Souhait #18 pour Montréal
Le Quartier chinois se vit d’abord à travers ses rues et ses espaces publics. Animé en continu, on s’y promène pour profiter de l’effervescence du lieu et des odeurs qui s’échappent des commerces. La rue de la Gauchetière a bénéficié, au cours de la dernière décennie, d’un réaménagement de grande qualité. Surfaces de pavés, mobilier urbain et lampadaires distinctifs, fosses de plantations : tous les ingrédients sont réunis pour en faire une rue commerciale agréable et vivante.
Les trois autres principaux axes du quartier — la rue Saint-Urbain, la rue Clark et le boulevard Saint-Laurent — n’ont pas eu cette chance. L’asphalte y occupe une place beaucoup trop importante, les surfaces sont en mauvais état et le mobilier urbain est à la fois désuet et insuffisant. De plus, la circulation y est confuse pour tous les modes de transport. Les piétons sont confinés à des trottoirs trop étroits, tandis que l’espace réservé aux voitures demeure vaste et déstructuré.
Afin de créer un ensemble cohérent, un véritable quartier doté d’une personnalité propre et d’un fort sentiment d’appartenance, il serait essentiel d’établir un plan directeur complet, à l’image de ceux réalisés pour le Quartier des spectacles et le Quartier international. Véritable colonne vertébrale du quartier, le boulevard Saint-Laurent devrait être le premier axe à faire l’objet d’un réaménagement.
Concrètement, ce souhait implique :
18.1 L’établissement d’un plan directeur pour l’ensemble du quartier ;
18.2 La mise en œuvre du plan directeur par phases, en débutant par le réaménagement du boulevard Saint-Laurent ;
18.3 Le développement d’un projet mixte complet sur le terrain vague au coin des boulevards Saint-Laurent et René-Lévesque, incluant l’aménagement d’un espace vert.
Une réflexion plus vaste sur l’identité du quartier doit également être menée, notamment en ce qui concerne l’affichage, élément identitaire fort du secteur.
1 Parc de la Pagode, Adrien Hubert, Archives nationales du Québec
2 Par l’auteur