Région de Québec - Projets d'infrastructures (voirie, équipements collectifs, etc.)

Plus de 50 M$ pour remplacer les suspentes du pont Pierre-Laporte

Les 160 suspentes du pont Pierre-Laporte seront remplacées d’ici la fin de l’année 2029. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) prévoit dépenser plus de 50 millions de dollars d’ici la fin de l’année 2029 pour remplacer les 160 suspentes du pont Pierre-Laporte.

Les suspentes sont des éléments de fixation verticaux qui servent à relier les deux câbles porteurs au tablier du pont. En juin 2022, l’émission Enquête avait révélé que l’état des 160 suspentes du pont Pierre-Laporte nécessitait leur remplacement.

Résistance affaiblie

Le reportage s’appuyait sur un document d’une centaine de pages rédigé par deux ingénieurs du MTMD qui faisait mention d’une diminution importante et accélérée de la résistance des suspentes.

Après la diffusion des révélations d’Enquête, le MTMD avait décidé d’accélérer les travaux visant à remplacer les suspentes du pont Pierre-Laporte, qui devaient initialement s’étaler sur une quinzaine d’années.

Les suspentes sont des éléments de fixation verticaux qui servent à relier les deux câbles porteurs au tablier du pont.

Photo : Courtoisie / Ministère des Transports et de la Mobilité durable

Jusqu’ici, des interventions ont eu lieu sur 77 suspentes. Elles ont été consolidées ou remplacées par des suspentes temporaires.

Appel d’offres

Le MTMD a publié mardi un appel d’offres pour le remplacement des suspentes du pont Pierre-Laporte ainsi que pour la déshumidification des câbles porteurs et des chambres centrales de l’ouvrage qui enjambe le fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Lévis.

Le montant estimé du contrat est de plus de 50 M$, peut-on lire dans le document.

(…)

Le ministère des Transports investit 50 M$ pour les suspentes du pont Pierre-Laporte

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable a lancé un appel d’offres de 50 M$ pour remplacer les 160 suspentes du pont Pierre-Laporte.

Le boulevard urbain sur Laurentienne largué en même temps que les voies réservées

L’autoroute Laurentienne sépare les quartiers Limoilou et Vanier. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

L’idée de convertir en boulevard urbain un tronçon de l’autoroute Laurentienne n’est plus dans les cartons du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) depuis l’an passé. Le projet a été retiré du Plan québécois des infrastructures (PQI) de 2025, en même temps que les voies réservées en banlieue de Québec et le pont d’étagement à l’intersection de l’autoroute Robert-Bourassa et du boulevard Lebourgneuf.

Après l’abandon du projet de troisième lien de centre-ville à centre-ville, la conversion du tronçon entre les rues Soumande et de la Croix-Rouge avait été incluse dans le Réseau de mesures préférentielles en transport collectif (RMPTC) – région métropolitaine de Québec. Il incluait aussi les voies réservées, la reconfiguration de certaines artères et le pont d’étagement Robert-Bourassa–Lebourgneuf.

C’est ce grand projet de réseau qui a été retiré du PQI en 2025.

Pour le MTMD, le RMPTC devait être un projet complémentaire à l’implantation du tramway et du troisième lien. Lorsque ces projets seront plus avancés, le Ministère réévaluera le besoin d’implanter, en complément, un réseau de mesures préférentielles en transport collectif, ainsi que les interventions prioritaires à déployer, si requises, laisse planer un porte-parole par courriel.

Avec la fermeture de la passerelle cyclopiétonne de la Pointe-aux-Lièvres et sa potentielle démolition, la transformation de l’autoroute Laurentienne a été de nouveau réclamée publiquement par différents acteurs dont le député solidaire Etienne Grandmont et le parti municipal Transition Québec.

“Ça montre encore une fois le manque d’ambition du gouvernement de la CAQ pour notre Capitale-Nationale”, se désole le député de Taschereau en apprenant que la conversion de l’autoroute s’ajoute aux autres projets largués l’an passé.

Plus de détails

Une conversion toujours réclamée

Contrairement à la conversion de l’autoroute Dufferin-Montmorency, le gouvernement du Québec ne s’était pas encore commis publiquement pour Laurentienne. Certaines études et analyses avaient tout de même déjà été menées sur l’artère. Un élargissement avait entre autres été envisagé pour aménager des voies réservées.

Le projet de boulevard urbain sur cette artère est demandé par de nombreux autres acteurs, dont la Ville de Québec et le promoteur immobilier Trudel Corporation, qui a un projet de développement d’envergure à Fleur de Lys.

