Un influenceur américain fait un reportage vidéo très intéressant après avoir passé un mois à Montréal, il a beaucoup aimé.
au fait ce n’est pas tout le PMR. C’est Laurier Est.
Dans Le Devoir, des raisons données pour aimer Montréal par le lectorat du journal
Qu’est-ce qui fait le charme de Montréal ? Des dizaines de lecteurs ont répondu à l’appel à tous lancé par Le Devoir. Le mont Royal, les parcs, l’accès au fleuve, la vie culturelle foisonnante, la gastronomie… Au-delà des cônes orange, de la saleté et de la crise du logement et de l’itinérance, il existe 1001 raisons d’aimer la métropole. Tour d’horizon d’une histoire d’amour qui dure depuis 382 ans.
Les admirateurs de la métropole décrivent une ville « vibrante », à échelle humaine, où la diversité culturelle est une richesse, où l’on se sent en relative sécurité, et où la solidarité règne entre voisins. Une ville imparfaite où la misère grandit, où les prix des logements explosent, où le français peine parfois à trouver sa place. Mais une ville où il fait bon vivre.
Les lecteurs qui nous ont fait part de leur amour pour Montréal insistent tous sur l’importance de parcourir la ville autrement qu’en voiture. La plupart ont une auto — pour faire les courses ou pour sortir de la ville —, mais ils se déplacent généralement à pied, en bus, en métro ou à vélo pour leurs sorties dans l’île. Pas mal plus agréable qu’en char, avec les chantiers de voirie qui se multiplient partout.
Je ne sais pas si c’est le meilleur fil pour cet article
Dans la Gazette ce matin, Allison Hanes liste 25 changements des 25 dernières années à Montréal, ça inclut la politique incluant la fusion/défusion, l’urbanisme, l’immigration, Bixi, le REM, etc.
It seems like just yesterday that the world was bracing for computer-induced chaos with the arrival of Y2K. Now here we are at the start of 2025 with smartphones in our pockets and a generation of kids who have grown up with mobile devices in their hands.
A quarter century has flown by at warp speed.
This is one of those stop-and-take-stock moments, a time to reflect on how life in this city has evolved since the dawn of the new millennium. I’ve had a front-row seat on the last 25 years of Montreal history since I also happen to have started at The Gazette in the year 2000.
Some changes are obvious, like all the condo towers altering the skyline, or the colourful lights decking out both the Champlain and Jacques Cartier bridges. Social, political and economic shifts are more subtle to detect — some for the better, others definitely for the worse. And some things never change. Montreal roads are still pockmarked with potholes and we still fiercely love the Habs, even if they haven’t brought the Stanley Cup home since 1993.
Here are 25 ways Montreal has changed in 25 years — though there are surely countless more.
Montreal at the quarter century: 25 ways the city has changed in 25 years
Bonjour à tou·te·s,
Certain·e·s ici savent déjà que je viens de Vancouver. J’ai déménagé à Montréal il y a six ans après une visite pour vérifier que la ville était toujours une bonne choix pour moi — la dernière fois que j’ai visité était une décennie plus tôt, quand j’ai passé un été à Montréal avec une famille locale.
Ma première visite à Montréal m’a donné envie d’habiter ici. J’ai adoré l’architecture, le Métro, les pistes cyclables (qui étaient moins nombreuses, mais certaines existaient en plein milieu de la centre ville — divergent de l’endroit où je vivais à l’époque!) et surtout l’énergie de la ville. J’étais capable de faire les cours moi-même à pied, qui n’étais pas possible chez mes parents. Les café-buvettes donnaient un endroit pour socialiser le soir, avec les terraces chaleureux. Les universités était intégrés au centre-ville.
J’ai rêvé d’étudier l’architecture à McGill, mais les frais de scolarité constituaient un obstacle, donc je n’ai pas déménagé toute de suite comme j’ai voulu. Après mes études j’avais un·e conjoint·e, donc j’ai retardé encore mon déménagement. Mais finalement je me suis arrivé·e, et la ville était encore mieux que dans mon souvenir.
