème demeurera. Le pire c’est que cette emphase sur le cadre bâti existant ne fonctionne même pas pour sauver nos édifices d’une vraie valeur patrimoniale.
J’en connais plusieurs des agents du cadre bâtit (ACB dans le jargon) et des conseillers en urbanisme et étant moi-même fonctionnaire (mais dans un autre domaine) je peux témoigner que non seulement est-ce que c’est une affirmation outrancière, c’est également faux. Quand ton travail c’est d’émettre des permis, tu ne veux pas ne pas en émettre. Les fonctionnaires sont généralement compétents et à l’avenant, comme la majorité des gens.
Moi je me fais un point d’honneur de donner le meilleur service possible et d’être à l’écoute des besoins des citoyens; c’est normal, j’en suis un aussi.
Pour le reste, les fonctionnaires doivent composer avec l’environnement réglementaire qu’on leur donne. Souvent il y a des modifications réglementaires qui rendent certains dossiers complexes et pour cela moi je met le blâme sur le politique.
Certains règlements/politiques, bien que bienveillantes dans leurs intentions, font en sorte que des dossiers en apparence simple deviennent complexes. L’interdiction/obligation de passer par un processus de dérogation pour la fusion de logements, la protection patrimoniale à outrance de certaines catégories de logements (shoebox, maisons de vétérans) et un zonage archaïque dans certains secteurs (max 2 étages, interdiction de cours anglaises, minimums de stationnements, etc) en sont de bons exemples.
Dans mon expérience des 4 dernières années, les élu(e)s n’ont jamais été en désaccord avec les avis défavorables de la fonction publique et/ou du CCU. Cependant, il est arrivé de questionner certains avis favorables pour des considérations que la réglementation n’encadre pas.
La Ville a publié une vidéo sur le Comité Jacques-Viger
Découvrez le Comité Jacques-Viger
Explorez comment le Comité Jacques-Viger contribue aux décisions qui façonnent Montréal et orientent le développement de la ville. Dans cette entrevue croisée, sa présidente, Josée Bérubé, ainsi que deux membres du comité, Anne-Marie Parent et Nicolas Demers-Stoddart, présentent leur approche des grands projets urbains. Le CJV s’appuie sur une expertise variée qui enrichit l’analyse des projets. Un échange authentique qui met en lumière le rôle unique du CJV dans la construction d’un Montréal harmonieux, résilient et tourné vers l’avenir.
L’arrondissement de Villeray–Saint‑Michel–Parc‑Extension (VSP) souhaite interdire la conversion de certains locaux commerciaux en logements afin de préserver l’offre de commerces de proximité. Pour empêcher ces transformations sur plusieurs artères commerciales, le règlement de zonage de l’arrondissement doit être modifié.
C’est que l’administration affirme vouloir trouver un équilibre entre le développement résidentiel et la présence de commerces de proximité afin d’éviter que certaines rues perdent leur vocation commerciale à long terme.
Le point figurait à l’ordre du jour de la séance du conseil d’arrondissement de la semaine dernière et les élus devaient recevoir, au même moment, le procès-verbal de l’assemblée publique de consultation tenue le 12 février dernier.
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C’est drôle de lire ça; j’ai lu le fil sur le projet de remplacement du marché Esposito plus tôt cette semaine. Projet contre lequel les résidents se sont battus en raison du manque de logements sociaux et l’absence d’une épicerie, créant ainsi un désert alimentaire.
Cette sortie de l’arrondissement pue l’hypocrisie, avec le recul.