Les plans de Trudel pour Fleur de Lys incluent de nouvelles rues qui seront prêtes à rejoindre les rues de Limoilou si un boulevard urbain venait à remplacer l’autoroute Laurentienne. (Image d’archives)

Photo : Gracieuseté / Trudel Corporation

Nous sommes toujours convaincus que c’est la meilleure option urbanistique pour soutenir la revitalisation du secteur et reconnecter les quartiers entre eux, indique par écrit David Chabot, chef des communications chez Trudel.

Le promoteur et le député solidaire soulignent aussi qu’un boulevard urbain permettrait de faire du développement immobilier le long de l’axe. Imaginez tout l’espace qu’on pourrait récupérer, parce que les entreprises d’autoroute sont très larges. On pourrait construire directement jusqu’au boulevard […] et favoriser finalement un mode de vie qui est peut-être plus cohérent avec nos objectifs climatiques, nos objectifs de limitation de l’étalement urbain, souligne Etienne Grandmont.

Les deux donnent en exemple le projet de conversion d’un tronçon de l’autoroute Bonaventure à Montréal.

Une demande de longue date

L’idée de convertir le tronçon plus urbain de l’autoroute Laurentienne fait son chemin depuis plusieurs années auprès des conseils de quartier de Lairet, de Saint-Roch, de Saint-Sauveur et du Vieux-Limoilou ainsi qu’auprès d’organismes comme Accès transports viables et le Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale.

En 2011, l’entrée au centre-ville, entre les rues Soumande et de la Croix-Rouge, a été inscrite au Plan de mobilité durable de la Ville de Québec et, 10 ans plus tard, cette dernière a dévoilé sa vision pour le secteur qui comprenait cette conversion.

L’entrée de la ville, une fois l’autoroute Laurentienne transformée en boulevard urbain, selon la vision de la Ville pour le secteur. (Image d’archives)

Photo : Ville de Québec

En 2023, le projet a reçu l’appui de la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale qui y voyait une façon d’améliorer la qualité de l’air de la Basse-Ville, de Limoilou et de Vanier. Dans son rapport Mon environnement, ma santé (MEMS), elle recommandait de réduire la capacité routière et le volume de circulation en accélérant la transition vers la mobilité durable.

Tout le monde est prêt, il manque juste une vraie volonté politique du côté du gouvernement, relève le député de Taschereau, qui était anciennement directeur d’Accès transports viables.

Pour nous, c’est un incontournable qui doit impérativement faire partie des trois grandes priorités du gouvernement du Québec pour la Capitale-Nationale et, à l’aube des élections provinciales, de tous les partis politiques, ajoute aussi David Chabot du groupe Trudel.

À lire aussi :

Boulevard urbain sur Laurentienne : le ministère des Transports largue l’idée

Le projet de convertir en boulevard urbain un tronçon de l’autoroute Laurentienne a été abandonné en même temps que les voies réservées en banlieue de Québec.

La CAQ même avec Fréchette montre qu’elle est toujours un parti pro-automobile parce que c’est dans son ADN. Alors il faut aller voir ailleurs pour un vrai changement de vision orienté vers les valeurs environnementales et l’incontournable lutte aux changements climatiques.

3 « J'aime »

Lors de ma dernière promenade urbaine dans les secteur de la Pointe-aux-Lièvres (rivière St-Charles), j’ai dû faire un grand détour pour rejoindre l’autre côté de l’autoroute vers la Haute-Ville. Cette autoroute au sol en plein quartier urbain coupe la ville en deux, est une source importante de pollution et de bruit pour le voisinage et un obstacle majeur pour les piétons et les cyclistes.

Plusieurs conseils de quartier réclament la transformation de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain

Traverser l’autoroute Laurentienne à pied ou à vélo, c’est dangereux et souvent déconseillé. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles les conseils de quartier Saint-Roch, Saint-Sauveur, Vieux-Limoilou et Vanier plaident pour transformer une partie de cette mer d’asphalte en boulevard urbain.

À l’intersection des rues du Cardinal-Maurice-Roy et de la Croix-Rouge, les piétons et les cyclistes font face à un véritable parcours du combattant.

Crédit photo: Thomas Verret

Administrateur au Conseil de quartier du Vieux-Limoilou, Pieter Agneessens y voit « un projet catalyseur » pour plusieurs secteurs habités qui longent la rivière Saint-Charles. Ce dernier est déçu d’avoir appris, dans les derniers jours, que le ministère des Transports et de la Mobilité durable a retiré le projet du Plan québécois des infrastructures.

« Ça fait quand même un certain temps qu’on attend que ça se réalise », rappelle-t-il.

