Région de Québec - Voirie, Projets d'infrastructure

/s. Ils auront du proposer un métro.

:upside_down_face:

Si on pousse assez fort l’histoire que c’est le métro qu’ils voulaient présenter, peut-être qu’ils vont le faire.

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La ministre était en entrevue à l’émission radio Midi info

Elle a mentionné qu’il y avait une vingtaine d’entreprises qui ont manifesté leurs intérêts dans le projet… elle a aussi dit qu’elle va faire en sorte qu’il ne sera pas possible de reculer sur le projet si le gouvernement change, car il sera trop avancé et que Québec perdrait de la crédibilité en annulant un contrat de cette envergure :roll_eyes:

Elle veut vraiment nous rentrer le projet dans la gorge

Pour écouter :speaker: :headphones: Dévoilement du tracé retenu pour le 3e lien à Québec, avec Geneviève Guilbaul | OHdio | Radio-Canada


Les maires de Lévis et Québec, qui n’étaient pas à la conférence de presse de la ministre, en entrevue à Zone Info

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Encore une autre version griffonnée sur une napkin au coin d’une table. Aucune étude, aucune consultation avec les villes concernées. Aucune ventilation sérieuse sur les coûts quand on sait que construire en pleine ville suppose d’importantes expropriations, pareil pour traverser un parc industriel et scinder des propriétés en deux. Construire un tunnel est aussi très couteux sans parler du pont et des approches.

Vraiment c’est du bavardage d’ados sans aucune profondeur et totalement décroché du monde réel au niveau logistique. De la très très haute incompétence qui ridiculise la CAQ encore davantage. Ils prennent vraiment les gens pour des imbéciles.

Moi aussi ma confiance est à zéro quand je vois un tel niveau d’amateurisme pour un gouvernement au bilan aussi mince en matière de réalisations. Finalement quoi qu’ils fassent ou disent, ce n’est certainement pas avec deux déficits successifs qui cumuleront 23 milliards qu’on leur accordera un troisième mandat. :-1: :-1: :-1:

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Un pas en avant, deux pas en arrière, et on revient avec le troisième lien! :joy:

Ca reste un projet profondément inutile, il y a très peu de congestion à Québec, et le gros du “problème” se règlerait à moindre coût par le réaménagement des échangeurs à la tête des ponts.

Pour le même prix la région pourrait être dotée d’un beau petit métro léger automatique avec des rames de 15-20m de long, souterrain au centre et au sol/en viaduc dans les emprises autoroutières existantes en banlieue, le tout adapté à l’hiver encore plus froid qu’a Montréal.

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Incroyable si ça s’avère vrai (et tout porte à le croire). Le gouvernement voulait surement détourner l’attention de certains sujets chauds, mais une gaffe du genre serait une bombe supplémentaire.

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Vite un(e) journaliste là-dessus!! :sweat_smile:

Je me demande s’il y en a de Québéc qui suivent le forum :smiling_face:

publie sur bsky et je partage. Je ne saurai expliquer le problème.

Radio-Canada avait publié cette carte hier

les tracés P2c et P2d correspondent plus au document téléversé par @fbfree

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Le troisième lien du «on verra»

Par Valérie Gaudreau, Le Soleil

13 juin 2025 à 04h00

La ministre des Transports Geneviève Guilbault, qui s’est présentée seule au lutrin jeudi, demande une nouvelle profession de foi aux électeurs. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

CHRONIQUE / Il était un peu malaisant jeudi de voir Geneviève Guilbault parler du corridor retenu pour le troisième lien comme celui du «meilleur projet à meilleur coût» quand on a toujours ni projet, ni coût.


Ni véritable étude, ni vraie consultation.

Les maires de Québec et Lévis ont été avisés mercredi soir du corridor retenu pour la énième mouture d’un futur possible troisième lien. La veille de l’annonce pour un pont-tunnel qui reliera leurs deux villes. Faut le faire.



Il y a bien eu des présentations à des fonctionnaires municipaux, mais ils ont dû signer une entente de non-divulgation.

Les maires Gilles Lehouillier et Bruno Marchand ont raison de vouloir avoir leur mot à dire. Ils ont encore beaucoup de questions avant de se prononcer. Les médias et les contribuables aussi.


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Surtout que le projet présenté jeudi ajoute des nouveautés, au premier chef la partie tunnel qui serait creusée à la hauteur de Sillery pour relier le secteur de Saint-Romuald. Un défi technique majeur qui exigera d’imposants travaux.

L’impact réel sur la congestion routière? On ne sait pas trop.

