Protection du territoire

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Ce terrain est l’un des trois que possède le Regroupement, fondé en 2010. L’organisme jouit par ailleurs de « servitudes de conservation » sur trois autres lots, contigus ou pas, de haute valeur écologique. Les terrains sous servitude appartiennent encore à leurs propriétaires, mais ces derniers se sont engagés à les protéger de toute perturbation importante (coupe forestière, construction d’un bâtiment, etc.) à perpétuité. La chasse, la cueillette et l’entretien des chemins y sont autorisés.

Les servitudes de conservation sont rares au Québec. Ce type de protection — moins onéreux que les acquisitions, mais plus complexe sur le plan administratif — est devenu, en quelque sorte, la spécialité du Regroupement pour la pérennité de l’île Verte, dont l’expertise en la matière est sollicitée par d’autres organismes.

L’initiative citoyenne fait suite aux efforts de la mairie pour préserver l’île au début des années 2000. À cette époque, les deux « protections historiques » de la Verte venaient de disparaître : l’île était devenue accessible en traversier (en 1988), et son zonage agricole intégral avait été aboli (en 1999), ce qui facilitait le lotissement. M. Delage craignait que son petit nirvana devienne, comme l’île d’Orléans, une sorte de « banlieue », ce qui aurait été « épouvantable ».
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Ce que je retiens particulièrement, c’est que les risques de contamination de la rivière Outaouais ne menacera plus la prise d’eau de la région de Montréal.

Gain de cause pour les opposants à Chalk River

La Cour d’appel fédérale a donné raison aux opposants du projet de dépotoir de déchets nucléaires de Chalk River, au bord de la rivière des Outaouais, en Ontario : Ottawa devra étudier plus sérieusement d’autres lieux pour l’infrastructure et mieux justifier ses décisions.

La Cour d’appel fédérale vient ainsi confirmer un jugement du début de l’année 2025 de la Cour fédérale, porté en appel par les Laboratoires nucléaires canadiens (LNC), qui exploitent les sites nucléaires au Canada et qui auraient géré le dépotoir.

Le projet de Chalk River vise à construire des installations pour le stockage de déchets radioactifs.

Dans une décision de 33 pages rendue vendredi et signée par la juge Monica Biringer, la Cour d’appel fédérale note que la décision d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) d’accorder un permis pour développer le dépotoir à Chalk River est « déraisonnable », surtout car elle manquait de transparence.

La décision « ne possède aucune explication pertinente à savoir comment les préalables d’attribution du permis ont été satisfaits ou sur les considérations qui justifient de mettre en danger des espèces listées » comme vulnérables, lit-on dans la décision.

Le site de Chalk River se trouve à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais, à la frontière entre le Québec et l’Ontario et sur les territoires traditionnels des communautés anichinabées de Kebaowek et de Kitigan Zibi.

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Québec désignée région de biosphère par l’UNESCO

La rivière Saint-Charles à la Pointe-aux-Lièvres (Photo d’archives)

Québec et Wendake deviennent officiellement une région biosphère de l’UNESCO. Avec celles de site du patrimoine mondial et de ville créative de littérature, la capitale devient la première ville des Amériques à obtenir trois désignations.

C’est un “un tour du chapeau” et une “extraordinaire journée pour Québec”, s’est réjoui le maire Bruno Marchand vendredi après-midi. Le projet de candidature pour cette désignation était en gestation depuis 2022.

Ça va avoir, selon moi, encore plus d'impacts que la désignation de ville patrimoniale qu'on a reçue il y a 40 ans. Pour les gens de Québec, il y a vraiment de quoi être fiers.
Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec

Le Canada compte désormais 20 régions de biosphère, dont cinq au Québec, soit Charlevoix, le mont Saint-Hilaire, le lac Saint-Pierre, le territoire de Manicouagan-Uapishka et la Ville de Québec.

Le maire de Québec estime que cette désignation inédite pour un milieu urbain est la preuve “qu’on peut être capable de développer une ville et à la fois être capable de développer sa biodiversité.”

Plus de détails

Protection du territoire

Le territoire de la Ville de Québec est composé à 45 % de milieux naturels, principalement dans la couronne nord, où de vastes secteurs naturels boisés sont encore présents. À terme, la Ville de Québec aspire à protéger 40 % de son territoire.

On ne peut plus faire du développement comme on faisait avant, note Bruno Marchand, en ajoutant qu’il est impensable en 2026 de raser une forêt, une terre agricole ou un milieu humide.

Dans les dernières années, la Ville de Québec a déployé beaucoup d’efforts pour protéger le bassin versant du lac Saint-Charles. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Dans son communiqué pour annoncer les nouvelles désignations, l’UNESCO précise que c’est la première fois qu’une ville entière est désignée réserve de biosphère.

Le fleuve Saint-Laurent, les quatre rivières qui traversent Québec, les berges renaturalisées de la rivière Saint-Charles, la couronne forestière au nord, les boisés urbains et la conservation de plusieurs milieux humides ont contribué à l’obtention de la désignation.

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Après avoir menacé d’intervenir unilatéralement au Québec pour préserver l’habitat du caribou forestier, Ottawa s’est finalement entendu avec le gouvernement Fréchette sur le financement d’une stratégie de protection et de rétablissement de l’espèce.

L’entente annoncée cet après-midi par la ministre fédérale de l’Environnement, Julie Dabrusin, et son homologue provinciale, Pascale Déry, prévoit le versement par Ottawa de 25 millions de dollars sur 5 ans à Québec pour financer l’initiative.

« Ces sommes s’ajouteront aux investissements du gouvernement du Québec totalisant 59,5 millions de dollars pour les années 2024-2028 en appui au déploiement de mesures de conservation », précise-t-on dans un communiqué.
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Dans La Presse

Ils l’ont fait | Le combat d’un adolescent de Blainville à l’ONU

Un adolescent de 14 ans s’adresse à des institutions internationales pour obtenir une meilleure protection de la Grande Tourbière de Blainville.

William Guindon habite à Blainville, dans un quartier situé près de la Grande Tourbière. Près aussi du site d’enfouissement de déchets toxiques de Stablex qui a commencé l’aménagement d’une sixième cellule, en plein cœur de la tourbière.

Le projet conduira à la destruction de 278 046 m⁠2 de milieux humides, dont 97 237 m⁠2 de tourbières, selon une étude d’Englobe, dévoilée par Le Devoir.

« La tourbière est un milieu humide qui rend beaucoup de services. On ne peut pas la reconstruire facilement », déplore William Guindon, que nous avons rencontré au boisé des lacs Fauvel, un lieu très prisé des Blainvillois. En cette veille de la Saint-Jean-Baptiste, les vélos sont nombreux sur la piste polyvalente. Un groupe de mamans fait du cardio-poussette et un couple d’ornithologues photographie les sternes pierregarins qui dansent au-dessus du lac.
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Un geste courageux de la part d’un jeune qui doit être souligné, appuyé et surtout imité.

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Ce lieu naturel, c’est une terre de 42 hectares, à Saint-Simon-de-Rimouski, qui vient de devenir une aire protégée privée. Deux crêtes rocheuses y enserrent une riche tourbière, havre d’oiseaux et de plantes rares, dont la plus grande orchidée du Québec.

Aux abords du Saint-Laurent, « les milieux humides aussi intègres que celui-ci sont très rares », explique M. Jaffré, directeur général d’Horizon-Nature Bas-Saint-Laurent, l’organisme de conservation qui est devenu propriétaire de la terre en mars 2026.
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