Région de Québec - Projets d'infrastructures (voirie, équipements collectifs, etc.)

3e lien : la traverse Québec-Lévis dans le flou

Le traversier NM Lomer-Gouin dessert Québec et Lévis. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le remplacement des navires de la traverse Québec-Lévis fait du surplace, alors que la flotte doit arriver à la fin de sa vie utile d’ici cinq ans. L’opposition officielle à l’Assemblée nationale y voit un autre exemple de dossier bâclé, en raison de l’obsession caquiste pour le troisième lien.

“Le NM Lomer-Gouin et le NM Alphonse-Desjardins sont en excellentes conditions et, grâce au plan d’entretien rigoureux de la Société des traversiers du Québec (STQ), ils pourraient demeurer dans la flotte opérationnelle au-delà de 2031”, assure le porte-parole Bruno Verreault.

N’empêche, la STQ a déjà précisé avoir besoin de six ans pour planifier le remplacement de sa flotte. Or, impossible de savoir quand le processus d’approvisionnement sera lancé.

La STQ a toujours l’intention d’inscrire le projet de remplacement des navires de la traverse Québec-Lévis en avant-projet au Plan québécois des infrastructures.
Une citation de Bruno Verreault, porte-parole, Société des traversiers du Québec

La faute du 3e lien?

Le leader parlementaire de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, Monsef Derraji, estime que le report du remplacement des traversiers s’ajoute à la brochette de projets de mobilité abandonnés dans la Capitale-Nationale.

Selon lui, cette situation est la conséquence de l’obsession de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour son projet phare, le troisième lien.

Selon le document obtenu par Radio-Canada, des mesures telles que l’ajout d’une “septième voie réversible” sur le pont Pierre-Laporte ou la “bonification du lien fluvial”, qui inclut la traverse Québec-Lévis, ont été rejetées.

Monsef Derraji y voit la preuve de l’instrumentalisation des projets de mobilité à des fins partisanes à Québec.

Il juge sévèrement le bilan de la CAQ, portée au pouvoir en 2018.

Je suis en colère parce que le gouvernement avait les moyens d’agir. Il avait des surplus!, dénonce-t-il. L’entêtement de livrer le troisième lien coûte que coûte les a poussés à ignorer toutes les autres solutions.

Le cabinet du ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, n’a pas voulu commenter ce reportage. Une porte-parole précise que le dossier de la traverse Québec-Lévis relève maintenant du ministre Jean Boulet, responsable de la Stratégie maritime.

Legault qui travaille fort pour rayer la CAQ de la carte … Amusant.

Espérons tous qu’il élimine simultanément l’influence des Concessionnaires Automobiles du Québec. (l’autre CAQ)

« Le Québec n’a plus d’argent pour investir dans les infrastructures nécessaires à vos jouets. »

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La caricature de Côté

Par André-Philippe Côté, Le Soleil

12 février 2026 à 04h00

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Eh là là…

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On croyait s’en être sorti de ce débat avec la fin de l’ère Legault… eh là là c’est que le début !

Qu’on s’entende bien, ça se fera jamais selon moi (le projet le moins loufoque reste celui de la Caisse, mais personne n’en veut à Lévis), mais on va continuer à en débattre, encore et encore.

Servir les générations futures, c’est d’abord s’occuper de nos infrastructures publiques existantes, qui croulent par la manque chronique d’entretien, hôpitaux, écoles, routes, ponts, édifices culturels etc. avant de penser à en rajouter. Elle est là l’urgence, un gouvernement responsable répondra d’abord aux besoins du moments pour justement éviter de transmettre aux générations suivantes des infrastructures en ruine, c’est le principe de base du développement durable.

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Oui c’est la base et tout le monde le dit, mais couper le ruban d’une nouvelle infrastructure est toujours plus attirant politiquement que d’annoncer la remise à niveau d’une infrastructure vétuste…

C’est d’ailleurs un fait qu’ont les politiques en tête, mais qui est potentiellement romancé.

Elle parle aussi d’un projet qui serait plus à l’est

La candidate à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, s’engage à larguer l’actuel projet de 3e lien et à présenter une nouvelle mouture du projet si elle devient première ministre. Oui au 3e lien, « mais pas à n’importe quel prix », a-t-elle insisté en conférence de presse mardi matin.

Le projet, qui devrait être réalisé en partenariat avec le privé, serait la troisième phase d’un plan global de mobilité pour la grande région de Québec, qui comprendrait d’abord une période de travaux d’environ 10 ans pour alléger la circulation dans la région.

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Je crois que le 3e lien devrait avoir son propre fil.

Ou sinon on peut changer le titre de ce fil pour: Bashing du 3e lien par des Montréalais :joy:

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Tant que la région de Montréal paye 50% de la facture, ça va continuer de s’exprimer.

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Un deuxième enterrement pour le pont-tunnel. Une décision beaucoup plus réaliste, mais qui vient toutefois beaucoup trop tard et qui demeure encore trop hypothétique pour qu’on s’y arrête sérieusement.