Le quartier où ce qui est maintenant un pont-tunnel va sortir sur la rive nord? À voir.

L’impact sur l’environnement? Plus tard.

La place du transport collectif, l’acceptabilité sociale? L’éventuelle contribution du fédéral? À suivre.



Bref, «on verra».

Le temps va commencer à presser pour la promesse de livrer un tracé détaillé et une idée des coûts à l’automne.

Mais peu importe ces questions et l’avis d’experts, dont la CDPQ Infra, qui y voient peu de bénéfices. Le troisième lien, la CAQ le veut, au nom de la «sécurité économique». Et la ministre, qui s’est présentée seule au lutrin jeudi, demande une nouvelle profession de foi aux citoyens. Et, évidemment, aux électeurs.

Drapeaux rouges

Même si le coût du projet, l’impact du mégachantier, les échéanciers sèment des questions comme autant de drapeaux rouges sur la route.

Mais la CAQ, a martelé Geneviève Guilbault jeudi, est le seul à proposer un troisième lien, les gens le veulent, les gens d’affaires aussi alors, go.



En sortant de la conférence de presse de Geneviève Guilbault jeudi, j’ai repensé à l’époque où, en 2011, François Legault venait de lancer la CAQ et il répondait «on verra» à plusieurs questions fondamentales.

Vous me direz que ça n’a pas empêché la CAQ de prendre le pouvoir à peine sept ans plus tard.

Dans le cas du troisième lien, les inconnues commencent toutefois à peser lourd dans la balance et le «on verra» passe de moins en moins.

Oui, les gens d’affaires et la population veulent un troisième lien. Quelque 70 % le souhaitent révélait un sondage paru dans Le Soleil.

Un coup de sonde de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) montre aussi que près des trois quarts des PME de la grande région de Québec se rallient à l’argument de la «sécurité économique». Elles jugent la construction d’un troisième lien «urgente».

Mais l’ampleur de l’appui pourrait aussi changer en fonction des détails, du vrai tracé et des coûts.

L’assurance de la ministre et son urgence à vouloir réaliser ce projet de plusieurs milliards contraste de plus en plus avec la minceur des données disponibles.

Jeudi, Geneviève Guilbault a plus que jamais insisté sur le fait que son parti est le seul qui propose un troisième lien. Façon de dire que si on en veut un, vous savez pour qui voter l’an prochain.

Elle n’a toutefois pas fait mention de candidats à la chefferie du Parti libéral, comme Charles Milliard, qui pourraient être ouverts à l’idée. Ni du Parti conservateur d’Éric Duhaime.

Qu’on le juge crédible ou non, il a le mérite d’avoir un projet déjà plus détaillé avec son lien sur l’île d’Orléans.



Les formations représentées à l’Assemblée nationale, estime la ministre, «méprisent» le troisième lien et «s’en moquent».

«Ils sont tous contre. Le Parti québécois, le Parti libéral, Québec solidaire ne font qu’en parler négativement. Alors que la grande majorité des citoyens de la Ville, le vrai monde, qui le veulent depuis longtemps», a dit la ministre.

Le vouloir est une chose. Mais la population, qui payera la facture, veut aussi des réponses et ne croit plus à un projet qui ferait encore demi-tour.


C’est simple, tout le monde ne parle que de cette annonce, et l’autre annonce est passée dans le vide. Soit les compression de 510M$ pour les écoles publiques. En plus d’un autre 500M$ pour des chirurgies qui dormirait.

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À la prochaine mauvaise annonce, ça va être surement le temps de parler du chemin Roxham qui est supposé être fermé. Ils savent sur quels piton peser…

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Le nouveau corridor pour le troisième lien Québec-Lévis présenté jeudi par la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, a été étudié, puis écarté par son propre ministère il y a quatre ans.

Dans une analyse datée de 2021, le ministère des Transports a analysé quatre scénarios pour relier les deux rives. L’un d’eux est identique à la version proposée par Mme Guilbault. Il a obtenu la pire note parmi les corridors analysés.

Selon l’étude du ministère, le scénario de pont et de tunnel reliant le chemin des Îles, à Lévis, au boulevard Pierre-Bertrand, à Québec, obtenait la note globale de 28 %. Il finissait donc bon dernier, derrière des propositions ayant des notes allant de 33 % à 80 %.

« Il n’y a aucun indicateur qui est dans le vert. Donc je ne comprends pas comment on peut arriver à présenter ce corridor comme étant la solution préférable, alors qu’on l’a identifié comme étant le moins favorable », a réagi vendredi Fanny Tremblay-Racicot, professeure agrégée à l’École nationale d’administration publique. « C’est un peu aberrant de constater ça. […] C’est une énigme », a-t-elle ajouté.

