Quartiers de Montréal

En terme du territoire Montréalais, il me semble que dès qu’on est loin d’un axe de transport structurant ou fréquent, et que rien ne se fait à pied en moins de 10 minutes, on tombe dans la zone ‘‘banlieue’’.

Il faut dire qu’il y a plusieurs nuances de banlieues. Tétreaultville est à la fois une banlieue dortoir et une ex-banileue de tramway assez urbaine. La zone honoré-beaugrand est remplie de bungalows. Où il y avait des tramway et des trolleybus, c’est plus urbain: Hochelaga, Desormeaux, Notre-Dame. Longue-Pointe était plus urbaine (mes arrières grands-parents viennent de là) et il y a un bout de Tétreaultville près de la 25 qui est bien plus dense, mais il a perdu plusieurs de ses commerces.

Oui ça ressemble à d’autres quartiers parce qu’ils se sont construits de la même manière dans les mêmes années. Quand on a arraché les tramways, ça a libéré des rues très larges, ce qui a attiré le développement de banlieue dortoir, comme ville d’Anjou.

Dans Le Devoir, premier article d’une série de textes sur pourquoi les lectrices et lecteurs du Devoir aiment leur quartier.

Premier arrêt : l’arrondissement de Verdun, à Montréal, où le fleuve et la verdure côtoient la faune urbaine.

« Quand on sort de chez nous par la porte d’en avant, on est en ville, mais par le balcon en arrière, c’est la campagne ! » Leonel Orozco nous reçoit dans son appartement en copropriété situé à deux pas du fleuve, à Verdun. Le père de famille, sa conjointe et leur fils de 14 ans n’ont pas besoin de chalet : ils ont l’impression de vivre en pleine nature, même s’ils habitent à 300 mètres de la très urbaine rue Wellington.

Par la fenêtre, on voit un terrain boisé. Des vélos passent sur la piste cyclable, à quelques mètres du balcon. On entend des oiseaux chanter. L’air du fleuve se fait sentir jusqu’ici. La plage de Verdun se trouve à cinq minutes de marche.

« On a une énorme cour arrière », lance Leonel Orozco en souriant. « C’est tout un écosystème : 113 espèces d’oiseaux ont été répertoriées dans le secteur », renchérit Fabian, l’adolescent de la famille, passionné de la faune ailée.

« Je crois qu’on s’est bien adaptés », résume Leonel Orozco, qui travaille dans le > développement de logiciels. Lui et sa famille ont trouvé à Verdun l’endroit idéal pour faire leur nid : à 15 minutes à pied de l’école secondaire Monseigneur-Richard, près de trois stations de métro — et donc du centre-ville —, ainsi que d’une multitude de pistes cyclables et de tous les services, épicerie, pharmacie, soins de santé.

« On n’a pas besoin de voiture », explique Leonel Orozco. La famille se déplace à pied, à vélo ou en transports en commun. Et pour sortir de la ville, ils sont abonnés à Communauto.

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2e texte de la série sur Outremont

Le 26 juillet dernier, une visite guidée gratuite du quartier Saint-Pierre a attiré une vingtaine de participants et participantes. En étroite collaboration avec le Groupe de recommandations et d’actions pour un meilleur environnement (GRAME), le musée de Lachine a organisé cette activité pour partager l’histoire et la transformation de cet ancien quartier ouvrier, méconnu du grand public.

Un quartier avec un riche héritage historique

La balade a commencé près de l’école Martin-Bélanger. Cet édifice, ayant abrité une chapelle auparavant, a connu énormément de changements au fil des décennies. La visite a dépeint l’évolution de cette ancienne ville industrielle, ponctuée d’arrêts explicatifs. Son guide, Julien Bouchard, a souligné l’importance des usines, plus spécifiquement de la Consumers Glass, dans le développement économique de la région au 20e siècle.

M. Bouchard, également responsable des programmes et de l’éducation du musée de Lachine, a partagé avec la foule son étonnement. Lorsqu’il a questionné les personnes âgés résidant le quartier sur les moments marquants de son histoire, il s’attendait à des réponses bien différentes que celles entendues. «J’avais le préjugé de penser que c’était l’incendie de l’église. Ce qui est ressorti, c’est l’incendie de la Consumers Glass.» a-t-il partagé.

