J’aurais pu préciser que la piétonisation est temporaire pour rendre ça plus clair, mais je n’ai pas menti. J’ai simplement affirmé que la rue est piétonnisée ce qui est le cas au même titre que Mont-Royal est piétonnisée (comme précisé). Il reste que ça prend de l’ambition pour interdire l’accès à une telle rue notamment en raison de la clientèle très aisée qui a pour habitude de préférer l’automobile. C’est ce fait que je voulais pointer.
Mon propos est que les rues mentionnées en haut devraient être piétonnisées sans question posée. J’inclus Mont-Royal, car la question se repose à chaque année et Saint-Denis, car le trafic automobile y est permis cette année (et on en voit les conséquences).
Si tu savais les idées que j’ai en tête pour l’avenue! Je pense que c’est une question de temps avant d’avoir de quoi qui soit à la hauteur d’une avenue du 21e siècle.
Comme on mentionne Tokyo ici: une très grande part des rues de cette ville sont des chaussées partagées, et c’est vrai pour les rues commerciales. En fait, il y a tellement de piétons, et si peu de voitures, que ça donne une impression de piétonnisation assez répandue.
On jase là, mais si on pouvait réduire le trafic du Vieux-Montréal à son essentiel, en zone contrôlée, on pourrait reprendre la même ambiance pour ce secteur, sans nécessairement de grandes fermetures complètes de rues. Il y a l’achalandage piéton, à mon avis.
AJOUT
Juste une poignée d’exemples (sans être les rues les plus populaires):
Ça peut fonctionner à Tokyo où les japonais sont très disciplinés (piétons, cyclistes, automobilistes) mais j’ai des doutes pour Montréal. D’ailleurs la plupart des très petites rues à Tokyo n’ont pas de trottoirs et ceci ne cause aucun problème.
Ça serait peut-être un bon laboratoire pour tester toutes ces technologies intelligentes dont l’administration parle, pour contrôler l’accès automobile. Je suis certain que ça serait un peu difficile au début (comme tous ces changements), mais c’est possible (et souhaitable) de changer les habitudes et le respect d’un tel aménagement.
Je crois que ça vaut la peine de regarder l’état de l’alternative, de toute façon. Projet Montréal n’a pas réussi à créer un plan de piétonisation, malgré la volonté évidente. Et même si on fait une percée en ce sens, on risquerait de se ramasser avec des tronçons piétonnisés disparates pour répondre aux doléances de tous et chacun. Une zone à accès contrôlé, ça permet de réfléchir pour tout un quartier, dans des configurations bien plus larges.
Ça ne remplace pas la piétonisation d’ailleurs, mais ça peut être complémentaire, ou encore une étape pour celle-ci. C’est un concept supplémentaire.
Si on pouvait, avec succès, implémenter des zones de contrôle sur les véhicules pour réduire le trafic, ça pourrait s’appliquer à d’autres secteurs de la ville, où on ne peut pas couper l’accès. On augmente la portée de secteurs où l’on peut réduire la présence de voitures, et fort probablement l’acceptabilité sociale.
On pourrait créer d’autres rues partagées à des endroits où, en ce moment, c’est plus difficile à faire accepter.
Enfin bref, ça vaut la peine d’y penser, je crois que c’est une occasion de bonification.
Beaucoup de zone piétonnes en Europe viennent avec un accès véhiculaire réglementé qui est contrôlé par des dispositifs automatiques (barrières levantes, bornes escamotables, etc.) afin de ne laisser passer que les riverains, livraisons, taxis, véhicules d’urgence. Les technologies ne sont pas nouvelles. Certains véhicules peuvent aussi avoir des plages horaires spécifiques, comme 8-11 h pour les livraisons par exemple.
Parlant de technologies, j’ai découvert à Beaconsfield (liaison Gerard-Guindon/James Shaw) un système de barrières automatisées qui s’ouvrent au son des sirènes de véhicules d’urgence (sirènes en mode Yelp pour être précis).