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C’est vrai qu’en niaisant avec le 3ème lien, la CAQ détourne l’attention des citoyens des vraies affaires, c’est-à-dire les problèmes de financement du gouvernement et les coupes majeures qui passent sous le radar. Pendant ce temps…


Des économies d’au plus 40 M$

Selon le rapport, les bénéfices financiers seraient aussi limités. Les économies oscillent entre 27 et 40 M$ selon les différents scénarios, loin de permettre au projet d’atteindre la rentabilité, affirme l’étude.

Ces sommes ne reviendraient d’ailleurs pas directement dans les poches du gouvernement, nuance toutefois Jean Dubé.

“Quelqu’un qui passe moins de temps dans l’auto a plus de temps pour faire autre chose, notamment travailler. Il peut monnayer son temps contre une rétribution. Ça représente un bénéfice pour lui et pour la société”, explique-t-il.

Le lien entre les deux centres-villes est celui qui rapporterait le plus avec des bénéfices estimés à 40,6 millions de dollars.

“40 millions de dollars de bénéfices économiques, [c’est] dans un scénario qu’on qualifie probablement du plus optimiste possible”, nuance le professeur.

Quant au corridor retenu, il permettrait de réaliser des économies de 39,4 millions de dollars. Cela dit, au fil des ans et des changements d’habitudes, ces gains pourraient être amenés à s’estomper.

“[Les gains], je les vois décroître à moyen et à long terme”, pense M. Dubé.

Si le rapport donne un portrait fixe à un moment donné et qu’il ne prend pas en considération l’évolution potentielle de Québec et de Lévis, il offre toutefois un constat clair, estiment les chercheurs.

“Il faut aussi offrir des alternatives dans la région de Québec. Les résultats [de notre étude], ce qu’ils montrent, c’est que les gens sont systématiquement poussés vers l’utilisation de la voiture”, conclut le professeur de l’Université Laval.

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Mes photos de l’Espace Riopelle à Québec ce matin.


Le bois d’ingénierie prend sa place dans la structure

On ferme les murs du côté des Plaines.

L’entrée principale devant la grue commence à prendre sa forme définitive.

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Résumé

Un nouveau boulevard Wilfrid-Hamel en 2026

Par Simon Bélanger, Initiative de journalisme local, Monquartier.quebec

23 juin 2025 à 15h24|

Mis à jour le23 juin 2025 à 15h43

Intersection du boulevard Wilfrid-Hamel et de l’avenue Proulx, dans le quartier Vanier. (Ville de Québec)

Le tronçon du boulevard Wilfrid-Hamel situé entre le boulevard Père-Lelièvre et la rue Marie-de-l’Incarnation connaitra une transformation importante en 2026. Lien cyclable sécurisé, voies réservées pour les autobus du RTC et intersections refaites à neuf sont notamment au programme pour ce secteur de Vanier, situé tout juste au nord du quartier Saint-Sauveur.


Le 16 juin dernier, lors de l’assemblée mensuelle du conseil de quartier de Vanier, la Ville de Québec présentait son plan de réaménagement du boulevard Wilfrid-Hamel. En 2026, on y implantera un Corridor VivaCité (CVC) permanent, entre le boulevard Père-Lelièvre (Vanier) et la rue Guyart (Saint-Sauveur), située tout juste au sud du pont de la rue Marie-de-l’Incarnation.

Cette présentation faisait suite à un atelier tenu en septembre 2024, de même qu’à des rencontres avec divers organismes et institutions ayant pignon sur rue dans ce secteur (conseil de quartier de Vanier, La Ruche Vanier, Le Piolet, le centre d’hébergement Christ-Roi et l’école secondaire de Vanier).



Lors de l’atelier de septembre dernier, on invitait à «réinventer» le boulevard Hamel. Celui-ci changera effectivement considérablement d’aspect.

«L’équipe [VivaCité] a réfléchi, a travaillé à la mise en place d’un beau projet qui s’inscrit dans les Corridors VivaCité de la Ville de Québec, un projet qui fait partie des corridors qu’on prévoit pour les 10 prochaines années, sur 150 kilomètres», a expliqué Pierre-Luc Lachance, vice-président du comité exécutif responsable de la mobilité et de la sécurité routière, lors de la séance d’information.

Rappelons que, selon la Ville, les Corridors VivaCité (nom ayant remplacé Corridors Vélo cité) sont des «axes sécuritaires et confortables pour tous les usagers de la rue», qu’ils sont «praticables à l’année», qu’ils «offrent un accès direct et efficace aux principaux lieux d’activités» et qu’ils «améliorent la qualité de vie des milieux traversés».