Déjà en 2017, le Programme particulier d’urbanisme (PPU) pour l’entrée de ville du quartier Saint-Roch prévoyait la transformation de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain. Le projet figure au Plan de mobilité durable de la Ville de Québec depuis 2021.

« Le potentiel est énorme », souligne le député de Taschereau, Étienne Grandmont, qui évoque la possibilité d’ajouter de 5 000 à 6 000 logements le long du boulevard Laurentienne et au sud de la rue Soumande.

Alors que la Ville de Québec est appelée à croître de façon importante dans les prochaines années, la présidente du Conseil de quartier de Saint-Sauveur, Myriam Nickner-Hudon, estime que cette hausse de population doit se faire sans étalement urbain supplémentaire.

« Ce n’est pas vrai qu’on va continuer de s’étaler, encore et encore. On n’a pas besoin d’ouvrir le périmètre urbain. Il faut préserver les espaces verts en périphérie pour la lutte aux changements climatiques. »

La résidente de la Basse-Ville fait ainsi valoir la nécessité de créer des milieux de vie à échelle humaine, moins dépendants de l’automobile.

« Comme ville, il faut se donner les outils pour permettre une croissance agréable et faire en sorte que plus de gens puissent délaisser leur voiture. »

Lire la suite

La cheffe de Transition Québec, Camille Lambert-Deubelbeiss, considère pour sa part qu’« il y a une occasion à saisir » présentement, alors que la Ville planifie le futur pôle d’échanges du tramway dans le quartier Saint-Roch.

« C’est un bon moment pour revoir ce secteur-là comme il faut. »

La Ville de Québec va démolir la passerelle Adrien Pouliot cet été, dans le cadre de travaux préparatoires au tramway. L’administration municipale promet un nouveau lien de mobilité pour compenser cette perte.
Crédit photo: Thomas Verret

Le sort de la passerelle de la Pointe-aux-Lièvres au cœur des préoccupations

Aux yeux de Camille Lambert-Deubelbeiss, la passerelle de la Pointe-aux-Lièvres, fermée depuis novembre dernier, devrait être « la priorité absolue » des autorités publiques à l’heure actuelle, aussi bien pour la Ville de Québec que pour le gouvernement provincial.

« Dans l’immédiat, il y a vraiment un enjeu de sécurité publique, de sécurité piétonne », alerte-t-elle.

La chef de Transition Québec se demande si la transformation de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain a fait l’objet de discussions entre le maire Bruno Marchand et la nouvelle première ministre Christine Fréchette à l’occasion de sa récente visite à l’hôtel de ville.

Pour Étienne Grandmont, la propriété de la passerelle, située entre les rues Lee et Robert-Rumilly, relève du gouvernement du Québec, qu’il accuse d’inaction.

« L’entretien n’a pas été fait de façon adéquate. Et si la Ville n’avait pas agi, le ministère des Transports aurait laissé la passerelle ouverte, alors qu’elle est potentiellement dangereuse. C’est doublement inquiétant. »

Fermée jusqu’à nouvel ordre, la passerelle de la Pointe-aux-Lièvres risque la démolition.
Crédit photo: Thomas Verret

« Fini les excuses »

L’élu de Québec solidaire responsable du dossier des Transports et de la Mobilité durable ajoute que l’argument du futur troisième lien dans l’axe de l’autoroute Laurentienne ne tient plus, et que « l’impossible redevient possible ». Alors que « la CAQ de Christine Fréchette, le Parti libéral de Charles Milliard et le Parti conservateur d’Éric Duhaime proposent tous la construction d’un lien autoroutier à l’Est : il n’y en a plus d’épée de Damoclès ».

Le député de Taschereau invite justement la population à une marche exploratoire le samedi 2 mai, qui va partir du stade Canac, à 10h. La présidente et cofondatrice de l’organisme Santé Urbanité, Johanne Elsene, l’accompagnera pour cette promenade de Jane.

Le duo mettra alors en évidence qu’une autoroute représente aussi un enjeu de santé publique, tant pour le bruit que pour les polluants atmosphériques rejetés par les milliers de véhicules qui y circulent chaque jour.

Développement immobilier, densification des quartiers, transport collectif et actif, verdissement et réduction de la vitesse : tout le monde y gagne », soutient M. Grandmont au sujet du projet de boulevard urbain qu’il défend depuis ses années passées à la direction de l’organisme Accès transports viables (2012 à 2022).

Convenant que ce projet requiert des investissements significatifs étalés sur plusieurs années, Myriam Nickner-Hudon argue que « les vraies villes qui se réinventent dans le monde sont celles qui sont capables de faire ces transformations importantes pour redonner l’espace aux citoyens ».

