Quartier Vieux-Montréal

Réaménagement de la rue Saint-Paul Ouest

Mis à jour le 15 décembre 2023
Temps de lecture : 2 min

Le réaménagement de la rue Saint-Paul vise à améliorer la convivialité, la mobilité urbaine et l’expérience des usagers de la rue, à mettre en valeur son caractère patrimonial et à assurer sa vitalité commerciale. Les travaux débuteront au printemps 2024.

Description du projet

Créée officiellement en 1673 par les Messieurs de Saint-Sulpice, la rue Saint-Paul est la rue fondatrice de Montréal. Elle constitue encore aujourd’hui l’artère commerciale principale du Vieux-Montréal.

Le concept d’aménagement mise sur des matériaux sobres et nobles afin de mettre en valeur la qualité architecturale des bâtiments qui la bordent. Il prévoit également la modernisation de l’éclairage urbain, en accord avec le Plan lumière du Vieux-Montréal.

Les travaux incluent :

  • La mise à niveau les réseaux d’utilités publiques (gaz, télécommunications, alimentation électrique);
  • La reconstruction de l’aqueduc et la réhabilitation de l’égout;
  • La réfection des trottoirs et la chaussée; les matériaux choisis et les techniques de pavages utilisées conféreront une longue durabilité à la chaussée.

L’espace a été conçu de manière à permettre la cohabitation des différents modes de déplacement, tout en garantissant la sécurité des piétons :

  • trottoirs agrandis et de hauteur réduite;
  • vitesse de circulation automobile limitée à 20 km/h;
  • pas de stationnement sur rue;
  • stationnement courte durée pour livraison commerciale;
  • priorité aux piétons, qui peuvent circuler sur la chaussée.

Ce concept de rue partagée pourra bien s’adapter à une éventuelle piétonnisation de la zone dans le futur.

Déroulement des travaux

Le réaménagement de la rue se déroule d’est en ouest :

  • La partie est de la rue (phases 1 et 2 du projet) est terminée.
  • Les travaux entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Saint-François-Xavier (phase 3) se dérouleront du printemps 2024 à l’été 2026. Ils engloberont également la ruelle située au nord de la Place Royale, ainsi que les ruelles St-Dizier et Chagouamigon.
  • La section située à l’ouest de la rue Saint-François-Xavier sera réalisée ultérieurement.

Découvertes archéologiques

Considérant le fort potentiel archéologique de cette zone, des fouilles sont réalisées à l’occasion des travaux. Différents artefacts précolombiens (pointes de flèches, hache…) ont été découverts lors de travaux précédents.

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Although I am happy for this continuation of the restoration of St-Paul, it would be better to do this in 1 year and not 2.

This part of town is why people come to Montreal, so 1 year could be possible. 2 years is too much.

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It’s the underground work that takes up the time.
And all the coordination with the utility compagnies

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Quelques photos du Vieux-Montréal en cette soirée de Noël; il ne manque que la neige.

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Merci de partager ces images de Montréal qui s’illuminent joyeusement le soir venu, nous faisant oublier l’absence de neige. Au moins la douceur de l’air et les trottoirs totalement dégagés rendent la promenade des plus agréables et détendues. Alors consolez-vous.

Ici à BSP c’est bien tranquille, il n’y a plus vraiment de neige en ville, quelques centimètres tout au plus après avoir été lessivée par 123 mm de pluie lundi dernier (un quatrième record de précipitation cette année) et une inondation évitée de près grâce à la vigilance des employées de la Ville. Le tout s’est transformé depuis en glace rendant les parcs et les sentiers de nature impraticables et dangereux.

J’ai quitté Montréal il y a 12 ans parce qu’il n’y avait plus de bonnes conditions ne neige pour pratiquer sur une base permanente mes sports d’hiver. Je suis donc devenu une sorte de réfugié climatique. Toutefois il me semble que ces derniers m’ont vite rattrapé avec des saisons hivernales dorénavant de plus en plus instables. :grimacing:

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Très belles photos! Comment tu as fait pour ne pas avoir une tonne d’autos dans le cadre?? :wink:

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Je me suis aussi promené dans le Vieux hier (comme plusieurs ici visiblement!), et c’était une grosse circulation qui se mêle mal à la foule autour de la Place d’Armes, Place Jacques-Cartier, la rue Saint-Paul… Vivement qu’on repense la chose pour la qualité de l’expérience.

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J’ai honte du Vieux-Montréal et du Centre-Ville en général (sauf le Quartier des spectacles). J’y vais par obligation et rarement par plaisir.

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34 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Temp(ignorez)

Rénovation d’un bâtiment au coin de Saint-Laurent et Notre-Dame le 18 avril 2024.

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I really can’t wait for this phase to be done, it will be stunning :smiley:

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La tendance européenne fait la joie des instagrammeurs, mais suscite aussi son lot d’inquiétudes

Publié à 1h33 Mis à jour à 5h42


Valérie Simard
Valérie Simard La Presse

Proliférant depuis quelques années dans les grandes villes européennes, les fleurs artificielles gagnent le Vieux-Montréal. Cette tendance, poussée par les réseaux sociaux, soulève des préoccupations, notamment dans la capitale française, où les élus songent à les interdire.