Intersections accidentogènes

Le réaménagement de ce secteur vise à répondre à divers enjeux, dont celui de la sécurité routière.

Les intersections du boulevard Wilfrid-Hamel avec le boulevard Père-Lelièvre et avec la rue Marie-de-l’Incarnation sont réputées comme particulièrement accidentogènes. Entre 2013 et 2017, 551 accidents ont eu lieu à l’une ou l’autre des intersections. 48 accidents incluaient au moins un cycliste ou un piéton.

Les données plus récentes ne sont pas disponibles, mais mentionnons tout de même qu’un piéton est décédé en 2022, près de l’intersection entre le boulevard Wilfrid-Hamel et la rue Marie-de-l’Incarnation. Quelques mois plus tard, une nouvelle traverse pour piétons avait été installée au coin de l’avenue Turcotte, un peu plus à l’est sur le boulevard Wilfrid-Hamel.

La Ville de Québec indique également que, bien la fréquence d’accidents soit plus basse, les intersections du boulevard Wilfrid-Hamel avec les avenues Proulx, Bernatchez et Champagnat présentent tout de même des accidents avec un indice de gravité relativement élevé.



En plus de l’aspect sécurité routière, ce réaménagement vise aussi à desservir un secteur très défavorisé du quartier Vanier où, malgré un débit automobile élevé, une grande partie des ménages ne possèdent pas de voiture.

La Ville souligne également que les trottoirs sont au mauvais état et que les bandes cyclables sur le boulevard Wilfrid-Hamel sont étroites, qu’elles ne sont pas sécuritaires et ne respectent pas les standards actuels. Les trottoirs sont actuellement à 1,2 mètre des véhicules motorisés. Ils passeront à 2,1 mètres dans le nouvel aménagement, pour permettre un élargissement du lien cyclable.

On précise aussi que les infrastructures d’attente pour les autobus sont en mauvais état et n’offrent pas l’accessibilité universelle.

Actuellement, 33 000 personnes en moyenne circulent à chaque heure sur le boulevard Wilfrid-Hamel.

Les intersections du boulevard Wilfrid-Hamel avec le boulevard Père-Lelièvre et avec la rue Marie-de-l’Incarnation sont réputées comme particulièrement accidentogènes. (Ville de Québec)

Place aux cyclistes et piétons, mais conservation des voies de circulation

Comme il s’agit d’un projet de CVC permanent, celui-ci nécessitera des travaux de plus grande envergure que ceux sur le boulevard Père-Lelièvre ou la rue Marie-de-l’Incarnation, qui sont considérés comme évolutifs.



La Ville de Québec procédera donc au remplacement de quelques conduites souterraines. Celles-ci sont présentement en analyse, pour savoir ce qui doit être changé. Ensuite, toutes les infrastructures de surface et les équipements seront remis à neuf. Ainsi, les trottoirs et le pavage seront refaits. On changera les feux de circulation, les lampadaires et le mobilier urbain.

Tous les arrêts d’autobus situés sur le tronçon seront desservis par un abribus, un banc et des poubelles. Des quais d’embarquement seront aussi aménagés, semblables à ceux aménagés depuis le mois dernier au coin du chemin Sainte-Foy et de l’avenue Brown, afin de faciliter la cohabitation entre piétons et cyclistes.

Des pistes cyclables unidirectionnelles à mi-hauteur sont aussi prévues. Celles-ci offriront une démarcation physique et verticale pour séparer piétons et cyclistes, en plus d’être accessibles pendant quatre saisons. Ce CVC rejoindra ceux du boulevard Père-Lelièvre au nord et de la rue Marie-de-l’Incarnation au sud.

La programmation des feux de circulation sera aussi modifiée pour inclure les besoins des cyclistes et piétons. On verra aussi apparaître un meilleur marquage, dont du marquage vert pour les cyclistes aux intersections.

Ce secteur particulièrement minéralisé sera aussi verdi à certains endroits, soit dans le terre-plein central et 11 des 12 saillies de trottoir qui seront aménagées dans les rues transversales. On retrouvera environ 115 arbres et arbustes.

Finalement, en complémentarité avec le plan de développement 2025-2028 du RTC, des voies réservées aux autobus s’ajouteront sur le boulevard Wilfrid-Hamel et la section nord de la rue Marie-de-l’Incarnation. Celles-ci seront en fonction à des heures spécifiques. En dehors de ces périodes, le boulevard Hamel conservera ses trois voies de circulation automobile dans chaque direction.