De toute façon c’est le tramway qui doit être prioritaire et qui doit retrouver ses voies réservées de transport public, pour bien compléter le réseau de mobilité en complément du tram. Pour le reste une voie supplémentaire sur Pierre-Laporte et l’aménagement du Pont de Québec suffiront pour le transport routier.

Finalement un pont à l’est aura aussi ses contraintes financières et ses détracteurs. Par ailleurs je ne crois plus aux solutions publiques-privées qui finissent toujours par couter plus cher. Quant à la traversée de centre-ville à centre-ville une traverse moderne et de plus grande capacité fera très bien l’affaire.

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C’est drôle la Ministre Guilbeault utilisait cet argument pour pas aider davantage la STM…

Elle disait que les contribuables ont le droit de critiquer la façon que leur propre argent est dépensé par le gouvernement?

Je ne crois pas que ce soit un problème.

Mais je ne me souviens pas d’avoir vu une opposition au financement du TEC par la pression du reste du Québec, dû au fait que ce serait une mauvaise idée, un projet dommageable.

À l’opposé, une infrastructure de 10 milliards de dollars est un projet de société d’envergure, le débat est à mon avis bien pertinent, par tous les partis concernés.

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Pas “les montréalais", ceux qui ont moindrement compris le contenu des dizaines d’études sur le sujet. Il n’y a aucune raison objective qui soutient un projet de troisième liens routier, aucune.

Par ailleurs, je trouve toujours ça “amusant” cette fausse opposition créé de toute pièce entre “les montréalais" et “les autres” qui n’a pas d’autre objectif que de discrediter la paroles de ceux avec qui on n’est pas d’accord sans répondre sur le fond. Aux dernières nouvelles, les gens de la ville de Québec ont les mêmes besoins de se déplacer que les gens de Montréal.

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Cette opposition Montréal-Québec c’est surtout un bon argument de diversion des gens de la Rive-Sud de Québec (plus précisément l’Est de Lévis, pas une surprise que Biron soit pas une si forte pro-3e lien au contraire de Drainville), pour éviter de parler des opposants au projet situés sur la Rive-Nord.

La réalité, c’est que dans le centre de Québec, personne n’en veut. Même dans les banlieues de la Rive-Nord, c’est loin de faire consensus, pour la simple et bonne raison que c’est une infrastructure de 10G$ qui ne servirait régulièrement qu’a une poignée de gens qui ont décidé de vivre à Lévis en travaillant à Québec…

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Québec aura un centre de squash neuf pour les Jeux du Canada

La Ville de Québec pourra compter sur de nouveaux terrains de squash de dimensions internationales pour les Jeux du Canada qui s’amorceront dans un an. En investissant près de 3 M$ dans la mise à niveau de ses installations, l’homme d’affaires Yves Germain veut que l’endroit devienne un point de référence pour le développement des adeptes de ce sport dans l’est du pays.

Au plus fort de la pandémie de COVID-19, M. Germain, un passionné de ce sport de raquette, a fait construire deux surfaces de jeu privées sur son terrain situé dans le parc industriel Jean-Talon, dans l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap‑Rouge.

C’est quelques années plus tard qu’il a eu l’idée d’agrandir ses surfaces de jeu pour accueillir les athlètes lors des Jeux du Canada de 2027.

Les courts de squash de l’Espace Y seront dotés de caméras sport.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Beaumont-Drouin

J’ai proposé à la Société hôtesse [des Jeux du Canada 2027] et ils ont accepté!, s’enthousiasme-t-il.

Le nouveau centre, nommé « Espace Y », devrait être ouvert au public en septembre. En plus d’avoir quatre surfaces de jeu répondant aux normes olympiques, il sera aussi doté de vestiaires, de bains de glace, de saunas et d’un café. Des caméras sport permettront le captage et la retransmission des épreuves, affirme M. Germain.

Situé dans le parc industriel Jean-Talon dans Sainte-Foy, l’Espace Y devrait ouvrir en juin 2026.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Beaumont-Drouin

Yves Germain évalue le coût des travaux à 3 millions et demi de dollars. Les Jeux du Canada investiront 650 000 $ dans la mise à niveau des installations, mais la part du lion des frais sera payée de sa poche.

Son souhait est que ce centre permette aux jeunes de pratiquer le squash et de se familiariser avec ce sport, qui est encore marginal au Québec.

“Pour moi, ça a toujours été important de redonner à la communauté”, dit-il. “Je pense que c’est une opportunité extraordinaire de participer à ça.”

On veut faire en sorte que Québec, l'Espace Y, soit l'endroit de squash pour le développement des jeunes dans l'est du Canada.
Une citation de Yves Germain, entrepreneur et président de Y Germain et Co

Un legs permanent

L’investissement de M. Germain est accueilli comme une bénédiction pour les organisateurs des Jeux du Canada.

Marie-Hélène St-Onge est la directrice générale des Jeux du Canada.