« Plus on brette, plus on va rater des opportunités », prévient la présidente du Conseil de quartier de Saint-Sauveur.

Pieter Agneessens insiste quant à lui sur la notion du vivre-ensemble et de la connectivité entre les différents quartiers concernés, mais également sur l’aspect de la sécurité routière.

« On est tous piétons et ce n’est pas tout le monde qui a accès à un véhicule », fait remarquer le résident du Vieux-Limoilou, qui salue la solidarité des quatre conseils de quartier dans ces revendications de longue date.

Par ailleurs, l’élu responsable des relations avec les citoyens pour le projet TramCité, Raymond Poirier, tiendra un point d’information, le 30 avril prochain, dans le cadre du Conseil de quartier de Saint-Roch.

3 « J'aime »

[Opinion] Le Troisième lien : Passer de la tractation politique à la résilience de la Capitale

Par : Un Maître Urbaniste

Ayant traversé l’évolution de nos outils de planification — des premières cartes perforées à l’intelligence artificielle — j’ai acquis une certitude : l’urbanisme est trop souvent l’otage de tractations politiques qui ne répondent à aucune logique territoriale pérenne. Aujourd’hui, le dossier du “Troisième lien” illustre parfaitement cette délicate position où la décision semble tributaire de cycles électoraux plutôt que d’une structure de pensée noble.

1. Le constat d’une fragilité systémique

Québec est la capitale de notre province. Pourtant, sa résilience repose sur des infrastructures qui ne garantissent plus la continuité territoriale nécessaire à son rang. Faire de la “pensée politique” en urbanisme, ce n’est pas choisir un camp, c’est reconnaître que l’immobilisme ou les solutions de court terme affaiblissent notre structure étatique.

2. La solidarité des capitales : Le rôle d’Ottawa

Si l’on regarde le Canada comme une famille, Ottawa joue le rôle de la “grande sœur” garante du bien-être collectif. Il est temps d’élever le débat : le Troisième lien n’est pas un simple projet de voirie régionale. C’est un enjeu de sécurité et de fluidité nationale. La fragilité de Québec doit interpeller le fédéral non par ingérence, mais par solidarité stratégique pour assurer la résilience d’un nœud névralgique du pays.

3. Pour une planification “noble” et structurée

Nous devons exiger une planification qui ne soit plus le fruit de compromis précaires, mais une réponse logique aux besoins de la communauté. Servir la communauté, c’est offrir une vision qui transcende les mandats politiques.

michel matton urb m.a

2545 rue des muguets

vaudrueil dorion

faite en collaboration de l I.A

Donc selon vous, une « structure de pensée noble » c’est foncer avec un projet pour lequel aucune étude n’a su démontrer sa nécessité?

1 « J'aime »

La Ville de Québec met les bouchées doubles pour sécuriser ses rues

La Ville de Québec prévoit investir 6 millions de dollars cette année dans la bonification des aménagements pour la sécurité routière. (Photo d’archives)

L’administration Marchand va accélérer la cadence cette année afin d’atteindre plus rapidement ses objectifs de bonification des aménagements pour la sécurité routière, notamment aux abords des écoles et dans les secteurs à forte concentration d’aînés.

L’administration Marchand va annoncer aujourd’hui qu’elle investira 6 millions de dollars en 2026 pour poursuivre la mise en œuvre de sa Stratégie de sécurité routière 2025-2029.

Une somme de 2 880 000 $ sera notamment consacrée à des projets de corridors scolaires. Les travaux prévus incluent la construction de trottoirs, l’aménagement d’intersections surélevées et la sécurisation de passages pour personnes.

Projets de corridors scolaires prévus en 2026

  • Rue Claisse : construction d’un trottoir entre les rues Robitaille et Antonin-Marquis dans le cadre du projet de surface (école primaire Jean-XXIII)
  • Rue Antonin-Marquis : construction d’un trottoir et l’aménagement des intersections surélevées dans le cadre du projet de surface (école primaire Jean-XXIII)
  • Rue Montreuil : construction d’un trottoir dans le cadre du projet spécial entre la route de l’Église et l’avenue Wolfe
  • Rue du Villonet : construction d’un trottoir entre les rues de l’Alaska et de l’Avernet
  • Rue du Parc-Roy : construction d’un trottoir entre le boulevard des Français et le boulevard François-Xavier (école primaire du Parc)
  • Avenue Marcoux : construction d’un trottoir entre la rue de l’Académie et le 37, avenue Marcoux (Académie Sainte-Marie)
  • Loiret/Talmont : sécurisation du passage pour personnes
  • Diamants/Escarboucle : sécurisation du passage pour personnes

Source : Ville de Québec

La bonification des aménagements pour la sécurité routière inclut également l’installation de 131 seuils de ralentissement, une dépense évaluée à 822 000 $.