Une intersection «à la hollandaise»

Au coin des boulevards Wilfrid-Hamel et Père-Lelièvre, l’intersection sera réaménagée «à la hollandaise».

Actuellement, 33 000 personnes en moyenne circulent à chaque heure sur le boulevard Wilfrid-Hamel. (Ville de Québec)

Ainsi, on retrouvera des îlots de béton surélevés aux quatre coins. Ceux-ci doivent ralentir les véhicules dans leur virage, et ainsi mieux protéger cyclistes et piétons. Ces îlots pourront aussi être empiétés par les camions, mais pas par les automobilistes. On prévoit d’ailleurs que ce type d’aménagement permet d’améliorer la priorité pour les cyclistes qui vont tout droit face aux véhicules qui tournent à droite.

Ce type d’aménagement est présent dans d’autres villes nord-américaines, comme Seattle, Salt Lake City et Toronto. À San Francisco, les intersections «à la hollandaise» auraient permis de faire respecter la priorité des cyclistes et piétons allant tout droit dans 98% (cyclistes) et et 100% (piétons) des cas.



On ajoutera des refuges pour piétons, afin que ceux-ci puissent d’abord traverser le lien cyclable, avant de traverser le reste de la rue. Des plaques podotactiles, destinées aux personnes vivant avec un handicap visuel. seront aussi présentes à diverses intersections.

Aux intersections avec le boulevard Pierre-Bertrand et la rue Marie-de-l’Incarnation, le réaménagement est en partie inspiré par le modèle hollandais, mais ne peut pas l’être totalement, en raison de la géométrie des rues.

On rappelle que l’angle de la rue Marie-de-l’Incarnation avec le boulevard Wilfrid-Hamel est assez prononcé. Des refuges pour piétons seront tout de même ajoutés. Par ailleurs, les voies de virage à droite depuis la rue Marie-de-l’Incarnation vers le boulevard Wilfrid-Hamel seront gérées par des feux de circulation. On retrouvera des traverses piétonnes et cyclistes qui se déclencheront automatiquement.

La Ville précise que la présence de camions oblige un large rayon de virage à cette intersection.

Durée de déplacement un peu plus longue en après-midi

Au total, le tronçon réaménagé entre la rue Guyart et le boulevard Père-Lelièvre est d’une longueur de 1,2 kilomètre. À l’heure de pointe du matin, entre 7h et 9 h, et de l’après-midi, entre 15 h 30 et 17 h 30, la durée de déplacement moyenne des véhicules en direction Ouest est de 4 minutes 30 secondes. En direction Est, elle est estimée à 2 minutes 30 secondes.

Après le réaménagement, la Ville prévoit une légère diminution de la durée du trajet dans les deux directions le matin. Elle devrait toutefois augmenter d’1 minute 30 secondes dans chaque direction à l’heure de pointe de fin de journée.

Même si les voies de circulation sont conservées, leur largeur sera réduite. La Ville anticipe ainsi une réduction des vitesses pratiquées. Elle explique aussi que le champ visuel sera élargi pour les conducteurs. Ceci doit leur permettre de mieux voir cyclistes et piétons.

Les nouvelles saillies de trottoir doivent aussi réduire la vitesse et sécuriser les intersections. La Ville explique aussi que l’aménagement d’une voie cyclable plus large permettra une réduction du bruit et des poussières. On prévoit aussi une diminution des éclaboussures vers les piétons sur le trottoir.

La durée des traverses piétonnes sera allongée à plusieurs endroits. Elles seront automatiques sur l’axe est-ouest et sur appel sur l’axe nord-sud. Quand aux traverses cyclistes, elles seront automatiques sur tout le tronçon.

Finalement, une petite placette sera réaménagée du côté de l’avenue Proulx, avec arbres, bancs et supports à vélos.

Été 2026

Au printemps 2026, une séance d’information présentera l’échéancier des travaux. La Ville donnera davantage de détails sur le chantier à venir et ses entraves. Les travaux se dérouleront au cours de l’été 2026. On y détaillera d’ailleurs davantage le type de travaux pouvant être prévus entre la rue Guyart et le boulevard Wilfrid-Hamel, sur le pont de la rue Marie-de-l’Incarnation.

Par la suite, la Ville assurera un suivi des nouveaux aménagements, en faisant du comptage et des relevés de vitesse. Elle bonifiera ensuite au besoin les nouveaux aménagements.

Cet article bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

C’est évident que cet aménagement sera meilleur que le précédent, mais c’est quand même drôle de dire qu’une intersection impliquant une traversée de 7 voies soit « à la hollandaise. »

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