Photo : Radio-Canada

Quelle opportunité!, se réjouit Marie-Hélène St-Onge, directrice générale des Jeux de 2027. Je suis emballée de voir qu’un homme d’affaires puisse passer avec cette vision de développement et de la santé. Je trouve ça formidable.

Sans l’investissement de M. Germain, le comité organisateur aurait dû débourser plus de 100 000 $ pour louer des installations temporaires, qui auraient dû être démontées à la fin des compétitions. Après les jeux, il n’y aurait plus rien, illustre-t-elle. Notre souhait c’était d’avoir un legs permanent.

Un héritage opportun, alors que le squash fera ses débuts olympiques à Los Angeles en 2028.

L’éternel «rien» entre Québec et Lévis

(Infographie Le Soleil, source archives Le Soleil, MTQ et BAnQ)

2e de 2 — Depuis 100 ans, l’histoire de la ville de Québec déborde de grands projets qui n’ont jamais vu le jour. Plusieurs font sourire. Certains font rêver. D’autres font grincer des dents. À cet égard, le projet d’un lien direct entre Québec et Lévis occupe une classe à part. On en trouve des dizaines de versions différentes! La première remonte à 1851! Pont ou tunnel? Gratuit ou à péage? Public ou privé? Crémeuse ou traditionnelle? Cela dépend des époques. Pas étonnant que l’on parle de l’histoire de l’éternel «rien» entre les deux rives.

Dites les mots «troisième lien» et une petite flamme s’allume dans les yeux de votre interlocuteur. Comme lorsque vous soufflez sur des braises. L’idée d’un pont ou d’un tunnel entre Québec et Lévis divise. Elle soulève les passions.

Pour ses détracteurs, le projet constitue une aberration. Une dépense inutile. L’équivalent du super-méchant dans un film d’horreur. Vous le croyez mort? Il réapparait, plus fringant que jamais. Vous étiez convaincu de l’avoir anéanti? Réduit en pièces? Les morceaux se mettent à bouger. Ils reviennent vous hanter.



Pour ses partisans, le troisième lien apparaît comme une nécessité. La pièce manquante d’un réseau routier inachevé. Une solution à la congestion routière.

Plus récemment, le projet a été présenté comme une manière d’assurer la «sécurité» de l’est du Québec. (1)

À l’été 1963, le Bureau de l’Industrie et du commerce du Québec métropolitain* présente même le tunnel Québec-Lévis comme… l’abri antiatomique idéal. (2) L’organisme ajoute que l’abri disposerait d’un accès privilégié à l’eau potable. À l’intérieur, les survivants de la guerre atomique n’auraient qu’à recueillir l’eau provenant des infiltrations apparues dans le roc!

Avouez que cela donne envie, non?


La science-fiction, on aime ça!

L’emplacement du futur Château Frontenac en 1866. À gauche, on aperçoit le château Haldimand. À l’arrière, on devine «notre» terrasse Dufferin, qui s’appelle alors la terrasse Durham, du nom du gouverneur qui prônait l’assimilation des francophones. (Infographie Le Soleil, source archives Le Soleil, Wikimedia Common et BAnQ)

Au fil des ans, le projet d’un lien entre Québec et Lévis a changé plus souvent de formes que Justin Trudeau a changé de costumes durant son premier mandat de premier ministre.

Les premières esquisses d’un pont Québec-Lévis remontent à 1852. Il y a 174 ans! Le gouvernement confie alors à l’ingénieur Edward William Serrel le soin d’étudier divers emplacements pour un futur pont.

Dans l’un des scénarios de Serrel, un pont aboutit à l’emplacement de l’actuel Château Frontenac. À noter que la terrasse Dufferin s’appelle la terrasse Durham, en l’honneur du Lord britannique qui prônait l’assimilation des francophones! (3)



L’idée de relier Québec et Lévis est lancée. Bientôt, les progrès technologiques vont lui donner des ailes. À la fin de 1859, le pont Victoria est ouvert à Montréal. Triple hourra! Pour la première fois, des trains franchissent le fleuve Saint-Laurent!

Québec veut sa part! En 1862, des citoyens déposent une pétition à l’hôtel de ville pour réclamer… un tunnel. Une idée avant-gardiste. (4)

À l’époque, les tunnels sous-marins sont rares. En Amérique du Nord, le premier ne sera inauguré qu’en 1891, à la hauteur de Sarnia, en Ontario. (5)

Un projet avec des airs de science-fiction? Ce ne sera pas le dernier. Un siècle plus tard, le rédacteur en chef du Soleil, Raymond Dubé, poursuit la tradition. À l’été de 1963, il propose de déposer un rail sur le lit du fleuve pour y faire circuler un train.

