Politique municipale - Ville de Montréal

C’est assez simple d’encourager le transport actif en périphérie en plus: encourager les petits pôles marchands à la “centre paroissial” et apaiser les rues qui les entourent. Ça a comme conséquence de diminuer le nombre de déplacements à faire pour pas mal tout le monde. Avant les années 60, on matchait les arrêts de transport en commun avec ces noyaux urbanistiques et ça faisait que quelqu’un de Tétreaultville pouvait revenir de travailler du centre-ville, aller chercher son petit à la garderie prendre 2-3 trucs à l’épicerie et marcher jusqu’à chez lui sans avoir un aller-retour à faire d’un grand hub de TeC (genre devoir passer par la stroad Sherbrooke et le métro quand tu n’as pas besoin), ou sans avoir à prendre un autre moyen de transport comme la voiture personnelle pour aller à une énorme épicerie de 1km².

Hier, je suis allé au métro plus près des promenades Bellerive et j’étais surpris à quel point s’y rendre est d’une bonne hostilité même en étant à côté d’un grand parc Montréalais et une des plus vielles pistes cyclables de la ville.


J’habite quand même près et mettons que je voudrais y aller en autobus, Google me propose de prendre un autobus de la RTL… Les lumières pour traverser Notre-Dame sont super loin du centre d’achat, les trottoirs devant beaucoup trop petits, la circulation et le bourdonnement des voitures sont infernaux. Assez décourageants pour le transport actif. Même en marchant à côté de mon vélo sur le trottoir, je ne me sens pas super à l’aise, j’ai hâte de partir.

Le pire, c’est que les arrondissements plus périphériques ont tous des pôles d’accueil plus attrayants, mais les commerçants ont peine à garder leurs établissements ouverts dans ces environnements, les nouveaux hubs de transport ouvrent toujours dans des nomansland et les grandes chaînes boudent les petits locaux pour aller dans des endroits “tout à l’auto” comme le nouveau IGA dans Contrecœur.. Pourtant, le quartier Saint-Justin juste à côté avait vraiment une belle offre de commerces utilitaires sur Degrosbois datant du Trolley bus, mais plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui fermés.

Un exemple de pôle d’entrée qui favorise le transport actif et le transport en commun, ça serait la rue Broadway dans Montréal Est où les commerce sont presque tous fermés malgré un super réaménagement de la ville pour la rendre plus conviviale en ajoutant de la verdure, rétrécissant la rue et élargissant les trottoirs. Malheureusement, le secteur ne retient pas ses petits commerces. Espérons quand le projet O-Rive - 6 étages (2025) va être entièrement habité, ça va changer les choses, mais bon aller là en TeC, ce n’est pas super intéressant.

Tout ça pour dire que les dépense de projets et le transfert modal ne se font pas dans un vase clos. La philosophie de développement des personnes à la mairie et la règlementation ont une grande influence sur l’utilisation des modes.

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