Résumé

Un Vieux-Montréal en fleurs… artificielles

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

La devanture de la boutique Maison Margan, dans le Vieux-Montréal, ornée de fleurs artificielles

La tendance européenne fait la joie des instagrammeurs, mais suscite aussi son lot d’inquiétudes

Publié à 1h33 Mis à jour à 5h42

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Valérie Simard
Valérie Simard La Presse

Proliférant depuis quelques années dans les grandes villes européennes, les fleurs artificielles gagnent le Vieux-Montréal. Cette tendance, poussée par les réseaux sociaux, soulève des préoccupations, notamment dans la capitale française, où les élus songent à les interdire.

Ce qu’il faut savoir

Depuis quelques années, les fleurs artificielles se multiplient dans les restaurants, cafés, salons de coiffure et fleuristes des grandes villes européennes.

Devant la prolifération des décorations florales en façade, le Conseil de Paris souhaite encadrer cette pratique, critiquée pour son impact environnemental.

Avec l’arrivée du printemps, cette tendance se transporte dans le Vieux-Montréal, où des arrangements de fleurs artificielles ont fait leur apparition à l’extérieur de plusieurs commerces.

Dans la rue Saint-Paul, au cœur du Vieux-Montréal, les arches de fleurs qui ornent une dizaine de commerces attirent les visiteurs qui s’y arrêtent pour prendre la pose. Plusieurs de ces clichés se retrouveront sur Instagram, au grand bonheur des commerçants qui ont investi plusieurs centaines, voire quelques milliers de dollars, pour égayer la devanture de leur café, restaurant ou boutique.

« Le nombre de gens qui viennent se faire photographier devant ma porte, c’est assez intense », constate Ann-Marie Hamel, propriétaire de Maison Margan, une boutique de produits pour le corps et la maison, située sur la place Royale.

Il y a des photographes, des mariés qui prennent leurs photos ici. Ça suscite un grand intérêt.

Ann-Marie Hamel, propriétaire de Maison Margan

Comme le rappelait The Guardian dans un article paru en 2021, les fleurs artificielles ne sont plus l’objet de mépris. Adoptées d’abord par des restaurants londoniens branchés, qui ont fait du mur de fleurs et de faux feuillages une toile de fond prisée pour les autoportraits, ces décorations se sont répandues dans les commerces à travers le Royaume-Uni et dans plusieurs grandes villes européennes, suscitant des critiques quant à leur impact environnemental. Car bien que certaines fleurs soient faites de soie, comme celles choisies par Maison Margan, la majorité sont en plastique.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le Pangea, rue Saint-Paul Est, a aussi opté pour des fleurs artificielles.

À Marseille, l’installation de fleurs artificielles dans de vrais arbres a soulevé récemment l’indignation de l’organisme Clean my Calanques en raison du risque qu’elles se retrouvent en mer.

Trouver des solutions de rechange

En février dernier, devant la prolifération des façades décorées de fausses fleurs – l’Atelier parisien d’urbanisme en dénombrait 325 en avril 2023 –, le Conseil de Paris a adopté un vœu demandant la rédaction d’une charte sur ces installations. « L’idée n’est pas d’interdire ces décors pour les commerçants, mais plutôt de trouver des alternatives », a déclaré au Figaro le conseiller Boris Jamet-Fournier. Pour justifier cette mesure, il évoque des raisons de sécurité incendie et d’hygiène et une préoccupation écologique, la Ville de Paris s’étant engagée dans une démarche zéro plastique.

Devant une tendance qui, à Montréal, n’en est qu’à ses balbutiements, la Ville dit ne pas avoir encore pris position sur cette question. « Cependant, nous sommes conscients des préoccupations environnementales soulevées par cette pratique, notamment en ce qui concerne les déchets plastiques », a déclaré par courriel Béatrice Saulnier-Yelle, attachée de presse au cabinet de la mairesse.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Des fleurs artificielles ornent la terrasse du Vieux-Port Steakhouse, dans le Vieux-Montréal.

Quant aux risques d’incendie soulevés à Paris, le Service de sécurité incendie de Montréal indique que même si les fleurs artificielles sont plus inflammables, elles ne sont pas considérées comme un risque d’incendie en tant que tel.

Dans l’arrondissement de Ville-Marie, le règlement d’urbanisme n’interdit pas spécifiquement l’installation de fleurs artificielles en façade. Mais si une plainte était formulée à cet égard, elle serait évaluée en fonction des dispositions de ce règlement, précise la relationniste à la Ville de Montréal, Camille Bégin.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le Tommy Café de la rue Saint-Paul Ouest a opté pour des plantes artificielles vertes et jaunes.