Ni pont, ni tunnel! Voici le train sous-marin! (6)




Touche pas à mon corridor

Au fil des ans, plusieurs projets de lien direct entre Québec et Lévis ont été envisagés. Pont ou tunnel? Du centre-ville de Québec au centre-ville de Lévis? Un peu décalé vers l’est ou l’ouest? Vous avez l’embarras du choix! (Infographie Le Soleil, source archives Le Soleil, Jules-Isaïe Benoît/Wikimedia Commons, rapport Vandry et BAnQ)

Ces dernières années, on s’est beaucoup moqué de l’indécision du gouvernement Legault. Fallait-il construire le troisième lien à l’est? À l’ouest? Au centre? Au centre de l’est? À l’ouest de centre?

Les valses-hésitations ne datent pas d’hier. Durant les années 1890, la planification du pont de Québec produit le même genre de paralysie. Certains veulent construire la structure en face de Québec. D’autres la voient à l’ouest.

Il y a aussi ceux qui imaginent le pont beaucoup plus à l’est. En 1896, un ingénieur propose deux ponts qui enjambent le Saint-Laurent, en passant par l’île d’Orléans. Le premier se rend de Lévis jusqu’à Sainte-Pétronille. Le second relie Sainte-Pétronille aux abords de la chute Montmorency. (7)

Mine de rien, les partisans du lien direct entre Québec et Lévis peuvent compter sur l’appui de la compagnie des établissements Eiffel, de Paris. Les concepteurs de la tour Eiffel!

En 1891, la compagnie Eiffel estime que l’emplacement «le plus avantageux» pour un pont se trouve devant Québec. Elle déconseille de construire l’ouvrage trop loin de Québec. Elle craint que cela déplace le centre commercial de la ville près du pont. (8)

Une analyse prophétique.


Le pont s’effondre? Le tunnel réapparaît!

En 1917, l’ouverture du pont de Québec n’a pas mis un terme à l’idée de construire un nouveau lien entre Québec et Lévis. Très vite, le projet est réapparu. À la fin des années 1960, on rêvait même «d’hydroglisseurs» pour remplacer les traversiers… (Infographie Le Soleil, source archives Le Soleil, rapport Vandry, St. Lawrence Bridge Co et Brasserie Molson)

À partir de 1904, la construction du pont de Québec semble mettre fin aux débats. Pas pour longtemps. Après l’effondrement d’une partie de la structure, en 1907, les compagnies ferroviaires suggèrent de tout abandonner. Elles réclament plutôt la construction d’un tunnel entre Québec et Lévis! (9)

Le pont de Québec sera complété en 1917. Mais la question des liens interrives ne disparaît jamais. Elle ressurgit sans cesse. Elle obsède. En 1938, le gouvernement de Maurice Duplessis envisage même d’ajouter un étage au pont de Québec! Un projet vite relégué aux oubliettes. On se remet vite à évoquer un autre lien. (10)

Choisissez n’importe quelle année entre 1945 et 2026. Il sera question d’un pont. Ou d’un tunnel. Ou des deux à la fois. Un vrai bingo!

Vous pigez l’année 1968? En janvier, le Journal de Québec annonce «des développements prochains» concernant un tunnel. Le premier ministre Daniel Johnson aurait rencontré un «mystérieux» constructeur. (11)

La suite

Quelques mois plus tard, une carte postale futuriste montre des «hydroglisseurs» qui remplacent les traversiers entre Québec et Lévis. «Québec en 1970? Et pourquoi pas? peut-on y lire. À Québec, tout bouge! Tout change! Y’a du nouveau dans l’air!»


Le contrat est signé!

À plusieurs reprises, la construction d’un pont ou d’un tunnel entre Québec et Lévis semble acquise. En mai 1954, le contrat est même signé à l’hôtel de ville de Québec! (Infographie Le Soleil, source archives Le Soleil et BAnQ)

À plusieurs reprises, le tunnel entre Québec et Lévis semble à portée de la main. On le voit. On le touche. Le 18 mai 1954, Le Soleil annonce que le contrat de construction a été signé à l’hôtel de ville de Québec! (12)

L’ouvrage de quatre kilomètres porte déjà un nom. Il s’appellera le tunnel Champlain! Son coût est évalué à 30 millions de dollars [351 millions en argent de 2025]. Ô miracle, les travaux pourraient même commencer avant la fin de l’année!

En théorie, la Ville de Québec n’aura pas un sou à débourser. Des capitaux américains vont financer l’ouvrage. Par la suite, le tunnel se payera de lui-même grâce à la magie du péage.

On connaît la suite. Le projet n’est pas très bien ficelé. Il piétine. Mais il n’est pas abandonné. En 1962, le maire de Québec, Wilfrid Hamel, parle encore d’une compagnie qui fait des travaux exploratoires. (13)

Le coup de grâce est asséné le 18 mars 1964. Ce jour-là, le premier ministre Jean Lesage annonce une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c’est l’abandon du projet de tunnel. La bonne, c’est la construction d’un nouveau pont à 200 mètres du pont de Québec. (14)


«On va l’avoir!»