Les seuils de ralentissement sont des bosses surélevées, plus larges qu’un dos d’âne, mises en place dans la rue.

La Ville de Québec prévoit installer 131 seuils de ralentissement cette année. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Selon la Ville, la vitesse observée a diminué de 16 km/h en moyenne (de 47 km/h à 31 km/h) dans les rues où des seuils de ralentissement ont été aménagés.

La Ville de Québec prévoit en outre installer 11 nouvelles zones pour personnes aînées en 2026, ce qui représente un investissement de 100 000 $.

Inspiration new-yorkaise

Les zones aînées sont inspirées des Senior Pedestrian Zones de New York. Elles bénéficient d’un marquage au sol plus prononcé et de temps de passage piéton plus longs à certaines intersections ciblées.

À Québec, ces zones prévoient également des gonflements de trottoirs et l’ajout de bancs pour rendre les intersections plus sécuritaires et accueillantes pour s’y arrêter, précise la Ville.

La Ville de Québec s’est inspirée des passages piétonniers pour personnes aînées qu’on retrouve à New York. (Photo d’archives)

Photo : New York City Department of Transportation

Elle ajoute qu’à New York, ces aménagements ont permis de diminuer jusqu’à 60 % les décès des personnes piétonnes.

La Municipalité rappelle qu’entre 2019 et 2023, 15 personnes de 65 ans et plus ont perdu la vie sur le réseau routier de Québec. Cela représente 60 % des décès de piétons, alors que les aînés composent 20 % de la population.

Les zones inspirées de l’expérience new-yorkaise visent à s’attaquer à cette surreprésentation des aînés dans les statistiques.

La Ville de Québec s’est engagée à en aménager 40 d’ici 2030, à raison de 8 en moyenne par année.

4 « J'aime »

Les chantiers prévus en 2026 vont bien au-delà du tramway, dit la Ville de Québec

L’administration Marchand assure que le début des travaux du tramway ne se fera pas au détriment des autres infrastructures municipales ni des secteurs situés en périphérie du projet de transport en commun.

La Ville de Québec a fait le point vendredi sur les principaux projets d’infrastructures et de mobilité qui seront réalisés en 2026 et qui représentent des investissements de 323,4 millions de dollars.

Une part considérable de cette enveloppe, soit un montant de 128 millions, sera consacrée aux travaux du projet TramCité qui sont portés par la Ville de Québec. Les chantiers vont se concentrer dans les pôles Le Gendre et Saint-Roch ainsi que sur le Plateau de Sainte-Foy et le boulevard René-Lévesque.

Lorsqu’on soustrait les 128 millions consacrés au tramway, on arrive à un montant d’environ 195 millions, soit la même somme que la Ville a investie l’an dernier dans ses infrastructures. Cela fait dire à la vice-présidente du comité exécutif et responsable de l’entretien des voies de circulation, Marie-Josée Asselin, que son administration n’en a pas que pour le projet TramCité.

On investit partout, dans tous les quartiers. Le tramway nous permet de remettre à niveau une certaine proportion de nos infrastructures, mais on investit aussi dans d’autres secteurs pour d’autres besoins, d’autres enjeux pour rendre les quartiers plus sécuritaires, plus agréables à circuler et investir dans nos infrastructures souterraines et de surface, fait-elle valoir.

La très grande majorité des investissements qui ne sont pas consacrés au tramway, soit un montant de 127 millions, ira au maintien et à la durabilité des infrastructures municipales, telles que les conduites souterraines et les chaussées.

La rue de la Faune transformée

L’année 2026 marque par ailleurs le coup d’envoi du chantier de réaménagement de la rue de la Faune, dans lequel la Ville investira 25 millions de dollars sur trois ans.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan de mobilité pour la couronne nord, qui vise à améliorer la sécurité, la fluidité et la mobilité pour tous sur certaines artères situées dans des secteurs à forte croissance démographique.

La Ville de Québec affirme que le projet de réaménagement de la rue de la Faune vise à transformer cette artère « en un axe plus vert, plus sécuritaire et mieux adapté aux besoins des personnes qui s’y déplacent ».

Photo : Crédit : Ville de Québec

Le directeur de la Division de la coordination des projets d’aménagement et de mobilité durable au Service de la planification de l’aménagement et de l’environnement, Jean-François Martel Castonguay, explique que la rue de la Faune sera la première à être transformée en ce qu’il appelle un “boulevard 2.0”.

