Reportage de CBC News sur la fermeture de Wing Noodles
Montreal’s Wing Noodles closing after 75 years
Since 1946, Wing Noodles, owned by the Lee family, has fed Montrealers near and far. From plum sauce, to cookies and noodles, people have relied on their products for decades. The impending closure isn’t only hard for clients but its owners too, who have built up a lifetime of memories.
With businesses struggling, how can Montreal’s Chinatown avoid fading away?
While the district has faced challenges staying vibrant and culturally consistent for years in the face of encroaching development, gentrification and demographic changes, the closing of a 75-year-old family business has prompted concerns to resurface.
L’usine Wings, emblème du Quartier chinois, ferme ses portes après 128 ans d’activité
Après 128 ans d’activité, l’usine Wings, pilier du Quartier chinois de Montréal, ferme ses portes. La famille Lee, aux commandes depuis sa création, a été pionnière dans la production de biscuits chinois au Canada.
« La Fondation JIA, accompagnée d’Héritage Montréal et de RaysideLabossière, lance une stratégie ambitieuse pour préserver l’héritage de Nouilles Wing dans le Quartier chinois de Montréal.
Alors que l’incertitude plane sur l’avenir de son bâtiment emblématique, cette initiative veut s’assurer que l’histoire de Wing, profondément liée à la vie communautaire et au patrimoine culturel du quartier, continue d’être mise en valeur et célébrée comme une composante essentielle de l’histoire sino-québécoise.
On vous invite à découvrir cette démarche et à comprendre pourquoi cet héritage demeure si précieux pour le Quartier chinois de Montréal. »
Il serait temps que Montréal passe à autre chose pour ce quartier. Il n’y a plus de quartier chinois. C’est essentiellement deux pâtés de maisons de commerces à thème asiatique, soit de La Gauchetière et Saint-Laurent, chacun entre deux intersections seulement, et des arrières-rues miteuses et généralement pleines de déchets. Avec quelques personnes très âgées d’origine asiatique qui prennent leur promenade dans le coin. Qui disparaîtront d’ici quelques années, vu leurs nombre d’années. C’est une relique, et depuis longtemps. Oui pour préserver des éléments historiques, mais la ville doit passer à autre chose plutôt que d’essayer de garder un zombie en vie.
Ça n’arrivera pas. Il est protégé par la ville, et son noyau central est protégé par Québec.
Cette protection légale existe justement pour empêcher ce genre d’action.
D’ailleurs, rien dans ce statut ne pérennise les rues miteuses ou les déchets. On pourait parfaitement entretenir l’endroit dans sa forme actuelle, avec des moyens et de la volonté.
Finalement, je crois que ça vaut la peine de regarder les différentes luttes pour protéger des quartiers patrimoniaux de Montréal. Les mêmes arguments étaient repris pour tenter de raser certains de nos plus beaux atouts historiques, il n’y a pas si longtemps.
Plutôt que de raser l’histoire, on peut s’en occuper. Nous avons réussi à de nombreux endroits, et ça devient une valeur ajoutée à la ville. je suis d’accord que le quartier Chinois manque d’amour en ce moment, sur plusieurs plans. On peut s’en occuper comme du monde, avant tout.
Personne ne parle de le raser. Évidemment qu’il faut sauvegarder les quelques lieux historiques. Conter l’histoire. Mais ce sont essentiellement quelques bâtiments. Occupons-nous de ces bâtiments. Et pour le côté immatériel, il n’est plus vraiment là. On parle de sauvegarder quelque chose qui est essentiellement disparu. Et cela handicape le quartier, en l’empêchant de passer à autre chose. Donc, tout ce qu’il fait est mourir à petit feu.
Je suis d’accord avec le fait que le quartier chinois est en train de mourir à petit feu. On essaie bien, à coup de rénovations ponctuelles ici et là, de revitaliser, mais chaque nouvel édifice moderne enlève encore plus l’âme originale du quartier. Bien entendu, personne ne veut prendre le blâme pour l’éradication de ce quartier, d’où l’étouffement graduel, insidieux, relativement sournois du secteur. En s’y promenant, on peut encore sentir un peu d’âme sino-américaine, mais on ne peut que rapidement se rendre compte que l’heure de “gloire” est bel et bien passée. Le nombre de commerces placardés, vacants, et l’état vétuste de la plupart des immeubles le prouve hors de tout doute. Tout cela est bien dommage. Il me semble un peu tard pour prendre le taureau par les cornes, et je crois que même la communauté et sa nouvelle génération semble passée à autre chose, à Montréal.
Et on fait quoi alors ? On veut rénover et conserver ce qu’on a avec ce qu’on a déjà et préserver l’histoire du lieu. Alors faudrait faire quoi si ce n’est pas la bonne chose à faire ? On ferme tout et on oublie le passé ?
On le sait déjà c’est pourquoi Chinatown a changé et n’est plus ce qu’il était. Les gouvernements ont rasés des pan entiers pour l’emmurer. Les populations chinoises et asiatique se sont beaucoup diversifiée et on migré vers d’autres endroits, l’ouest du Centre-ville, Brossard, etc. On va pas les forcer à juste aller dans un quadrilatère.
On critique le fait qu’on essaye de se pencher sur le problème en disant qu’il est trop tard et qu’il faudrait changer de stratégie. Okay, on fait quoi ici alors ? On le sait que le quartier à besoin d’amour et d’investissements, mais ça, ça prend du concret et de l’argent. Ça prend un plan pour épauler et aider les investissements locaux.
On peut pas juste espérer qu’une solution miracle va arriver de nulle part
Le quartier chinois appartient à l’histoire de Montréal, mais pas seulement. Comme toute chose il traverse des périodes de croissances et de déclins, ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas d’avenir. Le premier défi serait selon moi d’intéresser davantage la jeunesse chinoise et orientale pour qu’il puisse se réinventer et se moderniser à partir de valeurs culturelles authentiques, pas seulement gastronomiques. Aucun doute le défi est là, mais sans mise en valeur et entretien adéquat, il sera difficile de renverser les perceptions et soutenir son développement sur le plan économique.
Disons en terminant que sans concertation entre la Ville de Montréal et le milieu des affaires, particulièrement les investisseurs chinois locaux, il sera nettement plus laborieux de lui redonner son lustre d’antan. Alors retroussons nos manches pour que cet attachant quartier ait plus d’avenir que de passé et que ce milieu culturel puisse retrouver la recette qui a fait son succès à travers les décennies.