Politique fédérale

Pardon hein, mais parler de l’évolution des conditions socio-économiques au Canada dans les 10 dernières années, et considérer qu’elles sont fortement dûes à la com de Trudeau et de Signh (tout en utilisant des termes comme “signalement de vertu”), c’est pas mal les poncifs complètement déconnectés des réalités matérielles auxquels nous ont (malheureusement) habitués les “penseurs” des mouvements d’extrême droite pendant la même période. (Je ne dis pas que tu l’es, mais que tu reproduis les mêmes discours) C’est du pur idéalisme. Penser que la situation est telle qu’elle est parce que tel ou tel politicien a du courage ou n’en a pas, c’est du pur blabla.

La réalité matérielle c’est que notre mode de production est en crise depuis près de 15 ans. Les coûts de l’énergie augmentent ce qui a un impact direct sur les différentes productions industrielles. Ce ralentissement économique a eu un impact majeur notamment sur la production industrielle américaine qui est notre principal client. (D’ailleurs, en regardant par ce biais-là, on comprend assez aisément les positions récentes et agressives des USA vis à vis du Vénézuela, de l’Iran ou du Groenland) S’ensuit donc un ralentissement économique de notre coté de la frontière. Ralentissement qui passe un peu inaperçu car les investisseurs se sont tournés vers l’outil numéro 1 d’investissement dans les pays riches en voie de déclassement : la spéculation immobilière qui reste une valeur sûr car tout le monde à besoin de se loger. Cela a tendance à artificiellement gonfler le PIB tout en ne produisant aucune valeur réelle.

La crise sociale est aggravée par un ensemble de politiques publiques qui ont été prises dans les 30 dernières années qui ont volontairement réduit le financement de l’état en réduisant les impôts des entreprises, pour, croyait-on à l’époque, stimuler la croissance économique. Avec une croissance au ralenti, cela a pour effet de détruire le filet social.

Dans un pays sans filet social, comme notre voisin du sud, cette crise sociale se traduit par une montée du fascisme. Trump est un symptôme, pas une cause. C’est une constante historique assez classique, des années 30 à nos jours, les périodes de crises sociales ont souvent mené à des gouvernements d’extrême droite. D’autant que les classes sociales privilégiées ont toujours préféré le fascisme au socialisme, qui se serait lui attaqué à leurs privilèges.

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