On est essentiellement à Saint-Émile, près de la rue de l’Apogée. Le réaménagement se fait sur près de 2 km en passant sous l’autoroute pour aller jusqu’au Parc-O-Bus de la Faune. On vient sécuriser les déplacements pour les modes actifs, on vient ajouter de la capacité routière pour les automobilistes, on vient gérer de façon optimale les eaux de pluie et les milieux humides qui sont à proximité. C’est vraiment un projet concret, insiste M. Martel Castonguay.

Mobilité active

En 2026, la Ville de Québec va allouer 23 millions à 12 projets liés à la mobilité active afin de faciliter les déplacements piétonniers et cyclistes, tout en favorisant l’intermodalité avec le transport en commun.

Elle compte entre autres ajouter ou bonifier 15,5 km de liens cyclables et 2,8 km de liens piétonniers.

Les 12 projets de mobilité durable sont répartis entre les corridors VivaCité (6 projets pour 13 km) et les projets réguliers de la Vision de la mobilité active. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Nicolas Perron-Drolet

La Ville de Québec va également appuyer sur l’accélérateur au cours des prochains mois afin d’atteindre plus rapidement ses objectifs de bonification des aménagements pour la sécurité routière, notamment aux abords des écoles et aux intersections jugées à risque pour les piétons aînés.

La Municipalité va ainsi consacrer 6 millions de dollars pour poursuivre la mise en œuvre de sa Stratégie de sécurité routière 2025-2029.

Accompagnement

Les interventions prévues incluent l’ajout de 131 seuils de ralentissement dans 26 rues, l’aménagement de 11 zones pour aînés à certaines intersections accidentogènes ainsi que la sécurisation de 14 corridors scolaires.

La Ville de Québec s’engage à accompagner activement la population tout au long des travaux pour l’informer des entraves générées par les chantiers et l’aider à bien planifier ses déplacements.

1 « J'aime »

La CAQ vante le troisième lien comme «le plus important chantier économique» d’ici 2036 | Le Devoir

Le troisième lien donnera aux travailleurs et aux travailleuses qui le réaliseront les moyens « d’aller au restaurant, d’aller au cinéma, de s’acheter un café, un quatre-roues ou bien un Ski-Doo », soutient le nouveau ministre de l’Emploi et responsable de la région de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard.

« J’ai l’assurance morale que le troisième lien, ce sera le plus important chantier économique de la région de Québec au cours de la prochaine décennie », a martelé le député de Montmorency, mercredi, dans la foulée de l’étude des crédits budgétaires dévolus à la Capitale-Nationale.

OUF

2 « J'aime »

Le Devoir a mis à jour le titre et le sous-titre!

Il faut en pleurire…

«Des milliards en salaires» | Le troisième lien permettra à ses travailleurs d’«aller au restaurant» et d’«acheter des Ski-Doo»

3 « J'aime »

Voilà que la CAQ reprend son discours chimérique. Quelle idiotie de la part du ministre Simard! Or on a d’importants rattrapages à faire en infrastructures qui équivaudront aux mêmes sommes dépensées, mais en plus de permettre aux travailleurs de dépenser aux restaurants etc etc, l’État dépensera pour des besoins essentiels et non pas pour un pont supplémentaire dont la nécessité n’a jamais été démontrée.

1 « J'aime »

La séparation des voies me semble une bonne idée, mais reste que la solution n’est pas de toujours ajouté des voies de circulation.

Le projet global vise à améliorer la fluidité de la circulation et à favoriser des déplacements plus sécuritaires sur le réseau autoroutier parcourant le territoire de Lévis. Au terme de ce chantier majeur, une troisième voie aura été ajoutée sur 6 km en direction est et sur 10 km en direction ouest de l’autoroute 20, entre les accès au pont Pierre-Laporte et à la route du Président-Kennedy. Les travaux d’élargissement en direction ouest seront réalisés en trois phases, d’ici 2030, entre la sortie no 325 (Lévis centre-ville) et la séparation des voies vers Montréal et en direction de Québec ou Saint-Georges.

Gouvernement du Québec - Promesse tenue : le gouvernement Fréchette ajoute une voie sur l’autoroute 20, à Lévis

1 « J'aime »

2 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Nouveau pont de l’Île-d’Orléans

L’abaissement du tablier du Pont de Québec devrait être une priorité, puisqu’il allégerait la circulation sur le pont Pierre-Laporte. C’est maintenant le nouveau ministre des transports Charette qui ralenti le projet :grimacing:

L’abaissement du tablier du pont de Québec promis par Fréchette en évaluation

Le pont de Québec (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Frédéric Vigeant

L’abaissement du tablier du pont de Québec qui devrait permettre très rapidement aux camions d’y circuler est en évaluation au ministère des Transports. Le ministre Benoit Charette n’a pas voulu confirmer que cette solution est toujours priorisée par son gouvernement.