En 1970, le maire Gilles Lamontagne estimait que la construction d’un tunnel entre Québec et Lévis n’était plus qu’une question de temps. Autant commencer le chantier le plus vite possible. (Infographie Le Soleil, source archives Le Soleil, Jules Rochon/BAnQ et Brasserie Molson)

Les années 1970 constituent une sorte d’âge d’or pour les projets de liens entre Québec et Lévis. Le pont Pierre-Laporte est perçu comme une étape. La première phase d’un plan pour faire de Québec la métropole du futur.

En 1969, les experts du rapport Vandry-Jobin recommandent un pont-tunnel légèrement à l’est de Québec, entre Lauzon et les battures de Beauport. L’ouvrage permettrait de boucler la boucle du transport régional. L’équivalent d’un circuit périphérique. (15)

À l’automne 1970, le maire de Québec, Gilles Lamontagne, rêve d’un grand mouvement populaire en faveur d’un tunnel. (16) Grisé par l’émotion, le maire de Lévis, Vincent Chagnon, prédit que tout sera construit «d’ici cinq ans». (17)

En 1972, le Comité du lien direct Québec-Lévis obtient un certain succès avec son slogan «On va l’avoir!» (18) Le Mouvement Desjardins le reproduit sur ses enveloppes. Et la bière Laurentide diffuse une carte postale diffusée illustrant un tunnel sous le fleuve Saint-Laurent.

«Finis les embouteillages! peut-on lire sur la carte postale. À Québec, on veut aller de l’avant! Et vite!»


Que faire avec le pont de Québec?

Même au début des années 1980, la construction d’un pont-tunnel semblait encore sûre et certaine. Tellement que des gens réfléchissaient à la meilleure façon d’utiliser le pont de Québec, ce 1er lien devenu inutile. Une proposition voulait même aménager un musée de la science dans la structure! (Infographie Le Soleil, source BAnQ et rapport Vandry)

Avec le temps, la construction d’un pont entre Québec et Lévis devient moins populaire. Plusieurs craignent que la structure ne défigure le cap Diamant. De plus, la croissance de la population se révèle moins imposante que prévu.



Mine de rien, les coûts d’un tunnel augmentent rapidement. En 1967, la construction est évaluée à 54 millions. En 1969, la compagnie «Lennut Canada» [Tunnel à l’envers] évoque 125 millions. (19) Et en 1975, la facture est passée à 500 millions $. (20)

En 1975, le ministère des Transports effectue encore des analyses de sol pour neuf scénarios de tunnel entre Québec et Lévis. Mais le cœur n’y est plus. «Ils nous occupaient à faire des études qui ne servent pas», confie un ingénieur au Soleil, en 2023. (21)

Malgré tout, personne ne doute qu’un lien direct Québec-Lévis sera inauguré durant les années 1980. Peut-être durant les années 1990. Tellement qu’on se demande déjà quoi faire avec le pont de Québec, qui deviendra bientôt inutile.

En 1981, deux ingénieurs proposent de construire un Musée des sciences dans la structure du pont… (22)


Épilogue: l’avenir n’est plus ce qu’il était

Depuis le tunnel «le plus large du monde» jusqu’au bitube, les projets modernes de 3e lien s’inscrivent dans une longue série de propositions. Ils ajoutent à une histoire vieille de plus de 170 ans. (Infographie Le Soleil, source archives Le Soleil, Stantec et EXP et MTQ)

Stop! N’en jetez plus, la cour est pleine! Ici s’arrête notre préhistoire du «rien» entre Québec et Lévis. Car l’aventure continue.

Soyez gentils. N’allez pas dire que les promoteurs d’aujourd’hui n’ont plus l’imagination débordante d’autrefois. Certes, il n’est plus question d’hydroglisseurs, de tunnel flottant, de train sous-marin ou d’abri atomique. Autres temps, autres mœurs.

En 2021, le gouvernement Legault proposait le tunnel urbain «le plus large du monde». 8,3 kilomètres de long! 19,4 mètres de large! Six voies superposées sur deux niveaux! On parlait de Québec jusqu’en Allemagne! Le projet attirait l’attention de la compagnie Herrenknecht, qui fabrique les plus gros tunneliers du monde! (23)

Tunnel bitube ou tunnel foré? Pont-tunnel ou pont à haubans? Pour le transport collectif ou pour l’auto-solo? Crémeuse ou traditionnelle? Slip ou boxer? Chaque nouvelle version fait oublier les précédentes. Qui se souvient que la Coalition avenir Québec (CAQ) s’engageait à débuter la construction durant son premier mandat? (24)

Entre-temps, les coûts du projet sont passés de quatre à 10 milliards.

Le rêve fait vivre. Mais certains rêveurs s’en tirent mieux que les autres. Depuis 2018, le gouvernement Legault aurait distribué plus de 127 millions en contrats pour le troisième lien. (25)

Quoi qu’il arrive, les heureux bénéficiaires de ces contrats n’auront pas tout perdu.