Presque tous les jours dans cette jolie ville je suis submergé·e par la joie de vivre. Chaque fois que je promenade ou fait de vélo dans mon quartier, je vois les endroits où on augmente le tissu urbain. Je rencontre souvent les autres individus qui aiment l’urbanisme ou l’architecture qui sont amenable à les discuter pour quelques minutes avec moi. (Et et personne ne s’impatiente jamais de la lenteur de mon rappel des mots!) Les automobilistes dans mon quartier souvent font le
pour me faire passer avant eux aux intersections. Chez moi est entouré des parcs, des saillie-jardinières remplis avec les fleurs, et des rues ombragées par les arbres matures.
Hier j’ai visité le marché Jean-Talon par vélo. En roulant, j’ai regardé les projets immobiliers en construction qui accueilleront des dizaines de nouveaux voisins. J’ai parlé avec une autre personne qui regardait Médina. J’ai emprunté le Réseau-Vert et j’ai apprécié la surface qui a été récemment refait, et la nouvelle place à Christophe-Colombe et ses aménagements. Au marché j’ai acheté des beaux légumes locaux pour des prix imbattables. Pendant mon retour, j’ai parlé avec un autre cycliste qui attendait le feu, puis j’ai visité Carré Augier pour admirer le progrès dans le quartier.
Quand je roulais sur Rue de Bellechasse avec ses bollards récemment ajoutés, et des familles qui roulaient à l’autre direction avec des petits enfants dans le panier d’un vélo cargo, j’étais si heureux·euse que j’ai voulu rire, et danser. J’adore le Montréal. J’adore particulièrement Rosemont.
Je suis si heureux·euse d’avoir trouvé un endroit où je peux partager ma joie, et mes trouvailles. Je remercie tou·te·s ceux·elles ici qui partagent leur joie et leurs trouvailles aussi, et tou·te·s ceux·elles qui donnent les
aux autres members du forum. Les photos des projets et des endroits aux autres quartiers ajoutent à mon amour de la ville.
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Merci de ton beau témoignage.
Un autre conseiller municipal d’ailleurs est venu visiter les infrastructures de Montréal
Cette fois-ci, Sean Devine, conseiller municipal à Ottawa
Voir son fil Bluesky
LONG THREAD - Earlier this month I spent three days in my hometown of Montreal, on a municipal infrastructure study tour. It’s always worthwhile to visit other cities and see what they do well, in the hopes of bringing their innovations back to Ottawa. /1
Il a aussi publié quelques vidéos sur sa chaîne YouTube
Ajout : Montréal est en train de devenir le Copenhague ou Amsterdam nord-américain ou les élu(e)s des autres villes viennent visiter nos infrastructures ![]()
Dans un sondage commandé par le Conseil des arts de Montréal
Pour 38 % des habitants de Montréal, l’accès aux arts est l’une des raisons pour lesquelles ils ont choisi de vivre en ville.
Dans la Presse, chronique de Marie-France Bazzo sur Montréal et le regard de sa belle-famille parisienne qui vient la visiter pour la 1re fois
Promener la visite française
Tranche de vie : j’accompagne ces jours-ci la belle-famille française à travers Montréal. Ils n’avaient jamais mis les pieds ici auparavant, en bons Parisiens qui voyagent plutôt en Europe et en Asie. C’était donc pour moi l’occasion d’élaborer un programme de choses à voir et à faire, de leur concocter des itinéraires, de les accompagner souvent dans leurs visites, de revoir (ou découvrir) des endroits, des quartiers où ma vie quotidienne m’amène moins.
L’occasion aussi de leur raconter l’histoire de la ville, des vagues successives d’arrivants qui l’ont enrichie, des enjeux qui l’animent aujourd’hui. De me rendre compte que je maîtrise très moyennement le récit du Régime français, puis de la domination anglaise. De m’étonner de leur surprise devant le foisonnement de toponymes religieux et d’églises, de leur expliquer l’emprise du catholicisme sur le Québec pendant des décennies.
Depuis 10 jours, je regarde la ville avec un regard frais.
Moi qui connais assez bien leur ville, je suis fière de montrer à mes Parisiens en cavale combien Montréal est effervescent, décoincé, tellement cool. Ça se lit dans le look des Montréalais, peu importe le quartier, incroyablement plus inventif que la perfection glaçante et contraignante des uniformes parisiens.
Mes Français en vacances marchent, prennent le métro, se font promener en auto. Ils sont généreux de leurs observations.