À l’étude des crédits budgétaires du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), le député solidaire de Taschereau a rappelé qu’un tablier abaissé était “la clé de voûte pour être capable d’y faire passer du transport collectif”.

Pressé de questions par Etienne Grandmont, le ministre Charette n’a pas répété l’engagement de la première ministre ni voulu dire s’il était lui-même favorable à l’abaissement du tablier du pont de Québec.

“Je vous confirme que le projet est en évaluation”, a répondu le ministre à plusieurs reprises, mettant l’accent sur l’importance de “retenir la bonne formule”.

Il y a des évaluations. Je ne peux pas avancer de calendrier.

Une citation de Benoit Charette, ministre des Transports et de la Mobilité durable

En annonçant son plan pour la mobilité à Québec le 17 février, la première ministre Christine Fréchette y voyait surtout une manière de régler les questions de sécurité économique maintes fois évoquées par la CAQ en permettant le passage de poids lourds sur le pont centenaire.

À ses côtés, l’ancien ministre des Transports François Bonnardel voulait “donner une option très rapidement aux camions pour circuler sur ce pont”.

Benoit Charette martèle aujourd’hui l’importance d’y aller par étapes et note des progrès importants sur d’autres engagements de Mme Fréchette, dont les travaux d’élargissement de l’autoroute 20 à Lévis et le lancement imminent d’un appel de propositions pour un troisième lien à l’est.

(…)

Grande Allée fermée aux véhicules à partir d’Holland pendant le FEQ

Avec les voies réservées maintenant aménagées sur la Grande Allée plutôt que sur René-Lévesque en raison des travaux préparatoires du tramway, la Ville de Québec ajuste son plan de mobilité pour les 11 jours du Festival d’été de Québec (FEQ).

Les automobilistes en provenance du secteur de Sainte-Foy sont donc invités à privilégier les accès par le boulevard René-Lévesque puisque la Grande Allée sera fermée à la circulation en direction est à partir de l’avenue Holland.

Après cette intersection, les deux voies en direction du Vieux-Québec seront donc réservées aux autobus et aux cyclistes.

La Grande Allée sera inaccessible aux voitures en direction est à partir de l’avenue Holland.

Photo : Radio-Canada

Ces mesures seront en vigueur pour les 11 jours du festival dès 15 h 30 en semaine et dès midi la fin de semaine. La circulation automobile demeurera possible en direction ouest, avec une des deux voies réservées au transport en commun.

Le directeur du service du transport à la Ville de Québec, Marc des Rivières, n’anticipe pas un accès plus difficile au FEQ en raison de ces changements. Il souligne le constant besoin de s’adapter et rappelle que, l’an dernier, une grève avait été déclenchée au Réseau de transport de la capitale (RTC) pour toute la durée de l’événement.

Je pense que c’est un changement qui va bien se mettre en œuvre. Je fais confiance aux gens qui vont adapter leurs déplacements. Ils vont partir plus tôt et privilégier René-Lévesque, estime-t-il.

Marc des Rivières précise aussi qu’avec la fermeture de la Grande Allée, la rue Saint-Jean servira de corridor d’urgence et ne sera piétonne à aucun moment. Les corridors d’urgence habituels, qui servent aussi de voies réservées, seront également aménagés sur la rue Dorchester, la côte d’Abraham et l’avenue Honoré-Mercier.

1 « J'aime »

Travaux « majeurs » de mise aux normes à l’Aquarium du Québec

L’Aquarium du Québec souhaite devenir membre de l’Association des zoos et aquariums, une ONG présente dans une douzaine de pays.

Photo : Radio-Canada / Philippe Kirouac

Le site de l’Aquarium du Québec sera bientôt le théâtre d’importants travaux qui n’ont, cette fois, rien à voir avec le vaste chantier de réaménagement de la tête des ponts. Ils visent plutôt à soutenir la demande d’accréditation de l’institution à l’Association des zoos et aquariums (AZA), un leader mondial dans la conservation des espèces, le bien-être animal et la recherche scientifique.

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a publié le 26 mai un appel d’offres pour des services d’installation de clôture et accessoires à l’Aquarium du Québec.

Qualifiés de “majeurs”, les travaux concernés par l’invitation à soumissionner consistent principalement à installer de nouvelles sections de clôture totalisant 262 mètres linéaires et à remplacer des sections existantes sur une distance de 150 mètres.

