Au coude-à-coude avec le maire Bruno Marchand dans un sondage Léger il y a un an, Sam Hamad perd aujourd’hui de sa superbe — du moins, aux yeux de ses adversaires. Mardi, l’une d’entre eux le qualifiait de « Denis Coderre de Québec », alors qu’un autre l’accusait de « discréditer » la campagne municipale de la capitale nationale avec ses bévues répétées sur les réseaux sociaux. Retour sur un mardi à oublier pour l’ancien ministre libéral.
M. Hamad se présentait devant les médias sous la pluie pour exprimer son mea culpa à la suite de deux vidéos bancales diffusées sur les réseaux sociaux de son parti, Leadership Québec. La première, retirée dans l’heure suivant sa publication, présentait un diaporama de son équipe au son d’une chanson générée par intelligence artificielle, que rien ne destinait à remporter un Félix. La seconde montrait le candidat décrier la congestion dans la capitale à l’aide d’images montrant le trafic sur l’autoroute Décarie.
À la suite d’un échange d’environ “45 minutes”, le chef de Québec d’abord prétend que le chef de Leadership Québec lui aurait demandé de joindre son équipe avec une autre conseillère de Québec d’abord, Véronique Dallaire.
“Pour ça, il fallait que je retire mon appui au tramway”, a-t-il confié devant les journalistes. “Moi, ça ne m’intéressait pas.”
Une preuve de plus, selon Marchand
“On avait des preuves solides. Là, on a une deuxième histoire, complètement indépendante”, a souligné le maire sortant mardi. “Ça vous confirme qu’il y a plusieurs sources complètement différentes, indépendantes, qui vont dans le même sens que M. Hamad a fait du maraudage. Et lui me traite de menteur! Je pense que maintenant, la preuve est faite”, a ajouté Bruno Marchand.Selon le maire sortant, si Leadership Québec tente de recruter des candidats d’autres partis, c’est que le chef est insatisfait de son recrutement.
“Si on fait du maraudage, alors qu’on a même des candidats identifiés, ça témoigne du peu de confiance qu’on a dans notre équipe”, conclut-il.
La publication est accompagnée d’une photo du nouvel organisateur aux côtés de son candidat et du chef de Leadership Québec, Sam Hamad.
Louis Gauthier (à gauche) en compagnie du chef de Leadership Québec, Sam Hamad, et du candidat dans le district de Louis-XIV, Donald Gagnon.
Photo : Facebook / Louis Gauthier
Or, le passé de M. Gauthier est parsemé de malversations financières.
Récidiviste
Visiblement, le juge aura tenu compte dans la détermination de la peine d’une condamnation précédente de Louis Gauthier, encore une fois pour fraude.
En octobre 2004, il a écopé d’une peine d’un an à purger dans la collectivité pour avoir floué son employeur, la compagnie d’assurances Clarica, de plus de 60 000 $.
C’est donc dire qu’il purgeait toujours cette peine quand les policiers lui ont mis la main au collet pour de nouveaux délits.
Près de 1 millions $ dus au fisc
Démission
Mis aux courants des antécédents judiciaires de son organisateur de campagne, Leadership Québec a transmis une déclaration en fin de soirée mercredi.
Dès que M. Gauthier a été contacté par Radio-Canada, il nous a offert sa démission que nous avons évidemment acceptée, explique un porte-parole.
Jamais Leadership Québec ne cautionnera de tels comportements.
Une citation de Un porte-parole du parti
Ça va pas pentoute sa campagne.
Sam Hamad dans les traces de Denis Coderre…
C’est clair qu’avec Hamad, Québec reculerait dans tous les dossiers incluant le tramway, les pistes cyclables et toutes les politiques progressistes et environnementales implantées à l’exemple du succès de ceux de la Ville de Montréal. En d’autres mots Hamad propose le retour du tout à l’auto.
Résumé
Un candidat de Hamad promet d’enlever des pistes cyclables
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
29 août 2025 à 04h10
La piste cyclable du chemin Sainte-Foy a été aménagée pendant le mandat du maire Bruno Marchand. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)
Des pistes cyclables aménagées par l’administration Marchand disparaîtront si les électeurs de Québec choisissent Sam Hamad comme prochain maire, selon un de ses candidats.
Alors que le «plan vélo» promis par le candidat à la mairie Sam Hamad se fait toujours attendre, un de ses candidats lève en partie le voile sur le sort que réserverait Leadership Québec aux pistes cyclables de l’administration Marchand.
Invité sur les ondes de CHOI Radio X en marge de l’annonce de sa candidature dans Lac-Saint-Charles—Saint-Émile, mercredi, Jean Gagnon s’est engagé à retirer des pistes cyclables déjà aménagées, s’il est élu.
«Il y a des pistes cyclables qui vont être enlevées, c’est clair [et] des bollards qui vont être enlevés à des places», a affirmé avec conviction le nouveau candidat de LQ, qui tenait jusqu’à tout récemment une chronique à l’antenne qui le recevait.
L’ancien collaborateur de cette station de radio était invité dans l’émission du retour, à peine quelques heures après l’officialisation de sa candidature dans le clan de Sam Hamad. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)
«On va arrêter la guerre à l’auto et les folies», a-t-il ajouté.
Cette dernière position a déjà été partagée par son chef pas plus tard qu’en juillet, alors qu’il promettait une meilleure «intégration» des pistes cyclables, pour prendre en compte les besoins de tous.
Invité à détailler la vision du parti sur les pistes cyclables pendant son entrevue, Jean Gagnon est cependant allé plus loin, insistant que «des patentes de nuire à la circulation volontairement, nous autres, c’est toutes des choses qui vont être analysées».
Sous une administration de Leadership Québec, les pistes cyclables ne seraient pas déneigées, a-t-il ajouté. Plus encore, certaines seraient carrément condamnées, selon lui.
«Tous ces dossiers-là vont être réévalués à leur juste valeur», a soumis le retraité de la Ville de Québec.
«On va tout regarder et analyser ça, mais il [Sam Hamad] est très sensible à ce fiasco, ce scandale-là [des pistes cyclables].»
— Jean Gagnon, candidat de Leadership Québec dans Lac-Saint-Charles—Saint-Émile
Pour lui, certains liens cyclables aménagés depuis l’entrée en poste du maire Bruno Marchand qui ont forcé le retrait de cases de stationnement en bordure de rue sont responsables du fait que «des commerçants crèvent partout juste à cause du fait que tu ne peux plus te stationner là».
«Ça a des impacts sur ces gens-là. Il va falloir s’asseoir avec eux, analyser tout ça et enlever ce qu’il faut enlever. Malheureusement, c’est de l’argent que l’administration Marchand a jeté dans les vidanges», a blâmé M. Gagnon.
Hamad ne condamne pas, ne cautionne pas
Ces déclarations sont nettement plus tranchées que celles jusqu’ici partagées par Sam Hamad lui-même.
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Hamad dénonce «la guerre à l’auto»

En marge d’une conférence de presse le 10 juillet dernier, le candidat à la mairie de Québec s’est contenté de promettre une «meilleure intégration» pour les espaces réservés aux cyclistes. Il a tout de même insisté pour dire qu’il est «pour le vélo», sans en dire davantage.
Par le passé, il s’était néanmoins fait critique à l’endroit de certaines pistes cyclables existantes, comme celle du chemin Sainte-Foy.
L’ex-ministre libéral s’est déjà engagé à détailler sa vision pendant la campagne électorale.
Une volonté réitérée jeudi, en réponse aux questions du Soleil. Appelée à réagir, son équipe a rappelé que le dévoilement du plan de mobilité active de Leadership Québec se ferait au cours des prochaines semaines, sans toutefois ne partager aucun échéancier.
Impossible, donc, malgré la demande d’entrevue du Soleil, de savoir si le chef adhère ou non aux propos tenus en ondes par son candidat Jean Gagnon.
Le segment d’entrevue offert par l’ancien syndicaliste désormais candidat au poste de conseiller municipal a tout de même été relayé sur les réseaux sociaux de Leadership Québec.
Dans une courte déclaration écrite au Soleil, le parti s’est contenté d’affirmer que Leadership Québec «croit qu’il est possible d’avoir une cohabitation intelligente entre les différents modes de transport», tout en insistant pour la nécessité d’«offrir une variété d’options aux citoyens pour leurs déplacements quotidiens».
L’équipe de Sam Hamad n’a pas manqué, du même souffle, d’écorcher la façon de faire du maire sortant.«Nous déplorons que l’administration Marchand impose le vélo à travers la ville plutôt que de rechercher l’adhésion et un équilibre entre la mobilité active, le transport collectif et la voiture», a-t-on soutenu.
Élections municipales : un fraudeur parmi les organisateurs de Sam Hamad
Le candidat à la mairie de Québec Sam Hamad misait sur Louis Gauthier, un homme d’affaires condamné à une peine d’emprisonnement pour fraude en 2005, afin d’organiser la campagne de son parti, Leadership Québec, dans le secteur de Charlesbourg, avant qu’il ne démissionne.
Bilan du mandat de Bruno Marchand dans les médias
Renoncer au tramway équivaudrait, insiste-t-il, à dire non à 7,6 milliards d’investissements publics et à refuser autour de 4,5 milliards d’argent privé anticipé en construction à proximité du tracé.
Résumé
Marchand vise maintenant 100 000 nouveaux logements d’ici 2040
Par Émilie Pelletier, Le Soleil
2 septembre 2025 à 04h03
Le maire Bruno Marchand en entrevue éditoriale avec Le Soleil (Frédéric Matte/Le Soleil)
Le maire sortant Bruno Marchand est encouragé par le bilan des nouveaux logements qui poussent un peu partout à Québec. Tellement, qu’il voit encore plus grand pour les 15 prochaines années et se permet de rêver à une cible de 100 000 nouvelles unités d’ici 2040.
Plutôt qu’entre les murs de l’hôtel de ville, le maire de Québec avait convoqué Le Soleil à le rencontrer au Café Paleta, dans le secteur D’Estimauville, en cette rentrée municipale. Un petit commerce coloré, où les effluves de café sont nouvelles dans le décor.
Jadis bitumé d’un bout à l’autre, le stationnement des Galeries de la Canardière s’est transformé ces dernières années. Un nouvel immeuble résidentiel trône désormais au centre et des commerces occupent son rez-de-chaussée.
Un immeuble résidentiel avec des commerces au rez-de-chaussée est sorti de terre au centre du stationnement des Galeries de la Canardière. (Frédéric Matte/Le Soleil)
Non seulement pour «faire honneur aux commerçants» locaux, le choix de ce petit café du boulevard Sainte-Anne comme lieu de rencontre à l’occasion de cette tournée de la rentrée n’avait rien du hasard.
Logement, «priorité numéro un»
Il est une preuve qu’en quatre ans, le visage de la capitale a déjà changé, note le premier magistrat. Et il se transformera encore davantage.
Le cas du stationnement des Galeries de la Canardière, un centre commercial classique à un étage, est une illustration du potentiel de densification vers lequel Québec doit tendre, pointe-t-il.
Jadis bitumé d’un bout à l’autre, le stationnement des Galeries de la Canardière s’est transformé ces dernières années. (Frédéric Matte/Le Soleil)
Ailleurs en ville, d’autres lieux de basse densité sont appelés à faire place à la hauteur, pour répondre aux impératifs de la crise du logement.
«La priorité numéro un des gens de Québec, c’est le logement», tranche M. Marchand.
Presque en bout de piste d’un premier marathon de quatre ans à la tête de la ville de Québec, le maire sortant ne montre pas de signe de fatigue. Tout sourire, il promet de ne pas ralentir, en vue de la campagne électorale qui s’amorcera — officiellement — le 19 septembre.
Pas plus qu’il ne veut que Québec ralentisse. «On l’a, l’élan, il faut le garder», dit-il.
Viser la «lune»
Cet «élan», d’ailleurs, se ressent au chapitre du logement.
En 2024, Québec a vu son parc être bonifié de 3174 unités. Il y en avait aussi déjà 3593 de plus en 2025, en date de juillet. En faisant l’analyse moyenne des mois d’août à décembre des cinq dernières années, l’administration Marchand projette que 5095 logements seront sortis de terre en 2025.
La construction résidentielle connaît une vitalité à un point tel en cette fin de mandat que le maire de Québec voit encore plus grand.
«Je suis tellement confiant qu’on va passer de 80 000 notre objectif à 100 000 nouveaux logements pour 2040», révèle-t-il.
«Si on n’est pas ambitieux, si on ne se fixe pas des objectifs élevés, on ne les atteindra pas. Si on ne vise pas la lune, on ne se rendra pas.»
— Bruno Marchand, maire de Québec
Dans son Plan de mise en œuvre accélérée (2023-2026) de sa Vision de l’habitation, présenté à l’automne 2023, la Ville de Québec projetait la construction de 80 000 logements d’ici 2040.
Or, devant l’immensité des besoins, commande le maire Marchand, il faut faire encore plus. À peine deux ans plus tard, il estime déjà que Québec peut y arriver.
«Je ne suis pas en train de vous dire que c’est sûr qu’on va l’atteindre. Je suis en train de vous dire que c’est suffisant pour qu’on soit encore plus ambitieux.»
Culture, attractivité et… tramway
«Les besoins sont grands et on voit qu’on a la capacité d’être agile. C’est la combinaison du développement des besoins et de notre capacité à livrer», analyse celui qui tentera de se faire élire pour une deuxième fois, le 2 novembre.
Le maire sortant, Bruno Marchand (Frédéric Matte/Le Soleil)
Le fruit d’un «changement de culture» et d’un allégement de la bureaucratie à la Ville de Québec, se félicite-t-il en premier lieu.
Mais pas seulement.
Il y a aussi tout un cocktail de facteurs qui lui permettent de croire qu’il est possible de renverser les effets de la crise du logement.
La baisse des taux d’intérêt, les pouvoirs spéciaux octroyés aux municipalités par le gouvernement du Québec et le feu vert final à la construction du tramway ont tous contribué à ce qu’il qualifie jusqu’ici d’«incroyables succès» à ce chapitre.
«L’appétit des promoteurs est là. L’intérêt est là. Le transport structurant amène une vitalité incroyable», témoigne le maire.
Cette dernière rentrée municipale avant les élections tranche d’ailleurs avec celles des deux dernières années, lesquelles avaient été dominées par le dossier des transports.
La garantie plus solide de voir un jour un tramway sur les rails donne du gaz à la mise en chantier de logements. Il chiffre que 85 % des projets immobiliers accélérés ces derniers mois étaient situés le long du tracé du futur tramway.
Un revirement de situation dans le dossier mettrait inévitablement à mal l’objectif de faire pousser 100 000 logements d’ici 2040, croit M. Marchand.
Renoncer au tramway équivaudrait, insiste-t-il, à dire non à 7,6 milliards d’investissements publics et à refuser autour de 4,5 milliards d’argent privé anticipé en construction à proximité du tracé.
Il ne le nomme pas, mais fait référence à son principal rival dans la course à la mairie, Sam Hamad, qui jure de tirer un trait sur le tramway et de plutôt faire atterrir un SRB+ dans les rues de Québec. Encore plus rapidement et surtout, moins cher, promet l’ancien ministre libéral.
«On est passé à travers tous les pièges. On est rendus et quelqu’un nous dit que ce serait le fun de retourner en arrière.»
— Bruno Marchand, maire de Québec
«Il n’y aura pas de pépine avant plusieurs années. C’est impossible que quelqu’un dise: ‘’on va le faire en quatre ans’'», rejette le maire Marchand.
Et surtout, dans le contexte d’incertitude économique actuel, «personne ne peut prédire que l’argent va être disponible» au fédéral et au provincial, réfute-t-il.
Pas Paris, pas New York, mais «densification heureuse»
Si l’argent du tramway n’est pas investi ici, le maire de Québec prévient que l’argent qui lui est dévolu sera assurément injecté ailleurs, dans d’autres villes de la province et du Canada.
Outre le long du tracé du tramway, Bruno Marchand voit que Québec a encore de la place pour de nouvelles habitations.
Le maire Bruno Marchand en entrevue avec Le Soleil (Frédéric Matte/Le Soleil)
Et à ceux qui ont le vertige, il prévient que le tout se fera surtout en hauteur.
Pas comme à New York, où les tours de dizaines d’étages sont ancrées dans le paysage. Mais pas comme à Paris, où des quartiers plafonnent à six étages.
Tout en privilégiant la densification «douce» et «heureuse» Québec devra grandir vers le haut, plaide le maire sortant.
Parce qu’il n’est pas question de repousser les limites du périmètre d’urbanisation, insiste-t-il, même si les espaces vierges se font de moins en moins nombreux.
Sans dire que l’ère des quartiers résidentiels est révolue, le maire soutient que les futurs quartiers de Québec seront désormais multi-usages.
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Il faudra s’attaquer au «pas dans ma cour»

Conscient que cette vision qui «bouscule» lui vaut des critiques, M. Marchand en anticipe d’autres. Déjà, certains projets lui ont valu l’étiquette d’«ami des promoteurs».
Il réfute cependant l’idée que tous les citoyens sont «chialeux», mais note que l’«infime proportion» de ceux qui adoptent l’attitude du «pas dans ma cour» font «reculer la ville».
«Il y a parfois des choses irréconciliables pour lesquelles il faut faire un choix. La politique, c’est l’art du compromis», soutient-il.
Et il entend continuer dans cette voie. Après presque quatre ans à la tête de Québec, Bruno Marchand dit avoir réalisé plus qu’il ne l’aurait imaginé. «Mais il en reste beaucoup à faire.»
EN RAFALE, BRUNO MARCHAND SUR…
- La Commission Gallant sur SAAQclic
«Ça nous fait mal. Ça envoie le message aux gens que les institutions publiques ne sont plus capables de gérer les grands projets. Et ce n’est pas vrai. À la Ville de Québec, quand on regarde le centre de glaces, la bibliothèque Gabrielle-Roy, le centre de biométhanisation: on a livré dans la plupart des cas les projets à temps, dans les délais et au coût estimé.»
- Les pistes cyclables
«À Montréal, les pistes cyclables, qui sont plus importantes qu’à Québec, représentent 2 % du territoire de mobilité. Donc à Québec, c’est moins que ça. On est en train de faire, sur 1 ou 2 % du territoire, un sentiment d’être victime de quelque chose. C’est trop facile de réduire au symbole et de dire aux gens: “vous êtes victimes de quelque chose, on veut vous arracher quelque chose”. Or, ce qu’ils [les opposants] ne veulent pas expliquer, c’est que plus de vélos égalent moins d’autos sur la route.»
- Le monde municipal
«À Québec, on est parmi les plus chanceux: on a un élan qu’il faut maintenir et accélérer. On le voit aussi à Laval, Longueuil, Gatineau. Les villes qui veulent revenir en arrière vont perdre au change pas juste sur le plan de l’économie, mais sur le plan de l’attractivité. Les gens qui disent qu’une ville doit s’occuper du déneigement, des déchets et de la voirie. Oui, on le fait, mais si tu fais juste ça, les gens vont te mettre dehors à coups de pied dans le derrière.»
- Avec la collaboration de Valérie Gaudreau, Le Soleil
Analyse du bilan de Bruno Marchand sur le site de Radio-Canada
Quand Bruno Marchand a franchi les portes de l’hôtel de ville de Québec pour la première fois après sa victoire, il l’a fait au pas de course. Il était pressé et ambitieux. Il voulait un tramway, des artères commerciales vivantes et l’itinérance zéro. Après quatre ans de pouvoir, il ne signe ni victoire éclatante ni échec retentissant.
En politique, il y a toujours un décalage entre ce qu’on promet et ce qu’on réalise. L’idée de faire un bilan s’impose, mais l’exercice comporte ses limites parce que l’on doit faire des choix parmi les bons coups, les moins bons coups et ceux qu’on a oubliés.
Dans le cas de Bruno Marchand, la tâche est un peu plus difficile. Ce n’est pas le maire des grands projets. Son discours est souvent dans les nuances, tout comme ses accomplissements.
Sam Hamad a présenté mercredi trois nouvelles candidatures en prévision des élections municipales du 3 novembre.
Tel qu’annoncé plus tôt par Le Soleil, l’ex-candidat conservateur dans Beauport et ancien chroniqueur à Salut Bonjour, Hugo Langlois, a annoncé ses couleurs avec le parti de Sam Hamad, Leadership Québec.
Dans Cap-aux-Diamants, c’est plutôt Vicky Lépine qui tentera de se faire élire dans l’équipe de l’ancien ministre libéral.
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Marchand accuse une citoyenne d’avoir fait un «salut nazi»

Cette citoyenne avait fait les manchettes en février après avoir été dénoncée par le maire Marchand pour avoir fait un geste qui s’apparentait à un «salut nazi» en plein conseil municipal.
(Québec) Après avoir été éclaboussé par de faux pas sur les réseaux sociaux, le tout nouveau parti de Sam Hamad, Leadership Québec, l’a été littéralement lorsque des jeux d’eaux se sont déclenchés en pleine conférence de presse.
Or le candidat local semblait ignorer que la conférence de presse avait lieu… en plein milieu d’un jeu d’eau. Quelques minutes après le début des allocutions, des jets se sont déclenchés. La conférence a dû être interrompue un instant et déplacée de quelques mètres.
L’incident est banal, mais survient dans un contexte où le parti de M. Hamad a dû répondre dans les dernières semaines à plusieurs bévues commises notamment sur les réseaux sociaux.
Vidéo exclusive de la prochaine sortie publique de Sam Hamad:

Honnêtement, l’accumulation de faux pas et de malchances ces derniers jours m’a juste fait penser à ça. ![]()
Élections municipales À Québec, les anti-Marchand se divisent
Québec) Vue de loin, la campagne électorale qui se profile à Québec pourrait se résumer simple
(ment : Bruno Marchand contre Sam Hamad, les partisans du projet de tramway contre ses opposants.
Mais sur le terrain se dessine une lutte beaucoup plus complexe, où plusieurs candidats vont se disputer les nombreux électeurs de Québec qui se disent insatisfaits de l’administration sortante.
« Dans un monde idéal, c’est sûr qu’on aurait voulu unifier l’opposition avec un seul candidat. Mais ce n’est pas ce qui est arrivé », remarque en entrevue Stéphane Lachance, chef du nouveau parti Respect citoyen.
La formation de M. Lachance, qui était candidat du Parti conservateur d’Éric Duhaime aux dernières élections provinciales, promet notamment d’abandonner le tramway et de décréter un moratoire sur les nouvelles pistes cyclables.
Des discussions ont eu lieu avec le parti de Sam Hamad, Leadership Québec, explique M. Lachance. Mais elles n’ont pas abouti parce que, dit-il, l’ancien ministre libéral n’a jamais voulu rencontrer les membres de sa formation.
Résultat ? Stéphane Lachance briguera la mairie et il n’y a « aucune chance » qu’une union se fasse avec M. Hamad, assure-t-il.
Bon pour le maire sortant
Une enquête d’opinion réalisée par la firme Segma en juin dernier accordait 38 % des intentions de vote à Bruno Marchand, 32 % à Sam Hamad, 12 % à Stéphane Lachance, 10 % à Jackie Smith et 7 % au chef de l’opposition, Claude Villeneuve.
Les anti-tramways ne sont pas les seuls à diviser leurs votes. Le maire sortant devra convaincre les adeptes du projet de lui faire confiance plutôt qu’à Claude Villeneuve ou Jackie Smith.
Sam Hamad est grillé…
« Fais attention, t’as deux belles petites filles », aurait dit Sam Hamad à un adversaire
(Québec) Le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Québec a rapporté des propos « qui ne sont pas acceptables » tenus selon lui en privé par Sam Hamad le printemps dernier. M. Hamad accuse son adversaire de flirter avec la diffamation.
Ça ne va pas bien chez certains candidats de Sam Hamad ![]()
Le candidat de Leadership Québec dans St-Roch-St-Sauveur, Napoléon Woo, estime que le problème de l’itinérance au centre-ville de Québec s’explique en partie par le confort que l’on offre aux sans-abri.
«L’itinérance devrait être une période de transition, pas un genre de culture [où] vous mangez gratuit, vous avez des logements gratuits, vous avez des vêtements gratuits […] Aujourd’hui à Québec tu n’es pas obligé de travailler pour vivre.»
- Napoléon Woo, candidat de Leadership Québec dans Saint-Roch-Saint-Sauveur
Ceci, c’est dans ma liste de choses les plus ridicules que j’ai entendu de toute ma vie… Être Sam Hamad, je flusherais ce candidat le plus rapidement possible… Bordel…
Et bien, Napoléon Woo n’est pas resté longtemps
Au moins Sam Hamad a encore du temps pour trouver un(e) remplaçant(e)
Une nouvelle tuile s’abat sur la campagne de Sam Hamad à la mairie de Québec. Napoléon Woo, qu’il présentait vendredi comme son « champion » dans Saint-Roch–Saint-Sauveur, a retiré sa candidature lundi, rattrapé par ses propos passés sur l’itinérance.
Il s’agit d’un nouveau couac dans une campagne qui, jusqu’à présent, multiplie les fausses notes. M. Woo n’aura fait campagne que l’instant d’une fin de semaine, mais son passage en politique municipale restera marqué par la controverse. À peine présenté par son chef, vendredi, il tenait des propos alambiqués sur la crise de l’itinérance qui secoue la Basse-Ville de Québec, déplorant une « culture » qui encourage, suggère-t-il, les gens à rester oisifs.
LOL…C’était une évidence qu’il devait se faire montrer la porte… Ça va déjà mal pour M.Hamad…il n’avait pas besoin de ça…