* L’ancêtre de la Chambre de commerce actuelle.
Notes:
(1) Construction d’un troisième lien entre Québec et Lévis, Ministère des Transports du Québec, 19 décembre 2025.
(2) Faire du tunnel un abri antinucléaire, Le Soleil, 9 août 1963, p. 13.
(3) Le Pont de Québec, Un aperçu des divers projets publiés depuis 1852, L’Événement, 21 novembre 1896.
(4) Le vieux fantasme du tunnel Québec-Lévis, Radio-Canada, 6 mai 2024.
(5) Événement historique national de la Construction du tunnel St. Clair, Gouvernement du Canada.
(6) Ni pont, ni tunnel, un train sous-marin, Le Soleil, 16 août 1963.
(7) Et si on avait construit le 3e lien dans les années 70? Radio-Canada, 14 octobre 2019.
(8) Le Pont de Québec un aperçu des divers projets publiés depuis 1852, L’Événement, 21 novembre 1896.
(9) Les vertus du tunnel Québec-Lévis au fil du temps, selon ses partisans, Radio-Canada, 6 mai 2024.
(10) Michel L’Hébreux, Le pont de Québec, Septentrion, 2008.
(11) 1973 - Plus ça change…, Le Journal de Québec, 11 mars 2017.
(12) Signature du contrat pour le futur tunnel Québec-Lévis, Le Soleil, 28 mai 1954.
(13) Encore question du tunnel entre Québec et Lévis, L’Action catholique, 8 août 1962.
(14) C’est décidé, on ne creusera pas de tunnel entre Québec et Lévis, L’Action catholique, 19 mars 1964.
(15) Un pont ou un tunnel entre Québec et Lévis, La Patrie, 29 mars 1910.
(16) La question d’un pont-tunnel est beaucoup importante que la gratuité (Lamontagne), Le Soleil, 11 novembre 1970.
(17) Lévis-Québec à pied sec, L’Action Québec, 2 mai 1972.
(18) On va l’avoir, le lien direct, L’Action Québec, 23 octobre 1972.
(19) Construction d’un tunnel entre Lévis et Québec au coût de $125 millions, La Tribune, 2 décembre 1969.
(20) L’auteur du «rapport Moquin» juge rentable le lien direct Québec-Lévis, Le Soleil, 17 juillet 1974, p. 49.
(21) Tunnel Québec-Lévis: les années folles, Le Soleil, 12 avril 2014.
(22) Proposition d’ériger un musée de la science dans la mégastructure du pont de Québec, Le Soleil, 2 mai 1981.
(23) Le 3e lien Québec-Lévis capte l’attention du fabricant du plus gros tunnelier au monde, Le Journal de Québec, 3 juin 2021.
(24) Chronologie du projet de troisième lien, Radio-Canada, 19 avril 2023.
(25) 127,6 M$ en contrats octroyés pour le troisième lien depuis 2018, Le Journal de Québec, 28 novembre 2025.
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Québec investit 32 millions $ pour freiner le gaspillage des matériaux d’excavation

La Ville de Québec se dotera d’un centre de valorisation pour ses surplus de matériaux d’excavation et pour le traitement des sols contaminés. La nouvelle infrastructure sera construite sur un ancien dépôt à neige du secteur Beauport, au coût de 32 millions $.

Selon une annonce prévue par la Ville ce jeudi, les travaux débuteront au printemps 2026 pour une mise en activité en 2028. Le centre sera érigé à même un terrain municipal en zone industrielle, près de la rue Marius-Fortier, dans le secteur Courville.

Une fois le centre construit, tous les matériaux d’excavation produits par la Ville lors de ses chantiers municipaux, incluant ceux issus de la réfection de routes et de conduite d’eau, seront acheminés vers la nouvelle infrastructure. Sable, gravier, pierre concassée, béton et autres résidus y seront triés, traités et idéalement remis à la disposition de la voirie dans le cadre de ses chantiers.

“Il s’agit d’une infrastructure stratégique pour améliorer la gestion des matériaux d’excavation générés par les chantiers municipaux et favoriser une transition vers une véritable économie circulaire des sols et des matériaux à Québec”, plaide la Ville, qui se targue d’être la première juridiction municipale à se doter d’un tel centre de valorisation dans la province.

Des économies

(…)

L’Aéroport Jean-Lesage de Québec investit 50 M$ pour des agrandissements

L’Aéroport international Jean-Lesage de Québec injecte 50 millions de dollars pour des agrandissements.

La direction de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB) investira 50 M$ pour refaire et agrandir le secteur des arrivées des vols intérieurs.

L’annonce a été officialisée mercredi. Les travaux débuteront en avril et se dérouleront jusqu’en 2028.

Ils comprennent l’ajout de 4500 m² sur deux niveaux, un troisième carrousel à bagages réservé aux vols intérieurs, la reconstruction de deux portes d’embarquement et la mise à niveau d’une barrière pour accueillir des aéronefs de plus grands gabarits, notamment.

L’ajout de nouveaux locaux, le réaménagement du salon protocolaire et la rénovation des installations sanitaires sont aussi prévus.
[…]


Version archivée : http://archive.today/YCj1B

L’aéroport Jean-Lesage de Québec (YQB) amorce des travaux de réaménagement de ses installations qui coûteront au total 47,8 millions de dollars.

De ce montant, 12,5 millions proviendront du gouvernement fédéral, dans le cadre du programme du Fonds national des corridors commerciaux.

L’annonce de ce projet nommé RAVI (pour réaménagement des arrivées des vols intérieurs) par YQB a été mercredi matin, dans le secteur des arrivées du terminal. Ce qui n’a pas empêché le président et chef de la direction de YQB de faire un jeu de mots à la fin de sa présentation.
[…]

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Un autre exemple de mauvaise planification du développement urbain en banlieue de Québec

Val-Bélair «étouffe»

Sous pression d’un fort développement immobilier, qui a vu pousser des centaines de nouvelles unités ces dernières années, Val-Bélair «étouffe». Pris dans leur voiture sur des axes névralgiques lourdement congestionnés et devant peu d’alternatives pour y échapper, des citoyens se sentent «prisonniers» de leur quartier.

Francine Dion y habite depuis 38 ans. Au fil des décennies, il va sans dire que son quartier s’est transformé.

«Avant, à Val-Bélair, pour bien du monde, on était une région éloignée et peu densifiée. Mais laissez-moi vous dire que ce n’est plus le cas», partage au bout du fil la dame de 71 ans.



Depuis 10 ans, le quartier a été bonifié de quelque 2454 mises en chantier, une cadence moyenne de 245 unités par an.

«Ça a été mal pensé et ça a été vite», témoigne celle qui préside le conseil de quartier depuis plus de vingt ans.

Le long d’axes de circulation importants, comme le boulevard Pie-XI, de gros «blocs de condos» sont sortis de terre. De nouveaux quartiers résidentiels se sont développés dans ce secteur recherché des familles.

Et elles ont été nombreuses à s’y établir.

Entre 2001 et 2021, le nombre de ménages a augmenté de 59,4 % à Val-Bélair, selon un portrait démographique réalisé par la Ville de Québec.

Au global, la population du quartier a crû de 44,1 % au cours de la même période, passant de 21 555 à 31 050 habitants.

Cette progression du nombre d’habitants ne semble pas en voie d’être freinée, alors que Val-Bélair a franchi le cap des 33 000 résidents au début de cette année, aux dires du conseiller municipal du district, Stéphane Lachance, qui en parle comme d’un «pôle d’attraction majeur».



«La cour est pleine»

Or, pour lui, les jeunes familles qui ont choisi Val-Bélair pour sa qualité de vie, paient aujourd’hui un prix «déraisonnable» pour la croissance.

«Val-Bélair étouffe sous le poids d’un développement mal planifié. Le constat sur le terrain est brutal», a-t-il dénoncé mercredi, dans son allocution au conseil municipal.

«À Val-Bélair, la cour est pleine. Ils sont tannés d’être les oubliés du développement urbain. À quand l’administration va-t-elle enfin donner de l’oxygène aux résidents de Val-Bélair?»

— Stéphane Lachance, conseiller municipal de Val-Bélair et chef de l’opposition

Aux heures de pointe, l’avenue Industrielle et le boulevard Pie-XI sont «littéralement bloqués», a-t-il partagé, citant des répercussions de cette congestion parfois observables jusqu’à l’autoroute Henri-IV.

«C’est cauchemardesque, c’est un stationnement. Le quartier s’est développé beaucoup, mais on n’a pas touché aux infrastructures de transport. Les gens sont prisonniers de leur quartier», note-t-il, en entrevue au Soleil.

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Et «plus de monde, ça fait plus de chars et il ne faut pas négliger que vivre à Val-Bélair, ça prend deux voitures», ajoute Francine Dion, du conseil de quartier.

Difficile, cependant, d’imaginer que les citoyens puissent utiliser un autre mode de transport, selon le conseiller municipal, quand le service de transport en commun n’est «pas fiable».

Le nouveau Métrobus 804 dessert le quartier de Val-Bélair depuis l’été 2025. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le chef de l’opposition officielle dénonce qu’avec l’arrivée du nouveau Métrobus 804 l’été dernier, des parcours de proximité ont été «sacrifiés ou modifiés au détriment des usagers».

«On déshabille Pierre pour habiller Jacques», illustre-t-il.

Plus que seulement les automobilistes, les piétons ont aussi la vie dure pour traverser ou marcher le long de ces axes névralgiques, pointe M. Lachance. «On densifie, on construit des trottoirs par petits morceaux décousus.»

Pas de moratoire, mais «le gros bon sens»

Devant le besoin criant d’habitations, Stéphane Lachance ne va pas jusqu’à demander un moratoire sur la construction dans son district.