Une autre clôture longue de 112 mètres, qui a été installée par le ministère des Transports et de la Mobilité durable pour séparer les terrains de l’Aquarium d’une zone de travaux, sera pour sa part rehaussée de 2 pieds (~ 65 cm) de manière à atteindre une hauteur totale de 8 pieds (~ 2,44 m).

Une fois les travaux terminés, toutes les sections de clôture qui délimitent le site de l’Aquarium auront cette hauteur.

Calendrier

La Sépaq se garde de dévoiler ses estimations pour le coût des travaux tant que le contrat n’aura pas été accordé.

La société d’État mentionne dans son appel d’offres que les travaux débuteront le 13 juillet et devront être terminés avant le 28 août.

Les interventions sur les clôtures ont pour objectif de répondre aux normes de l’AZA, une association internationale auprès de laquelle l’Aquarium du Québec a déposé une demande de candidature le 31 mars dernier.

Présente dans une douzaine de pays, l’AZA représente 254 zoos et aquariums qui accueillent chaque année plus de 200 millions de visiteurs.

Bien-être animal

L’AZA, c’est vraiment un regroupement d’institutions zoologiques qui ont décidé de mettre en place des barèmes, des règlements, des standards pour s’assurer que le bien-être animal était respecté, ainsi que les missions de conservation et d’éducation à la population, explique Marie-Pierre Lessard, directrice de la conservation à l’Aquarium du Québec.

C’est comme un standard que les institutions zoologiques se donnent pour assurer la qualité de ce qu’elles font.

Une citation de Marie-Pierre Lessard, Aquarium du Québec

L’Aquarium du Québec est déjà membre de l’Association des zoos et aquariums canadiens (AZAC), une affiliation qui lui permet de collaborer avec d’autres institutions, notamment dans le cadre de projets d’échange d’animaux.

Autres interventions

(…)

1 « J'aime »

3e lien à l’est : une nouvelle coalition s’organise pour protéger le patrimoine visuel

La Coalition est composée de citoyens, du GIRAM ainsi que de différents autres organismes et fondations. (Photos d’archives)

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Une nouvelle alliance déterminée à protéger le paysage patrimonial interrives de Québec prend forme. Issus de la société civile, elle veut faire du dossier du troisième lien la principale pierre d’assise de sa mission.

La Coalition pour la protection du paysage patrimonial de Québec, Lévis et de l’île d’Orléans s’inquiète de l’impact visuel que pourrait engendrer la plus récente mouture du projet proposée par le gouvernement Fréchette, soit celle d’un troisième lien à l’est.

Lundi, la première ministre a confirmé en entrevue à l’émission Première heure qu’un appel d’intérêt international pour le projet sera lancé au cours des prochaines semaines.

Si la Coalition précise qu’elle ne s’oppose pas d’office à toute proposition pour un nouveau lien interrives, elle tient toutefois à ce qu’il ne soit pas conçu au détriment du cachet patrimonial qu’offre la vue sur le fleuve Saint-Laurent.

Le président de la Fédération Histoire Québec et de la Société d’histoire de Sillery, Louis Vallée, fait partie du regroupement. Il rappelle que la réputation internationale de la vieille capitale repose en partie sur l’inscription du Vieux-Québec au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un impératif de sauvegarde de « l’aspect visuel » de Québec est conditionnel à un tel statut, ajoute-t-il.

[Québec], c’est le fait francophone en Amérique, ce sont ses remparts, c’est sa structure de vieille ville. Mais c’est aussi les vues qu’on a sur le fleuve, les vues qu’il y a du fleuve aussi.

Une citation de Louis Vallée, président de la Fédération Histoire Québec et de la Société d’histoire de Sillery

Dresde en Allemagne a perdu son statut à cause d’un pont. Liverpool, au Royaume-Uni, a perdu son statut à cause d’édifices qui venaient détruire cette cette vision qu’on avait de Liverpool, de ses quais, relate M. Vallée pour appuyer son propos.

(…)

1 « J'aime »

Un enjeu électoral pour le 3e élection de suite pour la CAQ? :roll_eyes:

version archivée : https://archive.ph/p8HUA/share

L’appel d’intérêt au privé pour la réalisation d’un lien interrives entre Québec et Lévis sera lancé «dans quelques jours», a confirmé jeudi la première ministre Christine Fréchette lors d’une allocution sur la Rive-Sud.

Devant la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Lévis, elle a précisé cet échéancier pour la prochaine étape attendue dans ce dossier et promis à nouveau que «l’avance recule» est terminé.
Elle avait également lancé ce message la semaine dernière à la Chambre de commerce et d’industrie de Québec. «Maintenant, on fait juste avancer», a-t-elle assuré jeudi.
[…]