Je me permets de copier et compléter un commentaire que j’ai écrit ce matin sur une autre plateforme au sujet du même article.
À Laval, on est en régime de form-based code pour le zonage. Les ratios de stationnement exigés sont donc en fonction de la forme urbaine de la rue ou du secteur, et moins en fonction d’où on se trouve. L’outil de l’exemption de cases de stationnement est expressément fait pour des cas comme celui-là, où il y a dissonance parce qu’on est tout près du transport en commun et des services.
Il est selon moi normal que cet outil soit discrétionnaire et au cas par cas. Autant on veut diminuer la place de l’automobile, autant certains secteurs peuvent présenter un défi majeur en raison de la rareté du stationnement sur rue. Le secteur du métro Cartier se prête bien à accueillir moins de cases pour des plex, mais c’est loin d’être le cas d’autres districts. Bref, à mon sens, dans le contexte d’un zonage en form-based code comme à Laval, il serait mal avisé de faire jurisprudence ou appliquer une règle à la grandeur de la Ville pour autoriser moins de stationnement pour tout 4-plex qui souhaite augmenter sa densité. L’exemption de cases est la meilleure solution urbanistique ici. D’ailleurs, cette exigence a un délai de traitement de trois mois et coûterait environ 800$ dans le cas dont il est question.
Le point de l’article n’est pas que la ville est hypocrite, mais plutôt que le propriétaire a préféré aller voir les médias au lieu de faire comme plusieurs font déjà à Laval, c’est-à-dire utiliser l’outil approprié pour faire son projet, outil qui est presque assuré de fonctionner dans son cas.
Bref, ça n’a aucun sens de faire un article là-dessus. C’est un faux problème.