L’arrondissement Saint-Laurent va ouvrir sa capsule temporelle de l’an 2000 ce dimanche 10 août à 14 h

:round_pushpin: Devant l’église Saint-Laurent
805, avenue Sainte-Croix
Saint-Laurent (Québec) H4L 3X6

Je me demande ce qui a été mis dedans

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Ce serait super de pouvoir répertorier les capsules temporelles à Montréal! Je sais que sous le Calder, au Parc Jean-Drapeau, il y a une capsule qui devra être ouverte en 2067.

Il y en a une sur le Mont-Royal proche de la croix

Il y en a une liée au nouveau pont Champlain. Il y en a également une liée au pont Jacques-Cartier, mais son emplacement exact a été oublié.

Il y en a une à Berri-UQAM aussi il me semble

Je crois que la “puck” de Berri-UQAM est une capsule temporelle, non?

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Est-ce que vous êtes passés par la rue Wellington à Verdun récemment?
J’y suis allé une couple de fois cet été et j’y ai été très déçu… comme quoi il y avait en essor, un élan avant, qui paraît un peu mort récemment? C’était à vrai dire un peu trop rempli de personnages un peu douteux et un peu vide de diversité. Ça m’a fait penser à Ste Catherine au village… il y a des choses à faire mais tranquillement ça devient moins plaisant.
Pas beaucoup à offrir côté gastronomie sauf Verdun Beach, Beba, Archway etc qui sont là depuis un moment? Verdun Social ça se remplit mais à part ça ça m’a paru un peu mort la nuit.

Est-ce juste ma perception / mauvaise chance ou est ce qu’il y en a parmi vous qui y remarquent quelque chose? C’est un peu absurde que Time Out l’ait nommée “rue plus cool au monde” alors qu’elle serait difficilement top 5 à Montréal?

J’y suis passée vendredi de la semaine dernière et j’ai trouvé ça très vivant et assez agréable, mais c’est vrai qu’à l’Est de l’avenue de l’Église, ça commençait à prendre des allures de rue Sainte-Catherine. Clairement pas aussi pire, étant donné qu’il y avait encore beaucoup de passants, mais les personnes poquées par la vie établissaient leurs campements pour la nuit de part et d’autre de la rue…

Reportage de CBC News sur la capsule temporelle de Saint-Laurent

Ajout : c’est pas Passe-Midi (Daniel Dõ) l’animateur dans la vidéo? :slight_smile:

Ajout no 2 : Communiqué de l’arrondissement

Les membres du conseil, plusieurs autres dignitaires et les résidents et résidentes qui y assistaient ont pu découvrir une sélection d’objets, de lettres et de dessins soigneusement conservés depuis 25 ans et offrant un regard sur la réalité laurentienne à l’aube du 21e siècle et du troisième millénaire.

En plus d’une collection d’artefacts du passé, l’ouverture de la capsule a dévoilé des témoignages empreints d’une grande humanité, d’imagination et d’espoir pour l’avenir. Des dizaines de dessins et de textes d’enfants provenant essentiellement d’écoles primaires participantes y décrivent leur prédiction d’un futur technologique à travers l’invention de téléphones cellulaires avancés, de voitures électriques ou encore d’avions ultrarapides.

Parmi les éléments déposés par les citoyens et les citoyennes à la suite d’un concours figuraient notamment un ballon de soccer, un CD de Britney Spears, des circulaires publicitaires et un chandail aux couleurs des camps de jour estivaux de Saint-Laurent.

Une exposition est en préparation afin de permettre à toute la population d’admirer ces témoignages du passé.

Au croisement de l’avenue de l’Esplanade et de la rue Saint-Viateur Ouest, dans le Mile-End, se trouve une armoire un peu branlante qui, à première vue, ne paie pas de mine. Couverte d’inscriptions et de morceaux d’affiches déchirées, elle semble avoir vu passer pas mal de saisons. Combien? Les résidents du coin ne savent plus trop.

Installée devant l’épicerie Latina, elle est une présence familière dans le quartier, juste en face de la terrasse toujours très achalandée du Café Club Social. De là, on peut observer l’intense activité qui règne autour d’elle en cette matinée d’été.

Toutes les cinq minutes environ, une personne ouvre les battants de la vieille armoire pour regarder ce qu’il y a à l’intérieur. Parmi elles, Mohammed, début soixantaine, qui a l’habitude d’y faire un tour chaque fois qu’il se promène dans ce coin.

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proposition de parcours pour découvrir le centre des affaires

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Témoignage d’un ancien résident de Pointe-Saint-Charles dans La Presse qui est retourné visiter son ancien quartier : Pointe-Saint-Charles, P.Q.