Les plus de Montréal, pour eux ? L’architecture dépareillée étonnante, la nord-américanité assumée, rock’n’roll, la verdure partout. Les gens : la gentillesse et l’humour des Montréalais, leur bonne humeur, leur côté lousse et débonnaire. Le nombre de (bons) restos les a épatés.
Les moins : les travaux partout, l’incohérence de l’architecture du centre-ville, les commerces placardés, la circulation pénible, l’état des rues, les nombreux campements d’itinérants.
J’en ai souvent parlé ici. J’aime ma ville. Je suis Montréalaise pur jus, autant qu’eux sont Parisiens depuis des générations. J’ai Montréal tatoué sur le cœur, et je suis inquiète et peinée de le voir se dégrader.
De voir la grande pauvreté fleurir à côté de l’hyper richesse. De voir une certaine insécurité s’installer insidieusement, une nouvelle manière de circuler en ville en surveillant ses arrières le soir, à certains endroits. Constater que les politiques d’urbanisme et la vision globale sont trop souvent du gros n’importe quoi, du bricolage idéologique. Que la politique des pistes cyclables n’est pas que de l’apaisement bienvenu, mais aussi une certaine fracture sociale. Bref, au moins quelques heures par semaine, le désamour me guette.
Vivre cette expérience confrontante de vouloir que ma ville poquée apparaisse charmante et désirable aux yeux de touristes est tout un défi.
D’autant qu’eux aussi lisent La Presse. Maxime Bergeron rapportait vendredi les résultats d’une étude de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), qui prévoit pour Montréal une perte de 10 % de sa population d’ici cinq ans [1]. De jeunes familles francophones poursuivront leur exode vers les banlieues, le facteur insécurité rebutera plusieurs habitants, tandis que les coupes dans les mesures d’accueil des immigrants temporaires seront marquantes. Tout ça induira des changements majeurs.
Nous sommes en période de campagne électorale. Nous aurons, ces prochaines semaines, à soupeser les arguments, à comparer les programmes, à choisir une vision pour notre ville. Il faudra être nombreux à s’y intéresser.
Car, plus que jamais, Montréal est à un tournant de son histoire.
Son anglicisation est bien entamée. Une partie de ses habitants traditionnels le désertent. Le poids de l’immigration massive récente est partie prenante de cette ville, mais on semble aujourd’hui paralysés face aux nombreux défis qu’elle pose. La crise du logement est endémique, et la question de l’itinérance, explosive.
Bref, Montréal est sur une fine ligne. Son destin collectif peut basculer d’un côté comme de l’autre, en fonction des mesures qui seront prises pour assurer son avenir collectif. Il peut se détériorer, ou choisir d’être ce lieu unique et attrayant qu’il demeure encore.
Je reviens à mes deux Parisiens.
Ce qui est instructif avec le regard d’étrangers est qu’ils sont moyennement au courant des tenants et aboutissants des enjeux qui agitent la cité. Ce qu’ils perçoivent et ce sur quoi ils fondent leur opinion, c’est ce qui surnage. La crème au-dessus du petit-lait quotidien. Ce qui est l’essence d’un lieu.
Leur connaissance des choses, des lieux et des humeurs est très impressionniste, ils s’imprègnent de l’esprit de la ville. Et c’est souvent en plein dans le mille.
Avec leur bagage et leur sensibilité d’urbains qui connaissent bien les fractures, la richesse et la pauvreté de leur ville, qui sont habitués à sa beauté sidérante, mais pétris de sa grisaille, de ses hiérarchies et de ses conventions, leur verdict sur Montréal est tombé : « C’est cool ici. C’est libre. »
Ma belle-sœur a même conclu : « Trente ans de moins, je songerais à l’immigration. »
Ces 10 jours avec les Parisiens en cavale sont une formidable cure de rajeunissement du regard. Je demeure critique, mais leurs commentaires ont ravivé mon sentiment d’appartenance. Montréal est une pépite, un peu toute croche, mais riche de ses citoyens avenants, gentils, drôles.
Ce qui surnage dans le regard des autres est que Montréal est une ville unique au monde. C’est précieux.
Merci, mes Français !
Hmmmm.
Marie-France Bazzo est devenue de plus en plus réac’ dans les dernières années, donc ça m’étonne pas du tout de sa part ![]()
Clairement, elle est pas allé à Paris depuis longtemps. Les changements là-bas sont bien plus majeurs et la vie continue, c-à-d que les Parisiens râlent tout autant qu’avant.