Le chef de l’opposition officielle et conseiller municipal de Val-Bélair, Stéphane Lachance (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Le chef de Respect citoyens implore plutôt l’administration Marchand de faire preuve de «volonté» pour remédier au statu quo qui suscite la «grogne» de citoyens.

«Il n’y a pas juste le tramway à Québec, il y a autre chose. Ces gens-là paient aussi des taxes, ils s’attendent à avoir des services.»

— Stéphane Lachance, conseiller municipal de Val-Bélair et chef de l’opposition

Refonte de la synchronisation des feux de circulation, plan de sécurisation piéton «d’urgence» et engagement ferme pour le transport collectif: «on réclame le gros bon sens», résume M. Lachance.



À court terme, l’aménagement d’une troisième voie centrale sur le boulevard Pie-XI pourrait aider à décongestionner le secteur, selon lui.

Déjà en action, dit la Ville

L’administration Marchand se défend de tolérer le statu quo dans le nord de la ville.

Dès 2023, une étude de circulation a été commandée à un consultant externe afin de mesurer les conditions de circulation attendues à la suite du développement immobilier anticipé dans le quartier et de «proposer des interventions pour améliorer la mobilité et la sécurité» à Val-Bélair.

Dans une présentation de janvier 2024, le directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente, Marc des Rivières, admet une «problématique de congestion routière et d’accessibilité à certains moments», notamment en raison d’une forte croissance démographique du quartier et du développement immobilier dans les dernières années.

Le boulevard Pie-XI et son intersection avec l’avenue Industrielle «est le ‘’nœud’’ du secteur et la cause de plusieurs problématiques observées dans les rues avoisinantes», indique-t-on.

Avec des projets immobiliers totalisant 899 unités de logement supplémentaires, la Ville projetait alors une augmentation moyenne des débits de circulation dans la zone d’étude de 4,6 % (entre 400 et 520 déplacements de plus en heure de pointe du matin et du soir).

Parmi les solutions proposées, on lit que «des options plus attractives et confortables en matière de transport en commun et de mobilité active devront être développées pour améliorer davantage la mobilité dans le secteur».

«On est conscients des défis que vivent les citoyens dans plusieurs de nos quartiers. On y a travaillé à plusieurs égards», a fait savoir mardi soir la mairesse suppléante, Catherine Vallières-Roland, en réponse au conseiller municipal de Val-Bélair.

La mairesse suppléante, Catherine Vallières-Roland (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Elle cite la bonification des services du Réseau de transport de la Capitale (RTC) dans la couronne nord, depuis 2025, et l’opération de pavage de 300 kilomètres en périphérie promise en campagne électorale comme des mesures phares entreprises par l’administration Marchand.

«Il reste des défis au transport en commun. Je suis conscient qu’on ne répond pas à toutes les attentes», a pour sa part reconnu le président du RTC, Yannick Fauteux.

Quant aux travaux pour fluidifier et sécuriser les transports, ils «se poursuivent de façon continue», assure le porte-parole municipal Jean-Pascal Lavoie.



«À la suite de cette étude, la programmation et la synchronisation des feux de circulation sur les axes Industrielle et Pie-XI ont été revues. Le gestionnaire artériel a de plus été déployé sur ces axes. Des caméras ont également été installées pour observer en temps réel les conditions de circulation et modifier, si requis, le fonctionnement des feux», détaille-t-il.

Il n’est pas non plus exclu que la géométrie de certaines rues et intersections fasse l’objet de «corrections». Une première intervention sera d’ailleurs réalisée dans le quadrant sud-ouest de l’intersection Industrielle / Henri-IV cette année pour améliorer la fluidité à cet endroit.

La fluidité de la circulation est un défi à Val-Bélair, un quartier qui s’est densifié dans les dernières années. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

L’allongement de la voie de virage à droite à l’approche ouest de l’intersection formée de l’avenue Industrielle et de l’autoroute Henri-IV est aussi planifié dans les prochains mois.

Parmi d’autres travaux prévus pour 2027 et plus tard figure la fluidification de l’intersection Pie-XI / Industrielle, pour laquelle «l’élaboration de scénarios de réaménagement est toujours en cours», précise-t-on.

Vers plus de trottoirs

Dans le dossier des trottoirs «c’est des décisions qu’on n’a pas prises il y a 30, 40 ans et qui nous rattrapent aujourd’hui», a souligné mardi soir le président du RTC.

«On en est conscient, mais on ne corrigera pas 60 ans d’erreurs en urbanisme en un mandat.»

— Yannick Fauteux, président du RTC

Le comité exécutif de la Ville de Québec a voté mercredi l’octroi d’un contrat de près de 578 000 $ pour la construction de trottoirs et d’aménagements routiers dans La Haute-Saint-Charles.

Le projet comprend notamment «une structure de chaussée et une voie de virage, dans le cadre du réaménagement de l’approche ouest de l’avenue Industrielle menant à l’autoroute 573», indique le sommaire décisionnel qui sera rendu public jeudi.