@acpnc : ça va t’intéresser!

Un ancien résidant de « La Pointe » est retourné marcher dans le quartier de sa jeunesse le jour même où l’on annonçait un important investissement immobilier. Promenades dans un quartier à la fois disparu et bien vivant.

J’ai quitté Pointe-Saint-Charles au début des années 1980 alors que mon quartier suffoquait. Le déclin industriel amorcé deux décennies plus tôt allait en s’accélérant. Les travailleurs désertaient les usines, qui allaient plus tard cesser de cracher leur fumée grise.

À l’époque, j’ai fait comme mes camarades de la polyvalente Charles-Lemoyne et du cégep André-Laurendeau : j’ai filé vers la banlieue. Je voulais aller voir si le gazon était plus vert chez le voisin.

L’autre jour, question de me retremper dans mes lointains souvenirs, je suis retourné à Pointe-Saint-Charles. Après avoir garé mon véhicule, j’ai marché dans les rues de mon ancien quartier, comme je le faisais à l’époque.

Je dois l’admettre : je n’ai pas retrouvé mes repères. Rue Saint-Patrick, dans le secteur industriel, les manufactures ont été transformées en immeubles de condos. D’autres projets sont en chantier. À proximité, de vieux logements ont été démolis, ou rénovés à grands frais, par des spéculateurs flairant la bonne affaire.

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Je confirme les propos de l’ancien résident, PSC était un quartier attachant où les gens se connaissaient bien. J’y ai passée de merveilleuses années d’enfance et d’adolescence sur la rue Charlevoix. C’est vrai qu’il y avait des conflits entre francophones et anglophones, des escarmouches sans conséquence auxquelles je n’ai jamais participé. Au contraire mon objectif était d’apprendre l’anglais pour pouvoir mieux connaitre l’autre communauté.

C’était un quartier ouvrier où la Dominion Glass de même que la Northern Electric étaient les employeurs dominants. J’ai d’ailleurs travaillé à la Dominion, mais seulement 3 jours à l’été 67. J’ai tellement détesté le travail à la chaine que ça m’a convaincu d’étudier pour pouvoir mieux gagner ma vie.

Nous sommes déménagés en mai 71 pour Villeray, avant que je vole de mes propres ailes quelques années plus tard. Comme dans la plupart des quartiers centraux, le temps a fait son oeuvre et plusieurs institutions sont disparues avec le départ des gens de ma génération.

Cependant je suis en encore contact avec plusieurs amis de cette époque qui vivent encore à la Pointe et qui sont toujours fiers d’y résider. On l’oublie souvent, mais je dirais que l’arrivée du métro en 1978 aura grandement contribué au renouvellement de ce secteur de la ville.

Donc normal qu’il y ait eu un brassement de population et que de nouveaux logements aient remplacé certains qui ont mal vieilli. Mais on reconnait encore l’âme du quartier, ses rues à duplex et d’autres à triplex qui m’ont fait aimer ces bâtiments anciens de fin 19ème début 20ème, où je reconnais aujourd’hui leur merveilleuse valeur historique.

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C’est une version similaire d’un article paru il y a quelques années à The Gazette…

Je suppose que la conversion du canal de Lachine a eu un gros impact, ainsi que Griffintown. Bridge en fera autant…

Surtout du côté sud des voies, aux alentours du Bâtiment 7, c’est rendu assez huppé avec des duplex convertis en maisons.

La rue Centre se remplit de belles adresses, gastronomiquement au moins il y a évidemment Sabayon mais aussi des brunchs excellents chez Bloom, des sanswichs parmi les meilleurs chez Clarke et chez Taglio, le Street Monkeys, et June Buvette qui est un bar à vin très branché…

C’est clair que le rajout de milliers d’unités va changer le visage du quartier, il n’y a pas de retour en arrière… architecturalement on y retrouve aussi de très belles rues historiques. Pour la part du logement qui suit les règles du marché, il y a très peu de chance que ça demeure un quartier relativement abordable…

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Tous les quartiers de la Ville de Montréal vont se gentrifier. C’est une lente mais inexorable progression. C’est ce qui s’est passé dans toutes les grandes villes du monde et Montréal n’y échappera pas, quoi qu’on fasse. Le libre-marché demeure le plus fort vecteur de changement dans l’état actuel du capitalisme moderne.