« C’est sûr que la mentalité doit évoluer et on doit s’en imprégner, mais on est au début de tout ça [à Montréal] », fait valoir la copropriétaire de Florilège Jardinerie Urbaine, Rosanna Sanfilippo, dont l’entreprise est derrière l’installation de trois arrangements floraux dans le Vieux-Montréal, en plus de celui qui orne la devanture de sa boutique, dans le quartier Saint-Henri. « Les décors qui ont été faits à Paris, c’est énorme. Ça n’a rien à voir. »

On veut ramener le tourisme, on veut que les gens sortent magasiner pour ne pas tuer le commerce local, je pense que toutes les stratégies sont bonnes. Ce qu’on peut faire pour l’environnement, c’est de les réutiliser jusqu’à ce qu’elles soient désuètes.

Rosanna Sanfilippo, copropriétaire de Florilège Jardinerie Urbaine

La fleuriste dit espérer que ses décorations florales, qui sont entreposées en hiver, puissent durer quatre ans, quitte à remplacer quelques éléments endommagés.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

La crèmerie Saint Paul a aussi suivi la tendance d’ornement artificiel.

« On veut un Vieux-Montréal authentique »

Opter pour des fleurs naturelles pour ce type d’installation nécessiterait beaucoup plus d’entretien et serait plus onéreux pour les commerçants, argue-t-elle. Et l’effet est moins percutant.

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« Si on veut du vrai, c’est sûr qu’on ne peut pas avoir des couleurs éclatantes, à moins de faire de la teinture », confirme Chantal Royer, une artiste botanique qui est derrière la création de plusieurs arrangements naturels dans le quartier. « C’est mon cheval de bataille de prouver qu’on peut avoir du vrai dehors. » L’une de ses premières installations est d’ailleurs toujours en place après quatre ans.

Croyant qu’une certaine esthétique doit être respectée dans un secteur patrimonial comme le Vieux-Montréal, elle estime néanmoins que des insertions artificielles devraient être possibles, « à juste dose ».

« Quand on recouvre un bâtiment entièrement de feuillage en plastique, ça devient problématique », observe Dinu Bumbaru, directeur des politiques chez Héritage Montréal. « On ne veut pas un Vieux-Montréal maquillé, on veut un Vieux-Montréal authentique. »

Bannies au cimetière

La réflexion sur l’impact environnemental des fleurs artificielles gagne par ailleurs les cimetières de la province. Un article publié le 8 mai dernier dans les quotidiens des Coops de l’information indiquait que certains cimetières déconseillent, voire interdisent les fleurs artificielles sur leur terrain. C’est le cas des Cimetières catholiques de Granby, qui ont adopté un règlement en ce sens l’automne dernier.

« On vient d’interdire les fleurs artificielles parce qu’elles ne sont pas compostables et pas recyclables, explique Élyse Champagne, directrice des Cimetières catholiques de Granby. Avec le vent, la pluie, ça se retrouve par terre et il y en a beaucoup. Toutes les semaines, il faut faire le tour pour ramasser ces fleurs-là qui se retrouveraient chez les voisins, notamment le Zoo de Granby. »

Les risques que comportent pour la machinerie les tiges de métal présentes dans ces arrangements expliquent également cette décision.

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2024-05-22/un-vieux-montreal-en-fleurs-artificielles.php

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Je serais bien ravi que les fausses fleurs de plastique soient bannis en devanture du Vieux-Montréal. Ça ne fait que témoigner d’une incroyable paresse et superficialité. On a tellement de belles fleurs, il serait entièrement possible d’avoir de très jolies plantations naturelles.

Pour le mur recouvert de fausse plantes vertes sur la crèmerie, chaque fois que je passe devant, je me demande comment il est possible que ce ne soit pas interdit. C’est d’une horreur, en plus de cacher la belle pierre.

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Sauf que si on pousse la même logique, va-t-on bannir les décorations de Noël artificielles ? Oui le vrai sera toujours plus beau mais quel commerçant peut se payer des fleurs fraîches à chaque 3-4 jours pour sa façade?

La fausses mousses vertes qui cache la pierre, ça c’est autre chose. Ici on change cache le revêtement existant et ça, ça n’aurait pas du être permis

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Prendre exemple sur la boutique Dragon Flowers de la rue Bernard

P-ê pas aussi extrême par contre :smiley:

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Pollution visuelle par la surcharge exagérée de matériel. Je me demande d’ailleurs si ces objets suspendus en hauteur ne sont pas vulnérables aux grandes rafales et aux orages, en devenant de potentiels projectiles sur les passants?

oh ben la c’est exagéré… du chialage pour rien. Je trouve ca tres beau meme les fleurs artificielles

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C’est littéralement le même type de guirlandes que ce qu’on installe pour le temps des fêtes, mais en hivers on a jamais eu cette réflexe car c’est “normal”. Ice c’est littéralement des guirlandes d’été, on a les mêmes risques qu’avec des boules ou des cocottes de partir au vent ou de prendre feux…

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Ce ne sont pas les guirlandes que je commentais mais la profusion de cages. Quant aux guirlandes c’est matière de goût, on aime ou pas, donc ici cela relève des préférences personnelles. Finalement il y a pire dans la vie :grin: