Politique municipale - Ville de Québec et ses banlieues

Hamad fait de la politique fast-food. Il ramasse ses candidats aléatoirement et les projette sur la scène publique sans avoir préalablement vérifié leurs antécédents. Cela donne une campagne approximative qui va dans toutes les directions et où on ne sent aucune ligne directrice.

Déjà que son discours passéiste ne passe pas avec son appui inconditionnel à l’automobile et sa vision confuse du transport en commun.

Voici l’article du Soleil sur son candidat démissionnaire dans Saint-Roch.

Résumé

Propos sur les itinérants: le candidat de Sam Hamad se retire de la course

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

22 septembre 2025 à 17h09|

Mis à jour le22 septembre 2025 à 18h24

4 minutes

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Napoleon Woo, propriétaire du Wok’n’Roll, n’est plus le candidat de Sam Hamad dans Saint-Roch—Saint-Sauveur. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

Le chef de Leadership Québec, Sam Hamad, annonce le retrait de la candidature de son candidat Napoléon Woo dans Saint-Roch—Saint-Sauveur, après une série de propos controversés sur les itinérants.


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Ce dernier a été présenté vendredi par Sam Hamad comme candidat au poste de conseiller municipal dans le district de Saint-Roch—Saint-Sauveur.


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Lors de l’officialisation de sa candidature, celui qui est également propriétaire du restaurant chinois Wok’n’Roll s’en est pris à ce qu’il qualifie de «culture de l’itinérance» à Québec, en blâmant les organismes communautaires de garder les personnes accrochées à la rue.



Depuis, plusieurs de ses déclarations passées ont refait surface et ont chaque fois fait réagir la classe politique.

«Inhumanité»

Au premier jour de la campagne électorale, vendredi, certains des propos de M. Woo ont été qualifiés de «dangereux» et s’approchant de l’«inhumanité» par le maire sortant, Bruno Marchand.

«Nous ne ferons pas campagne sur la peur des plus vulnérables de notre société. Nous ferons campagne sur nos solutions pour les aider et nos idées pour bâtir une ville plus humaine», a-t-il asséné lundi, dans une publication sur Facebook.

Dès le week-end, Sam Hamad s’était porté à la défense de son candidat dans Saint-Roch—Saint-Sauveur, en qualifiant ses propos de «malhabiles».

Voilà qu’à peine quatre jours plus tard, alors que les positions controversées du candidat Woo continuaient de faire jaser, le parti Leadership Québec a annoncé le retrait de sa candidature.

Selon le court communiqué, la décision de retirer Napoléon Woo de la course a été «prise d’un commun accord avec le chef» et «fait suite aux événements de la journée».



«Cellules et clôtures»

Cette exclusion conclut une journée difficile pour l’ex-candidat de Saint-Roch—Saint-Sauveur pour Leadership Québec.

Dans la journée, lundi, certaines de ses déclarations anciennes sur les personnes en situation d’itinérance avaient vivement fait réagir les différents partis en lice aux prochaines élections municipales.

«La Ville devrait avoir un lieu de rétention, idéalement l’ancien poste de police. Il pourrait ramasser les gens des campements. S’ils sont trop agressifs ou en psychose, il y a des cellules. [On pourrait] clôturer une partie du parc pour leurs besoins», pouvait-on lire dans un commentaire publié cet été par Napoléon Woo.

Sous une publication Facebook où des résidents du quartier Saint-Roch déploraient l’état actuel du Jardin Jean-Paul-L’Allier, en juillet, le candidat de l’équipe de Sam Hamad écrivait que «Saint-Roch est déjà débordé» de personnes itinérantes.



«La société n’a pas besoin des gens qui chient, urinent dans nos entrées, brisent nos bâtisses, se droguent à la vue de tout le monde», ajoutait-il.

Des excuses réclamées

«On s’éloigne de la solution, on creuse un fossé», s’est indignée Marie-Pierre Boucher, responsable du dossier de l’itinérance au comité exécutif de la Ville de Québec.

Marie-Pierre Boucher, responsable du dossier de l’itinérance au comité exécutif de la Ville de Québec (Émilie Pelletier/Le Soleil)

Jugeant «inadmissible» la façon de voir les choses de M. Woo, elle s’est questionnée sur le type de communauté que souhaite créer Leadership Québec.

Ce que M. Woo propose, a illustré l’élue de l’équipe du maire Bruno Marchand, «je n’appelle pas ça un lieu de transition, j’appelle ça une prison. On a des prisons pour les gens qui font des délits.»

«On va la cacher l’itinérance? Parce qu’elle va exister quand même. Si on fait juste mettre les gens à la centrale Victoria, l’itinérance existe encore. Elle n’est pas réglée. Nous, ce qu’on veut, c’est la régler.»

— Marie-Pierre Boucher, conseillère municipale de Louis-XIV et responsable de l’itinérance au comité exécutif

Dans une sortie faite lundi matin, la cheffe de Transition Québec a appelé M. Woo à «s’excuser» pour ses propos «hostiles» envers le secteur communautaire, tenus quelques jours plus tôt.

«Je comprends mal comment un ancien ministre de la Solidarité sociale peut présenter un candidat dans Saint-Roch qui ne croit pas fondamentalement que le communautaire fait partie de la solution dans la lutte à l’itinérance», a regretté Mme Smith.

Après elle, le chef de Québec d’abord et candidat à la mairie, Claude Villeneuve, en a appelé à recadrer le débat sur les «solutions» à l’itinérance.

«Les solutions que Napoléon Woo apporte sur l’itinérance ne sont pas acceptables, elles ne sont pas envisageables. On ne se sortira pas du problème avec ces propos-là.»

— Claude Villeneuve, candidat à la mairie de Québec

Jugeant que Sam Hamad s’est jusqu’ici discrédité et qu’il n’est «plus dans la game», M. Villeneuve s’en prend surtout aux réalisations de l’administration Marchand, qu’il soupçonne «d’utiliser cette histoire pathétique de la candidature de M. Woo pour se sauver et éviter de discuter de son bilan».

Propos sur les itinérants: le candidat de Sam Hamad se retire de la course

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Sam Hamad en entrevue au Téléjournal de Québec

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J’apprécie (à 6:05) la réaction de Bruno Savard face à la suggestion que la ville serait charcutée par le tunnel du tramway.

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Promesse de 5000 nouvelles maisons unifamiliales à Québec

La ville va subventionner, via la prise en charge du coût des infrastructures, les acheteurs de ces maisons unifamiliales. C’est quand même un drôle de choix budgétaire.

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Wow, pas mal surprenant comme promesse venant de sa part. Comme ses critiques le soulignent, ça va complètement à l’encontre des bonnes pratiques en matière de logement et de densification.

Note à part, est-ce que c’est commun d’appeler les quartiers périphériques de Québec des ‘banlieues’? Je ne connais pas vraiment la ville mais je trouve ça étrange venant de Montréal :sweat_smile:

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Oui c’est commun, et ça respecte le terme. Si on se colle à la définition, même le plateau peut être considéré comme une banlieue!

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Voici la carte des arrondissements à Québec https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/arrondissements/

La Ville de Québec se découpe en six arrondissements aux traits particuliers. Tous proposent un éventail de services directs à la population.

On peut considérer la promesse de Marchand comme une tentative de séduire les gens de la banlieue. Toutefois favoriser la construction de milliers de nouvelles maisons unifamiliales est contraire au développement durable. Pire cela contribuerait directement à l’étalement urbain et à soutenir davantage l’usage de l’automobile comme moyen de transport principal.

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Sondage ville de Québec

https://www.journaldequebec.com/2025/09/25/sondage-sur-les-intentions-de-vote-marchand-profite-des-gaffes-de-hamad

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ICI Première à Québec a une émission hebdo sur les élections municipales

La campagne en 24 minutes : 27 septembre 2025 | Élections municipales au Québec 2025

Chaque semaine, quatre journalistes passionnés de politique analysent, décortiquent et expliquent tout ce que vous devez savoir en lien avec la campagne électorale municipale à Québec et Lévis. Ce samedi, Louise Boisvert accompagnée d’Alexandre Duval, Olivier Lemieux de Radio-Canada et Émilie Pelletier du quotidien Le Soleil, évaluent les premières stratégies des partis. Leadership Québec retarde le lancement de sa plateforme électorale et laisse le champ libre à Bruno Marchand en banlieue.

Leadership Québec mise sur Pascale Houle comme candidate dans Saint-Roch–Saint-Sauveur. La travailleuse sociale de carrière remplace le restaurateur Napoléon Woo, à qui le chef Sam Hamad a montré la porte la semaine dernière en raison de ses propos controversés sur l’itinérance.

« Ça fait 20 ans que je travaille dans le réseau de la santé et des services sociaux, je pense que je peux aider les gens de Saint-Roch », a déclaré la nouvelle candidate lundi matin, devant l’hôtel de ville de Québec.

Pascale Houle n’habite toutefois pas le district dans lequel elle se présente. La travailleuse sociale qui travaille principalement avec des personnes âgées entend prendre les prochaines semaines pour « s’imprégner de Saint-Roch–Saint-Sauveur ».

L’ancienne députée solidaire de Taschereau, Catherine Dorion, se range derrière Espérance Mfisimana, candidate pour Transition Québec dans le district de Limoilou et colistière de la cheffe du parti, Jackie Smith.

Dans une publication Facebook, Catherine Dorion dévoile toute son admiration pour celle qu’elle surnomme « Espé », une femme « incroyable » qui « ose mettre sa face sur un poteau ».

Celle qui a représenté Québec solidaire à l’Assemblée nationale entre 2018 et 2022 ne tarit pas d’éloges à l’endroit de la candidate de Transition Québec, qu’elle présente comme une personne pouvant « faire avec talent et inspiration le pont entre des communautés ».

La campagne de Sam Hamad à la mairie de Québec connaît des débuts boiteux. Pourtant, deux partis ont proposé à l’ancien ministre dès 2023 de prendre leur gouvernail en vue du scrutin. Si ces mariages politiques ont avorté, expliquent aujourd’hui les chefs de Respect Citoyens et de Québec d’abord, c’est parce que Sam Hamad « surestimait son aura » avant de partir à la conquête de la mairie de la capitale.

La formation de Stéphane Lachance, Respect Citoyens, épouse une cause commune avec Leadership Québec, le parti fondé par Sam Hamad : une virulente opposition au tramway. Aujourd’hui, pourtant, les deux partis se cannibalisent l’un et l’autre, au grand dam des adversaires de Bruno Marchand, qui craignent que le morcellement de l’opposition ouvre la voie à son second mandat.

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Au municipal les divisions du vote coûtent très cher parce que les candidats sont aussi dans leur district avec le système de colistier donc Hamad ne peut pas avoir une campagne cohérente à l’échelle de la ville (l’adversaire principal change selon le district) et bref ça regarde mal.

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Bruno Marchand va trop à Montréal, selon ses adversaires | La Presse

Les adversaires de Bruno Marchand ont attaqué jeudi les comptes de dépenses du maire sortant de Québec, le qualifiant de dépensier et dénonçant au passage une poignée de déplacements à Montréal pour participer à des entrevues médiatiques.

Le chef de l’opposition officielle, Claude Villeneuve, lui a reproché d’aller faire « le comique » sur les plateaux de télévision de la métropole. Un autre candidat à la mairie, Stéphane Lachance, s’est quant à lui engagé à ne jamais traverser les autoroutes 20 ou 40 pour aller rencontrer les journalistes montréalais s’il est élu.

Ce tir groupé des adversaires de Bruno Marchand survient après des révélations de Radio X sur les dépenses du maire sortant. Celui-ci a réclamé 23 565 $ en un peu moins de quatre ans en frais de représentation, notamment des hôtels pour participer à des missions ou des conférences.

Les adversaires de M. Marchand estiment que c’est beaucoup trop. En guise de comparaison, l’ex-maire Régis Labeaume avait réclamé 1149 $ lors de son dernier mandat de 2017-2021. M. Labeaume avait toutefois beaucoup réduit ses voyages, alors aux prises avec un cancer et dans le contexte particulier de la pandémie.

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23 000$ en 4 ans, ça me semble peu…mais bon…

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Les candidats de l’opposition à la mairie de Québec démontrent clairement leur incroyable méconnaissance du rôle du premier magistrat d’une ville importante et ouverte sur le monde. On n’est plus au temps de Duplessis où même Montréal faisait figure de gros village renfermé sur lui-même.

J’ajouterais que RadioX est loin d’être une référence crédible en matière de politique municipale, accrochée à ses propres préjugés, anti TEC, anti-vélo et pro-automobile mur à mur. Ce n’est certainement pas dans cet esprit étroit et dépassé que Québec jouera un rôle de ville tournée vers l’avenir.

Personnellement je suis fier du maire Marchand parce que justement c’est un homme dynamique, tout à fait de son temps. Il a compris le rôle important que doivent jouer les grandes villes du monde, à l’instar de Montréal, pour assurer leur développement et améliorer la qualité de vie leur résidents.

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Baie-Saint-Paul, Stoneham-et-Tewkesbury, Thetford Mines et Laurier-Station… Toutes ces municipalités de la grande région de Québec ont en commun le fait de déjà connaître qui sera leur maire ou mairesse pour les quatre prochaines années, n’ayant qu’un seul candidat en liste.

Il y en a au total 87 dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, selon les plus récentes données d’Élections Québec.

Même qu’à moins d’un revirement, quatre municipalités n’ont aucun candidat au poste de maire.

Si aucune candidature n’est déposée pour un poste, il faut un nouveau scrutin dans les 4 mois suivants.

À moins d’un revirement de dernière minute, le fauteuil de maire va demeurer vacant dans potentiellement quatre municipalités de Chaudière-Appalaches au lendemain des élections du 2 novembre. La raison est fort simple : personne ne s’est présenté au poste de maire.

La période de mise en candidature pour les postes de maire et de conseiller a pris fin à 16 h 30 vendredi.

Radio-Canada a été en mesure de confirmer qu’aucun prétendant à la mairie ne s’est manifesté à Saint-Benjamin et Saint-Cyrille-de-Lessard.

Au Québec, la loi électorale prévoit que lorsqu’aucun candidat ne se présente à un poste de maire ou de conseiller, un nouveau scrutin doit avoir lieu dans les quatre mois, soit au plus tard d’ici 1er février 2026.

La ministre des Affaires municipales pourrait ordonner de recommencer les procédures ou nommer une personne pour occuper le poste vacant.

Lors des élections municipales de 2021, 11 postes de maire et 109 postes de conseiller étaient demeurés vacants.

Bruno Marchand particulièrement visé sur une page X anonyme

Une page X (ex-Twitter) anonyme profère régulièrement des insultes et des obscénités visant particulièrement le maire de Québec

Créé en mars 2023 et regroupant 11 300 abonnés, le fil X INDÉCRASSABLE QUÉBEC (@indecrassableqc) multiplie les publications vulgaires anti-Marchand depuis plus de deux ans.

https://www.tvanouvelles.ca/2025/10/06/bruno-marchand-particulierement-vise-sur-une-page-x

Le maire sortant appelle tous les candidats à la maire de Québec à dénoncer sans détour la violence en ligne. Bruno Marchand, qui a déjà dénoncé le phénomène dans le passé, explique que c’est une publication sur sa nouvelle flamme qui a fait « déborder le vase ».

La journaliste et animatrice Monic Néron a été ciblée ans une publication le 1er octobre, rapportée par le Journal de Québec. Qu’on implique mon amoureuse là-dedans, ça m’écœure, a lancé Bruno Marchand face à ce compte anonyme très actif sur la plateforme X, anciennement Twitter.

Ce compte a été créé en mars 2023 et multiplie depuis les publications mysogines ou racistes selon le maire de Québec. Lui-même s’est fait traiter de déchet de l’humanité dans une publication du 3 octobre.

Le candidat à la mairie de Québec Stéphane Lachance, un ex-candidat et proche ami du Parti Conservateur du Québec, n’a pas toujours payé ses taxes à temps à Lévis apparemment.

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